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marredescritiquesalacon
Description du blog :
Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants..
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
24.05.2006
Dernière mise à jour :
30.08.2008

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I'm back !

Publié le 30/08/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
Oui, vous me manquez terriblement (même toi celui qui poste des messages apocalyptiques). Mais si je suis venu faire un petit coucou, ce n'est pas pour annoncer la résurrection de marredescritiquesalacon mais plutôt de la création d'un nouveau blog, uneanneealafac. Et oui, rien que le titre fait déjà frémir. Sachez que je reste fidèle à Centerblog donc pas de souci pour me trouver.
Le concept est on nepeut plus claire : décrire et commenter l'université française, ses mystères et ses règles, tout en ajoutant bien évidemment la petite touche d'acualités si chère à mes yeux. Le premier article paraîtra dans le courant de la semaine prochaine et il aura pour titre :"Comment je suis arrivé là ?". Et ça, c'est pas en une phrase que je peux le résumer. En espérant vous retrouver bientôt sur ce qui sera, je l'espère, un blog éclaircissant un peu plus vos lanternes.

Ce n'est qu'un au revoir...

Publié le 07/06/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
En ce samedi 7 juin 2008, je fête mon 18ème anniversaire. J'ai trouvé que c'était le bon moment pour tirer ma révérence sur marredescritiquesalacon. Après deux ans et plus de 160 articles, la lassitude commençait à pointer le bout de son nez. Comme il faut toujours partir lorsqu'on aime encore ce que l'on fait, j'ai pensé que mon passage à la majorité était la bonne occasion. Je tiens avant tout à remercier tous les visiteurs qui ont eu la gentillesse de lire mes critiques et de réagir, parfois avec véhémence, à celles-ci. Cet au revoir n'est pas forcément définitif et peut-être que je reprendrais le blog sous une autre formule à la rentrée même si cela est fort peu probable. En espérant que j'ai pu vous divertir, vous faire rire et vous faire apprendre des choses, il est temps à présent que je sorte du plateau...et que j'aille au cinéma.

Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl

Publié le 04/06/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl
L’heure des grandes échéances arrive à grands pas pour tout le monde et il est temps de mettre un dernier coup de collier. Pour les Bleus de Raymond Domenech, le dernier match de préparation contre la Colombie n’a pas vraiment permis de dégager les nuages s’ammoncelant sur le versant offensif de l’équipe : trois buts en trois matchs, c’est pas terrible du tout (réaction de Mr Domenech : « On savait que ça allait être difficile et on savait que les équipes sud-américaines étaient emmerdantes. Mais je savais qu’on allait avoir un penalty à la 25ème minute. »). En plus, notre capitaine Patrick Vieira pourrait ne pas participer à l’Euro à cause d’une légère déchirure musculaire. Il y a quand même un point positif : la France n’a pas encaissé un seul but. C’est sûr, c’est loin d’être enthousiasmant pour le spectateur…
L’autre événement important nous revient tous les ans pour environ 600 000 candidats : c’est le BAC. Si les épreuves écrites ne commencent que le lundi 16 juin, certaines épreuves pratiques sont déjà passées (si si j’en ai la preuve). Cette année encore, on assiste à une large domination de la série S au BAC général (plus de 50 %). Pour remédier à cela, Nicolas Sarkozy s’est prononcé en faveur d’une refonte des séries pour, je cite, rendre le parcours scolaire plus « souple ». Il est vrai que la filière scientifique est remplie à bloc, sans doute parce que lorsque l’on ne sait pas quoi faire, on se tourne vers le S (là-encore j’en ai la preuve vraie). Le paradoxe est que dans les études supérieures on manque de scientifiques, signe que pas mal de gens prennent S par défaut. Il y a même des cons qui passent le concours Sciences Po après avoir passé un BAC S…(oui, je l’avoue, je fais partie des cons)
Chez nos amis démocrates américains, Barack Obama a enfin rempoté assez de délégués pour pouvoir revendiquer la victoire. Le seul problème est que Hillary Clinton n’a pas voulu reconnaître sa défaite, ne voulant sans doute pas croire qu’elle a fait tout cela pour rien. C’est faux Hillary, tu pourrais devenir vice-présidente. C’est pas mal vice-présidente, non ? (surtout, que personne ne lui dise que être vice-présidente, c’est tout pourri, aussi pourri que d’être Ministre du Temps Libre)
Il y a une crise des cerveaux à Hollywood, c’est un fait indéniable. Combien de fois me suis-je lamenté pitoyablement sur le sortie d’une énième suite ou d’une énième adaptation de BD ou autre roman ? Mais le résultat est là : ces films rapportent du fric, beaucoup de fric, et ce n’est pas pour déplaire aux producteurs. Nous sommes entrés dans une telle errance de l’imagination qu’en 2003, un certain Jerry B. a eu l’idée avec Disney de prendre une attraction d’un parc et d’en faire un film. Cela s’appelle Pirates des Caraïbes…
XVIIème siècle dans les Caraïbes. Jack Sparrow est un pirate qui s’est fait piqué son beau bateau, le Black Pearl, par son second, le capitaine Barbossa. Avec ce vaisseau, Barbossa attaque la ville de Port Royal et enlève la fille du gouverneur, Elizabeth Swann. Comme Jack tient à son navire comme à la prunelle de ses yeux, il se met en chasse avec l’aide d’un certain Will Turner, amoureux éperdu d’Elizabeth. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que le personnel navigant du Black Pearl est frappé d’une malédiction. La nuit venue, ils se transforment en morts-vivants princes du dance-floor qui dancent la tecktonik sur Alive de Mondotek (ils aiment bien le disco aussi)…
Succès surprise de l’été 2003, Pirates des Caraïbes est un produit génialement calibré par Bruckheimer car finalement, inspiré d’une attraction ou pas, le film fonctionne très bien par lui-même. Pourtant, sur le papier, le risque de faire revivre les histoires de pirates était plus qu’important, les studios ayant été particulièrement chaudés par l’échec retentissant de L’Ile aux Pirates de Renny Harlin. Le succès n’était donc pas si évident que cela. Seulement voilà, Pirates des Caraïbes n’est pas un film de pirates classique : le film mélange assez habilement le classicisme des scènes d’abordage et de beuverie avec le fantastique. Et le personnage principal est interprété par Johnny Depp. Si Jack Sparrow est devenu instantanément culte, tout le mérite en revient à Depp qui lui insuffle un côté décalé voire défoncé du plus bel effet. Sans doute conscient de la performance de son acteur principal, le réalisateur Gore Verbinski lui donne les clefs de la maison pour le plus grand bonheur des spectateurs. Pirates des Caraïbes ne peut tout de même pas être résumé à une seule personne. L’histoire qui nous est contée est ainsi efficace et simple sans prendre le public pour des idiots, avec cette espèce de linéarité qui fait le succès du film d’aventures. J’ai déjà exposé ma thèse sur Orlando Bloom que je considère comme le François Clerc du cinéma (l’acteur qui est là sans être là, nouveau concept à explorer) donc je ne remuerai pas le couteau dans la plaie. Juste un conseil pour lui : Orlando, tu ferais mieux de retourner à ton métier de producteur de musique (ah bon, c’est pas le même Orlando qui fait ça ?). Pirates des Caraïbes est donc un blockbuster comme on (je ?) les aime, malheureusement parasité par des suites d’une complexité masquant le manque cruel d’idées.

