
Hola chicos ! C’est officiel maintenant depuis quelques jours : la France est en faillite ! Ce n’est pas moi qui le dit mais le premier Ministre en personne. Déclaration rapidement reprise par Nicolas 1er : non la France n’est pas en faillite et son budget est tout à fait équilibré. Point à la ligne (faut qu’en même m’expliquer comment on peut appliquer une politique de rigueur budgétaire avec un budget en déficit de 42 milliards d’euros…). Pendant ce temps-là en Birmanie, ça continue encore et encore. L’armée birmane a commencé la phase de répression. Sa technique ? Tirer dans le tas si les militaires aperçoivent un rassemblement de plus de quatre personnes. En gros, les Rolling Stones peuvent jouer en Birmanie mais pas Linkin Park (qui a dit « l’armée birmane est pas conne ! » ?). Sinon ce matin les violences ont repris en Afghanistan où un kamikaze a tué 30 personnes dont 28 soldats même si la « guerre est finie » depuis environ six ans… (« guerre finie » : terme américain désignant un conflit non maîtrisé où les GI’s sont dans la merde jusqu’au cou. Exemples : « La guerre est finie en Irak. »)…
Dans le microcosme du cinéma, il y a parfois des injustices. Quand des films médiocres rapportent beaucoup d’argent, ce n’est pas si grave que ça (les producteurs sont au moins heureux). Par contre, quand un bon film se casse la gueule au box-office, c’est un petit peu plus problématique (producteurs pas heureux, acteurs pas heureux et réalisateur pas heureux…voire viré). L’année dernière, cette situation s’est produité pour un film qui méritait largement mieux : Les Fils de l’Homme du réalisateur mexicain Alfonso Cuaron qui avait dirigé Harry Potter Et Le Prisonnier d’Azkaban, l’opus le plus bizarre de la saga. Pourtant Cuaron avait dans son jeu toutes les cartes en main pour faire un succès : film adapté d’un bon roman, casting prestigieux (Clive Owen, Julianne Moore, Michael Caine), budget loin d’être ridicule… En résumé, si ce film n’a pas marché, c’est qu’il devait être mauvais. Et pourtant…
Nous sommes en 2027 et toutes les femmes de la planète ont un léger problème : elles ne peuvent plus avoir d’enfants. Par conséquent, la population vieillit de plus en plus sans être renouvelée. En Grande-Bretagne, l’armée refoule tous les immigrés en les gardant dans des sortes de camp. Theo Faron passe tous les matins devant un de ces camps pour aller au travail. Un jour, son ex-femme vient lui demander de l’aide : avoir des laisser-passer pour une jeune femme. Theo accepte (contre du fric évidemment) et se voit obliger d’escorter cette femme. Sauf que celle-ci n’est pas comme les autres. Elle est enceinte… Les Fils de l’Homme a donc tout du bon film de science-fiction mais le « problème » est que Cuaron fait tout ce qu’il faut pour nous faire croire que cela se déroule à notre époque. Ainsi, il n’y a aucun (ou presque) effet visuel visible. Tout est camouflé pour que le film soit le plus réaliste possible. L’autre atout majeur du film vient de la virtuosité technique du réalisateur mexicain qui filme, 1h45 durant, entièrement à l’épaule donnant un aspect documentaire à son long-métrage (plus dans le style Envoyé Spécial que Le Droit De Savoir, je vous rassure) et instaurant un sentiment d’urgence tout le long du film.
Et puis, s’il n’y avait qu’une (ou deux plutôt) raisons de voir Les Fils de l’Homme, ce serait pour deux magnifiques plans-séquence de cinq minutes, une attaque de voiture et une traversée de ville en ruines, tout simplement monstrueux techniquement et visuellement parlant qui montrent qu’Alfonso Cuaron peut devenir un des cinéastes qui comptent à Hollywood. Et puis il serait injuste de ne pas non plus citer ceux qui rendent toute cette histoire crédible : Clive Owen est impeccable (comme souvent depuis deux ou trois ans), Michael Caine complètement barré et Julianne Moore courageuse d’avoir accepté un rôle pareil (il faut voir le film pour s’en rendre compte). En clin d’œil, on peut voir que Clive Owen porte dans une scène un T-shirt Londres 2012. Mais en contrepartie il conduit une Renault Avantime camouflée…
Réponse de Bertrand Delanoë : oui mais les rosbifs est-ce qu’ils ont Londres-Plage ?!
Note finale : 17/20 (une des plus grandes injustices du cinéma en 2006)
oui c'est un film que j'ai bien aimer il est cool bonne continuation
ce film est super et ton blog est tres sympa pas mal pour savoir se qu on va se matter dans le week end !!!! a bientot