Publié le 27/06/2007 à 12:00 par Chandler

Welcome to marredescritiquesalacon my dear friends. Voici donc venu le temps de vous livrer une deuxième commande toute chaude en moins de 48 heures. Le problème avec ce nouveau rythme de travail est qu'il faut que je me creuse encore plus la tête pour trouver des introductions mais je vais y arriver ne vous inquiétez pas. Cherchons bien sur le journal... Ah tiens en voilà une nouvelle qui mérite d'être décortiquée : le lancement de l'iPhone d'Apple aux Etats-Unis. En voilà un produit révolutionnaire qui fera lecteur vidéo, lecteur MP3, agenda, télévision, toaster, le café, l'addition s'il vous plaît...et même téléphone portable! Et ce pour la modique somme de 599$! On arrête plus le progrès... Bon évidemment comme tout nouveau produit il y aura des problèmes, le réseau utilisé n'est même pas haut débit, on a pas le choix de son opérateur, la batterie dure encore moins lontemps que celle de la PSP et on paye la motié du prix juste pour avoir une pomme sur l'appareil mais à part ça, ça doit vraiment valoir le coup...
Comme j'aime les transitions bien senties, en voici une pour vous : si l'iPhone est un monstre de technologie, je vais vous parler d'un autre grand monstre mais du cinéma cette fois, le roi de Skull Island King Kong. Evidemment nous allons ici nous intéresser au remake de Peter Jackson de 2005 plutôt qu'à celui de John Guillermin de 1976. je ne parle même pas de la pub pour le Puissance 4 qui l'opposait à Godzilla... Avant de commencer, il faut d'abord préciser que Peter Jackson a commencé à plancher sur le film dès 1997, date où le premier jet du scénario a été écrit. C'était bien sûr avant qu'il ne se voit confier le projet d'adaptation du Seigneur des Anneaux qui allait lui apporter une notoriété mondiale. Mais après la fin du Retour du Roi, il pouvait enfin réaliser son rêve. Le King Kong original datait de 1933 et Peter Jackson ne souhaitait pas que sa version se déroule dans le monde moderne afin de respecter le plus possible son modèle. C'est donc durant la Grande Dépression aux Etats-Unis que l'histoire débute...
Ann Darrow est une actrice qui a du mal à joindre les deux bouts. De son côté Carl Denham, un réalisateur, tente de convaincre ses producteurs de lui donner de l'argent afin de finir son film mais ceux-ci refusent. Il décide alors de leur voler les bobines et doit impérativement trouver une actrice le plus rapidement possible avant de se faire arrêter. Il la trouve en la personne d'Ann et embarquent sur un bateau avec le scénariste Jack Driscoll jusqu'à Singapour. Seulement Carl a une autre idée derrière la tête... Le reste, presque tout le monde le connaît ce n'est donc pas vraiment la peine que je m'attarde 107 ans sur la suite de l'histoire. Avant toute chose, il faut signaler que cette version 2005 dure trois heures alors que la version originale ne s'étalait que sur 1h40. La conséquence est qu'il y a quelques longueurs surtout au début et que l'action ne commence qu'au bout d'une 1h15. Mais le reste...
C'est que du bonheur! Il faut avant tout saluer le travail admirable de WETA qui s'occupe des effets spéciaux et qui avait déjà travaillé sur Le Seigneur des Anneaux. Les animateurs arrivent à donner un profond caractère humain au plus connu des gorilles grâce au soin apporté à chaque détail au poil de cul près (bien sûr c'est une expression je ne suis pas allé vérifier....). Ils nous donnent aussi de fabuleux décors et notamment une reconstitution incroyable du New York des années 30. Si Jack Black est Adrien Brody sont un peu effacés, il en est tout autrement de Naomi Watts qui incarne à merveille la "moitié" de Kong. Peter Jackson n'est pas en reste et je dois même avouer que j'ai préféré King Kong à son Seigneur des Anneaux peut-être par le fait qu’il est beaucoup moins « lourd » et surtout parce que cette fois la fin ne consiste pas en 30 minutes d'au revoir comme dans le Retour du Roi...