Note finale : 16/20

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Retour Vers le Futur II

Publié le 31/05/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
Retour Vers le Futur II
Nous sommes tous pour la parité homme/femme, du moins une très large majorité de la population française. Mais, mesdames, il faudrait quand même y mettre du votre ! Car, quand on regarde les résultats de ce Roland Garros 2008, c’est tout simplement catastrophique. Tenez-vous bien : aucune Française ne sera en huitièmes de finale cette année. Cela n’était plus arrivé depuis 1996 ! Et pendant ce temps là, les mecs font le boulot et sont déjà trois en huitièmes alors que Monfils, Serra et Benneteau jouent aujourd’hui.
Si cet échec fait hurler de nombreux commentateurs, la décision récente du tribunal de Lille a elle provoqué un émoi encore plus considérable. Un mariage a en effet été annulé par celui-ci au motif que la mariée n’avait pas les « qualités essentielles au mariage » aux yeux de l’époux. Ce dernier pensait que sa femme était vierge mais lors de la nuit de noces, il s’est rapidement rendu compte que ce n’était pas le cas (au moins il n’a pas eu à laver les draps…). Dit comme ça, c’est sûr que cela paraît profondément dégueulasse. Mais qu’en est-il de l’accord passé entre les deux parties ? Imaginez la situation : deux êtres s’aiment, le ciel est bleu, les oiseaux chantent jusqu’au jour où ils décident de se marier (faut bien une chute dans l’histoire). Ils n’ont jamais consommé leur union mais l’homme affirme que c’est un « dieu du pieu ». Le mariage passé et la soirée de noces arrivée, le temps est venu de passer à l’action. Mais madame découvre le pot aux roses : monsieur est impuissant. Pour cela, elle a le droit d’annuler le mariage. Ce n’est pas moi qui le dit mais la loi française.
En fait, toutes les réactions de politiques et d’associations comme Ni Putes Ni Soumises ne cherchent pas à savoir si les deux conjoints s’étaient mis d’accord sur la condition préalable au mariage qu’était la virginité de la femme. Même si cet accord eut été particulièrement injuste (que celui qui pense que le mari est lui aussi vierge garde à l’esprit que c’est un homme…), la décision du tribunal de Lille est en accord avec la loi, ce qui est au demeurant le boulot de notre justice. Par contre, si le besoin du mari est motivée par une lecture (erronée au demeurant) de l’islam, là on pourra en rediscuter…
Comme je sens que tout ce remue-ménage va provoquer de nombreuses réactions (je l’espère en tout cas et j’ajoute que je ne suis pas un mignon d’Eric Zemmour), il nous faut un film qui rassemble tout ce petit monde. Peut-être avez-vous eu l’occasion de regarder la télé ces derniers jours ? Si tel est le cas, vous savez sans doute que sur Nostalgie, il est possible de gagner une DeLorean en ce moment. Et comme l’occasion fait le larron, il est intéressant de revenir sur la trilogie en s’intéressant cette fois à la deuxième partie, la plus réussie à mon avis.
Marty McFly est enfin revenu de l’année 1955 après avoir frôlé de peu la catastrophe (sa mère est tombée amoureux de lui, problème oedipien s’il en est). De retour en 1985, il découvre que sa famille est beaucoup plus heureuse qu’auparavant. A peine le temps de souffler et le Doc revient chez lui pour lui annoncer une terrible nouvelle : il faut qu’ils aillent ensemble en 2015 pour éviter au fils de Marty d’aller en prison. Sur place, les deux compères arrivent à leur fin mais Biff Tannen, qui a plus de 80 ans en 2015, pique la Delorean et retourne en 1955 pour donner au jeune Biff un magazine donnant tous les résulatats sportifs jusqu’en 2000. Autant dire que les emmerdes sont loin d’être finies…
Retour Vers Le Futur II reprend les éléments du premier tout en essayant de rendre le film un peu plus complexe et surtout plus savoureux pour tous les amateurs de voyage dans le temps car si le film original de 1985 était réussi, il était plus proche de la comédie familiale que du fantastique, le film ne se déroulant alors qu’à deux époques (1955 et 1985). Avec le deuxième volet, Retour Vers Le Futur atteint un niveau rarement atteint par un film de divertissement. Non seulement le film est particulièrement drôle (le voyage en 2015 est encore plus génial quand on regarde le film maintenant) mais en plus il se teinte d’une légère noirceur lors du passage ayant lieu dans un 1985 parallèle où Biff est en quelque sorte le roi du monde. Et là où le film devient littéralement jubilatoire, c’est lorsque qu’il nous fait retourner en 1955 et que Marty et Doc se retrouvent en double, passage qui a certainement donné du fil à retordre à Robert Zemeckis puisqu’il était obligé de retourner les scènes du premier film en adoptant un point de vue différent quatre ans après avoir tournée la première version (c’est dans ces moments-là qu’on se dit qu’un bon scripte peut être utile). Michael J. Fox et Christopher Lloyd sont toujours aussi impayables et leur duo respire l’amitié entre les deux hommes. Retour Vers Le Futur II est pour moi le meilleur de la trilogie et un must inégalé et inégalable dans le monde du divertissement de très, très haute volée.

