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Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants.. Description audio !
Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
24.05.2006 Dernière mise à jour :
07.06.2008
J’espère pour vous que vous avez passé un agréable 1er mai et que vous en profitez encore en faisant le pont. Comme chaque année, les syndicats sont descendus dans la rue afin cette fois de s’insurger contre le système de retraites. A Paris, on a même eu le droit à une grosse surprise : François Chérèque, CFDT, et Bernard Thibault, CGT, ont défilé ensemble. Si vous voyez pas à quel point c’est énorme, sachez que c’était tout aussi improbable que la résurrection de NTM…Les diverses manifestations ont permis à chacun de s’échauffer pour ce moi qui s’annonce agité, notamment le 15 et le 22 mai. Et ce alors que nous commémorons encore et encore mai 68. Cela commence franchement à devenir lourdingue et rien que dans L’Express de cette semaine, 60 pages concernent mai 68. D’où le début d’une nouvelle maladie chez les Français, la maisoixantehuite, forme d’indigestion pouvant provoquer vomissements et maux de tête…
Mais le 1er mai ne concerne pas seulement les syndicats. Tous les 1er mai, le Front National défile pour honorer Jeanne d’Arc (vous savez, celle qui est traitée de protituée en Chine. C’est faux ! Elle était juste foldingue…) et son dirigeant, celui que l’on ne présente plus, Jean-Marie le Pen, se trouvant de plus en plus en difficulté. Non seulement il n’y avait que 2500 personnes au rassemblement du FN mais en plus il doit faire face à sa fille qui veut lui prendre sa place (c’est sans doute moins dure que prendre celle de Mathieu, ça c’est sûr) tout en devant gérer ses nouveaux propos révisionnistes sur les camps de concentration (le fameux « détail de l’Histoire ») parus dans le magazine Bretons. Dire qu’il y a six ans, le FN représentait 18% des votants. On peut s’en réjouir mais, si le FN disparaît, qui est-ce que l’on pourra taper sans risquer de se faire critiquer, de se faire contredire, nous donnant ainsi l’impression de s’engager dans un combat fort alors qu’il est d’une démagogie sans nom ? Bref, sauvons le Front National afin de continuer à lui en mettre plein la gueule : c’est une question de santé publique…
1977. Star Wars explose littéralement tous les scores au box-office et devient un phénomène cinématographique et populaire. Comme l’argent appelle l’argent, George Lucas met en route la suite, L’Empire Contre-Attaque, qu’il décide de ne pas réaliser et de confier à Irvin Kershner. Après le succès du premier, Lucas dispose d’un budget beaucoup plus en adéquation avec ses idées, lui permettant ainsi de donner une ampleur beaucoup plus grande à sa fresque spatiale. Et, que Dieu me tripote, 28 ans plus tard, on ne s’en toujours pas remis…
Après la destruction de l’Etoile Noire, les Rebelles se sont cachés sur la planète Hoth, une sorte de glaçon de la taille d’une planète. L’Empire est à leur recherche et après de multiples sondes envoyées, ils découvrent leur planque.Les troupes impériales débarquent alors sur Hoth. Luke Skywalker, Han Solo et la princesse Leïa doivent donc fuir. Le premier part vers Dagobah où il doit suivre l’entraînement d’un certain Yoda, les seconds hésitent encore entre prendre l’A6 et le périph’…
Ce n’est pas un gouffre qui sépare Un Nouvel Espoir de L’Empire Contre-Attaque mais une centaine (au moins). C’est avec cet épisode que Star Wars acquiert une vraie légitimité cinématographique : les personnages esquissées dans le premier film sont beaucoup plus complexes et le film se veut résolument plus sérieux. Rien que l’attaque de la base rebelle sur Hoth au début du film nous permet de comprendre qu’il y aura un avant et un après. Ce n’est un secret pour personne, c’est dans cet épisode que l’on découvre la filiation entre Luke et Dark Vador après un combat au sabre-laser magnifique, se déroulant un coup dans une obscurité enfumée, un autre dans des espaces gigantesques. Mêmes les effets spéciaux concernant les différents vaisseaux nous paraissent encore aujourd’hui impressionnants : c’est dire le travail monstrueux effectué par ILM. Les acteurs aussi semblent meilleurs. Si Harrison Ford était tout à fait convaincant dans Un Nouvel Espoir, il en était tout autrement de Mark Hamill qui était parfois à la limite du ridicule. C’est chose oubliée dans l’épisode V où il montre qu’il est un vrai interprète, sa performance étant d’autant plus remarquable qu’il joue une grande partie du film tout seul (son voyage sur Dagobah). L’Empire Contre-Attaque est le film le plus noir de la série avec La Revanche Des Siths et, comme par hasard, ceux-ci sont pour moi les deux meilleurs épisodes de la saga. C’est à croire que George s’est trompé de registre…
Ah, le 1er mai... Ce jour n’est-il pas formidable ? Ne trouvez-vous pas génial l’idée de ne pas lever le petit doigt pour fêter le travail ? N’appréciez-vous pas d’être dans votre lit jusqu’à 11 heures alors que des enfants vendent du muguet dans les rues (les enfants ne sont bien sûr qu’une sorte de caution « petit et mignon » afin que les parents se ramassent toutes les thunes, c’est bien connu) et que des milliers de personnes battent le pavé pour réclamer des…plus de…enfin vous savez, les trucs habituels. Tout paraît donc idyllique. Et pourtant je ne suis pas content.
