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marredescritiquesalacon
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Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants..
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Blog Cinéma
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24.05.2006
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Les Sentiers De La Perdition

Posté le 29.03.2008 par marredescritiquesalacon
Bienvenue pour les petits nouveaux (et nouvelles j’espère aussi…) sur marrdescritiquesalacon. Comme de coutume, l’inspiration va me venir en ouvrant juste mon journal. Alors alors…Test de paternité en vente libre aux Etats-Unis…bof…record d’Alain Bernard battu par Sullivan…merde…le niveau des élèves de CM2 a baissé dans tous les domaines depuis 2007…tu m’étonnes…Ah, je crois que je tiens du lourd : le procès de Michel Fourniret également appelé l’Ogre des Ardennes. Pour ceux qui ne connaissent pas Michel Fourniret et qui ne sont pas familiers avec sa carrière et son œuvre (il y en a), je ne me risquerais pas un rappel des faits tous plus horribles les uns que les autre. Alors évidemment la présomption d’innocence existe dans ce pays mais ses propos laissent très peu de place à l’imagination. Comme ce monsieur est très important, plus important que vous et moi, on a spécialement rénové le palais de justice de Charleville-Mézières pour un devis s’élevant à deux millions d’euros. Même si ces travaux s’expliquent par la centralisation du procès dans les Ardennes, on ne peut être que perplexe devant de telles dépenses de la part de la collectivité. Les juges et les avocats se plaignant de la fermeture de plusieurs tribunaux savent désormais ce qui leur reste à faire pour que leurs conditions de travail ne se dégradent pas plus…
L’autre gros événement de la semaine était la visite d’Etat de Carla Bruni-Sarkozy et son Premier Homme de France en Angleterre. Si je mets en avant la femme du chef de l’Etat, c’est bien pour illustrer à quel point nos amis Anglais n’ont strictement rien à foutre de notre Président. J’en prends pour preuve toutes les unes de journaux, même les plus sérieux, qui mettaient à l’honneur l’épouse de Nicolas Sarkozy : Minnie a donc plutôt éclipsé Mickey le temps d’un voyage parmi ces dingos d’Anglais.
Les films de gangsters représentent un genre à part entière dans le paysage cinématographique américain. Leur schéma est sensiblement le même à chaque fois : l’ascension vers la fortune puis la déchéance (Le Parrain, Casino, Scarface, Les Affranchis et bien d’autres ne font pas exception à cette règle). C’est pourquoi lorsque Sam Mendes a décidé de s’atteler au genre après avoir brillamment dépeint la classe moyenne américaine au vitriol dans American Beauty, on ne pouvait que s’attendre à quelque chose de plus original d’autant lorsque ce même film est l’adaptation d’une bande dessinée.
1930. Depuis un an, les Etats-Unis vivent une période difficile. La Grande Dépression plane sur tous les foyers américains tandis que la mafia est à son apogée grâce à la Prohibition. C’est dans ce contexte que Michael Sullivan, tueur aux ordres de son mentor John Rooney, tente de faire vivre sa femme et ses deux fils. Malheureusement, lorsque l’un d’eux prénommé Michael Jr (je sais que ça aide par à la compréhension de mon semblant de synopsis) est témoin d’un meurtre orchestré par son père et par le fils de Rooney, Connor, Michael devient l’objet d’une vendetta qui lui fera prendre conscience de son rôle de père…
Car rectifions tout de suite les choses : Les Sentiers De La Perdition n’est pas à strictement parler un film de gangsters. La mafia sert plutôt de cadre à la naissance de l’amour entre un père et son fils qui se retrouvent plus proches que jamais par la force des choses. La mise en avant de cette relation apporte ainsi parfois un peu de légèreté grâce à des scènes remplaçant cette relation père/fils lourde émotionnellement par une relation professeur/élève qui donne quelques beaux moments (l’attaque des banques, l’apprentissage de la conduite…). A aucun moment Sam Mendes ne tombe dans un sentimentalisme dégoulinant qui aurait affaibli la crédibilité de son beau scénario. Si Mendes sait raconter des histoires, il sait tout aussi bien les filmer et certains plans sont vraiment dignes d’un grand réalisateur, le point d’orgue de sa technique étant sans nul doute la fusillade sous la pluie entre Michael Sullivan et les hommes de main de John Rooney où le spectateur ne voit presque pas les visages des personnages, donnant de cette manière l’impression d’assister à un ballet d’ombres fauchées par les balles. Mendes a non seulement la qualité nécessaire pour nous faire apprécier son film mais en plus il sait très bien s’entourer. Il offre à Tom Hanks un rôle de truand assez inhabituel pour le James Stewart de notre époque et permet à une nouvelle génération de découvrir Paul Newman tout en donnant la part belle à des talents plus jeunes (Jude Law, Daniel Craig). Et c’est tout ce que j’ai à dire à propos de ça…