Note finale : 18,5/20 ( Maman, je veux un hoverboard pour mon anniversaire !)

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Les Griffes De La Nuit

Publié le 28/05/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
Les Griffes De La Nuit
Et voilà, la France is back ! Après 21 ans de disette, un film français, Entre Les Murs, a enfin remporté la Palme d’Or. Et, en bonus, le film a été applaudi abondamment plutôt que d’être hué comme cela avait été le cas pour Maurice Pialat avec Sous Le Soleil De Satan. Voilà une nouvelle qui regonfle à bloc notre cinéma même si, une nouvelle fois, le film récompensé ne s’annonce pas vraiment comme une machine à faire rêver. Attention, je ne fais que supputer et me perdre en conjoncture car je n’ai pas vu le film mais il faut avouer que sur ce coup-là notre fier représentant a des allures d’Esquive 2 (je sais, ça fait froid dans le dos) : même contexte, même combat pour la langue française…En parlant de combat pour la langue française, j’aimerais signaler mon désarroi (désarroi déjà roi comme dirait NTM) après avoir visionné une séquence du Zapping où un des jeunes acteurs du film manifestait sa joie. Extrait : « C’est un truc de dingue (phrase acceptable quand on est heureux mais attention vos yeux, ça va se gâter) ! Si on m’aurait dit qu’on allait avoir la Pal….Argh ! Mon Dieu ! Sortez moi de là, c’est un cauchemar ! Et comme si cela ne suffisait pas, le bougre a répété cette chose au cas où on aurait pas noté sa fabuleuse gestion de la grammaire. Finalement les gars, si vous voulez faire une suite, cela pourrait être utile…
En début d’après-midi, Raymond Domenech dit Raymond La Science nous a balancé la liste de 23 joueurs qu’il emmènera en Suisse et en Autriche, le plus intéressant étant de connaître les sept qui dégagent plutôt que ceux qui restent (c’est tout de même beaucoup moins rigolo !). Font partie des heureux élus Mickaël Landreau (grande saison au PSG), Philippe Mexès, Alou Diarra, Julien Escudé (c’est normal, un joueur de tennis n’a rien à faire à l’Euro), Mathieu Flamini, Hatem Ben Arfa (un joueur pourtant très collectif) et Djibril Cissé (pour celui-là, je n’ai pas envie de faire de blagues, tout a déjà été dit). Si on a quelques facultés intellectuelles restantes et que l’on s’intéresse un tant soit peu au football, cela signifie donc que Bafetimbi Gomis sera de la partie après avoir réussi son examen d’entrée hier soir.
Certains réalisateurs aiment se spécialiser dans un genre bien précis : Alfred Hitchcock dans les films à suspense, George Romero dans les films de zombies, Max Pécas dans les films « pas drôles mais qui font rire » (marque déposée)… Wes Craven est un digne représentant de cette catégorie et ce malgré quelques entorses au cinéma d’horreur et d’épouvante (voir le catastrophique La Musique Au Cœur avec Meryl Streep). Connu de la jeune génération avec les Scream, Craven s’était d’abord faît connaître dans les années 70 (La Colline A Des Yeux par exemple) avant de devenir bankable avec la création du cultissime Freddy Krueger.
Dans la rue d’Elm Street, il ne se passe pas grand chose. Cependant, un groupe de quatre adolescents découvre qu’ils rêvent tous du même personnage la nuit venue. Ce dernier a le visage brûlé, un pull déchiré qu’on dirait tout droit sorti d’un catalogue Damart, un chapeau et porte des gants avec des lames de rasoirs à la place des doigts (pour manger, ça doit vraiment être galère)… Lorsque Tina se fait tuer, les trois amis se rendent rapidement compte que ce personnage cauchemardesque assassine les gens dans leurs rêves. Le seul moyen de lui échapper ? Rester éveiller…
Si tout le monde n’a pas forcément vu Les Griffes De La Nuit, tout le monde a au moins connaissance du personnage de Freddy Krueger, un des méchants les plus charismatiques de l’histoire du cinéma. Sur la base d’un slasher assez classique reprenant presque trait pour trait la structure narrative du Halloween de John Carpenter, Wes Craven brode une rélexion sur la différence entre rêve et réalité assez habile tout en saupoudrant tout cela d’une petite touche de drame familial. Si le film ne provoque plus vraiment l’effroi aujourd’hui, le film n’en a pas pour autant perdu tout son intérêt car non seulement on a le droit à une sorte de manuel intitulé « Comment faire un film d’horreur bien fait quand on est fauché » mais en plus on assiste à la première performance sur le grand écran d’un acteur alors totalement inconnu, un certain Johnny Depp (je sens tout de suite que Freddy intéresse un peu plus de monde…). Les Griffes De La Nuit est un film d’horreur plutôt sympathique avec une fin gentiment ironique est un concept de base plutôt intelligent. Mais comme tout film d’horreur de l’époque ayant plutôt bien marché, le film aura le droit à pas moins de six suites d’une facture beaucoup moins bonne malgré le retour aux affaires de Craven pour l’ultime volet où il expérimentait déjà l’idée d’un film dans le film, procédé qu’il reprendra pour Scream.