Note finale : 17/20 (et en plus il n'y a pas de Hobbits non plus... )
Publié le 26/06/2007 à 12:00 par Chandler
Bonjour à vous tous ici présents. Comme j’ai pu l’écrire dans mon petit message daté du 24 juin, il me sera impossible d’avoir la même ponctualité que d’habitude durant les vacances et c’est donc pour cela qu’il y aura rgulièrement un article publié le mardi et un autre le mercredi. En résumé si vous voulez de la nouveauté il suffira de revenir demain ! Au niveau de l’actualité, il s’en est passé des choses : Super Sarkozy qui avait peut-être fait un peu trop le plein au G8, Super Sarkozy qui a réussi à faire adopter son traité simplifié aux chefs européens… N’en jetez plus ! Ajoutez à cela une info incroyable : il pleut à Wimbledon. Comme quoi de nos jours il ne faut pas trop perdre de temps sinon on n’est vite largué ( à part en ce qui concerne Wimbledon…)
Après avoir parlé du plus « grand » super-héros français moderne, il est temps également de parler d’un des plus grands films d’action des années 90 : True Lies. Peut-être que vous ne le saviez pas mais True Lies est le remake du film La Totale de Claude Zidi sorti en 1991 avec Thierry Lhermitte et Eddy Mitchell. True Lies reprend sa trame scénaristique mais avec évidemment un petit peu plus de budget (pour visualiser l’écart il faut imaginer celui entre le PIB du Luxembourg et de la France et vous aurez une petite idée). Comme dans le film original, True Lies nous raconte le quotidien d’un agent secret, Harry Tasker, qui effectue des missions très dangereuses dans le monde entier alors que sa femme Hellen croit qu’il est un simple vendeur en informatique. Trouvant que sa vie est trop fade, elle se laisse embarquer par un espion lui demandant de l’aide. Pendant ce temps-là, Harry est à la poursuite d’un terroriste armé de la bombe nucléaire…
Il est vrai que le film ne se distingue pas vraiment par sa finesse mais il faut avouer que c’est l’un des films les plus divertissants jamais faits au même titre que la saga Die Hard. Comme dans cette dernière, True Lies est rempli d’un humour assez communicatif surtout avec les scènes où apparaît Bill Paxton dans le rôle du pauvre type se faisant passer pour un espion alors qu’il n’est qu’un vendeur d’automobiles d’occasion. Arnold Schwarzenegger et Jamie Lee Curtis sont également très bons et leur duo marche vraiment bien surtout lors de la scène de danse à l’hôtel qui est vraiment très drôle. Pour ce qui est de l’intrigue principale, on peut dire que le réalisme n’était sans doute pas une préoccupation majeure de James Cameron lorsqu’il a tourné son film : les terroristes sont franchement très cons et ils oublient même de recharger la batterie de leur caméra lors du tournage de leur vidéo de propagande ! C’est dire…
Mais ce serait une erreur de bouder son plaisir devant ce spectacle de plus de deux heures avec des scènes d’action explosives, ses coups de feu involontaires touchant leur cible (ceux qui l’ont vu comprendront) et surtout ses répliques bien débiles typiques du film d’action hollywoodien comme : « Harry, as-tu déjà tué des gens ? – Oui mais c’était des méchants… » ou bien encore : « C’est qui qui a écrit ça ? C’est Harry ?! C’est de la merde ! ». Je pourrais encore en sortir une demi-douzaine comme celles-là mais ce serait gâcher le plaisir de les réentendre dans leur contexte. Il est également assez amusant de remarquer que True Lies a inspiré pas mal d’autres films dont le plus connu est Mission : Impossible III qui a repris le même décor pour la scène du pont même si le traitement diffère quelque peu…
En guise de conclusion, je dirais que True Lies est le film le plus décomplexé de James Cameron et qu’il montre qu’il est celui qui a su le mieux tiré partie d’Arnold Schwarzenegger avec John McTiernan.
Note finale : 15,5/20 (si seulement les terroristes pouvaient être aussi cons que dans le film…)
Publié le 24/06/2007 à 12:00 par Chandler
Travaillant tout l'été dans une enseigne de restauration rapide commençant par Mac et finissant par Donald's, il m'est impossible de vous livrer un article tout chaud ce soir. En contrepartie il y en aura deux mercredi afin de garder mon rythme. En espérant que cela ne vous chagrine pas trop...