Note finale : 17/20

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Angles d'Attaque

Posté le 26.03.2008 par marredescritiquesalacon
Bonjour à tous. Hier après-midi, nous avons appris la mort de Thierry Gilardi, foudroyé par une crise cardiaque à l’âge de 49 ans, une des voix du sport qui officiait depuis 2005 sur TF1 après s’être fait connaître sur Canal +. En tant que fan de sport, c’est une nouvelle qui m’attriste et si on pouvait lui reprocher de temps en temps son penchant pour un peut trop s’enflammer, on ne peut que saluer son professionnalisme et sa capacité à faire ressentir aux téléspectateurs les grands moments sportifs. Toutes mes condoléances à sa femme et à ses trois enfants…Pour continuer sur une note plus légère, parlons plutôt du voyage officiel de Nicolas et Carla en Angleterre qui devraient rencontrer cet après-midi la reine Elizabeth II. Si il y a quelques mois on aurait eu quelques craintes sur cette visite à cause du comportement du Président (on imaginait bien Sarkozy faisant un câlin à la Reine avant de piquer un de ses stylos pour sa collection), il en est tout autre maintenant car, chacun le sait, notre Président a changé de style. Un style qui se veut plus solennel, moins bling bling comme on dit mais rien ne prouve qu’il ne va pas retourner dans ses travers. Mais comment va-t-il réagir lorsqu’il devra tenir sa gauche en limousine ?
Il y a quelques jours a eu lieu la cérémonie de la flamme olympique à Olympie en présence, évidemment, des officiels chinois mais également, évidemment aussi, de manifestants de Reporters Sans Frontières. Si en France, en Angleterre ou au Canada on a pu voir derrière le Président du Comité d’organisation chinois un contestataire brandissant un drapeau, en Chine, par la magie de la frontière, ces images ont été remplacées par des plans travelling des ruines d’Olympie. Si culturellement cela peut être enrichissant (l’Histoire grecque par les Chinois pour les Nuls s’annonce comme un futur best-seller), on ne peut certainement pas dire la même chose d’un point de vue politique. Jusqu’au 8 août, la tension va être à son comble mais un conseil à tous les athlètes ayant des scrupules à aller aux JO : il suffit de fermer les yeux, de boucher ses oreilles et de serrer les fesses et vous vous rendrez compte que la Chine, c’est pas si différent que chez nous…
Depuis le 11 septembre 2001, les Américains vivent dans la peur pépertuelle du terrorisme et Hollywood a senti qu’un nouveau filon profitable se profilait. Dans la foulée, le spectateur a ainsi eu le droit à Vol 93, World Trade Center ou dans une veine plus divertissante le retour de Die Hard ou Dommage Collatéral. Angles d’Attaque, débarqué sur les écrans français fait partie de la seconde catégorie et propose ni plus ni moins de nous faire vivre l’assassinat du Président des Etats-Unis.
Nous sommes en Espagne et plus précisément à Salamanque. Plus de 140 chefs d’Etats du monde entier se réunissent pour une conférence visant à unifier la lutte contre le terrorisme. Lorsque le président des Etats-Unis monte sur l’estrade, il est descendu par un tireur embusqué. Une chasse à l’homme commence donc afin de trouver ce sniper. Mais la vérité est peut-être légèrement moins limpide qu’elle ne paraît. Pour démêler le vrai du faux, plusieurs points de vue vont se croiser afin de connaître la vérité…
Angles d’Attaque, en plus de surfer sur un thème à la mode, a aussi pour ambition d’être un film à concept reposant sur les différents points de vue qui nous sont proposés. Durant 70 minutes, nous avons de cette façon la possibilité de visionner la même scène selon le point de vue du Président, des agents de sécurité, de la réalisatrice de télévision, d’un touriste ou bien encore même des terroristes. Si le procédé fonctionne plutôt bien au début, une certaine lassitude commence à poindre après que l’on se soit tapé la même scène pour la sixième fois sans que l’histoire n’ait réellement été bousculée après chaque visionnage. En effet, alors que l’on s’attend à un gros twist remettant tout en question, le spectateur n’a le droit qu’à quelques éclaircissements et à un gros rebondissement de situation très peu crédible voire à la limite du risible… Cette déception est compensée par le rythme frénétique et sans temps mort du qui en fait dans l’ensemble un film d’action honorable. Bien que pleins de bons acteurs (Dennis Quaid, Sigourney Weaver, William Hurt et surtout Mr Forest Whitaker…), Pete Travis, le réalisateur, ne leur demande que le minimum syndical même si Angles d’Attaque ne prétend pas obtenir des Oscars, loin de là…Malgré tout ces petits défauts, la fin du film réhausse le niveau avec une course-poursuite sympatoche dans les rues de Salamanque. Angles d’Attaque rate donc sa cible en ce qui concerne son accroche marketing ( « 8 inconnus, 8 points de vue, 1 vérité") mais contrebalance avec un rythme tambour battant et quelques scènes d’action intéressantes…