Note finale :12,5/20

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Terminator 2 - Le Jugement Dernier

Publié le 24/05/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
Terminator 2 - Le Jugement Dernier
Après mes (très) longues élucubrations sur Indiana Jones, il est temps de revenir dans le monde réel. Et le monde réel nous dit que ce week-end, il va y avoir du sport ! Ce soir, c’est la finale de la Coupe de France entre le PSG et Lyon, deux clubs ayant connu une saison pour le moins différente. D’un côté, le PSG a sauvé ses fesses à l’arrache lors de la dernière journée tandis que de l’autre l’OL glanait son 6…7…8ème titre (on sait plus vraiment en réalité). Mais, coup de théâtre hier, Grégory Coupet, le joueur étant depuis le plus de temps au club, a annoncé son départ pour un club anglais indéterminé qui serait Tottenham. On peut être sûr que c’est le challenge sportif que représente ce départ et non pas l’idée d’amasser un incommensurable et gigantesque paquet de pognon qui motive Greg. Ecrit comme ça, cela paraît beaucoup moins évident…
Demain, c’est également le début du tournoi de Roland Garros où nos Français vont essayer de ne pas se faire massacrer. Car, il ne faut pas rêver, le joueur qui succèdera à Yannick Noah au palmarès n’est pas encore né. Si tel était le cas, prière de le ramener à une fédération compétente. Quoi que, quand on voit comment a tourné le Yannick après Roland Garros, c’est peut-être pas plus mal (il s’est mis à faire des chenilles avec des copains tennismen et a pensé que ce serait une bonne idée de chanter en même temps. Ce qui, au final, ne l’était pas forcément…).
Et le dernier événement sportif de ce week-end est une sorte de 2 en 1. Si, par hasard, vous êtes une star (petite dédicace à Sean Penn qui vient souvent sur ce blog) et que vous hésitez entre vous emmerdez dans un fauteuil rouge en écoutant le palmarès du festival de Cannes s’égrener en essayant parfois de saisir un nom que vous connaîtriez par le plus grand des hasards et allez au Grand Prix de Monaco, que faîtes-vous ? Il est tout à fait possible de faire les deux mais l’expérience nous prouve que c’est rarement le cas. On ne sait pas vraiment pourquoi.
Il y a de cela 24 ans, un jeune réalisateur canadien du nom de James Cameron (et oui, nos amis du nord nous balance parfois un truc ne ressemblant pas à Céline Dion ou à Robert Charlebois) étonnait tout le monde avec un film au budget modeste du nom de Terminator, le film qui confirma la popularité d’Arnold Schwarzenegger. Attendant de pouvoir disposer de moyens beaucoup plus conséquents pour pouvoir réaliser le film de ses rêves, Cameron attendit sept ans pour donner une suite au film. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça valait le coup d’attendre (je ne vise aucune sortie actuelle avec cette phrase)…
Après l’apocalypse nucléaire du 29 août 1997, les robots de Skynet ont pris le pouvoir. Les rebelles humains sont menés par leur chef John Connor. En 1984, les machines ont tenté de tuer la mère de John en envoyant un T-800 grâce à une machine à voyager dans le temps. Comme les robots ne connaissent pas le découragement, ils envoient en 1995 un robot encore plus sophistiqué, le T-1000, pour cette fois tué John alors qu’il est tout juste adolescent. Pour empêcher cela, les humains envoient à leur tour un T-800 modifié pour protéger John.
Terminator 2, c’est un peu le film de tous les superlatifs. James Cameron a en effet pu faire tout ce qu’il voulait avec le budget astronomique de 100 millions de dollars, ce qui en faisait à l’époque le film le plus cher de tous les temps. Chose rare pour être mise en avant, presque tout le monde s’accorde à dire que la suite surpasse allègrement l’original et ce n’est pas moi qui vait dire le contraire. Si Terminator était un bon film de science-fiction, il souffrait cependant de quelques maladresses comme un design et une ambiance trop marquée années 80 et des séquences à effets spéciaux devenues exsangues (surtout vers la fin avec le Terminator animé image par image). Que nenni ici et, si le film a été une révolution dans le monde des effets spéciaux, James Cameron a su les utiliser avec parcimonie en ne basant pas son film entièrement dessus, rendant les scènes les utilisant encore plus marquantes. Les scènes d’action n’ont également plus rien à voir et les courses-poursuites du premier film paraissent ridicules comparées à celle opposant le T-800 en moto et le T-1000 en camion. Il serait tout de même injuste et faux de résumer Terminator 2 aux celles évolutions technologiques apportées au monde du cinéma car le film est non seulement un chef-d’œuvre du film d’action mais aussi un chef-d’œuvre tout court, mariant savamment tous les éléments scénaristiques intéressants du premier film avec une touche d’humour en plus apportée par la modification totale du personnage d’Arnold Schwarzenegger, passant du méchant qui fait peur au robot bienveillant et un peu tarte. Si je devais trouver un point faible au film (et ce vraiment en cherchant la petite bête), ce serait la faiblesse du personnage de Sarah Connor, souvent exaspérante…