Pourquoi ? Si vous êtes un minimum au courant de l’actualité vidéoludique, vous savez sans doute que mardi est sorti dans le monde entier le tant attendu GTA IV. Une fois n’est pas coutume, ce que l’on appelle les médias « mainstream » (généralistes) comme LCI, France 2, Canal +, ont traité de cet événement. Et de quelle façon…A chaque fois, c’était pour stigmatiser la violence ultra-réaliste du jeu et par conséquent la dangerosité qu’il entraînerait. C’est par des petites affaires comme celles-là qu’on se rend compte que le jeu vidéo est encore loin d’avoir la respectabilité qu’il devrait avoir. Car, si GTA est ultra-violent (tout le monde en conviendra, je pense.), le résumer à celle-ci, c’est tout simplement nier les qualités artistiques du jeu. Liberté incroyable, terrain de jeu magnifique, scènes cinématiques dignes de grands films, etc…Comme d’habitude, les défenseurs du jeu vont dire qu’il existe des films tout aussi violents, les autres vont dire que le fait de manier le personnage change complètement les choses. Je ne vais pas vous le cacher, j’adore GTA et manque peut-être d’objectivité mais, à titre personnel, je pense que ce genre de jeu a plus un rôle d’exutoire que de canaliseur. Il n’y a que de cette façon que je peux expliquer le succès du jeu : pouvoir faire tout ce que l’on ne peut faire dans la réalité et faire disparaître ses frustations et ses instincts belliqueux. Enfin, last but not least, ce n’est qu’un jeu…pour ceux qui en douteraient encore.
Comme dirait Mr Garrison dans South Park : « La drogue, c’est mal, voyez… ». C’est ce que doit se dire aujourd’hui Robert Downey Jr., lui qui durant de nombreuses années a été banni d’Hollywood à cause de nombreuses addictions (l’alcool, l’héroïne, les jolies filles, parfois tout ça en même temps). Mais comme il était dit qu’un acteur aussi talentueux ne pouvait pas rester dans l’ombre éternellement, l’acteur de Chaplin a été contacté par Jon Favreau pour endosser l’armure super cool d’Iron Man et enfin donner une nouvelle adaptation Marvel réussie après de nombreux ratages.
Tony Stark est un milliardaire qui a construit sa fortune grâce à la vente d’armes. Il est par la même occasion bourreau des coeurs et mégalomane. Après la présentation de son nouveau missile, le Jericho, en Afghanistan, Stark se fait enlever par un groupe armé voulant qu’il lui construise un de ces missiles. Sauf qu’en cachette, Stark va créer une armure afin de s’évader. Son plan fonctionne et de retour au pays, une crise profonde de morale va le pousser à améliorer son armure…
Iron Man ressemble un peu au personnage de Batman (des mecs pleins aux as, un choc leur faisant prendre conscience de leur condition…). La principale différence entre les deux est que là où Batman est torturé et sombre, Iron Man se fait le chantre de la cool attitude. Il n’y a qu’à regarder la couleur de son armure pour remarquer que la discrétion n’est pas vraiment le but recherché. Jon Favreau, qui n’avait pourtant pas fait que des merveilles (Elfe, Zathura), a compris ce point précis de sa personnalité et en a tiré les conséquences en créant un film complètement décomplexé. Il est en cela épaulé par un grand, un très grand Robert Downey Jr. dont la désinvolture et le cynisme a quelque chose de réjouissant quand on connaît un tant soit peu les héros de comics (franchement, n’avez-vous jamais eu envie de mettre une claque à Peter Parker ?). Lorsque l’annonce avait été faite que Downey Jr. incarnerait l’homme de fer, les fans s’étaient montrés un peu réservés. Mais après avoir vu le film, on se demande qui d’autre aurait pu interpréter Iron Man. Comme c’est le premier et sans doute pas dernier opus, on a le droit à l’amélioration au fur et à mesure de l’équipement du héros mais ce procédé ne fait pas office de remplissage car il y a un certain bonheur à suivre les différents ratages de Stark. Les effets spéciaux sont évidemment au diapason comme à chaque fois dans ce genre de production et lorsqu’on sort de la salle, on a qu’une seule pensée en tête : « Vivement la suite ! ». Iron Man rejoint donc Spider-Man et X-Men dans les rangs des adaptations de héros Marvel réussies. Le prochain sur la liste, c’est Hulk, qui aura pour tache de faire oublier le film d’Ang Lee sorti en 2003.
On l’attendait de pied ferme après plusieurs sondages catastrophiques et des couacs du gouvernement en pagaille. Nicolas Sarkozy est intervenu jeudi soir sur TF1 et France 2 afin d’expliquer sa politique. Si le Président a paru calme, cool, zen et serein (mis à part peut-être le passage sur l’Afghanistan où il a ressorti ses violons) et s’est démarqué de ses précédentes interventions, le fond, quant à lui, n’a pas bougé d’un iota. Il est donc inutile de vous résumer ses propos car vous les avez déjà entendu et, qu’au fond, on s’en fout un peu (exagération de l’auteur qui ne veut pas avouer sa profonde détresse devant le fait que lundi, c’est la reprise.).
Non, le vrai sujet de débat en ce moment, c’est le footba…la Ligue 1 je veux dire (je confonds parfois les deux lorsque Lyon joue, excusez-moi). Et oui, chers supporters, le championnat touche à sa fin et il est déjà temps de faire un bilan de cette saison et de regarder, tel le capitaine du Titanic avec sa longue-vue, vers quel iceberg nous nous dirigeons. Avant tout, félicitons Le Havre et la plus grande équipe de tous les temps de l’est de la Loire-Atlantique, le FC Nantes (ils ont tout de même failli perdre ce titre au profit de Carquefou). Si on parle de ceux qui montent, il faut évidemment parler de ceux qui descendent. Souhaitons donc bon courage au FC Metz et aux deux autres qui suivront. Si vous n’habitez pas sur la planète Mars (si tel était le cas, veuillez me contacter car cela pourrait me rendre riche), vous savez sans doute que le PSG fera peut-être partie de ces deux équipes. Peu importe que vous soyez supporters de l’OM ou, pire, membre des Boulogne Boys : il faut soutenir jusqu’au bout le PSG dans sa course au maintien. J’entends déjà les sifflets accompagnant cette initiative mais, franchement, au plus profond de votre cœur de buveur de bière, ne trouvez-vous pas honteux que le seul club de la capitale ne soit pas dans « l’élite » du football français la saison prochaine ? Et, comme si cela ne suffisait pas, on perdrait par la même occasion le seul stade digne de ce nom en France (je parle d’un point de vue purement technique donc vous pouvez ranger vos banderoles pour ce soir…)
Je tiens, moi et toute la rédaction de marredescritiquesalacon, à faire mon mea culpa. En effet, le 18 février 2007, j’ai loué l’originalité du script de Last Action Hero sur ce blog. Si j’ai choqué les quelques cinéphiles avertis, veuillez m’en excuser car cela n’était dû qu’à une profonde ignorance du cinéma de Woody Allen (je plaide coupable sur ce coup là). Pour ceux qui le découvrirait ici, l’idée de Last Action Hero est reprise d’un film du plus célèbre des réalisateurs new-yorkais intitulé La Rose Pourpre Du Caire. Il était donc de mon devoir de le visionner.
