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marredescritiquesalacon
Description du blog :
Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants..
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
24.05.2006
Dernière mise à jour :
30.08.2008

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Dark City

Publié le 01/08/2007 à 12:00 par Chandler
Dark City
Il y a des semaines comme ça où l’on se dit que rien ne va plus dans ce bas-monde : trois grands noms du cinéma nous ont quitté en l’espace de deux jours. Michelangelo Antonioni (oui oui comme la Tortue Ninja…), Ingmar Bergman et Michel Serrault n’auront plus l’occasion de raconter des histoires. Concernant le dernier cité, l’hommage que lui accordent les chaîndes de télévision est impressionant (je vous conseille plus particulièrement Le Viager jeudi soir sur France 3) à tel point que cela risque de frôler l’overdose… Le deuxième point sur lequel je voudrais revenir est le rôle des commentaires sur mon blog. Comme tout blog de critiques, il est tout à fait normal que certains ne soient pas de mon avis et je les encourage à me faire part de leur point de vue dans la limite de la bienséance, limite que le dénommé lolo a franchi allègrement. Autant son commentaire sur Transformers est assez drôle et insinue que l’être humain est par essence con (moi même sur ce point-là je ne peux que m’incliner), autant le titre laisse songeur : Baltringue. Etant donné qu’il y a 99% de chances que cela me soit destiné, le dénommé lolo est appelé à l’accueil pour changer ce titre qui me blesse au plus profond de ma chair…(enculé ou connard aurait été de bon aloi car comme on dit, c’est pas la peine de tortiller du cul pour chier droit)
Les points ayant été mis sur les i, passons au film du jour, Dark City, qui fut un échec commercial alors qu’un an après Matrix, traitant d’un thème similaire, allait faire un carton. Il était donc de mon devoir de réhabiliter ce film qui est un de ceux qui a su devenir culte bien après sa sortie. Datant de 1998 (Matrix de 1999, 1999-1=1998. Le compte est bon, merci Bertrand Renard…) et réalisé par Alex Proyas (The Crow, I Robot), Dark City s’inscrit dans la veine paranoïaque lancée par Plilip K. Dick sur la manipulation de la réalité. John Murdoch se réveille un jour dans une pièce avec un corps par terre. N’ayant absolument aucun souvenir de ce qu’il s’est passé, il découvre qu’il est poursuivi par la police pour une série de meurtres de prostituées. Il va donc tenter de trouver des personnes pour l’aider…
Le rôle principal est tenu par Rufus Sewell qui, je vous l’accorde, n’est pas des plus connus mais il est épaulé par une belle brochette (d’acteurs) tels que William Hurt, Jennifer Connelly et Kiefer Sutherland, ce dernier étant dans ce film aux antipodes de Jack Bauer. L’autre attrait principal du film est le décor qui mélange les voitures des années 50 avec des machines encore plus perfectionnées que l’iPhone (en gros dans Dark City ils ont des téléphones…) ce qui donne cette impression d’intemporalité à l’ensemble. La ville en elle-même rappelle un peu celle de Metropolis de Fritz Lang avec tous ces métros en l’air et ces gratte-ciels. Pour ce qui est des effets spéciaux, ils vont du très bon (les changements de configuration de la ville) au moyen (le combat final plutôt décevant) mais sont dans l’ensemble réussis compte tenu du budget (40 millions de dollars) qui était loin d’être au niveau de ceux d’aujourd’hui. Il n’empêche que certains plans sont vraiment de toute beauté comme celui où l’on voit pour la première fois que le jour s‘est levé sur la ville (je suis sûr que Téléphone va me demander des royalties sur cette phrase…). Alex Proyas a donc su tirer le meilleur parti de ses moyens avec il faut le dire un scénario béton qui ne subit aucun temps mort, la durée assez courte (1h35) pour un film de science-fiction en étant sans doute la cause.
En résumé, même s’il est moins « grand public » que Matrix (désolé les mecs cette fois il y a pas de kung-fu !), Dark City mérite de figurer à ses côtés dans la liste des très bons films de science- fiction où il y aurait également Total Recall, Starship Troopers, Transformers…Oh la boulette !

Baltringue : dans le monde du cirque, personne en charge du montage et du démontage du chapiteau (faut que j’appelle Zavatta moi !)

Note finale : 17/20 (allez sans rancune lolo)