Publié le 20/06/2007 à 12:00 par Chandler
Avé à vous tous. Tout d’abord, j’aimerais exprimer ma surprise quant au fait que je n’ai reçu aucun commentaire sur mon dernier article où je disais que l’élection de dimanche dernier était jouée d’avance. Et pourtant, aucun signe de contestation, aucun mot m’ordonnant de retirer ses paroles après le résultat du soir. Je ne comprends pas car finalement la gauche a gagné. C’est dans tous les journaux télévisés, radiophoniques et en ligne… Comment ça ils n’ont qu’un peu plus de 200 sièges ?! On nous aurait menti ? Blague à part je ne m’attendais vraiment pas à ce sursaut. Cela fait penser un peu au canard à qui l’on aurait coupé la tête mais qui continue de marcher malgré tout. Ajoutez à cela la défaite de Juppé et la séparation de Ségo d’avec Mr Guimauve et il sera inutile de de vous dire que l’on s’est bien amusés quand même…
Toues ces émotions terminées, il faut reprendre son souffle. C’est à cet effet que j’ai pensé vous parler d’un film passé quelque peu inaperçu en France il y a quelques mois et qui vaut le détour : Hyper Tension. Comme moi aussi je l’avais loupé lors de sa sortie en salles, j’ai pu le visionner grâce à mon cousin d’Amérique… Hyper Tension est ce que l’on pourrait appeler un film de malade(s). Un petit résumé de l’intrigue vous éclairera sans doute un peu plus. Chev Chelios est un tueur à gages qui, un matin, se réveille en ayant la tête dans le cul. Une cuite la veille ? Plutôt un poison qui le tuera au bout d’une heure. S’il veut survivre, le seul moyen est que son niveau d’adrénaline soit élevé. Par conséquent, il doit trouver un antidote tout en faisant n’importe quoi…
Vous l’aurez deviné sans mal, ce film est un film d’action où l’on peut apprécier les prouesses physiques de Jason Statham faisant la cheerleader sur une moto, cognant tout et n’importe quoi… Tous les moyens sont bons pour rester en vie comme sniffer de la cocaïne, utiliser un défibrilateur, de l’adrénaline artificielle. Cette course-poursuite contre le temps est également présente dans la réalisation car on a l’impression que le duo de réalisateurs, Mark Neveldine et Brian Taylor, est incapable de faire durer un plan plus de cinq secondes ( Michael Bay montre-toi, on sait que c’est toi derrière la caméra !) et ne peut s’emêcher d’utiliser des effets heureux (les basculements de caméra lors des scènes de poursuite) ou malheureux ( le coup de la vision floutée ça existe aussi sur Photoshop…). Bref ces deux gaillards ne resteront sans doute pas dans l’Histoire du cinéma mais il n’empêche que cela reste efficace. L’autre point fort de ce film est qu’il ne se prend jamais au sérieux (il est vrai que le contraire aurait été ennuyeux) et qu’un petit brin d’humour sème ici où là le bien autour de lui. Mais tout cela était trop beau car d’un autre côté le film pâtit d’une vulgarité sans limite. Je ne parle pas ici d’un quelconque langage cru qui est légitime dans ce type de film mais plutôt de cerataines scènes vraiment limites comme celle où Chelios fait l’amour avec sa copine devant des centaines de touristes juste pour remonter son niveau d’adrénaline où bien encore celle où elle lui fait une petite gâterie alors qu’il est en train de flinguer des mecs depuis sa voiture…
Au niveau des surprises, on appréciera (ou pas) la petite voire minuscule apparition de Chester Bennington alias Mr Chanteur un peu gueulard de Linkin Park et cette interrogation constante nous effleurant l’esprit : est-ce un cartoon où un film ? Impossible à dire. On pourrait même qualifier le film d’adaptation non officielle de GTA tellement le film semble lui faire des yeux doux. Pour conclure, un film d’action sympa et original qui aurait pu devenir méga-culte avec un peu plus de finition et une fin moins bizarre…
Note finale : 13/20
Publié le 17/06/2007 à 12:00 par Chandler
Bonjour à tous et bienvenue sur le blog qui vise à orienter votre choix de films en disant ceux qui sont vraiment biens, ceux qui le sont moins et ceux qui le sont encore moins (en clair qui sont nuls…) tout en essayant de garder un maximum d’objectivité même si j’adore les réalisateurs suivants : Steven Spielberg, Martin Scorsese, David Fincher, Quentin Tarantino… C’est avec cette même objectivité que j’assisterai fébrilement ce soir à 20 heures, à la première projection de la nouvelle Assemblée nationale tellement il y a de suspense. En effet, le tout est de savoir si l’UMP franchira la barre fatidique des 400 députés ou pas… Comme j’ai déjà lancé mon irrémédiable appel au vote mercredi, je ne pense pas que ce soit la peine de le réitérer (quelle douce sensation de donner des leçons de civisme alors que l’on n’a pas encore l’âge de voter !)