Années 30 dans le New Jersey. C’est la crise économique. Cecilia, une serveuse un peu rêveuse, est mariée à un mari violent profondément fainéant. Pour oublier l’échec de son mariage, elle passe ses soirées au cinéma. Alors qu’elle regarde pour la cinquième fois La Rose pourpre Du Caire, une chose incroyable se produit : un des personnages, Tom Baxter, se met à lui parler et décide de sortir de l’écran afin de mieux la connaître. La RKO, qui a produit le film, apprend la nouvelle et décide d’envoyer Gil Shepherd, l’acteur interprétant Baxter, afin de convaincre son personnage de retourner dans le film. Seulement lui aussi tombe sous le charme de Cecilia…
Allez, je l’avoue un bonne fois pour toute : c’est le premier film de Woody Allen que je regarde. Honte à moi mais cette erreur est maintenant réparée. Le scénario de La Rose Pourpre Du Caire est, selon moi, supérieur à celui de Last Action Hero car non seulement il permet à un personnage de cinéma de pénétrer dans le monde réel mais en plus l’histoire d’amour entre Cecilia et Tom/Gil est particulièrement bien mise en avant car le choix qui s’offre à elle peut se résumer entre le rêve et la réalité. La fin, lorsque Cecilia fait son choix entre les deux hommes, est particulièrement cruelle et tranche avec le reste du film qui se situe plutôt dans une veine un peu naïve avec un petit côté conte philosophique. Si Mia Farrow est vraiment craquante dans la peau de Cecilia, Jeff Daniels est la vraie attraction du film avec ses deux personnages complètement opposées : Tom Baxter est un aventurier au grand cœur qui s’émerveille de tout alors que Gil Shepherd est un acteur aux dents longues dont le sujet de conversation préféré est…lui-même. La Rose Pourpre Du Caire est une réussite même si son côté premier degré peu un peu énervé de temps en temps. Il est clair qu’il ne faut pas s’attendre ici au délire qu’est Last Action Hero car les deux films n’ont en commun, au final, que leur idée de base.
Les Américains sont souvent décrits comme de grands enfants, parfois à tort, parfois à raison. Et, comme les enfants, ils ne savent pas toujours ce qu’ils veulent. Cette nuit, on pensait enfin que la course démocrate allait finir avec la primaire de Pennsylvanie car Hillary Clinton devait gagner avec au moins 10 points d’avance sur Barack Obama. Et devinez quoi ? Elle a gagné avec exactement 10 points d’avance ! Il faut donc attendre encore jusqu’au 6 mai pour avoir le verdict d’un duel au soleil qui commence à sentir le roussi vu la tournure prise par la campagne à base de spots TV un petit peu anxiogènes et d’attaques flanquées en plein dans les dents.
En France, quand des instituts de sondage nous consultent, les résultats ne laissent que peu de place à l’interprétation : dans une récente consultation d’Ifop pour Paris-Match, 72% des Français se déclarent mécontents envers la politique du Président de la République. On a beau savoir que les réformes entreprises par Sarkozy sont loin d’être populaires mais à ce point là cela va tourner au masochisme. Et devinez qui revient lorsqu’un sondage montre que le Président il est pas aimé parce qu’il fait des choses méchantes ? Et oui, l’opposition, ceux qui connaissent le mot « réaction » et utilisent très peu le mot « action » ! Nous ne perdrons pas notre temps à définir de quoi est constituée précisément l’opposition de nos jours (l’opposition, c’est comme une grosse pizza quatre fromages : il y a des saveurs différentes mais c’est tellement mélangé qu’à la fin il n’y a plus aucun goût…merci Forrest) mais attardons nous sur les propos d’après-sondage de Ségolène Royal (vous savez celle qui s’émerveillait de la justice chinoise…). Mme Royal a dit que la première année de la présidence de Nicolas Sarkozy avait été perdu pour la France. Il n’y a rien de plus faux ! Les patrons ne se sont jamais aussi bien portés, les supermarchés hard discount voient la vie en rose et Nicolas a fait exprès d’augmenter le prix du baril de pétrole pour qu’on puisse se magner le cul afin de trouver une nouvelle énergie. Trop fort ce Nico !
Aujourd’hui, je vais vous parler d’un plaisir coupable, dans la même veine que l’a été pour moi le film Transformers qui certes était d’une nullité scénaristique abyssale mais en même temps d’un fun incommensurable (ouh la c’est chaud à écrire ça !). On ne sait jamais pourquoi on aime tel film de Michael Bay alors qu’on en déteste un autre car au final ils se ressemblent tous plus ou moins. Comme je l’ai déclaré il y a pas mal de temps déjà, j’aime Rock. Et pour toi cher internaute, je vais te montrer à quel point ce film il est trop cool.