Note finale : 17,5/20 (le meilleur de la trilogie, le meilleur de Schwarzy, le meilleur de Cameron)

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Indiana Jones Et Le Royaume Du Crâne De Cristal

Publié le 21/05/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
Indiana Jones Et Le Royaume Du Crâne De Cristal
Nul n’est censé ignorer ce qu’ils se passait dans les cinémas de France en ce merdredi 21 mai. Comme j’ai beaucoup, beaucoup de choses à dire, la revue d’actualité du jour sera brève mais efficace. Grêve des transports et manifestations demain Stop Blocage des ports et des raffineries par les pêcheurs Stop Finale de la Ligue des Champions entre Chelsea et Manchester à Moscou ou comment Roman Abrahamovitch arrive à faire jouer un grand match dans un stade tout pourri grâce à son gigantesque paquet de fric. Maintenant que cela est balancé, on peut passer aux choses un peu plus sérieuses et rentrer dans le vif du sujet.
Autant s’attaquer aux choses qui fâchent dès les première lignes : Indiana Jones Et Le Royaume Du Crâne De Cristal est une déception (je crois avoir entendu une personne aterrir sur le goudron en écrivant ses mots). Avant de faire comme le monsieur, il faut rajouter un adjectif. Indiana Jones 4 (j’ai vraiment pas envie de répéter le titre dix mille fois, vous m’en excuserez) est une déception attendue. En effet, comment pourrait-il en être autrement ? Evidemment, je pourrai vous jeter de la poudre aux yeux et vous dire ce que vous aimeriez entendre, que le film est le meilleur de la saga, qu’il est le meilleur de tous les temps, qu’on a envie de consacrer sa vie à son culte…La cause de cette envie compréhensible est on ne peut plus simple : 19 ans. 19 ans qu’on attendait une suite à La Dernière Croisade, un chef-d’œuvre de divertissement. Chaque année passant apportait une pierre de plus à notre impatience et il est donc normal, et particulièrement sain, d’être déçu (si vous ne l’êtes pas, c’est que soit vous aimez Indiana Jones pour d’autres raisons que moi, soit vous vous mentez à vous-même). Voilà pour la mise en garde qui me semblait importante afin d’éviter les nombreux « Pourquoi ?!! » dont je vous parlais le week-end dernier. Pour tous ceux qui ne sont pas au courant de quoi ça parle (ce qui serait étonnant), voici une petite piqure de rappel…
1957. C’est la Guerre Froide. Indiana Jones se retrouve au Nevada capturé par des Soviétiques. Leur but : rentrer dans une base militaire pour récupérer une relique entreposée parmi les milliers de secrets cachés par les Etats-Unis (dont la réponse à l’éternelle question : pourquoi une biscotte beurrée tombe-t-elle toujours du mauvais côté ?). Indiana arrive à s’échapper mais en rentrant, on lui signale que fricoter avec les Russes, c’est mal, et que l’air est un peu plus frais ailleurs. Juste avant de partir, Indiana rencontre un certain Mutt Williams qui lui demande de l’aider à retrouver le Professeur Huxley. En échange, il l’aidera à chercher le Crâne de cristal d’Akator.
Le film commence dans un esprit très proche de la trilogie : le logo de la Paramount utilisé est l’ancienne version et la typographie du générique est la même qu’auparavant. Comme nous sommes passés dans les années 50, on a le droit à une musique d’Elvis associée à de jeunes inconscients. Le passage dans le Nevada est très rythmé et, jusqu’au voyage au Pérou, on se dit qu’on tient peut-être le film tant espéré. Malheureusement, une certaine baisse de rythme se fait sentir entre l’arrivée et la rencontre entre Indiana et Marion, moment à partir duquel tout s’accélère dont une poursuite en jeep vraiment réussie (et ce malgré une scène-hommage à Tarzan plutôt malvenue). Puis la fin arrive. Et là, j’aimerais rectifier un point de certaines critiques de presse qui jugent le film sans surprise. C’est peut-être le cas pour un spectateur lambda ou pour un simple familier du cinéma de Spielberg mais pour un fan d’Indiana Jones (ce que je suis si vous ne l’auriez pas encore compris), la fin va certainement en laisser plus d’un sur le carreau. Personnellement, j’étais préparé psychologiquement à ce « choc » grâce à Internet ce qui fait que cela est plutôt bien passé mais je m’attends à un déchaînement de la part de nombreux fans car Spielberg a ici joué au jeu du « ça passe ou ça casse ».
L’autre regret du film est qu’avec l’utilisation du numérique, l’univers de la saga perd quelque peu d’humanité et de mon point de vue, il aurait été intéressant de réaliser le film sans. Mais il est également vrai que leur utilisation n’est pas aussi indigeste que dans un Pirates des Caraïbes et, au final, ce n’est pas là où il y a matière à crier scandale. Vous devez vous demandez si finalement j’ai aimé ce quatrième Indiana Jones. La réponse est oui. Est-ce le moins bon ? Je ne sais pas encore car je pense qu’il est plus raisonnable d’attendre un an ou deux et d’y réfléchir avec du recul et surtout de manière dépassionnée car les Indiana Jones ont atteint leur rang grâce à la vidéo. On verra bien comment le dernier rejeton vieillira et on espère que cela se passera aussi bien que pour Harrison Ford ( comme j’aimerai être comme lui quand j’aurai 66 ans !). Pour finir en beauté, je dirai que, comme pour choper le Graal, aller voir Indiana Jones 4, c’est un peu le saut de la foi.