Votre sagacité ne pouvant être remise en cause, vous vous êtes sans doute rendu compte que depuis le début de mai les volets n°3 des sagas cinématographiques se bousculent au portillon. C’est ainsi qu’après les sorties de Spider-Man 3 et de Pirates des Caraïbes : Jusqu’au Bout Du Monde nous avons eu le droit de pouvoir découvrir la troisième aventure du monstre vert le plus connu au Monde, Shrek (Hulk était également une réponse valide au contraire de la Mer Noire), dans ce nouveau volet sobrement intitulé Shrek Le Troisième. Cette fois-ci, Shrek est en face d’un dilemme : son beau-père de roi vient de décéder et il est le seul qui puisse lui succéder à moins qu’il ne retrouve le cousin de Fiona, Arthur, également prétendant au trône. Ne voulant pas accepter les responsabilités royales, Shrek se décide à aller chercher le jeune Arthur. Mais quand en plus il apprend que sa femme est enceinte, la tranquilité lui paraît encore plus fort fort lointaine…
Evidemment cette histoire sert de prétexte à de nombreux détournements des grands classiques des contes et des légendes populaires en s’attaquant ici au mythe du roi Arthur. C’est ainsi que l’on assiste à de nombreux délires comme la représentation de Merlin comme le précurseur d’un certain Sigmund Freud, où l’on apprend que les « geeks » ne datent pas d’hier et que la vie d’un cookie n’est pas facile tous les jours… Le summum du parodique dans le film est à mon avis atteint lors du passage de notre trio (Shrek, l’Âne et le Chat Potté) dans l’université d’Arthur où l’on noue joue les clichés des campus américains à la flamme médiévale… Malheureusement ces très bons instants d’humour ne sont pas aussi présents que dans le volet précédent et on enrage lorsque l’on sent que certains gags auraient pu être poussé encore plus loin si les réalisateurs n’étaient pas bridés comme si notre héros s’assagissait avec ce nouvel épisode ce qui, si c’est voulu, collerait avec l’histoire mais j’en doute…
Par contre pour ce qui touche à l’animation il n’y a strictement rien à dire. Le même soin est accordé à tous les personnages même ceux n’apparaissant que quelques secondes et leurs mouvements sont d’un réalisme assez frappant. La guerre que se livre actuellement DreamWorks et Pixar continue donc encore et encore et la contre-attaque s’annonce imminente avec Ratatouille. A noter que pour un film d’animation la bande originale est assez surprenante même s’il faut avouer que Shrek est fait autant pour le plaisir des petits que des grands. N’empêche qu’entendre Live And Let Die des Wings et Immigrant Song de Led Zeppelin a un petit côté rafraîchissant. Au final, Shrek Le Troisième est un bon divertissement mais reste un ton en dessous de Shrek 2, le meilleur épisode de la saga de l’ogre vert. (cette fois impossible de répondre Hulk. Quant à la Mer Noire…)
Note finale : 13,5/20
Publié le 13/06/2007 à 12:00 par Chandler
Bienvenido à marredescritiquesalacon. Je suis heureux aujourd’hui. Vous me demanderez sans doute pourquoi mais la réponse tombe sous le sens : je viens de me rendre compte que j’avais un réel pouvoir de persuasion sur les gens. La preuve en est mon appel au vote qui a été suivi par des millions de personnes… Mais qu’est-ce que je raconte ?! Dimanche dernier on a assisté à une pseudo-élection où 4 électeurs sur 10 ne se sont pas déplacés afin d’exprimer leur voix. C’est sans doute ce qui fait le charme de la France à l’étranger : nous sommes imprévisibles. On est capable de battre des records de participation et puis un mois plus tard de battre celui de l’abstention… Pour les résultats, ils se résument en une phrase : l’hémicycle sera tellement bleu qu’on va se croire au village des Schtroumpfs !