Le général Hummel est un grand militaire mais il est vénère : les soldats morts pour leur patrie ne reçoivent pas selon lui les honneurs mérités. Comme la commission des forces armées s’en tape le coquillard, Hummel tente une autre tactique : voler gaz mortel, le VX, et prendre l’île d’Alcatraz pou y installer des lance-missiles pointés sur San Francisco. Si dans 36 heures le gouvernement n’a pas accédé à sa requête, il fait tout péter. C’est là qu’intervient Stanley Goodspeed et John Mason, respectivement expert en armes chimiques et ancien espion de Sa Gracieuse Majesté. Leur mission : éviter que Hummel fasse tout péter…
Rock est le deuxième film de Michael Bay après le coup d’essai qu’a été Bad Boys. Et, après avoir vu Rock, Bad Boys prend un sacré coup de vieux. Bay arrive ici à réutiliser tous ses trucs entrevus plus ou moins dans son premier film et arrive à rendre tout cela encore plus gros (« bigger than life » comme on dit aux States). Tout Michael Bay est résumé dans la scènes de course-poursuite entre Sean Connery et Nicolas Cage dans les rues de San Francisco. Là où certains auraient eu peur de la comparaison avec Bullitt, Bay, au contraire, nous balance un truc éclatant les yeux du spectateur avec des gros plans à tire-larigot, des plans faisant 68 nanosecondes et un montage parfois illisible (pourquoi la voiture a-t-elle fait 200 mètres entre deux plans ?) qui atteindra son apogée dans les dernières minutes de Transformers. L’autre charme de Rock, c’est que malgré un budget plus que confortable (merci Jerry Bruckheimer) et des stars à la pelle (ajoutez Ed Harris à ceux cités précédemment), le film possède un petit côté artisanal que vous avez peut-être déjà remarqué grâce à une quelconque émission de télévision. Exemple : un des hommes de Hummel se fait tirer dessus et, lors de sa chute, on peut voir facilement le petit matelas afin qu’il ne se fasse pas bobo (se faire tirer dessus oui, se péter le coccyx non !). Vous l’aurez compris, Rock reste une référence du film d’action 12 ans après sa sortie et s’il m’est toujours impossible de savoir ce qui différencie un Pearl Harbor d’un Rock ou un Armaggedon d’un Transformers, je tiens à saluer Michael Bay car sans lui, la vie serait beaucoup moins drôle…
Aujourd’hui, c’est le début des vacances pour de nombreux élèves. Et qui dit vacances dit voyage. Pourquoi ne pas suivre les traces de Benoît XVI parti aux Etats-Unis afin de prêcher la bonne parole tour à tour devant l’ONU, les juifs, George W.Bush ou faire un show immense au Yankee Stadium ? En voilà une idée qu’elle est bonne car, en plus de faire le pèlerinage, vous pourrez baigner dans l’ambiance électrique de la campagne électorale où les Démocrates viennent de faire leur 21ème débat télévisé. C’est beaucoup et on apprend quasiment rien à chaque fois même si pour l’occasion Hillary s’est fendue d’un compliment sur Obama en disant qu’il était présidentiable. Quoi ? Un mec qui se présente aux élections présidentielles et qui peut devenir président ? Il faut tout de suite arrêter cette mascarade ! Dans un grand bain d’hypocrisie, Obama et Clinton ont également dit envisagé la possibilité improbable d’un possible billet Obama-Clinton au mois de novembre (ou Clinton-Obama, choisissez votre camp). Et pendant ce temps-là, au parti républicain…
Si vous n’aimez pas les Etats-Unis, vous pouvez toujours faire un tour en Martinique en l’honneur d’Aimé Césaire ou bien aller en Chine pour…Erreur !!! Il ne faut pas aller en Chine non pas parce qu’il faut boycotter le pays pour montrer son attachement au Tibet, une région garée entre l’Inde et le Népal, mais parce que vous risquez d’être molesté, battu, emprisonné, baillonné, tué et insulté (évidemment, en réalité, ça ne se passe pas dans cet ordre pour des raisons pratiques) par une frange de la population chinoise manifestant et appelant au boycott des produits français après les événements qui se sont déroulés lors du passage de la flamme à Paris. Même si nos produits exportés dans ce pays se limitent aux marques de luxe, aux bagnoles et aux hypermarchés Carrefour, c’est malgré tout préjudiciable. L’ambassadeur de France, dans une volonté de rétablir des liens respecteux avec la Chine, s’est donc excusé pour les troubles causés par les Français. Et oui, nous ne sommes pas à un paradoxe près : c’est à nous de nous excuser pour notre comportement. Ils sont trop forts ces Chinois !
Il fut un temps où des problèmes de voisinage comme celui évoqué ci-dessus se réglait à coups de revolver sans avoir beson d’appeler Sans Aucun Doute. Ce temps, c’était le Far West, une époque devenue mythique pour de nombreuses personnes grâce au cinéma de John Wayne, Sergio Leone et autre Clint Eastwood. Et puis à la fin des années 60 est arrivé Sam Peckinpah avec La Horde Sauvage qui marqua la fin quasi-définitive du genre et du mythe « westernien ». En 1992, Clint Eastwood surprend donc tout le monde en réalisant Impitoyable, sa propre fin de la vision romantique que l’on peut avoir sur cette époque après Pale Rider.
1880. A Big Whiskey dans le Wyoming, une prostituée se fait tailladée le visage par un cow-boy ivre. Le shériff local leur demande en réparation sept chevaux à donner au propriétaire de la maison close. Seulement, les autres prostituées trouvent cette sentence beaucoup trop faible et elles mettent un contrat de 1000 $ sur la tête du cow-boy et de son frère. William Munny, un ancien tueur, entend parler de ce contrat par le Kid de Scofield. Ayant besoin de l’argent, il accepte de reprendre du service malgré le dégoût qu’il ressent pour la violence depuis qu’il a rencontré sa femme qui est depuis décédée…
Impitoyable marque donc la fin de l’histoire unissant le western à Clint Eastwood qui l’avait rendu populaire avec la trilogie du dollar de Leone. Le film d’Eastwood se veut beaucoup plus intimiste que les films de Leone et le réalisateur-acteur montre tous ses talents de conteur d’histoires fortes. Avec Impitoyable, Eastwood se montre ironique envers les héros de l’Ouest, lui-même et l’être humain en général. Ironique envers l’Ouest car les personnages qu’il nous montre sont des menteurs éhontés (English Bob, le Kid de Scofield) ou des vieux devant subir leur gloire passée (William Munny). Le grand Clint se moque de lui-même et de son âge avec le personnage de Munny qui se trouve incapable de monter sur une selle ou d’atteindre une boîte de conserve avec un revolver. Enfin, et c’est sans doute le propos le plus fort du film, le réalisateur peint un portrait de l’homme ultra-pessimiste. La fin est un modèle de désenchantement envers le genre humain, semblant dire qu’un homme ne peut pas changer et qu’il ne peut aller contre sa propre nature. Dans Impitoyable, il n’y a pas de duel au soleil reprenant les règles de la chevalerie : un coup de feu a toujours lieu lorsque la cible est aux toilettes, a une arme défectueuse ou est le dos tourné. Même le shériff, incarné par Gene Hackman, ne peut s’empêcher de s’attacher les services d’un biographe ou de frapper un homme à terre. Impitoyable est donc bel et bien un western crépusculaire moins violent graphiquement qu’il ne l’est psychologiquement.