Note finale : 14,5/20 ( Donnez votre avis pour déterminer si oui ou non c’est le moins bon de la série car je pense que cette question va m’empêcher de dormir)

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Bubba Ho-Tep

Publié le 17/05/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
Bubba Ho-Tep
Voilà, on y est enfin. Le festival de Cannes, le plus grand festival de cinéma au monde, s’est ouvert mercredi dernier. Pour l’occasion, de nombreuses stars étaient présentes comme d’habitudes et on a même eu le droit à un discours d’ouverture de la part du réalisateur de Shoah, Claude Lanzzzzzzzzzzzzzzzzzzz….. Oups, excusez-moi, une sorte de narcolepsie vient de me toucher en le citant (c’est pas beau de se moquer des vieux !). Mais on est même près à endurer l’intégralité de Shoah si cela fait plaisir aux organisateurs ca r demain, le monde entier attendra fébrilement la montée des marches de l’équipe d’Indiana Jones. Vous en savez sans doute marre que je ramène tout à ce film (ce n’est pas un film, c’est un monument historique à la gloire de l’humanité et puis c’est tout) mais ma fièvre de fan (le mot est faible) de Steven Spielberg continue de monter encore et encore à l’approche du moment fatidique, celui où l’on pourra dire « Merci » avec une petite larme au coin de l’œil ou celui où l’on implorer les dieux en les suppliant de nous ramener dans le passé en leur criant par monts et pas vaux « Pourquoi ?!!! » (avec toujours la petite larme à l’œil).
Comme certaines personnes pensent encore qu’il y a des choses plus importantes que le cinéma, je me sens dans l’obligation de relater certains faits ayant pris place en cette semaine de mai. Jeudi, les lycéens et les professeurs étaient appelés dans la rue pour protester contre les suppressions de postes, la LRU, la réforme du BAC Pro et l’instauration de la journée de la saucisse dans les cantines scolaires le 17 février. Comme on pouvait s’y attendre, le ministre de l’Education Xavier Darcos a tenu son rôle en jurant qu’au grand jamais il ne reculerait devant la horde sauvage déferlante. Pire, Nicolas Sarkozy a profité de ce moment pour mettre de nouveau en place son service minimum dans les écoles et pour se prononcer en faveur d’un préavis de 48 heures pour chaque professeur gréviste. La guerre ne fait donc que commencer entre les deux camps. Et la question est sur toutes les lèvres : aura-t-on de la saucisse dans les assiettes de nos petits chérubins le 17 février prochain ?
Parce que la vie est parfois absurde, le cinéma se doit de l’être également de temps à autre. C’est pour cela, qu’en marge d’un cinéma de « qualité », on a créé les films dits de série B. Puis, quand on a vu que ces films commençaient à être pris au sérieux ( pour certains), on a commencé les séries Z, films fauchés avec des scénarios sans queue ni tête, des mauvais acteurs : en gros des mauvais films. Cependant, il n’était encore jamais venu à l’esprit des producteurs l’idée d’un film ayant le scénario d’une série Z et le propos d’un film avec un grand F. Du moins jusqu’à l’arrivée de Bubba Ho-Tep.
Première nouvelle : Elvis Presley n’est pas mort. Il a en réalité échangé sa place avec un sosie d’Elvis car il en vait marre de la célébrité. Depuis vingt ans, il vit dans une petite maison de retraite du Texas. Seconde nouvelle : John Fitzgerald Kennedy n’est pas mort assassiné à Dallas : Lyndon Johnson a pris sa place et a remplacé une partie du cerveau de JFK par du sable. Kennedy est maintenant noir et vit dans la même maison de retraite qu’Elvis. Ensemble, ils vont devoir lutter contre une momie bouffeuse d’âmes…
Raconté comme cela, on peut légitimement s’attendre à un truc qui tâche. Mais, en y regardant d’un peu plus près et en ne jugeant pas le film sur l’histoire, on se rend compte que Bubba Ho-Tep est bien plus qu’un délire entre potes. Pour commencer, il y a la présence de Bruce Campbell, le cultissime Ash de la trilogie Evil Dead, une sorte d’égérie d’une certaine idée d’un cinéma totalement décomplexé sans exclure le besoin de faire des bons films (on pense donc aux premiers films de Sam Raimi mais aussi aux films tournés par Peter Jackson sur sa terre natale). Si le film est fauché (un million de dollars de budget) et que les effets spéciaux n’ont pas été réalisé par ILM, on sent constamment la sincérité du projet du réalisateur, Don Coscarelli. Et puis, il ne s’agit pas d’une banale comédie fantastique pour une soirée entre potes. Tout d’abord parce que le film a un rythme déroutant et une certaine lenteur mais qui convient parfaitement à l’ambiance générale du long-métrage, le film parlant de vieux vivant avec d’autres vieux voulant tuer un mec encore plus vieux qu’eux (la momie donc). C’est comme cela que l’on assiste à des scènes d’ « action » avec des chaises roulantes et des déambulateurs…De plus, Bruce Campbell campe admirablement un Elvis près à manger les pissenlits par la racine tout tombant pas dans une version parodique du King qui aurait été trop facile. On se surprend même à avoir les yeux humides à certains moments, le film étant au final une tentative de rélexion sur la vieillesse et l’abandon des personnes âgées. Bubba Ho-Tep est donc un film d’une folle originalité, déroutant, loin d’être parfait mais franchement attachant.