Les Simpson

Publié le 29/07/2007 à 12:00 par Chandler
Les Simpson
Stop arrêtez tout ! Il est encore temps de stopper cette supercherie et de ne pas mettre sur un piédestal un coureur qui est loin d’être un descendant de mère Thérésa… Certes, comme Lance Armstrong, Alberto Contador a une histoire à faire pleurer dans les chaumières : alors que son frère est handicapé, lui-même est victime d’une rupture d’anévrisme en 2004. Il passe par la suite trois semaines dans le coma avant de se réveiller et, en 2005, il décide de remonter sur un vélo. Il est vraiment fort ce mec ! Il arriverait à nous faire pleurer d’un côté pour effacer l’affaire Puerto de l’autre… Sans doute qu’on aura jamais une preuve formelle de sa tricherie mais il n’empêche que tout ne tourne pas rond dans le monde du cyclisme. Juste après le contre-la-montre, les Lyonnais gagnaient (est-ce un pléonasme ?) leur sixième Trophée des Champions en six participations. Finalement au regard de ces évènements, on se dit que les années se suivent et se ressemblent.
Mais trève de bavardages et parlons du film qui fait trembler Transformers et qui règne déjà sur nos petits écrans depuis près de vingt ans, les Simpson ! Crées par Matt Groening en 1987 avant de devenir une série deux ans plus tard, les Simpson n’est plus une série culte mais une véritable institution avec des fans aux quatre coins du monde (il faut vraiment que je révise ma géométrie moi). L’idée d’en faire un film était donc légitime mais serait-il à la hauteur des plus hautes espérances ? Dès le début on rentre dans l’esprit sarcastique de la série avec Ralph entonnant la musique de la Twentieth Century Fox. Après c’est une succession de gags et de références qui attendent le spectateur pendant 1h30.
Springfield est en danger : le lac où tout le monde jette ses détritus a atteint un niveau de pollution beaucoup trop élevé. Par conséquent la municipalité interdit à quiconque de jeter la moindre chose dedans. Seulement un des concitoyens, subissant l’appel de son estomac, balance à la flotte un silo d’excréments de cochon (pour ceux qui n’auraient pas compris il s’agit d’Homer…). Pour empêcher toute propagation, le gouvernement d’Arnold Schwarzenegger décide d’enfermer Springfield sous un dôme. Inutile de dire que tout le monde déteste Homer. On retrouve là les scénarios complètement déjantés des Simpson avec ses petites piques contre l’administration américaine même si le film se concentre surtout sur les cinq membres de la famille plus le grand-père maboul.
C’est peut-être ce que l’on peut le plus reprocher au film : il est un peut trop centré sur notre cher famille et les personnages secondaires si savoureux tels que Mr Burns, Otto, Smithers, Apu…sont un peu survolés et on a l’impression qu’ils ne sont présents que pour dire qu’ils sont là. L’autre défaut de cette adaptation est qu’une petite baisse de rythme se fait sentir au milieu du film lors de l’exil de la famille en Alaska. Ce sont bien les deux seuls bémols qu’il me soit permis de mettre car il faut dire que le reste est formidablement…bien. Les dessins sont vraiment très réussis et ils nous permettent de voir Springfield comme nous ne l’avions jamais vu. Une petite touche de 3D supplémentaire modernise quelque peu le dessin mais c’est très léger. On retrouve également des apparitions de guest-stars tels que Green Day (scène mémorable), Tom Hanks, Schwarzy… Certaines scènes et personnages deviennent instantanément cultes comme Spider-Pig et le moment où Bart descend la ville en skateboard alors qu’il est tout nu. Et puis s’il y a bien une chose dont on peut être fiers en France (la Twingo ? Henri Salvador ?), c’est bien le doublage des Simpson qui est d’une telle qualité qu’elle surpasse peut-être la VO au contraire d’autres séries moins gâtées ( non j’ai pas dit Friends !). Par exemple rien que le fait d’entendre et seulement entendre la voix d’Abraham Simpson me file un gros sourire tellement celle-ci est unique. En résumé, on applaudit des deux mains (en même temps avec une c’est impossible et avec trois c’est que vous n’avez rien à faire sur cette planète) et on peut enfin souffler : les Simpson sont les rois sur le petit écran et ce sont les maîtres sur le grand…