L’appel d’usage au vote étant de nouveau lancé pour dimanche prochain (avec mon pouvoir on va peut-être passer la barre des 50%), le temps est venu de faire une exception à la règle. Sans doute l’avez-vous remarqué mais lorsqu’il s’agit d’une trilogie je n’écris que sur le premier volet mais aujourd’hui je ne peux m’empêcher de partager ma passion pour celui que je considère comme le meilleur Indiana Jones, La Dernière Croisade. Sorti en 1989, ce dernier volet (jusqu’à l’année prochaine) nous narre la course échevelée pour le Graal entre Indiana Jones et les nazis avec en prime un nouveau compagnon pour Indy : son papa magistralement interprété par Sean Connery. Nous faisant voyager de Venise à Berlin, de l’Autriche en Jordanie, La Dernière Croisade ne souffre d’aucun temps mort et nous offre même de belles surprises comme par exemple l’introduction où l’on peut voir Indiana adolescent et où l’on apprend d’où vient son chapeau, pourquoi il a tellement peur des serpents, comment il a eu sa cicatrice et comment il a appris à manier le fouet… Tous ces petits détails détails donnent vraiment à l’univers de George Lucas et de Steven Spielberg une incroyable cohérence dont certains feraient bien de s’inspirer ( Gore Verbinski si tu me lis…).
L’autre scène vraiment amusante consiste en la confrontation assez furtive d’Indiana et de Adolf Hitler qui, ne le reconnaissant pas, lui signe un autographe : clin d’œil vraiment réussi. Dans le blouson en cuir de l’archéologue le plus célèbre au monde, Harrison Ford est toujours aussi convaincant et on se demande encore comment la trilogie aurait été si celui auquel le rôle était destiné, Tom Selleck, avait accepté à la place de Magnum. Mais ce n’est pas la peine de refaire l’Histoire… Pour ce qui est du petit bonhomme criant « Coupé ! », inutile de dire que là encore c’est une réussite et je croise vraiment les doigts pour que le quatrième volet soit du même acabit que celui-ci. A la manière d’un Tarantino dans Boulevard de la Mort (voir ci-dessous), Spielberg semble réellement s’amuser avec son personnage en faisant des références aux autres volets comme par exemple dans les souterrains de Venise : « Qu’est-ce que c’est ? – L’Arche d’Alliance. – Vous êtes sûr ? – Plutôt oui… ». Enfin comment ne pas parler de cette musique qui a bercé mon enfance et qui a élevé encore un peu plus John Williams au rang de mythe. Nostalgie quand tu nous tiens !
Plus qu’un an avant d’enfin savoir si cette saga restera encore dans la légende…
Note finale : 18/20
Publié le 10/06/2007 à 12:00 par Chandler
Bienvenue à toutes et à tous. Au risque de me répéter après un mois sans éléctions, je tiens à répéter ceci : allez voter. Peu importe que ce soit pour Francis Lalanne et son Mouvement Ecologiste Indépendant ou pour les hippies du Parti Humaniste commme dirait le grand penseur Eric Cartman. Un seul mot d’ordre : votez. Après vous pourrez apprécier comme il se doit la finale tant attendue de Roland Garros Nadal-Federer en espérant qu’elle tienne toutes ses promesses et qu’elle dure plus de temps que le match d’hier entre Ivanovic et Hénin et ses 65 minutes de jeu. Messieurs, si vous me lisez (on peut toujours rêver), faîtes de ce match un monument…
Les prières d’usage ayant été effectuées, il est temps de vous parler du dernier film de Mister Quentin Tarantino et de son « superbe » titre français Boulevard de la Mort, un des deux segments de Grindhouse que nous, pauvres Européens, ne pourrons pas voir dans sa version originale. Mais finalement c’est un mal pour un bien car de cette façon nous avons le droit de profiter de près de 30 minutes supplémentaires ce qui n’est pas négligeable. Si vous avez l’intention d’allez le voir au cinéma, il faut d’abord rappeler que ce film est un hommage aux films de série B voire Z des années 70. Par conséquent les rayures sur la pellicule, le passage de la couleur au noir et blanc et les pseudos-erreurs de montage sont voulues et sont vraiment très bien intégrées et apportent une patte particulière au long-métrage.