Si les chercheurs étaient encore en quête d’une preuve de la connerie humaine, Henri Sérandour leur a donné la plus belle de toutes. Après les multiples réunions d’athlètes organisées pour savoir quelle action mener afin de crier haut et fort, mais pas trop fort quand même car on pourrait nous entendre, que la Chine, c‘est m…c’est maaa…c’est pas bien quoi. (pour le résumé des chapitres précédents, se référer à la critique de Top Gun, titre dont je commence d’ailleurs à saisir le double sens du titre après les révélations qu’ont été pour moi les propos de Tarantino…), Mr Sérandour a déclaré et je cite avec grande précision que : « On ne peut pas mettre un badge pour une cause d’untel, un badge pour une autre cause. On va respecter la charte […] » avant de se rétracter en ajoutant qu’il faudrait que le badge soit universel. C’est tellement pathétique qu’on a envie de leur donner un pin’s Mickey sorti du fin fond de notre tiroir pour les aider un peu. Au moins, on peut être sûr d’une chose, c’est qu’en Chine, ils doivent bien se marrer (ô toi le 989 456 789ème, je trouve même que tu rigoles trop !)
C’est vrai qu’en France on en fait des boulettes mais nos voisins transalpins sont pas mauvais non plus dans cette discipline (à présent olympique). Savez-vous ce qu’ils ont trouvé comme subterfuge afin qu’on aprle d’eux ? Ils ont réelu Silvio Berlusconi ! Et c’est pas une blague. Président du Conseil en 1994, il démissionne quelques mois plus tard. Elu de nouveau en 2001, il est battu par Prodi en 2006. Et voilà qu’il revient une fois de plus après moults démêlées avec la justice. C’est un peu comme si nous, Français, on avait réélu Jacques Chirac ! Quoi ?! On a fait ça ? Oh les cons ! Finalement, il est bien difficile de nous départager avec les Italiens en débilité comme en football… Pour terminer cette petite revue d’actualités, notons cette phrase de Shaquille O’Neal, basketteur, rappeur et comédien (il ne fait bien qu’une seule de ces activités) : « Saint-Tropez, c’est en France ? Je l’ignorais. Pourtant, j’y vais tous les étés. »
Vous l’avez vu, je suis pas vraiment content de ce qui se passe et je tiens également à pousser une nouvelle gueulante, cette fois-ci à l’encontre du distributeur de Shine A Light, Wild Bunch Distribution, qui a osé sortir le film dans quarante salles et ce pour la France entière ! Allez, je me calme, et on parle d’un film qui a eu le droit à une belle distrbution sur notre beau territoire. Au pif, ça tombe sur American Beauty. Premier film de Sam Mendes, American Beauty est une peinture acide de la classe moyenne américaine vivant dans des banlieues toutes propres et bien blanches comme il faut…
Lester Burnham est mort. Pourtant, il avait tout pour être un homme heureux : une belle maison dans un quartier bien tranquille, un job stable depuis quatorze ans et un mariage depuis de nombreuses années avec la femme qu’il aime. Le problème est que tout cela n’est qu’une façade car, en réalité, Lester s’emmerdait, du moins jusqu’à ce qu’il tombe amoureux de la copine de sa fille. Non seulement cela va le changer radicalement mais il va par la même occasion provoquer l’éclatement total de sa famille et de ses voisins.
American Beauty se montre donc original dès le début : on sait que le narrateur va mourir. Il nous propose ainsi d’assister à la dernière année de sa vie afin que le spectateur comprenne comment cette tragédie a pu avoir lieu. Le portrait des habitants de la banlieue américaine est de cette façon totalement décalé avec l’image que ceux-ci voudraient véhiculer. On est très loin de 7 A La Maison qui, en passant, est sans doute la série la plus débile de tous les temps. Le côté politiquement incorrect du film est accentué par le fait que le couple Burnham devient heureux à travers un choix totalement immoral : Lester s’épanouit en tombant aoureux d’une ado et en redécouvrant les joies de l’herbe (oui, c’est ça, il jardine beaucoup…) tandis que sa femme Carolyn retrouve confiance en elle en trompant son mari avec Buddy Kane, le roi de l’immobilier. American Beauty doit beaucoup à la composition de Kevin Spacey, oscarisé pour le rôle, tour à tour touchant et inquiétant, pathétique et colérique. En fait, le personnage de Spacey est un peu une bombe à retardement qui, à force d’accumuler les frustations au travail, à la maison, au lit…finit par exploser littéralement en emportant tout sur son passage. Annette Bening est tout aussi incroyable dans la peau de Carolyn même si le fait que le narrateur soit Lester éclipse légèrement sa composition. Le reproche que l’on pourrait faire à American Beauty, c’est qu’il condense toutes les névroses propres à notre société en une seule et même famille, ce qui a tendance à décrédibiliser l’ensemble (quoi que le fait que le narrateur soit mort n’est pas forcément gage de réalisme à toute épreuve…). Peu importe finalement…
Et ce qui devait arriver arriva. Après toutes les mises en garde effectuées envers le CIO, celui-ci a laissé le marasme continuer à San Franciso où la flamme a joué à cache-cache avec les manifestants, disparaissant tout d’un coup pendant trois quarts d’heure avant de réapparaître 10 kilomètres plus loin dans un endroit isolé.En résumé, on essaye de montrer la flamme à tout le monde tout en essayant de faire que ce monde soit le plus restreint possible : belle métaphore du problème chinois… A l’UMP, l’ambiance n’est guère plus guillerette après les propos tenus par la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, accusant de lâcheté Jean-Louis Borloo et Jean François Copé. En raison de la longueur des noms de protagonistes et parce que je suis depuis aujourd’hui en vacances, je n’utiliserai que des acronymes pour tenter de résumer cette histoire. NKM décide de laisser passer un amendement venant de la gauche sur les OGM. Les parlementaires UMP sont indignés et JFC déclare que laisser passer un amendement en se reposant sur l’Assemblée signifie qu’on l’approuve. NKM s’insurge alors et, ni une ni deux, dans une interview au Monde, elle dit ceci : « Il y a un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé et Jean-Louis Borloo ».