Note finale : 16,5/20

Transformers

Publié le 25/07/2007 à 12:00 par Chandler
Transformers
Quelle grosse marade ! Alors que le Chicken danois causait déjà bien des soucis au Tour de France, voilà qu’un de ses meilleurs participants se retrouve plongé dans une sombre affaire de dopage. Alexandre Vinokourov avait depuis lontemps été suspecté mais là, la preuve est irréfutable et comme dirait son compatriote kazakh Borat, c’est « nice ! ». Nous voilà donc des millions à regarder un spectacle de mostres de foire tous plus chargés les uns que les autres en train de courir des étapes de montagne avec une moyenne de 40km/h ! Plus vite ce cirque arrêtera, mieux cela sera… Dans le même temps on apprenait une nouvelle plus joyeuse avec la libération définitive des infirmières bulgares. Cete affaire aura quand même été positive dans le sens qu’on connaît maintenant le prix du virus du SIDA par personne : un million de dollars.
Aujourd’hui on reprend les bonnes( ?) habitudes avec un film 100% ricain, 100% action, 100% décérébré avec le nouveau champion de ce genre qu’est Transformers qui sort en ce 25 juillet dans nos contrées fort fort éloignées d’Hollywood. Réalisé par Michael « Demolition Man » Bay, Transformers partait de très loin. A la base c’était une série de jouets des années 80 qui avait déjà été adaptéé en dessin animé avant de retomber quelque peu dans l’oubli. Mais voilà que ceux-ci reviennent à la charge dans un film estampillé Spielberg. Les fans se sont révoltés en apprenant que la réalisation serait confiée à Michael Bay, capable du meilleur (Rock) comme du pire (Pearl Harbor) en passant par le moyen (The Island).
Il faut dire que le scénario est sans doute un des plus ridicules de l’année. Il y a bien longtemps une guerre éclata entre les Autobots (les gentils) et les Decepticons (les méchants donc). Et puis il y avait le Cube capable de créer des Transformers. Megatron, le chef des Decepticons voulait s’en emparer mais il se retrouva prisonnier dans la glace sur notre Terre. Mais de nos jours cette vieille guerre refait surface… Je vais vous faire une révélation qui va sans doute vous choquer de ma part mais tant pis : lorsqu’on est devant Transformers, on se fout royalement du scénario et ce pour plusieurs raisons. 1 : les effets spéciaux sont tout simplement hallucinants, Spider-Man peut remballer son costume et Jack se marier avec Will. 2 : le film est non seulement drôle mais il est encore plus drôle quand on a à l’esprit que c’est bien du Michael Bay. 3 : ce même Michael Bay qui n’arrêtait pas de nous saouler avec son patriotisme exacerbé se permet de se foutre de la gueule du Président des Etats-Unis en ne montrant que ses pieds et en le faisant passer pour un connard de première. Certes il lui arrive à deux ou trois reprises de retomber dans ses travers mais ces passages sont beaucoup plus digestes qu’à l’accoutumée…
En fait, pour illustrer mon deuxième argument, il suffit pour cela que je dise que si on enlève les dix premières minutes et la dernière demi-heure, Transformers serait une comédie. Certaines scènes sont vraiment surprenantes comme celle où Sam (Shia LaBeouf, excellent dans le rôle du Tombeur 217) tente de cacher les Autobots dans son jardin alors que ses parents sont dans la chambre et que sa mère pense qu’il était en train de s’occuper tout seul si vous voyez ce que je veux dire. Le couple Shia LaBeouf/Megan Fox marche parfaitement et les petits clins d’œil de-ci de-là à d’autres films (Kill Bill, Armaggedon) font de Transformers un moment de pur divertissement qui trouve son apogée à la fin, dans ce qui est sans doute la demi-heure la plus bourrine de l’histoire du cinéma. Bien évidemment ceux qui n’aiment pas le style de Bay avec son montage épileptique ne trouveront là rien de nouveau. Mais pour les autres, Transformers est tout simplement le divertissement le plus abouti de cette dernière décennie. Cette année Pirates des Caraîbes a échoué et Spider-Man s’en est approché mais le fait est là : Transformers a gagné !

Note finale : 17,5/20 (cela peut paraître exagéré mais je n’avais pas pris un tel pied au cinéma depuis Star Wars Episode III)

Hot Fuzz

Publié le 21/07/2007 à 12:00 par Chandler
Hot Fuzz
Mes chers amis, je viens de découvrir quelque chose que vous ne soupçonniez pas : il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark ! En effet, un de ses ressortissants juché sur son appareil à deux roues a cru bon de se soustraire à des contrôles antidopages inopinés alors qu’il s’entrainait au Mexique en essayant de dépasser Speedy Gonzalez. Ce qui est encore plus bizarre c’est que l’UCI a pensé que sortir cette affaire en plein milieu du Tour de France serait de bon aloi… Alors que le cyclisme est à terre, voilà qu’on lui met la tête contre le trottoir et qu’on lui dit « bonsoir ». Pendant ce temps-là un peu partout dans le monde on entendait vers 0h01 les premiers « Aaaaaahhhhhhhh » et autres « Hhhhhhhhhhhiiiiii »devant les librairies et autres grandes surfaces spécialisées tout cela pour un ado de mon âge qui n’existe même pas ! Le cœur à ses raisons que la raison ne connaît pas, voilà un adage encore d’actualité. J’ai beau me moquer, je suis l’un des premiers à être victime de ce phénomène touchant une bonne partie des Moldus que nous sommes…
Il est temps à présent de faire une petite rétrospective depuis l’ouverture de ce blog il y a maintenant 14 mois : sur 60 critiques écrites…60 concernent des films américains ce qui fait un pourcentage de (ne me dîtes rien surtout, je rentre en Terminale S) 100% ! Seulement aujourd’hui tout cela va changer. En effet, le film dont je vais vous parler n’est pas américain mais anglais ! Certes c’est kif kif bourricot mais le cœur y est : j’ai changé (ça me rappelle quelqu’un cette phrase mais je ne sais plus qui…). Ce film anglais annoncé tel le messie c’est Hot Fuzz réalisé par la même bande qui s’était occupée de Shaun Of The Dead. Je n’ai pas eu l’occasion de voir ce dernier mais tout ce que j’en ai entendu était plutôt positif. De plus, la bande-annonce et le buzz entourant Hot Fuzz m’a beaucoup intrigué. Ni une ni deux, je me suis donc décidé à découvrir ce que l’on annonce comme une petite perle. Et là…(moi aussi je ne veux pas qu’on sache la fin avant…la fin).
On a beaucoup parlé de Hot Fuzz en terme de parodie de films d’action mais il serait plus juste de parler d’hommage car s’il est vrai que des références à d’autres œuvres sont bien présentes, elles le sont d’une manière qui est très loin de la moquerie pure tels que dans Scary Movie ou dans Hot Shots ! Nicholas Angel est le meilleur flic de Londres. Il est le numéro partout. Le seul problème, c’est qu’il est trop bon et qu’il fait passer ses collègues pour des ersatz de Navarro et de Julie Lescaut. Son chef décide alors de le muter dans le village de Sandford où il ne se passe strictement rien. Mais une série d’accidents plutôt suspects vont le remettre en selle… Hot Fuzz se distingue donc dès le début des parodies « classiques » et ce juste par le fait qu’il possède un scénario digne de ce nom et que le film ne consiste pas en un enchaînement sans queue ni tête de scènes pour faire rire. L’autre grande qualité du film est qu’il n’est à aucun moment lourd et que chaque référence et chaque gag n’est pas trop appuyé : c’est au spectateur et à lui seul de décider ce qui est drôle et ce qui ne l’est pas. A vrai dire je ne suis pas sûr d’avoir saisi toutes les vannes mais c’est ce qui fait le charme de cette comédie so british.
La réussite de l’ensemble tient également sans nul doute à la qualité de l’interprétation du tandem Simon Pegg/Nick Frost, duo impropable si typique des buddy-movies. La réalisation est également un vibrant hommage au cinéma de Michael Bay avec tous ces plans durant un dixième de seconde. Et puis il faut avouer que la dernière demi-heure est assez jubilatoire avec des gunfights de grands-mères qui déménagent. En résumé de l’humour, de l’action et aussi c’est à noter un peu de gore… Que demande le peuple ?

