
Bien le bonjour à vous tous ! L’endroit chaud du moment est quelque peu original car il ne s’agit pas d’Israël ni de l’Irak (enfin si mais on a pas le temps de parler de tout). La nouvelle star du bordel se nomme donc la Birmanie. Il faut avouer qu’on avait quelque peu oublier que cela fait 45 ans que le pays est aux mains des militaires, depuis le coup d’état du général Ne Win. Et évidemment, comme dans toute dictature, il y a un moment où les gens en ont marre d’être pris pour des cons (en parlant de cons, faudrait leur dire de manifester contre Koxie en même temps, mes oreilles leur en seraient gré…). Mais ces manifestants ne sont pas de la même trempe que chez nous : alors que les notres sont jeunes et dynamiques (vous savez pas les efforts qu’il faut faire pour ne rien foutre…), ceux-là sont conduits par les bonzes (à ne pas confondre avec les bronzés) qui marchent pacifiquement, rassemblant des dizaines de milliers de personnes. En zoomant un peu, je suis à peu près sûr qu’on pourrait en voir un avec son panneau « Non à la fusion GDF-Suez »… Comme dans tous les moments un peu tendus, on a le droit à un comique nous déridant un peu les zygomatiques. En ce moment c’est le président Ahmadinejad qui tient ce rôle. Après avoir tenter de visiter le site de Ground Zero (quel talent), Mahmoud a donné une conférence à l’Université de Columbia où il a dit avec aplomb je cite qu’ « il n’y a pas d’homosexuels en Iran. » Bien sûr un éclat de rire général a suivi cette réplique au sein de l’auditoire. Sacré Mahmoud…
Mais trève de plaisanteries car il est maintenant temps de vous du film qui a (presque) tout inventé en terme de record au box-office : premier blockbuster de l’Histoire, premier film à dépasser la barre incroyable (à l’époque) des 100 millions de dollars de recettes sur le sol américain et enfin plus gros succès de tous les temps jusqu’en 1977 (il sera détrôné par Star Wars). La réponse est d’autant plus évidente qu’il y a l’affiche au-dessus : Les Dents De La Mer. Il y a de cela 32 ans, un jeune réalisateur du nom de Steven Spielberg était engagé pour réaliser une adaptation d’un best-seller alors qu’il ne s’était pour l’instant vu confier qu’un film (Sugarland Express), un téléfilm (Duel) et un épisode de Columbo.
L’histoire n’est pas la plus compliquée qu ‘il soit mais elle est d’une grande efficacité : nous sommes à Amity Island où il fait bon vivre mais pas nager. En effet, une jeune femme un peu éméchée s’est tueé alors qu’elle nageait (d’accord elle était completement bourrée). Pour découvrir ce qu’il s’est passée, le chef de la police Brody est appelé. C’est alors que la découverte de membres arrachés prouve qu’elle s’est fait attaquée par un requin… Les Dents De La Mer a pour particularité que l’on ne voit que très peu le requin (ce qui n’est pas si mal vu la qualité du faux spécimen) et ce à cause des nombreux problèmes qui ont émaillé le tournage. Pour exemple, le faux requin a été nommé Bruce tellement celui-ci provoquait des emm…ennuis, Bruce étant le prénom de l’avocat de Spielberg (sympa pour les requins…)
Si Les Dents De La Mer a provoqué une telle psychose, ce n’est donc pas par la qualité de ses effets spéciaux mais grâce à l’ambiance distillée par Spielberg qui, sur les conseils de sa chef-monteuse, décida de suggérer les apparitions du requin via quelques artifices (caméra subjective, bruitages inquiétants…) et par le fait que l’histoire ne se déroule pas dans un pays lointain mais sur une plage qui pourrait être celle près de chez vous. C’est sans doute de là que vient cette mode d’aller à la plage juste pour bronzer et ne pas se baigner (l’autre explication étant que nous sommes tous très cons mais ma foi en l’humanité serait altérée…).
Et puis il ne faut surtout pas oublier le superbe travail de Mister John Williams qui remporta un Oscar plus que mérité pour la musique du film qui reste une des plus stressantes de l’Histoire du cinéma…
Note finale : 14/20 (le premier blockbuster mais aussi l’un des premiers slashers. Mais comme tout premier, on se fait dépasser un jour ou m’autre…)
Bon depuis le temps et depuis les nombreux chefs d'oeuvres de Steven, ce film n'est plus trop au gout du jour mais il reste fun à regarder. Bon bien sur si je me met dans le contexte de la sortie c'est sur il etait vachement bien. Enfin bon un film sympa à regarder et heuresement qu'on voit le requin que très peu car je crois que le film aurait perdu de son prestige meme avec les superbes effets speciaux de Sire Spielberg !
Un bon film qui a un peu vieilli mais la musique reste . Dommage, à mon avis les suites ne sont pas aussi bonnes (cf le coup du requin éléctrocuté dans le 2 ou le 3)
Je découvre ton blog et je le trouve intéressant, j'aime assez ton style d'écriture et tes remarques, tant en politique que pour le cinéma. Je comprends juste pas pourquoi tu mélanges complètement les deux thèmes. On passe du coq à l'âne : c'est dommage... Tu devrais faire deux blogs, un pour le cinéma et un pour la politique. Enfin ce n'est que mon avis