NKM doit donc présenter ses excuses à JFC et JLB et, comme sanction, FF (François Fillon et non pas Fantastic Four) décide de ne pas l’emmener dans ses bagages lors de son voyage au Japon pour manger des sushis et jouer au dernier FF (Final Fantasy, pas Francois Fillon) sur PS3. Voilà qui est bien compliqué mais rassurez-vous, l’affaire est close. Car le gouvernement anticipe déjà sur le prochain problème qui se profile à l’horizon : le combat lycéens/Darcos. Car, comme il fallait s’y attendre, chaque camp est resté campé sur ses positions hier et un accord est loin d’être trouvé. Le « mammouth » et ses petits n’ont donc pas encore dit leur dernier mot…
Ce mercredi sort le dernier film de Martin Scorsese consacré à ses idoles, les Rolling Stones. Cela s’appelle Shine A Light et, franchement, ça fait du bien d’entendre un truc qui fait du bien à nos petites oreilles après avoir saigné de celles-ci toute la journée en écoutant NRJ. Sous ses abords de réunion des Anciens Drogués Pas Anonymes Du Tout, Shine A Light est un film qui marque la véritable rencontre entre deux mythes qui se sont déjà mélangés grâce aux films de Scorsese, et ce dès le troisième film de ce dernier derrière la caméra, Mean Streets.
Little Italy, New York. Deux jeunes bad guys tentent de trouver leur place au sein de la mafia mais ils n’ont pas vraiment les mêmes chances. D’un côté Charlie, un mec plutôt calme et réfléchi qui a un oncle déjà bien intégré au milieu. De l’autre, Johnny Boy, une vraie tête brûlée qui accumule les dettes ce qui a tendance à lui poser quelques problèmes. Charlie tente de lui rendre raison et de lui faire comprendre que son comportement peut le conduire tout droit à la morgue. Mais Johnny Boy n'est pas de cet avis et tout dérape loursqu'il se procure une arme à feu…
Pour comprendre l'oeuvre de Scorsese et en particulier Les Affranchis et Casino, il faut avoir vu Mean Streets qui est une sorte de prologue aux deux films précédemment cités. Les thèmes récurrents du réalisateur sont déjà présents comme la religion et la violence tout en affirmant son style avec déjà la présence d'une bande-son soignée (le cultissime Jumpin' Jack Flash des Stones, Eric Clapton...) et d’une voix off. Les personnages eux-mêmes sont des esquisses de ce que seront plus tard le Ray Liotta des Affranchis avec le Charlie d'Harvey Keitel où le Joe Pesci de Casino (et des Affranchis également) avec le Johnny Boy de Robert de Niro. Mean Streets peut donc se voir comme l'entrée avant le plat de résistance car, malgré toutes les qualités que l'ont peut trouver au film (le jeu de de Niro et la bande originale donc), on ne peut que maugréer sur le faible budget (150 000$) du film qui s'explique par le fait questous ces jeunes gens étaient totalement inconnus lors de la sortie du film en 1973. La folie de Johnny Boy ne peut pas ainsi exploser dans toute sa démesure comme l'aurait peut-être souhaité Scorsese et le format du film rappelle que Mean Streets est au final un film d'étudiants qui présagent de bonnes choses. Mais, en l'état, Mean Streets peut difficilement être considéré comme un des meilleurs films de Scorsese dont le talent s'épanouit (à mon avis) dans des histoires plus amples et tragiques et des personnages qui donnent l'impression au spectateur qu'ils peuvent péter les plombs à chaque instant.
Ce devait être un grand moment de fête et de joie mais à la place ce ne fut au final qu’un immense pétard mouillé. Lundi aura donc été une étape bien difficile sur le parcours de la flamme olympique après les incidents qui avaient émaillé la veille son parcours outre-Manche. Les rues parisiennes n’auront jamais paru aussi longues pour les sportifs qui se sont faits insultés ou qui ont reçu des objets en tout genre sur leur tronche. Les différentes vidéos qui nous sont parvenues montrent ainsi à quel point la flamme a été chahutée, le pompon étant à remettre aux officiels chinois qui ont éteint le symbole de l’olympisme. Face à un tel bordel, on pouvait légitimement s’attendre à ce que le CIO de Jacques Rogge stoppe cette mascarade. Et…surprise ! Le comité olympique persiste et signe et la flamme a pris cette nuit la direction de San Francisco. Ah, San Francisco… En voilà une idée qu’elle est bonne pour chercher les emmerdes ! San Francisco est en effet pour ceux qui ne le savent pas un des berceaux du mouvement hippie et une des villes les plus progressistes des Etats-Unis ce qui n’est pas un exploit incommensurable il est vrai. On se demande donc quelle idée le CIO avait derrière la tête en décidant que la seule ville américaine traversée serait San Francisco…
En parlant de hippies, les lycéens continuent leur mouvement contre les suppressions de poste et le mouvement, en plus de ne pas s’essouffler, devient de plus en plus important car les conditions sont propices aux manifestations : le printemps commence peu à peu à arriver, nous sommes en pleine commémoration de mai 68... Le problème est que les vacances scolaires ont commencé et, comme chacun le sait, le nombre de manifestants diminue durant cette période. Coïncidence ? Il n’y a pas de mauvais esprit dans ce que je dis et je ne sous-entends absolument pas que les lycéens manifestant dans la rue n’ont pour seul but que de louper les cours… C’est juste qu’après avoir vu de près il y a deux ans dans quelles conditions a eu lieu le « rassemblement anti-CPE », j’ai perdu quelque peu mes illusions.
Parce qu’Hollywood ne fait pas toujours preuve d’une très grande inspiration lorsqu’il s’agit de raconter des histoires originales, les producteurs ont bien souvent la riche idée d’aller faire leur tour annuel à la bibliothèque municipale et de rechercher un livre adaptable. Il y a même des auteurs qui ont été tellement adapté à l’écran qu’on pourrait croire qu’ils sont scénaristes à plein temps. Stephen King fait partie de cette catégorie et on ne compte plus le nombre de films tirés de son œuvre : Carrie, Shining, La Ligne Verte, Les Evadés… En 1991, Rob Reiner s’attaquait a un des meilleurs romans du maître du fantastique, Misery.