Note finale : 17/20 (LE coup de cœur de cette année 2007)

Harry Potter et l'Ordre du Phénix

Publié le 18/07/2007 à 12:00 par Chandler
Harry Potter et l'Ordre du Phénix
Bonjour à tout le monde ! En ce moment l’actualité est très centrée sur le Brésil qui depuis ce week-end est « tout feu tout flamme » si je puis dire. Après avoir gagné la Copa America contre leurs meilleurs ennemis, les Argentins, ils ont trouvé sympa de fêter ça avec un grand feu d’artifice près de l’aéroport de Sao Paulo. Ah là là ces Brésiliens ! Toujours les premiers pour faire la fiesta ! Pendant ce temps-là Nicolas était sur le Tour de France. Il paraît même que certains coureurs lui ont demandé quel était le produit magique qu’il prenait pour être partout tout le temps. Mais ces jours-ci on a pu également respirer un bon coup pour les infirmières et le médecin bulgares qui ont vu leur peine de mort commuée en prison à vie ce qui est quand même le minimum pour des gens innocents, on a frissonné en apprenant que les numéros de renseignement 118 finalement, c’était pas cool et on a tous pleuré quand on a appris que Thierry Henry divorçait…
Mais tout cela ne représente tout au plus qu’un vulgaire feu de paille comparé à l’événement planétaire qui aura lieu le 21 juillet à minuit : la sortie du septième et dernier tome d’Harry Potter ! D’un autre côté vous pouvez vous calmer car seul la version anglaise sera en vente. Pour nous, pauvres Français non anglophones, il faudra attendre trois mois pour savoir si oui ou non Ron se tape Hermione, si Harry finira clochard et si le fantôme de Dumbledore s’associe avec celui d’Obi-Wan Kenobi pour affronter Voldemort… Pour nous faire patienter, la Warner Bros a eu la brillante idée (d’un point de vue marketing bien sûr) de sortir le cinquième film dans les salles à la même période. Harry Potter et l’Ordre du Phénix a donc débarqué la semaine dernière et, rien que pour toi public, je suis allé y jeter un coup d’œil.
Ceux qui avaient lu le bouquin le savait mais dès les premières minutes les autres le savent aussi : la période où Harry vivait dans une réplique du château de la Belle au Bois Dormant est bel et bien révolu. Le film est sombre et les couleurs sont ternes donnant un aspect crasseux au film. Si l’ambiance est sombre, le scénario reste une fois de plus obscur pour qui n’a jamais lu l’œuvre originale. C’est le défaut récurrent des adaptations au cinéma d’Harry Potter : on a l’impression d’assister à un enchaînement de saynètes vaguement liées les unes aux autres ce qui est exactement le contraire des livres où chaque action à une importance pour la suite. Sur cet aspect, je trouve que Harry Potter et la Coupe de Feu était plus réussi. Par contre, il faut avouer que David Yates a su touver l’atmosphère propre à ce volet, sorte de mélange entre le style limite bizarre d’Alfonso Cuaron et un peu plus léché de Mike Newell.
L’autre gros défaut du film même s’il est indépendant de la volonté des acteurs et du réalisateur, c’est la piètre qualité du doublage français. Evidemment certains me diront qu’il faut aller voir les films en VO mais je n’ai ni la (mal)chance d’habiter près de Paris ni l’envie de télécharger les films. D’habitude je suis plutôt un défenseur du doublage français qui est peut-être le meilleur au monde mais là c’est à la limite du supportable. Autant les voix des professeurs sont tout à fait correctes (surtout celle de Rogue que j’adore tout particulièrement), autant celles de Harry et d’Hermione ne collent vraiment pas du tout. La première atténue complètement le jeu de Daniel Radcliffe et la seconde fait viellir Emma Watson de vingt ans.
Sinon les effets spéciaux sont utilisés avec parcimonie ce qui est de plus en plus rare, Imelda Stauton est une très bonne Dolorès Ombrage et Dudley est de plus en plus ridicule. Il n’y a plus qu’à attendre l’année prochaine pour savoir de quel bois sera fait la prochaine adaptation…