Niveau scénario également on ressent encore l’hommage des films à faible budget de l’époque vu qu’il est quasi inexistant et qu’il tiendrait sur une feuille OCB : Stuntman Mike est un ancien cascadeur. Par plaisir, il suit des jeunes filles avant de les tuer à l’aide de sa bagnole. Fin. Evidemment entre les mains d’un réalisateur quelconque on aurait eu droit à un pur navet mais Tarantino agrémente le tout de son style caractéristique : dialogues aus petits oignons, plan séquence de plus de sept minutes… En sus il nous offre ce qui restera sans doute comme l’une des scènes les plus marquantes de l’année avec le premier crash répété quatre fois représenant le point de vue des quatre victimes. Tout simplement génial. Mais je serais malhonnête si je disais que Boulevard de la mort n’avait que des qualités. En effet si la première partie est très réussie, je trouve que la seconde l’est moins et ce principalement à cause de dialogues traînant en longueur et des personnages moins attachants. L’autre point noir est qu’il faut à la base être admirateur de Tarantino pour l’apprécier et rentrer dans son délire sinon vous aurez l’impresion de vous êtes fait avoir…
Pour les fans par contre, vous apprécierez sans doute les références aux autres films de Tarantino ( la référence aux Big Kahuna Burgers, la musique Twisted Nerve de Bernard Herman…) qui donnent à l’ensemble de son œuvre une unité très appréciable. Pour ceux qui sont devant la caméra il n’y a rien à dire si ce n’est que c’est un grand plaisir de retrouver Kurt Russell dans un premier rôle après le flop de Poséidon (quel jeu de mots !). Pour finir un petit mot sur la bande originale toujours aussi réussie et qui donne envie de replonger dans les 70’s. Au final, Boulevard de la Mort est un film pour ceux qui aiment Tarantino. Pour les autres vous pouvez toujours tenter l’expérience mais surtout ne criez pas sur le projectionniste à cause de la mauvaise qualité de la pellicule…
P.S : je ne saurais trop vous conseillez de visionner les fausses bandes-annonce de la version américaine de Grindhouse sur DailyMotion par exemple. C’est tout simplement du n’importe quoi mais du n’importe quoi génial !
Note finale : 16/20
Publié le 06/06/2007 à 12:00 par Chandler
Hello à vous. Visiteurs de France et de Navarre, je tiens à vous faire part d’une très importante nouvelle qui à coup sûr vous réchauffera le cœur : je suis en vacances. Evidemment le Bac de français m’attend mais l’année en elle-même est terminée pour moi et pour tous mes compères d’Aristide Briand qui, je l’espère, en profiteront comme il se doit. Je tiens également à souhaiter bonne chance à tous ceux qui passent le Bac (le vrai) et à tous ceux qui passent le Brevet des Collèges (qui est, je vous l’accorde, d’un tout autre niveau que le Bac…). Pendant ce temps-là, les gros bonnets se retrouvent en Allemagne pour parler « commerce » colombien et d’un film bientôt sur les écrans « Guerre Froide, Le Retour ». Nous verrons également si notre nouveau Président arrive à s’imposer dans la jungle (de la politique internationale, pas de la Colombie.)…
Dans cette période trouble où l’on ne sait plus qui est méchant et qui est gentil, il est temps de remettre les idées en place. Selon La Guerre des Mondes le gentil c’est Tom Cruise et le méchant ce sont les extraterrestres. Mais à la différence d’un film d’auteur comme Independence Day, La Guerre des Mondes ne sent pas le patriotisme aveugle à plein nez. Au contraire, le film s’attarde en réalité plus à la relation de Ray avec ses enfants Rachel et Robbie. Ray est un docker à New-York. Divorcé, il tente de montrer qu’il est un bon père à ses enfants. Malheureusement, il n’y arrivera que grâce à l’invasion de la Terre par des visiteurs venus d’ailleurs… Vous me direz que le scénario n’a rien de bien original et qu’il a été maintes et maintes fois ressassé. Je suis d’accord mais La Guerre des Mondes n’est autre que l’adaptation du livre éponyme de H.G. Wells qui a été l’un des précurseurs de la science-fiction qui s’était déjà vu porté à l’écran dans les années 50. Et puis ce n’est pas n’importe qui se retrouve derrière la caméra, Steven Spielberg ayant traité ce sujet dans E.T et Rencontres du Troisième Type. Sauf que cette fois, les aliens ne viennent pas en paix et ça, c’est pas cool…
Profitant des effets spéciaux modernes, La Guerre des Mondes est un film spectaculaire mais qui ne vire jamais dans le syndrome Michael Bay dont les symptomes sont « Faire tout péter » et « Faire péter ce qui reste ». Bien que cette maladie soit parfois attrayante (j’en profite pour parler de Transformers, réalisé par Mr Bay et produit par … Spielberg, quelle coïncidence), Spielberg préfère filmer ce qu’il aime : la famille en général et les enfants en particulier. Pour ce qui est des enfants ils sont campés par Justin Chatwin (qui je vous l’avoue m’est inconnu) et Dakota Fanning, une actrice qui, malgré qu’elle n’a que douze ans, me donne envie de…de… de m’arracher un bras rien que pour avoir quelque chose à lui balancer à la figure tellement elle m’insupporte. Sentiment de jalousie ou bien preuve d’un certain talent, je n’en sais rien mais donnez-moi votre avis pour savoir si je suis le seul dans ce cas-là. Cette petite invitation au débat participatif (copyright Ségolène Royal) étant lancé, il reste la performance de Tom Cruise qui, s’il n’est pas particulièrement crédible en docker, s’en sort plutôt bien dans la seconde partie du film.