Note finale : 11,5/20

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Bean

Posté le 22.03.2008 par marredescritiquesalacon
Il n’y a que le sport pour nous offrir des instants d’émotion ou de magie et nous en avons encore eu la preuve par deux cette semaine. Mercredi, quart de finale de la Coupe de France entre Carquefou, équipe de CFA2 située en Vendée selon L’Equipe, et Marseille, quatrième de Ligue 1, le championnat que tous les Equatoriens nous envie. Sur le papier, on voit mal comment Carquefou peut s’imposer devant l’OM. Et pourtant… Dès la septième minute, les boulangers et commerciaux de profession plantent un but aux coéquipiers de Djibril Cissé dont, il faut le rappeler, le salaire mensuel équivaut au budget annuel de leur adversaire de la soirée (salaire soit dit en passant amplement mérité car il n’y a qu’un grand artiste de sa trempe qui puisse louper une occasion à cinq mètres d’un but vide comme ce fut le cas à la quarantième minute…). Au bout de 90 minutes, c’est la délivrance. Et voilà que les banlieusards nantais prennent la place dans le cœur des Ligériens laissée vacante par le FC Nantes…
N’oublions pas non plus le nouveau record du monde du 100 mètres nage libre détenu depuis hier par Alain Bernard et ses 47’’60. Rien que pour ces quelques moments inoubliables, il faut absolument trouver une autre solution que le boycott des Jeux Olympiques afin de faire pression sur la politique chinoise : je sais pas, on pourrait plutôt boycotter tous les produits fabriqués en Chine comme nos écrans plats, nos Playstation, nos caleçons, nos Action Man…Finalement oubliez ce que j’ai dit, ça a l’air d’être une belle connerie ! C’est ça le problème avec les Chinois, c’est qu’ils nous tiennent économqiuement par les coui…. ce qui est tout de même paradoxal pour l’un des derniers pays se disant communiste sur la planète (ce serait certainement différent avec Cuba, leur seul moyen de pression étant leurs cigares quoi que cela aurait été problématique si Bill Clinton était encore à la Maison-Blanche…)
Quand on voit toutes ces horreurs aux infos, on a parfois envie de regarder des choses qui nous relaxent et nous fasse rire. C’est dans cette optique que j’ai pensé que la débilité de Bean était appropriée. Apparu à la télé au début des années 90, Mr. Bean est un personnage campé par Rowan Atkinson. La particularité de cette série est qu’elle est presque intégralement muette et que le « héros » en question est radin, foncièrement méchant et, surtout, il est atteint du syndrome de la connerie chronique. Face à l’immense succès rencontré dans le monde par la série, Rowan Atkinson a eu l’idée de l’adapter au cinéma en 1997 pour un film tout aussi drôle.
Mr. Bean travaille à la Royal National Gallery de Londres et il est à des années-lumière d’être un employé modèle même si le directeur du musée l’apprécie pour d’obscures raisons. Comme il ne peut être viré, la direction du musée l’envoie en tant que spécialiste à Los Angeles afin de s’en débarasser. Arrivé là-bas, Bean est accueilli par David Langley, un employé du musée de Los Angeles. La mission de Bean sur place ? Préparer l’arrivée d’un des plus grands tableaux de la peinture américaine, Arrangement en Noir et Gris, plus connu sous le nom de La Mère de Whistler.
Comme il faut s’y attendre, le scénario sans queue ni tête n’a pour seul but que d’offrir un cadre de jeu à l’exubérance de Rowan Atkinson toujours aussi impressionnant lorsqu’il s’agit d’incarner un débile profond mais, il faut l’avouer tout de suite, l’ensemble est plutôt savoureux. Certes, quelques gags sont repris de la série mais cela n’empêche pas de s’incliner devant le génie comique de l’acteur anglais qui, en n’ouvrant presque jamais la bouche, arrive à nous tordre de rire (avec le sommet que constitue, à mon avis, la recherde d’un M & M’s dans le corps d’un policier à l’hôpital). Durant certains moments, Atkinson arrive même parfois à rappeler au bon souvenir des spectateurs les films de Chaplin ou de Buster Keaton avec sans doute moins de poésie mais tout autant de talent. Sans doute que le succès de Bean s’explique par le fait que le langage du corps est le seul qui soit véritablement universel et, même si on peut toujours reprocher à Bean de ne pas être un film très fin (loin de là), on ne peut certainement pas douter de sa générosité. Voilà la seule explication un peu près vraisemblable à un personnage désormais mythique…

Note finale : 15/20 (« Quand on enverra les cons sur orbites, t’as pas fini de tourner ! » Jean Gabin dans Le Pacha)