Note finale : 13,5/20 pour la VF
?/20 pour la VO

Phone Game

Publié le 15/07/2007 à 12:00 par Chandler
Phone Game
Bienvenue, mon cher visiteur en tong ! Toi aussi tu trouvais que le défilé du 14 juillet sentait le moisi ? Toi aussi tu pensais que Jacques Chirac était vraiment une feignasse parce qu’il ne voulait pas bouger de sa tribune ? Et bien tu peux te réjouir cher concitoyen car le 14 juillet nouveau est arrivé ! Maintenant on a des troupes européennes en ouverture qui ont bossé comme des dingues pour marcher à la même cadence (vous imaginez le temps qu’il faudrait s’il fallait en plus qu’ils fassent la guerre ?…), on a la séance tactile avec le public lors de la descente de Nicolas et, cerise sur le gâteau, on a le droit à un concert de Tokio Hotel (suivi d’un certain Michel P. inconnu au bataillon…). Personnellement célébrer le 14 juillet avec Tokio Hotel c’est comme si on avait fêté la chute du Mur de Berlin avec les 2B3 mais bon là je me retiens parce que c’est vraiment tirer sur une ambulance…
Mais nous sommes à présent le 15 juillet et toutes ces festivités sont maintenant derrière nous. Il faut donc à présent se concentrer sur le prochain projet chaud en France : le croisement des juilletistes et des aoûtiens (demande officielle d’aide pour l’orthographe s’il vous plaît). Sur l’A6, ça va bouchonner entre les Transformers et les 4 Fantastiques. On annonce également un duel entre Ratatouille et Homer Simpson. Quand je vous disais que cela allait être chaud… Et c’est là que vous aller découvrir que mes enchaînements sont dans le top 3 des plus miteux (avec ceux de Michel Drucker et de Jean-Pierre Pernaut) : c’est durant le mois d’août 2003 (les pompes funèbres en salivent encore) qu’est sorti un petit ovni du vaisseau-mère Hollywood : Phone Game. Alors que la plupart des films à notre époque ne peuvent pas se monter avec moins de 50 millions de dollars si on a une star dans le casting, Phone Game représente le parfait contre-exemple de cet état des lieux. S’il a été tourné avec 10 millions de dollars en douze jours (un film d’auteur quoi), n’allez pas croire pour autant qu’il n’y a personne en haut de l’affiche. Forest Whitaker, Colin Farrell, Katie Holmes, Kiefer Sutherland (vous pouvez enlever un nom de cette liste selon votre croyance en la scientologie ou pas) sont autant de noms sonnant tels un chouette petit gazouillis à l’oreille d’un public averti.
Là où Phone Game brille tout spécialement c’est par son scénario machiavélique qui tient en haleine le spectateur jusqu’à la dernière seconde. Stu Shepard est un attaché de presse qui est, il faut le dire, un vrai connard. Alors qu’il passe devant une cabine téléphonique, le téléphone sonne. Intrigué, Stu décroche. Le seul hic c’est que son interlocuteur menace de le tuer s’il a le malheur de raccrocher le combiné. Pour pimenter un peu le tout, la voix tue un proxénète dans la rue mais fait endosser le meurtre à Stu. La police ne tarde pas à arriver… Comme Joel Schumacher était conscient du fait que cette histoire ne lui permettait pas de faire un thriller classique de deux heures, il a tout simplement gardé l’essentiel. Au final, la bobine dure 1h20 générique compris et c’est aussi ce qui fait tout le charme et toute l’originalité de ce film.
C’est également l’occasion d’apprécier ce qui constitue une des meilleures performances de Colin Farrell car il arrive à faire passer toute une palette d’émotions en restant tout le film dans une cabine d’à peine 2m². Forest Whitaker est encore une fois irréprochable (vous me direz que le jour où il sera mauvais les poules auront des dents mais bon). Pour ce qui est de Kiefer Sutherland, je ne peux décemment pas juger sa performance vu que je n’ai vu que la version française. Comme son rôle consiste en une voix, il m’est donc impossible de maudire ou de faire l’éloge de Jack Bauer. Phone Game ravira donc tous ceux qui aiment les films sadiques mais aussi tous ceux qui comme moi aimeraient voir ce genre d’œuvre venant d’Hollywood beaucoup plus régulièrement…