Note finale : 14/20

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GoldenEye

Publié le 14/05/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
GoldenEye
Une fois de plus, l’Asis du sud-est a été touchée par une catastrophe naturelle. Après la Birmanie qui en plus doit subir la connerie sans limites de ses dirigeants, la Chine a été le théâtre d’un séisme ayant fait au dernier décompte plus de 20 000 morts. Vous me direz que sur le nombre cela ne fait pas beaucoup de différence mais c’est à croire qu’une malédiction commence à s’abattre sur la région…Serait-ce l’annonce de J.O tumultueux ? A moins que cela ne soit qu’une vulgaire coïncidence comme dirait Emmett.
Un séisme a également eu lieu chez nous mais il était plutôt de nature politique. Hier soir, la loi dite OGM a été rejetée par l’Assemblée Nationale à une voix près. Ce n’est pas tant une victoire des groupes socialiste et communiste plutôt qu’une belle fessée pour la majorité. En effet, une grande partie des députés UMP n’était tout simplement pas là, jugeant que leur avance en terme de voix était suffisante. Grossière erreur ! Il y a comme un malaise au royaume UMP et cela n’est pas près de s’apaiser malgré toutes les excuses imaginables (« J’étais aux toilettes ! », « J’étais en commission ! », la seconde ne doit pas être confondu avec : « Je devais faire ma petite commission ! » qui signifie en gros la même chose que la première.)
Encore heureux que, dans tout ce marasme, une lueur d’espoir arrive à illuminer les nuances de gris teintant nos mornes vies. Cette lueur vient de Cannes où on attend d’une minute à l’autre les premières stars qui, le temps d’un dizaine de jours, nous ferons oublier les petits tracas quotidiens. Bien sûr, tout le monde se contrefout du palmarès et des films présentés en compétition étant donné que l’événement que le monde entier attend est la projection du quatrième Indiana Jones. Une excuse de plus pour se ramener avec tous les autres moutons en espérant approcher Spielberg ou Harrison Ford par tous les moyens possibles aux dépens de son voisin (l’arrachage de poils de nez est autorisé, le coup de genou dans les cou…des est rigoureusement proscrit…)
En 1995, cela fait six ans que l’agent secret le plus connu au monde n’est pas apparu sur les écrans, depuis Permis De Tuer avec Timothy Dalton dans la peau de James Bond. Pour renouveler la franchise, l’accent est mis sur l’originalité avec la décision, pour la première fois, de ne pas porter à l’écran une nouvelle ou un roman écrit par Ian Fleming. On change également d’acteur parce que le côté un peu trop sérieux de la version Dalton a laissé pas mal de fans sur le carreau. En concoctant tout ça au shaker, pas à la cuillère, cela donne GoldenEye, réalisé par Martin Campbell avec Pierce Brosnan.
James Bond est en mission et doit s’introduire dans un complexe d’armes russe. Il est en cela aidé par son collègue Alec Trevelyan alias 006. Malheureusement, la mission échoue et Alec se fait tuer. Quelques années plus tard, un satellite nommé GoldenEye capable de détruire une ville entière est dérobé par un certain Janus. Pour le retrouver, Bond doit retrouver une des informaticiennes rescapées du poste de commande détruit par les terroristes. Une occasion de plus pour 007 de montrer ce dont il est capable (et pas de sous-entendus s’il vous plaît !)
Tous les dix ans environ, un électrochoc a lieu dans la saga James Bond, souvent lors d’un changement d’acteur comme cela a été spectaculairement le cas avec Daniel Craig. Avant lui, Pierce Brosnan avait pour mission de faire renaître le mythe James Bond après la tournure trop réaliste prise par la période Dalton, le personnage étant alors réduit à poursuivre de simples trafiquants de drogue. Avec Brosnan, le personnage retrouve son humour second degré, marque de la fabrique de Roger Moore tout en se montrant aussi élégant que Sean Connery. Le mélange est plutôt réussi ici sans que l’humour ne soit pas omniprésent, chose que n’arrivera pas à faire l’acteur irlandais dans les films suivants. GoldenEye marque aussi un tournant dans la saga bondienne car c’est le premier à se dérouler dans la période post-soviétique. Comme les scénaristes fourmillent toujours d’idées, l’histoire se déroule en… Russie mais en pointant du doigt les légers dysfonctionnements de la toute jeune démocratie. Cela permet d’avoir quelques clins d’œil savoureux, notamment lorsque 007 se balade en char d’assaut en pleine ville provoquant ainsi l’accident d’un camion Perrier : le contraste est bien vu. Comme tout James Bond qui se respecte, le film alterne les phases de bravoure (le saut à l’élastique sur le barrage) et les scènes un peu plus intimes (comme la barre est placée haute, James Bond se tape trois filles différentes. A comparer avec les deux normalement de rigueur…). Si on résume un peu, GoldenEye est un des meilleurs volets de la franchise et le meilleur avec Pierce Brosnan.