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Soyez Sympas, Rembobinez

Posté le 19.03.2008 par marredescritiquesalacon
Bonjour. La terreur règne de nouveau sur les places boursières mondiales après la chute des cours en ce début de semaine. En réponse à cette nouvelle crise de confiance, la Banque Fédérale Américaine (la Fed pour les initiés) a baissé son taux directeur de 0.75 points. Mais pourquoi ces grandes manœuvres alors que la raison est on ne peut plus évidente ? Ne trouvez-vous pas bizarre que pile au moment où Jérôme Kerviel est remis en liberté les bourses s’affolent et perdent la tête ? Car c’est ce que la Société Générale veut faire croire : Jérôme Kerviel est la cause de tous les maux de la Terre entière. Les 5 milliards paumés dans la nature ? C’est lui. La baisse du pouvoir d’achat ? C’est lui. La menace de relégation du PSG ? C’est lui (mais aussi un peu à cause des joueurs parce que faut pas déconner). Et pourquoi pas non plus lui attribuer la crise au Tibet ? Si pour certains dont je fais partie le Tibet se résume aux rencontres du dalaï-lama avec Bono ou aux albums de Tintin, il convient tout de même de s’intéresser à ce problème d’autant plus que les Jeux Olympiques arrivent à pas de Yao Ming. Le timing est donc parfait pour que la communauté internationale fasse pression sur le régime communiste qui essaye tant bien que mal de se convaincre que les incidents ayant lieu au Tibet n’ont qu’une piètre importance. Les informations chinoises seraient même comiques si elles ne portaient pas sur un sujet aussi grave. On a ainsi pu entendre dans ces médias que les événements, comme on les appelle pudiquement, étaient le résultat des manipulations « du dalaï-lama et de toute sa clique » ! C’est vrai qu’il fait peur ce dalaï-lama avec ses lunettes à monture datant de 1974 et sa voix qui rappelle celle de Yoda. Et puis pensez à tous ces moines qui s’habillent avec des robes (des travestis), qui se rasent tous la tête (des skinheads) et qui passent leur temps à prier (des fanatiques) ! C’est vrai que le Tibet est plein de criminels qu’il faut arrêter avant qu’ils ne prennent le pouvoir et qu’ils ne mettent sur le trône du monde leur copain Richard Gere…