Note finale : 16/20

Superman Returns

Publié le 11/07/2007 à 12:00 par Chandler
Superman Returns
Bienvenue une nouvelle fois sur le blog qui fait frissonner Les Inrockuptibles, qui donne des sueurs froides à Télérama et qui est l’objet d’une fatwa par Les Cahiers du Cinéma. Je ne sais pas pour vous mais toute cette avalanche de blockbusters depuis le mois de mai m’empêche de souffler. A peine un Die Hard est sorti qu’on annonce la semaine d’après Harry Potter avant d’enchaîner sur Tranformers. Pff… En comptant tous les budgets de ces grosses productions, on va voir défiler devant nous environ 400 millions de dollars. Evidemment tout cet argent pourrait être investi autre part telle que la lutte contre le SIDA où l’aide à l’Afrique mais dans ce cas-là, où irions-nous regarder passer Jean Mineur sur son ticket de cinéma ? Le petit instant de culpabilité et de cynisme pour les Nuls étant maintenant intervenu, il faut à présent que je pousse un petit coup de gueule. Transformers qui sortira le 25 juillet a un budget de 150 millions de dollars plutôt compréhensible quand on connaît le sujet du film. Alors j’aimerais savoir comment Spider-Man 3 a pu coûter le double ?! Attention messieurs les producteurs, vous êtes en train de vous faire plumer…
Laurent Weil étant à présent parti de mon enveloppe corporelle, j’ai voulu illustrer une nouvelle fois cette explosion des coûts avec un film de super-héros sorti l’été dernier : Superman Returns. Ce « retour » de Superman (pas besoin d’être un pro en anglais pour la traduction) orchestré par Bryan Singer devait constituer le sommet de l’été blockbustérien 2006. Quelle ne fut pas le sentiment de forte déception ressenti par la populace ! Il faut dire que cette renaissance du plus balèze des super-héros intervenait quelques années après celle de ses collègues comme les X-Men et Spider-Man et que les recettes qui fonctionnaient pour le premier volet en 1978 n’étaient plus vraiment les mêmes. Tout d’abord rien que le personnage de Superman en lui-même apparaît comme démodé aujourd’hui : son seul point faible étant la kryptonite et aucun autre moyen pour le battre existant, les scénaristes doivent vraiment être des génies pour tirer une histoire originale. Ceux de Superman Returns ne l’étant pas (des génies), celui-ci est fade et sans grand intérêt. Superman revient sur Terre après des années d’absence. Il découvre que la planète n‘a plus vraiment besoin de lui pour être protégée et que son grand amour Loïs Lane s’est remariée et a un enfant. Superman va en plus être confronté une nouvelle fois (et oui encore) au méchant Lex Luthor…
Comme vous pouvez le constater tout cela est loin de casser trois pattes à un canard mais on pardonnerait volontiers ce point faible si le film possédait un bon rythme avec de l’action originale et spectaculaire. Malheureusement là encore on est loin d’atteindre des sommets. Bien sûr Superman arrive à sauver des passagers dans un avion en flammes mais les effets spéciaux sont si mal incrustés dans l’arrière plan que l’on a un peu de mal à y croire. L’ambiance du film dans son ensemble ne soulève guère d’enthousiasme la faute une fois de plus à l’impression que l’on assiste à un énième remake du premier volet. Passons maintenant aux acteurs. Je ne vous surprendrai sans doute pas quand je vous dirai que lorsque que j’ai été voir le film je ne connaissais que le génial Kevin Spacey et que les noms de Brandon Routh et de Kate Bosworth m’étaient totalement inconnus. Passe encore le fait que les deux derniers cités soient transparents mais le fait que Kevin Spacey soit mauvais me met en colère. Comment Singer qui lui donna un de ses meilleurs rôles dans Usual Suspects ait pu le laisser s’enfoncer comme cela dans le rôle de Lex ? Encore une question sans réponse qui rejoindra « Mais où est-donc passée la septième compagnie ? » et « Est-ce que Sheila est un homme ? »
Pour vous réjouir encore plus sachez que si le film n’est pas bon, il a quand même coûté (attention tenez vous bien) 270 millions de dollars ! N’en jetez plus, Hollywood devient fou…(Laurent je t’avais dit de partir !)

Note finale : 08,5/20 (Mon Dieu Les Cahiers du Cinéma pensent comme moi. Au secours !)

The Truman Show

Publié le 08/07/2007 à 12:00 par Chandler
The Truman Show
Force et honneur à toutes et à tous ! Je ne sais pas si c’est le cas par chez vous mais dans ma région le temps est pourri, pourri, pourri… Les petits malins du sud liront ces lignes interloqués, regarderont par la fenêtre, lèveront les yeux au ciel et penseront que je suis tombé sur la tête. Mais ici je m’adresse aux compatriotes de Brest, de Saint-Malo, de Rennes…Toutes ces villes qui n’ont pas l’été ensoleillé promis par Météo France qui ne sait même plus prévoir le temps du jour au lendemain (par exemple on aurait dû avoir un week-end radieux…). Il ne nous reste plus qu’à rester au chaud chez nous à regarder le Tour de France à la télévision même si tout le monde sait que le vainqueur à Paris ne sera pas l’Abbé Pierre et qu’il ne fonctionnera pas à l’eau claire. Enfin, si vous préférez, il y a le Grand Prix de F1 mais là aussi les premiers cas de dopage apparaissent, la faute aux F1-Transformers…
L’état des lieux général étant maintenant établi au sein de la communauté sportive (en résumé selon Bébert c’est : « de toute façon ils sont tous dopés ! » Merci Bébert.), il ne me reste plus que de vous parler d’une autre supercherie qui est la trame scénaristique d’un des meilleurs films de Jim Carrey, The Truman Show ( Ah bon c’est pas Ace Ventura en Afrique ?). Réalisé par Peter Weir à qui l’on doit également Witness et Le Cercle Des Poètes Disparus, The Truman Show est une satire de la télévision actuelle qui nous montre avec exagération ce qu’elle pourrait être dans quelques années (avec des joyaux comme Secret Story et L’Ile de la Tentation on voit très bien merci…) et ce à travers l’histoire de Truman Burbank, un petit assureur de Seaheaven vivant une vie tout ce qu’il y a de plus banal. Mais un jour une série d’événements lui font croire qu’il est observé et que tout n’est pas aussi rose qu’il l’avait imaginé. C’est alors qu’il se rend compte que depuis son enfance il est le héros d’une émission de télé-réalité et que Seaheaven n’est en fait qu’un vaste studio. Il fera alors tout pour s’en échapper…
Si tout cela paraissait hautement improbable il y a dix ans, il est indéniable qu’aujourd’hui ce film gagne de sa force au fil des années et à mesure que la télévision tire de plus en plus vers la médiocrité. The Truman Show n’est donc finalement pas vraiment un film de science-fiction mais plutôt un film d’anticipation. Mais ce film est également le premier qui a permis à Jim Carrey de changer de registre et de s’essayer dans un domaine plus dramatique même si on retrouve au début du film ses mimiques habituelles. C’est également l’occasion de traiter du cynisme dans le monde du petit écran en dressant un portrait peu élogieux de ses acteurs s’amusant à jouer avec les émotions de Truman en lui faisant notamment croire que son père est mort en mer, faisant naître chez Truman une phobie de l’eau et l’empêchant d’aller où il veut. La meilleur partie du film est sans conteste celle où Truman découvre au fur et à mesure toute la supercherie à l’aide d’un projecteur tombant du ciel, de personnes faisant constamment la même chose…
Comme dans tous ses films, Peter Weir filme avec sobriété son sujet alors que d’autres auraient cherché le spectaculaire à tout prix (ceux qui veulent voir Die Hard c’est juste en-dessous !). Le seul défaut même si ce n’en est pas vraiment un est le fait que la fin est quelque peu frustrante et qu’on aurait en vie d’en savoir un peu plus sur la nouvelle vie de Truman. Mais que cela ne vous empêche pas de découvrir ce très bon film qui malheureusement devient de plus en plus réaliste…

