
Hier, le joueur du FC Séville Antonio Puerta est mort des suites de plusieurs arrêts cardiaques dont le premier avait eu lieu en plein match samedi dernier contre Getafe. Puerta avait 22 ans et allait être père pour la première fois dans un mois. Cette affaire Puerto…euh Puerta (désolé pour ces réminiscences du cyclisme) va sans doute entraîné un nouveau débat comme il y en avait eu après la mort de Marc-Vivien Foé en 2003 et d’un joueur du Benfica l’anné d’après. En Grèce, les innombrables feux de forêt ont fait plus de soixante morts et ont approché le site archéologique d’Olympie, berceau des Jeux Olympiques et en parlant de JO, il est inquiétant de voir que nos petits athlètes hexagonaux ne sont même pas capables de ramener une petite médaille d’Osaka. Il faut avouer que la « chance » n’est pas avec nous : Medhi Baala qui pousse ses adversaires comme si on assistait à l’ouverture des soldes (on peut apercevoir sur les images qu’il vise les Asics à – 40%), Christine Arron qui fait un mauvais départ dans sa finale du 100 m (parce qu’à la différence de Baala, elle les a déjà les Asics) et enfin Eunice Barber qui s’est rendu compte que sauter le plus loin possible dans un bac à sable, c’est un peu con finalement…
Comme il n’y a pas qu’à Osaka qu’il se passe des choses bizarres, je me suis rendu compte que ma critique des Affranchis avait disparu comme par magie de mon blog. Je me suis donc mis en quête du texte sur mon disque dur mais là aussi, il n’y avait plus le fichier ( c’est ce qu’on appelle au royaume des geeks un X-File…). Je me vois donc dans l’obligation si ce n’est le devoir de remettre en ligne mon avis sur ce film de Martin Scorsese sorti en 1990. Sixième collaboration de ce dernier avec Robert de Niro, Les Affranchis est un film retraçant l’histoire de la mafia des années 50 aux années 80 à travers l’ascension et la chute de Henry Hill qui, comme il le dit si bien, a toujours rêvé d’être gangster. Il est épaulé par son mentor Jimmy Conway ( Robert de Niro) qui est comme lui d’origine irlandaise et par Tommy de Vito (Joe Pesci), un dangereux psychopathe qui utilise autant le mot « fuck » en 2h20 qu’un homme dans toute sa vie. Henry rencontre une jeune femme juive, Karen ( Lorraine Bracco, la psy des Soprano), dont il tombe amoureux avant que le couple ne tombe dans une crise sans solution…
A la différence du Parrain, Les Affranchis se veut comme une peinture plus réaliste de la pègre new-yorkaise en évitant tout ce qui appartient au folklore (le baise-main au Don par exemple…), chose que Scorsese avait déjà tenté dans son premier long-métrage, Mean Streets. On se retrouve donc à se prendre de sympathie pour ses gangsters qui passent leur vacances ensemble, qui ont des problémes de couple… Mais qui au final payeront leur mode de vie. On retrouve une fois de plus la virtuosité habituelle de Scorsese derrière la caméra avec ses « grigris » préférés tels que les plans fixes utilisés en pleine action et la voix off nous guidant tout au long du film, procédé qui sera repris dans Casino quelques années plus tard ( avec grand bonheur). Si les Affranchis est un film majeur du réalisateur new-yorkais, c’est avant tout grâce au trio magique Liotta-De Niro-Pesci qui ferait passer les 4 fantastiques du Barça pour des bras cassés ( plutôt des jambes cassées dirons-nous…). La mention spéciale du jury revient évidemment à Joe Pesci, impeccable dans la peau d’un malade de la gâchette ( on se souvient du meurtre de Spyder dans le bar, Spyder qui est joué par Michael Imperioli alias Christopher Moltisanti dans…Les Soprano !). Et puis comment ne pas rendre hommage au goût musical de Scorsese qui nous gratifie de l’une des plus belles BO au monde (avec celle de Casino) : Sunshine Of Your Love de Cream, My Way de Sid Vicious, Gimme Shelter de (comme si j’avais besoin de dire qui c’est…). Ah la la quelle belle époque ! En résumé, Les Affranchis est un très bon cru scorsesien même si j’ai toujours cette petite préférence pour Casino (le film parfait ?)
Note finale : 18/20
Un film bon dans l'ensemble meme tres bon, on se plonge facilement dans le monde de la mafia. Joe Pesci est vraiment exelent dans ce film comme dans Casino d'ailleurs . Un film très divertissant dans l'ensemble.
Ce film vaut amplement ces 18/20 ! Excellent, avec Ray Liotta à ses débuts. J'adore.