On se plaint souvent d’avoir souvent des films sans âme, comme s’ils étaient réalisés par des robots et qu’ils reposaient sur de simples effets spéciaux. Si c’est effectivement le cas parfois, il est heureux de constater que certains cinéastes tentent de cultiver une certaine originalité. C’est le cas de Michel Gondry. Réalisateur de clips, Gondry est passé ensuite dans le monde du cinéma afin de transposer son univers scénaristiquement et visuellement recherché avec succès dans Eternal Sunshine Of The Spotless Mind et La Science Des Rêves. Avec Soyez Sympas, Rembobinez, Gondry revient avec un cinéma plus épuré mai tout aussi déluré…
Mike est employé dans un vieux vidéo-club de Passaic dans le New Jersey et l’immeuble dans lequel le magasin se trouve est menacé de démolition. Le gérant, Mr Fletcher, part alors surveiller la concurrence afin de s’en inspirer. Mike se retrouve donc comme directeur du magasin. C’est à ce moment que débarque son ami Jerry qui n’a qu’une idée en tête : saboter la centrale électrique voisine qui aurait des effets négatifs sur la communauté. Malheureusement pour lui, le sabotage tourne mal et Jerry devient magnétique, tellement magnétique qu’il efface sans le vouloir les cassettes du vidéo-club. Les deux compères n’ont alors qu’une solution pour garder leur clientèle : retourner les films avec leur propres moyens…
Soyez Sympas, Rembobinez ! est une déclaration d’amour au cinéma et à tous les cinémas que ce soit Rush Hour ou SOS Fantômes en passant par Robocop. La réussite du film provient donc en grande partie de cette idée simple mais ô combien géniale d’utiliser des films à succès afin de les montrer sous un jour plus artisanal. Le premier suédage (puisque ça s’appelle comme ça dans le film) de SOS Fantômes est à ce titre à mourir de rire sutout quand on connaît la version originale. L’artisanat est aussi mis en exergue dans un magnifique plan-séquence où l’équipe enchaîne plusieurs tournages sans pause donnant un aspect quasiment surréaliste à leur entreprise. Le film n’étant pas vraiment sujet à des expérimentations technique comme cela pouvait l’être dans Eternal Sunshine, on découvre un Michel Gondry beaucoup plus sage dans sa mise en scène et pour une fois un de ses films repose autant sur ses acteurs que sur lui. A ce niveau-là on peut être plus mitigé car, si certains passages sont irrésistibles (le sabotage de la centrale, le cambriolage de West Coast), Mos Def est un peu trop effacé par rapport à un Jack Black qui a parfois tendance à en faire trop, donnant à son personnage un côté un peu lourd. C’est dommage car sinon Soyez Sympas, Rembobinez aurait pu prétendre au titre de film culte…

Note finale : 14,5/20 (allez voir quelques films suédés sur Dailymotion dans le cadre du concours Michel Gondry : certains valent vraiment le détour)