Note finale : 17/20

Die Hard - Retour En Enfer

Publié le 04/07/2007 à 12:00 par Chandler
Die Hard - Retour En Enfer
Bonjour les enfants ! Je ne sais pas si vous avez un peu regardé le discours de François Fillon devant l’Assemblée Nationale mais avouez que cela fait irrémédiablement penser à nos chers cours du collège et du lycée : même prof parlant sans arrêt pendant une heure ( Mr Coicadan sortez de ce corps je vous en prie !), même audience partagée entre ceux qui suivent avec intérêt le cours du début à la fin tels les lèche…les premiers de la classe et ceux qui s’en foutent comme de l’an 40 (à noter sur le bulletin que les élèves Ayrault et Hollande étaient particulièrement dissipés). L’autre événement de ces jours-ci et en l’occurrence d’aujourd’hui 4 juillet, c’est la Fête de l’Indépendance aux Etats-Unis et, quelle coîncidence, c’est également le jour de la sortie de Die Hard 4 qui se déroule pendant cette même fête ! Comme j’ai eu la chance de pouvoir le voir en avant-première hier soir, je peux dès à présent vous révéler si oui ou non Bruce Willis est toujours en forme…
Il y a déjà dix-neuf ans de cela, McClane sauvait des otages piégés dans le Nakatomui Plaza de Los Angeles puis il a déjoué les plans de terroristes aériens et enfin il a récupéré l’or appartenant aux Etats-Unis. Inutile de vous dire qu’après ça on est un peu fatigué mais est-ce pour autant que ces sadiques de scénaristes allaient laissé John se tourner les pouces jusqu’à sa retraite ? Que nenni ! Ils ont trouvé le moyen, douze anneés plus tard, de le faire revenir et cette fois il est confronté à des pirates informatiques cherchant à voler les fonds de pension et ce en détournant l’attention des autorités en paralysant les Etats-Unis via le dérèglement des transports, la chute des cours financiers etc… C’est dans ce contexte que McClane doit récupérer Matthew Farell, un hacker, afin de l’emmener au FBI. Mais il se trouve que Farell a participé involontairement à l’attaque des terroristes et ceux-ci cherchent à tout prix son élimination. John doit donc le protéger…
Cette histoire de piratage informatique est plutôt assez basique mais il faut avouer que Len Wiseman, le réalisateur, tire son épingle du jeu en ne cherchant absolument pas à expliquer comment chaque entrée dans un système est possible mais plutôt en se concentrant sur la poursuite de ces méchants pas beaux par McClane. Et là c’est ce qu’on appelle du grand spectacle qui nous est offert. Explosions en veux tu en voilà, cascades tout simplement hallucinantes mais aussi humour vraiment efficace pour désamorcer la tension. Tout d’abord, je tiens à remercier la production du film d’avoir voulu faire un film d’action à l’ancienne c’est-à-dire en utilisant le moins d’effets numériques possibles car le fait de savoir que la majorité des cascades ont été vraiment réalisées donne un côté beaucoup plus « réaliste » (si on peut qualifier un Die Hard de réaliste évidemment) et plus humain au film même si certaines scènes auraient été imposibles à tourner sans numérique comme celle où McClane fait face à un F-35.
Justement en parlant du rôle-titre, Bruce Willis est toujours aussi à l’aise dans ses vêtements crados et il faut le féliciter de faire d’aussi gros efforts physiques à 52 ans (on verra ce que ça donnera pour Harrison Ford dans Indiana Jones à 65 ans…). Comme dans Une Journée En Enfer il est affublé d’un personnage un peu manchot en la personne de Justin Long mais celui-ci tient vraiment bien la distance et n’est absolument pas ridicule à côté de son partenaire. Quant aux méchants, ils sont beaucoup moins charismatiques que les frères Gruber même s’il faut admettre que la meilleure scène du film est sans conteste le combat entre Maggie Q et Bruce Willis. Comme je l’ai dit, l’autre bon point du film est l’humour qui est encore plus présent que dans les autres films avec des répliques qui feront peut-être date (s’il devait n’en rester qu’une je choisirais : « Je commence à en avoir ras le cul de ton kung-fu ! »). En résumé, Die Hard 4 est digne de la saga et écrase les autres suites sorties depuis le début de l’année.