Paul Sheldon est enfin un homme heureux. Heureux et libre. En effet, après avoir écrit la saga Misery, Sheldon a tué son personnage dans le dernier tome. Il peut donc enfin tourner la page et entamer une histoire plus personnelle. Après avoir passé quelques jours dans un coin isolé où il a l’habitude d’écrire, Paul a un accident sur le chemin du retour a cause du blizzard. Heureusement, une ancienne infirmière du nom d’Annie Wilkes l’aperçoit et l’emmène chez elle pour le soigner. Annie Wilkes est en plus une fan des aventures de Misery. Et elle est loin d’avoir accepter la mort de cette dernière…
Stephen King écrit beaucoup d’histoires fantastiques mais aiment aussi celles où ses personnages sont enfermés aussi bien psychologiquement (Carrie) que physiquement (Les Evadés, Misery) tout en essayant d’étudier le rôle de l’écrivain et ses différentes peurs . Misery est donc un mélange de ces deux aspirations donnant au final un huis-clos étouffant où la folie d’Annie Wilkes n’a pas de limites. Tout le mérite en revient à Kathy Bates tout simplement magistrale et qui reçue un Oscar mérité pour sa composition hallucinée d’une infirmière solitaire et psychopathe. Sheldon est interprété par James Caan, un des monsieurs du cinéma américain des années 70 (Le Parrain, Rollerball), qui est un peu plus en retrait car son personnage est paralysé par son handicap et par la peur engendrée par son hôte. Certaines scènes sont très éprouvantes pour les nerfs (qui a vu le film ne peut certainement pas avoir oublié la scène de la masse et du lit). Rob Reiner, réalisateur du cultissime Quand Harry Rencontre Sally, mène donc très bien son adaptation même si on pourrait lui reprocher de ne pas réussir entièrement à retranscrire le propos en sous-texte de Stephen King présent dans le livre. Car Annie Wilkes n’est pas simplement une infirmière dérangée mentalement. Elle incarne aussi la pression que représente les éditeurs et les fans envers un auteur, un réalisateur où quelque artiste que ce soit…
Salutations à tous. Hier, c’est-à-dire vendredi, nos athlètes français ont réussi à dégager une position commune en ce qui concerne les légers problèmes des Jeux Olympiques de Pékin. Comme nous n’avons pas le droit de faire de la propagande politique, religieuse ou raciale dans un site olympique, ils se sont décidés pour un badge où est inscrit « Pour un monde meilleur » au dessus des anneaux olympiques. C’est vrai que c’est bien comme slogan : c’est tout mimi, ça choque pas grand-monde et puis si on nous embête, hop, on le met dans la poche. Avec toutes les précautions prises pour trouver un consensus encore plus mou qu’un chamallow, ce serait un comble que le CIO interdise ce badge. C’est vrai qu’il est beaucoup trop subversif, beaucoup plus en tout cas que Hu Jia qui aura l’opportunité durant trois ans et demi de vivre aux frais de l’Etat chinois (oh la chance !) et qui, entre les barreaux de sa fenêtre, s’il y a des barreaux (ou plutôt s’il y a une fenêtre),pourra peut-être entrapercevoir le stade olympique où nos beaux sportifs démontreront à quel point ils sont subversifs…
En France, cela ne va pas très fort non plus. Non seulement les lycéens commencent à se rebeller contre les suppressions de poste voulues par le méchant et tyrannique Dark Os (dans un souci d’honnêté, je tiens à dire que ce calemenbour niveau Carambar est tiré d’un slogan d’un des manifestants, le 568ème en haut à gauche de l’écran. Merci à lui.) mais en plus Nicolas Sarkozy a présenté ses 160 mesures pour économiser sept milliards d’euros. Certes, vu de notre petit porte-feuille, ça fait beaucoup mais quand on y pense, chaque mesure ne rapportera que 43,75 millions à l’Etat.Les économistes s’alarment donc devant ce pseudo-plan qui sent bon le déficit dépassant les 3% du PIB, limite à ne pas franchir pour les pays européens. N’oublions pas que la France prendra la présidence de l’Union européenne au mois de juillet prochain. On risque de bien rigoler chez nos amis d’outre-Rhin et compagnie !
Cette semaine avait également lieu le sommet de l’OTAN à Bucarest et pour l’occasion les Roumains avaient viré tous les pauvres afin de montrer leurs plus beaux atours. Une occasion pour se remémorer un des plus grands films Bruckheimer de tous les temps après Pirates des Caraïbes, Rock, Benjamin Gates etc etc… Top Gun, car c’est de lui qu’il s’agit, a marqué les esprits lors de sa sortie en 1986 et a permis à de nombreux petits enfants de découvrir les joies du pilotage d’un avion de chasse tout en permettant à Tom Cruise d’accéder au rang de mégastar. Mais à quel prix…
Pete « Maverick » Mitchell est ce qu’on appelle communément une tête brûlée. Jeune pilote à l’école navale appelée Top Gun, il cherche à devenir le meilleur. Mais le souvenir de son père lui-même pilote mort en mission le hante. Au cours de son entraînement, une rivalité naît entre lui et un pilote surnommé Iceman. Ce serait pas trop grave si en même temps il ne se tapait pas son instructrice. Maverick doit donc jongler avec tout ça pour rentrer dans l’US Navy. Et c’est pas facile.