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Panic Room

Posté le 15.03.2008 par marredescritiquesalacon
Bonjour. Bonjour. Désolé pour cette répétition du plus mauvais effet mais j’ai parfois l’impression de refaire encore et encore les mêmes gestes (comme Zizou dans la pub Volvic) avec la tenace impression que rien ne change et que les années n’ont aucune prises sur le temps (oui ça ne veut rien dire mais je trouvais ça beau…). Prenez par exemple les Tibétains qui lutte toujours pour leur liberté après déjà 58 ans d’occupation chinoise. Encore hier, la répression des manifestations d’hier a provoqué la mort de plusieurs personnes… Ou jetez un œil sur la probable victoire des conservateurs en Iran qui pourront encore bien s’éclater avec Ahmadinejad. Bis repetita qu’ils disaient…
Pire encore, les semaines se suivent et se ressemblent : rendez-vous compte, les citoyens français doivent se rendre de nouveau aux urnes ce dimanche alors qu’ils avaient déjà fait cet effort (du moins 66,5% des Français) dimanche dernier. Et puis, quand les choses évoluent, on trouve toujours moyen de faire ressurgir le passé à la rescousse et, à ce titre, le comeback de NTM ne doit strictement rien au hasard. La génération actuelle n’arriverait-elle donc pasà reprendre le flambeau ? L’exemple le plus éloquent se trouve peut-être dans le monde footballistique où, une fois encore, il n’y aura aucun club français en quarts de finale de coupe européenne. La nullité du championnat de France est ainsi une fois de plus démontrée dans les grandes largeurs et que celui qui trouve que ce machin vaut 668 millions d’euros par an lève la main (monsier Frédéric Thiriez n’est pas invité à cette consultation). Je ne cherche pas du tout à vous foutre le moral à zéro mais il faut reconnaître que, sometimes…euh parfois (désolé pour cet anglicisme mais au moins les anglais ont quatre clubs dans le grand huit de la Ligue des Champions EUX !), cela ne sert à rien d’ouvrir son journal le matin en comatant devant son café Grand-Mère : il suffit juste d’avoir une bonne mémoire…
Avant de parler cinéma, je lance un appel à témoins, spécialement aux vieux de la vieille de ce blog : quelqu’un pourrait-il me dire si j’ai déjà fait la critique que je m’apprête à émettre ? En effet, j’ai la bizarre impression de vous avoir déjà présenté le film de David Fincher Panic Room. En accord avec ce que j’ai écrit précédemment et comme la vie est un éternel recommencement, dans le doute, je vais (re)faire ma critique. Datant de 2005, Panic Room est un film qui offre un Jodie Foster un rôle en or et permet à David Fincher de nous livrer un film plein de suspense avec ce huis-clos qui réussit l’exploit de ne quasiment jamais subir de baisse de rythme.
Meg Altman est une femme qui vient de divorcer et qui s’apprête à élever seule sa fille à New-York. Pour cela, elle achète une grande maison dans un riche quartier de la ville. Cette maison a une particularité : elle est équipée d’une pièce de sûreté permettant de se protéger des intrus en se confinant dans cette salle hermétique. Si au premier abord cet équipement effraye Meg, il va s’avérer utile dès la première nuit passée dans la nouvelle demeure car des cambrioleurs s’introduisent dans la maison afin de voler un magot caché par l’ancien propriétaire, magot évidemment dissimulé dans la chambre de sûreté…
Pour vous encourager à découvrir à Panic Room si cela n’est pas encore fait, je commencerai par un argument de choc : David Fincher. Oui, je sais que je radote mais ce type à la fâcheuse habitude de nous pondre que des bons films (défaut qu’on lui pardonne volontiers) et ce n’est pas avec Panic Room que cela va changer même si ce n’est pas son meilleur job.Bon, tout est relatif et Fincher nous gratifie avec l’apport du numérique de plans somptueux avec une caméra virevoltant de-ci de-là permettant de rendre la maison encore plus immense qu’elle ne l’ait à l’origine. Second argument de poids (sans aucun jeu de mot de mauvais goût je le jure) : Forest Whitaker. Mes amis, quel acteur ! Ce n’est peut-être pas avec Panic Room qu’il montre toute l’étendue de son talent mais sa présence physique est vraiment impressionante, tranchant d’autant plus avec le caractère finalement bienveillant de son personnage. Forest Whitaker devrait être plus connu du grand public et ce n’est que justice de lui avoir remis un Oscar l’année dernière. Si vous avez l’occasion aussi, matez-vous les saisons 5 et 6 de The Shield et vous saurez pourquoi je voue un tel culte à cet acteur. Pour revenir à nos moutons, Panic Room est assez stressant pour le spectateur notamment car il place le spectateur dans un dilemme moral : on a envie que Meg et sa fille s’en sortent mais on a également envie que Burnham, le personnage de Whitaker, réussisse son casse. Il faut en fait attendre les dernières minutes pour que les choses soient remises à leur place d’un point de vue moral et le tour de force de Fincher est qu’il arrive à faire une fin à double tiroir : elle est moralement juste mais émotionnellement dure…