Note finale : 15/20 (et puis comment oublier le jeu vidéo sur Nintendo 64 ?)

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Voyage Au Bout de L'Enfer

Publié le 11/05/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
Voyage Au Bout de L'Enfer
Wouhou ! Ce petit cri de joie allié à une danse de la victoire et à un discours remerciant mes parents et Claude Berri n’est que la manifestation physique du bonheur d’avoir atteint la barre des 50 000 visiteurs. Je tiens donc à tous vous remercier pour vos nombreuses visites et j’aurai l’occasion de vous rappeler à quel point vous compter lorsqu’on franchira les 100 000 visites, ce qui risque de prendre du temps. Cela ne dépend que de vous.
Mais j’arrête de parler de moi car il se passe des choses beaucoup plus importantes dans la vie. Par exemple, on dit tout le temps que les voyants sont des arnaqueurs. C’est faux, même si les meilleurs se font appelés journalistes plutôt que voyants. Ainsi, notre cher ami Jean-Pierre Elkabbach a annoncé la mort de Pascal Sevran trois semaines avant que cela ne se produise ! A cause de cela, Jean-Pierre a dû s’excuser publiquement. Preuve s’il en était que les diseurs de bonnes aventures ne sont toujours pas acceptés dans notre société. Tout de même, une petite pensée pour Pascal Sevran qui, grâce à son émission, nous permettait de savourer chaque jour un peu plus un album des Stones…
Au Proche-Orient, tout s’est barré en live. Oui, ce n’est pas à proprement parler une information mais le fait est que c’est beaucoup plus chaud que d’habitude. Prenez, au hasard, le Liban. Il y a deux ans, les Libanais avaient besoin des Israëliens pour se battre. Maintenant que ces derniers sont occupés à fêter leur anniversaire, les Libanais sont obligés de se battre entre eux. C’est grotesque et tout simplement déloyal ! C’est pourquoi j’ai décidé de lancer un appel au Libanais, qu’ils soient anti-syriens ou membres du Hezbollah : arrêtez de vous battre et attendez deux ou trois jours que les Israëliens émergent un peu de leur cuite monumentale (c’est pas tous les jours qu’on fête ses 60 ans !) et vous verrez que les choses rentreront dans l’ordre tout naturellement. A moins que vous teniez vraiment à ce qu’on vous envoie Bernard Kouchner toutes les semaines. Mais à ce niveau, ce n’est plus de la folie mais du masochisme…
Certaines guerres marquent plus que d’autres. C’est dur de dire cela mais c’est la triste vérité (n’avez-vous jamais entendu quelqu’un dire qu’il « préfèrait » la Seconde Guerre Mondiale à la Première ?). Aux Etats-Unis, la guerre du Vietnam a laissé de douloureuses traces aussi bien chez les soldats que dans l’opinion. A la différence des Français, les Américains n’attendent pas quarante ans pour traiter d’un sujet. Le film Voyage Au Bout De L’Enfer est ainsi sorti trois ans seulement après la fin de la guerre…
Nous sommes dans une petite ville de Pennsylvanie. Cinq amis travaillant dans la même usine de sidérurgie ont l’habitude de se retrouver pour chasser le cerf. Trois d’entre eux sont appelés sous les drapeaux pour aller au Vietnam dont Steven qui s’apprête à se marier. Les cinq amis se retrouvent donc au mariage un soir avant d’aller à la chasse le lendemain matin. Ils arrivent à tuer un cerf et pour fêter cela ils se rendent dans un bar. Fin de la scène, début du cauchemar.
Voyage Au Bout De L’Enfer est souvent considéré comme LE film sur la guerre du Vietnam aux côtés d’Apocalypse Now même si les deux sont totalement différents. Commençons par le commencement : le film de Michael Cimino n’est pas un film de guerre. Si vous attendez des combats dantesques et des passages héroïques, passez votre chemin. Cimino construit en effet son film comme une pièce de théâtre en trois actes. En premier, on voit les personnages dans leur quotidien avant leur mobilisation. La deuxièmes partie se déroule au Vietnam et enfin le dernier acte, le plus important, permet de se rendre compte des conséqunces de cette guerre. L’organisation du récit est donc particulièrement bien vue. On peut cependant regretter la longueur exagérée du premier acte faisant passer la scène de mariage du Parrain pour du Michael Bay…Le film dure trois heures et, pour parler franchement, on les sent passer ! Ce n’est certainement pas la faute des acteurs qui sont tous excellents. C’est vrai qu’on a rarement vu Robert de Niro, Christopher Walken ou Meryl Streep se casser la gueule… La notoriété du film provient sans doute également de nombreuses polémiques concernant le caractère raciste du film et sa violence. Premier point, le film n’est pas raciste (à moins que je ne sois trop naïf). Deuxièmement, il existe de nombreux films plus violents que Voyage Au Bout De L’Enfer, du moins en terme physique car il est vrai que d’un point de vue psychologique, il peut en traumatiser plus d’un. Ce dernier point de vue prend ses sources sans nul doute dans la scène de la roulette russe qui a suscité de nombreuses protestations à l’époque.

Note finale : 13/20 ( preuve que l’adage « plus c’est long, plus c’est bon » n’est pas toujours vérifié…)

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