Mais il est temps de parler du sujet qui fâche, la fin du film. Véritable arnaque pour certains ou respect de l’œuvre pour les autres, cette fin est je trouve la seule qui pouvait exister même si l’on peut regretter la manière abrupte dont elle est amenée. N’empêche que La Guerre des Mondes est bien largement supérieur à Independence Day et ce rien que d’un point de vue purement visuel.
Note finale : 16/20
Publié le 03/06/2007 à 12:00 par Chandler

Bonjour à tous et bonne Fête des mères à toutes les mamans qui auront cette année encore le plaisir de recevoir de la part de leur bambin un superbe collier de nouilles ou bien un bouquet de fleurs en papier… Avant de commencer, je voudrais tout d’abord m’excuser pour le petit incident d’hier où des petits « malins » ont réussi je ne sais comment à poster un article sur mon blog où ils expliquaient qu’ils n’étaient pas méchants et que c’était juste parce qu’il s’ennuyaient à force de jouer à Counter-Strike. En faisant un petit tour sur les autres blogs les plus visités j’ai pu constater que je n’étais pas le seul qui avait été « attaqué ». Je tiens donc à exprimer ma compassion pour vent2folie, snakefriends, lemeltingpotdeclytia et à tous ceux qui ont subi ce préjudice. En espérant que cela n’aille pas plus loin…Ce petit interlude fini, il est temps à présent de parler sérieusement d’un film qui a maintenant plus de 35 ans et qui a créé un scandale lors de sa sortie, le célèbre Orange Mécanique de Stanley Kubrick.
Sorti donc en en 1972, Orange Mécanique est un film très dérangeant dans son esprit mais surtout par sa réalisation même si la première partie du film a très, mais alors très mal vieilli avec une vision du futur vraiment 70’s avec des couleurs jaune et orange du plus bel effet… Alex est un jeune sortant constamment la nuit avec ses potes appelés droogies qui passent leur temps à se battre contre des bandes rivales, à tabasser les clochards ou bien encore à violer des femmes. En résumé on peut dire qu’Alex n’est pas très gentil mais tout va basculer lorsqu’il se fait arrêter alors que lui et sa bande attaquent la villa d’une femme. Envoyé en prison, on lui fait une proposition qu’il ne peut refuser : être le cobaye d’une expérience visant à guérir les criminels de leur amour de la violence en échange de la liberté. Alex accepte mais son retour parmi les siens ne sera que plus dur.
Cette deuxième partie est à mon avis la plus réussie car Kubrick, n’ayant plus besoin de présenter les protagonistes et le décor, est débarrassé des codes de la science-fiction et se concentre uniquement sur le personnage d’Alex et sur son incapacité à commettre le moindre acte répréhensible jusqu’à la fin. Malcolm McDowell est tout simplement renversant dans la peau d’Alex et inspire vraiment la peur avec ses yeux bleus et son sourire démoniaque. Pour ce qui est du costume c’est moins la classe surtout à cause du moule-burnes qu’on dirait sorti de La Fièvre Du Samedi Soir… L’autre point qui peut déstabiliser (autre que le moule-burnes donc) est l’utilisation d’un argot à la base anglo-russe qui rend certaines répliques un peu incompréhensibles. N’empêche qu’Orange Mécanique possède une sacrée énergie, Kubrick se permettant même le luxe de faire des auto-réfrences comme par exemple chez le disquaire où l’on peut apercevoir la pochette de la bande-originale de 2001, L’Odysssée De L’Espace. En parlant de musique, elle est omniprésente dans l’histoire surtout celle de Beethoven ou Ludwig Van comme l’appelle Alex… Le seul conseil que je donnerais à ceux qui voudraient voir ce classique serait de le regarder jusqu’à la fin et de ne pas rester, je vais me répéter mais tant pis, sur la première partie qui d’un point de vue esthétique est particulièrement daté.