Comme (presque) tous les films sortis de l’écurie Bruckheimer, Top Gun est un film spectaculaire, efficace et très con. Le problème est qu’il est un peu plus con que tous les autres. Si le réalisateur Tony Scott, frère de Ridley Scott, a su avec talent nous faire vivre ce que ressentait les pilotes dans leur avion, le traitement de l’histoire entre Maverick et l’instructrice Charlie et sa rivalité avec Iceman est, il faut le reconnaître, complètement loupé. Et dans les grandes largeurs. Passons outre la crédibilité du scénar’dont tout le monde se contrefout et passons aux dialogues devenus l’objet de culte. Retenons pour la postérité une réplique prise au hasard (…) : « Maverick, bête de sexe, fais-moi l'amour ou je ne réponds plus de mon corps ! ». Et puis la fin est tout simplement jubilatoire. Maverick essaye de se remettre de la mort de son coéquipier et meilleur pote Goose et, dès qu’il canarde du MIG russe et revient sur le pont, il devient tout d’un coup joyeux et sa rivalité avec Iceman s’est envolée. Voilà donc un bon conseil pour tous ceux qui broient du noir : essayez de choper un russe. D’accord, on était encore en pleine Guerre froide mais c’est pas une raison. Au fond, celui qui parle de mieux de Top Gun, c’est Quentin Tarantino dans un célèbre monologue dont il a le secret : « Tu sais quel est le meilleur script jamais écrit a Hollywood? C'est Top Gun. Non sérieusement... Tu sais pourquoi? Tu crois peut-être que c'est un film sur des pilotes de chasse. Et ben non, mec, en fait c'est l'histoire d'un type qui se débat contre sa propre homosexualité. ». Je ne vais pas retranscrire son propos en entier mais faîtes une petite recherche sur Internet et vous verrez que Top Gun, c’est vachement plus corrosif qu’un sportif français.
Note finale : selon moi : 07/20
selon Quentin Tarantino : 20/20
Le sport devrait rester ce qu’il est, c’est-à-dire une activité permettant une dépense physique en se dépassant ou en battant un adversaire (tout en en profitant pour récolter un max de thunes). Or, depuis deux semaines, lorsque l’on entend parler de sport, c’est soit pour y juxtaposer le mot boycott, soit pour le faire suivre de « bande de cons ». Histoire de rétablir l’ordre des choses, j’aimerais que l’on revienne un peu en arrière. Tout d’abord, intéressons-nous à la première affaire dite des JO de Pékin. On s’interroge sur un boycott éventuel des Jeux ou de la cérémonie d’ouverture. Mais s’est-on déjà demandé pourquoi Jacques Rogge et le CIO ont attribué les Jeux Olympiques à un pays aussi problématique que la Chine ? Si on est optimiste sur la nature humaine, on peut se dire que c’est dans un souci d’ouverture au monde et afin de faire rentrer pleinement les Chinois dans le jeu mondial. Si on l’est moins, on peut également penser que les principaux sponsors et équipementiers sportifs voyaient d’un très bon œil l’attribution des Jeux à un pays riche de 1,3 milliard d’habitants, ce qui représente un nouveau marché tout simplement considérable…
L’autre affaire qui préoccupe actuellement l’opinion publique est l’affaire dite de la banderole. Je ne rappellerais pas l’intitulé de la banderole que tout le monde connaît mais il est clair que pour écrire des trucs pareils, il faut vraiment avoir un cerveau proche de la masse critiques. Si les « supporters » auteurs de ce trait d’esprit méritent d’être sanctionnés, il faudrait également enquêter pour savoir comment une telle banderole a pu être introduite dans le Stade de France. La première hypothèse est qu’elle était vraiment bien cachée (c’est qu’on peut y mettre des choses dans le….nez), la seconde est que les services de sécurité n’ont pas fait leur travail. Là-encore ce n’est pas tout blanc tout noir mais le jours où il y aura une vraie politique de sécurité dans les stades, nous pouvons être sûrs que nous ne reverrons plus dans le Stade de Gerland lors de Lyon-Saint-Etienne des ultras lyonnais écrirent : « Pendant que nos pères inventaient le cinéma, les vôtres crevaient dans les mines ! »
Ne vous-êtes vous jamais demandé pourquoi votre biscotte tombait toujours sur la face beurrée ? N’avez-vous jamais pensé que votre professeur de physique-chimie de seconde devait venir d’une autre planète ? Ces questions ont désormais des réponses depuis 1997 et la sortie du film Men In Black, adapté d’un comic reposant lui-même sur ce qu’on appelle le folklore ufologique. Men In Black se situe dans le rayon comédie fantastique dans le style SOS Fantômes tout en nous offrant le duo sacrément antinomique Tommy Lee Jones/Will Smith.
Le MIB est une organisation chargée de la sécurité de la Terre tout en gérant l’immigration spatiale. Un de ses agents, l’agent K, est sans coéquipier depuis une mission près de la frontière mexicaine. A la recherchre d’un nouveau compère, l’intérêt de K se porte sur un agent de la police new-yorkaise, James Edwards. Celui-ci réussit ensuite son test d’entrée face à des militaires. Pour rentrer au MIB, il doit abandonner son idendité et devenir l’agent J alors qu’une bestiole venue du fond de la nuit comme le Capitaine Flam nourrit de noirs desseins envers la galaxie d’Orion présnete sur Terre.
A la base, Men In Black est un comic plutôt noir et pas vraiment drôle. Le réalisateur Barry Sonnenfeld s’est donc inspiré du matériau de base afin d’en faire une comédie compètement loufoque et parée pour tout écraser au box-office. Si le film a rempli tous ses objectifs en termes financiers, il a également répondu au cahier des charges du divertissement. Tout d’abord, les effets spéciaux. Comme souvent dans une production Spielberg, les effets spéciaux n’ont pas vraiment vieilli et sont encore dans le coup malgré les onze années passées. Chapeau également au maquillage de Rick Baker, spécialiste du genre, qui avait déjà montré tout son talent sur Star Wars ou La Planète des singes. Ensuite, l’univers. Men In Black est d’une originalité indéniable et d’autant plus attirant qu’il profite de l’éternelle sentiment du « on nous cache quelque chose » qui frappe depuis l’affaire Roswell en 1947 et depuis poursuivie avec les crop circles et les films de Uwe Boll (à ce titre, la bande-annonce de Far Cry vaut le détour…). Enfin, last but not least, le duo Jones-Smith est on ne peut plus savoureux et si la formule du buddy movie a pourtant été usée jusqu’à la moelle, ces deux-là arrivent à renouveler le genre grâce à des situations ubuesques (l’accouchement d’un alien, la rencontre avec la femme d’Edgar…). Men In Black est un coup de maître dans le genre et il donnera cinq ans plus tard une suite encore plus dingue mais un peu moins réussie…