Note finale : 16,5/20 (Yippe-kai-yay Motherfucker !)

La Menace Fantôme

Publié le 02/07/2007 à 12:00 par Chandler
La Menace Fantôme
J’aimerais bien vous dire bonjour comme tous les jours mais là, franchement, je suis pas d’humeur. Quelle est donc la cause me demanderez-vous ? Tout simplement parce que je ne suis plus number one, numero uno…en clair je suis plus le leader du classement de Centerblog. Ah là là là quelle catastrophe ! Comment vais-je donc survivre dans ce monde qui fait tout pour me couler ?! Diantre, fichtre, sacrebleu, parbleu ! Que celui qui souhaite me pourfendre du bout de son sabre se présente en face de moi ! Après cette scène de mélodrame digne des films de Meryl Streep, un petit coup d’œil sur les routes des vacances dans le Monde (là où on vit, pas le journal…) : un accident sur la route de Glasgow provoque un embouteillage aéronautique sur toute la région allant de la Californie à la Pologne. Pendant ce temps-là le souffle d’une vingtaine de voitures à Magny-Cours a provoqué une chute d’hélicoptère…
Ma(mon) petit billet d’humeur(humour) noir(e) étant maintenant achevé, il est maintenant temps de s’attaquer aux choses sérieuses. Comme le caractère du début de mon texte était plutôt explicite, vous avez remarqué que le chiffre 1 me tiens particulièrement à cœur. C’est pour cela que j’ai pensé que revenir sur l’episode I de Star Wars serait intéressant, 2007 étant également l’année du trentième anniversaire de la trilogie originale. Datant d’il y a maintenant huit ans, La Menace Fantôme est l’épisode de Star Wars qui a rapporté le plus au box-office mais comme on ne cessera jamais de le répéter autant le dire une nouvelle fois : un succès n’est pas forcément synonyme de réussite artistique. Inutile d’illustrer mon affirmation avec un exemple qui me ferait des ennemis (n’empêche que Les Bronzés 3 serait bien approprié…)
Après seize ans d’absence des grands écrans, George Lucas nous livrait le début de sa prélogie alors que tous les fans attendaient fébrilement, certains campant plusieurs jours pour être sûrs d’avoir les premières places et se posant de nombreuses questions : « Sera-t-il aussi bien que les anciens ? », « Qui aura un aussi gros charisme qu’Harrison Ford ? » ou bien encore « Qui c’est qui pue dans la tente d’à côté ? ». Bref, l’attente était énorme et l’audience fut déçu. George Lucas n’a pas su recréer la magie et le charme des anciens épisodes en se noyant dans une histoire trop enfantine et dans un océan numérique, le personnage de Jar Jar Binks étant la preuve la plus flagrante de cette schizophrénie de Lucas voulant plaire aux nostalgiques des années 80 et aux arrivés tout frais. Le scénario en lui-même effectue un rajeunissement vu que le film se déroule une trentaine d’années avant la trilogie alors que la République est encore intacte bien qu’un seigneur Sith, Dark Sidious, tente de la fragiliser en manipulant la Fédération du Commerce en les incitant à créer un blocus commercial autour de la planète Naboo. C’est dans ce contexte que le Jedi Qui-Gon Jin et son padawan Obi-Wan Kenobi viennent escorter la reine de Naboo. Mais leur vaisseau est endommagé et ils doivent se replier sur une planète peu accueillante du nom de Tatooïne…
Evidemment c’est sur cette planète que nos héros découvriront le jeune Anakin qui basculera bien plus tard dans le côté pas clair de la Force. En y repensant bien, La Menace Fantôme fait seulement office de socle à la prélogie vu que les enjeux narratifs ayant de graves conséquences sont assez limités et que certaines scènes et personnages n’ont strictement aucun intérêt au niveau de l’enrichissement de la mythologie de Star Wars. Je ne reviendrai pas sur Jar Jar Binks mais on peut penser à Dark Maul qui a le charisme d’Orlando Bloom (voir l’article sur Pirates des Caraïbes), à la scène de podracers qui, bien que spectaculaire, n’existe que pour illustrer un pari… Le meilleur résumé pour moi de cet épisode I serait de dire que s’il n’existait pas, cela ne changerait quasiment rien à cette prélogie qui trouvera son apogée artistique dans l’episode III…

Note finale : 11/20 (pas mauvais mais oubliable ce qui pour un Star Wars est peut-être pire)
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