Note finale : 13,5/20
Publié le 30/05/2007 à 12:00 par Chandler
Et bien voilà, j’ai pas vraiment envie de jouer les rabats-joie mais force est de constater que dimanche dernier le jury du Festival de Cannes a récompensé un film qui malheureusement aura eu une audience beaucoup plus importante lors de cette cérémonie de clôture que dans les salles de cinéma. C’est un peu le résumé de l’hypocrisie entourant cette « fête » du cinéma : alors que les médias font tout un foin des films en compétition, leur avenir ne se jouera que dans une petite centaine de salles souvent parisiennes du moins en France. Certes il y a quelques exceptions mais ce sont souvent car elles comportent des stars devant ou derrière la caméra. Mais passons et parlons d’un film qui, j’en suis sûr, vous mettra de bonne humeur. Il s’agit de Requiem For A Dream (…)
Présenté justement hors compétition à Cannes en 2000, Requiem For A Dream est en fait une sorte de démonstration de la force et de la puissance des drogues, de toutes les drogues. Harry Goldfarb est un jeune de Brooklyn et est accro à l’héroïne. Avec sa copine Marion et son ami Tyrone ils se mettent à vendre de la drogue afin de sortir de leur misère. Mais cela s’avérera en fait être un aller direct pour l’enfer. Quant à la mère à Harry, Sara, elle rêve de passer à la télévision. Lorsque elle reçoit une invitation pour participer à une émission, elle décide d’entamer un régime pour pouvoir rentrer dans la robe rouge qu’elle adore. Mais là aussi cela l’entraînera au fond du gouffre. Vous l’aurez deviné, Requiem For A Dream est le film parfait si vous vouler déprimer un soir alors que vous êtes seul. Si le sujet traité en lui-même n’est pas vraiment original, c’est par son esthétique que le film étonne et plaît.
Adapté d’un roman d’Hubert Selby Jr et réalisé par Darren Aronofsky qui n’avait alors réalisé qu’un seul film, Requiem For A Dream est une sorte long clip vidéo et de condensé de ce qui peut être fait avec une caméra. Il pourrait même faire office de cours de réalisation pour les Nuls. Le montage déconseillé aux épileptiques lors de la prise de drogue, les plans comme celui où Marion sort de l’ascenseur…etc, donnent une atmosphère glauque au film qui n’en avait pas vraiment besoin. Chapeau également aux interprètes tous très crédibles, surtout Ellen Burstyn vraiment attachante dans le rôle de Sara que l’on a envie d’aider afin de la sortir du désespoir qui l’attend. A noter également la présence à l’écran de Marlon Wayans dans un registre légèrement différent de celui de Scary Movie ce qui n’est pas plus mal…
Mais il est pour moi impossible de parler de Requiem For A Dream sans parler de la superbe musique qui l’accompagne composée par Clint Mansell et surtout du morceau Summer Ouverture, véritable bijou donnant des frissons à chaque fois que je l’écoute et repris notamment pour les bandes-annonce des Deux Tours et de Sunshine. C’est sans doute la deuxième grosse qualité au film avec sa réalisation et qui permet à ce drame humain de prendre toute son ampleur. La fin est à l’image du film tout entier, c’est-à-dire d’une noirceur sans nom mais est également d’une beauté mélancolique (Mon Dieu je me mets à parler comme dans Télérama…Au secours). Comme quoi, avec 4,5 millions de dollars de budget on peut faire un film aussi touchant qu’avec 200 (je ne vise absolument personne si ce n’est un film avec un bateau coulant à la fin…). Un film à découvrir donc mais sortez vos mouchoirs et vos anti-dépresseurs…
Note finale : 16/20