Note finale : 16/20 ( Ce n’est pas Forest Whitaker qui devrait être le soutien de Barack Obama. C’est Barack Obama qui devrait être le soutien de Forest Whitaker…)

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Benjamin Gates et le Trésor des Templiers

Posté le 12.03.2008 par marredescritiquesalacon
Stop à l’arnaque ! Alors que nous, élèves de terminale, allons passer dans trois mois le baccalauréat, une étude vient de sortir montrant qu’à cette épreuve une même copie peut avoir une note variant jusqu’à 11 points ! On a ainsi pu constater qu’une copie pouvait obtenir une note allant de 4/20 à 14/20 en sciences économiques. C’est sûr que les écarts seraient plus réduits avec des copies de physique ou de maths mais le fait est là : le BAC n’est pas forcément représentatif du niveau d’un élève. Je pense donc à tous mes petits camarades de France (et à moi par la même occasion) et leur souhaite donc bien du courage en vue du mois de juin. Comme je me suis transformé en Julien Courbet, je vais continuer sur ma lancée en parlant des municipales (je n’allais tout de même pas tenir une semaine sans parler politique) et de l’étrange cas du Docteur François et de Mr Bayrou. Pour commencer, fermez les yeux et imaginez la chose suivante (fermez-les après avoir fini ma phrase sinon ça marche moins bien…) : un parti capable de se présenter dans presque toutes les villes de France et qui n’obtient que dans quelques unes la barre fatidique des 10 % au premier tour. Imaginez ensuite que ce parti décide de s’allier pour le second tour soit avec le Parti Socialiste soit avec l’UMP en fonction du favori quand ce parti lui-même n’est pas en position de gagner…Si votre vision devient de plus en plus orangée en pensant à cette situation c’est parce que ce parti n’est autre que le Modem. Quand celui-ci a été fondé pour les Législatives de l’année dernière, François Bayrou voulait créer un parti centriste indépendant de l’UMP. Eh bien on peut dire qu’il a magistralement réussi son coup car maintenant il est dépendant de l’UMP ET du PS. Franchement, un tel tour de force s’applaudit. La moralité de l’histoire est qu’il n’y en a aucune et avec cette fâcheuse manie de bouffer à tous les râteliers, le Modem aura des conseillers municipaux dans de nombreuses grandes villes de France comme Paris et Marseille. Comment peut-on dès lors en vouloir aux Français de prendre les politiques pour des opportunistes ? Et la ritournelle de Jacques Dutronc qui tourne et tourne encore…
Mais est-on toujours un opportuniste quand on profite de l’opportunité qui se présente ? C’est la question que l’on peut se poser sur un acteur comme Nicolas Cage qui avant de tourner des blockbusters à la chaine était l’une des figures du cinéma indépendant au début des années 90 (Sailor et Lula, Arizona Junior). C’était avant 1995 l’nechînement Rock/Les Ailes De L’Enfer/Volte/Face. Si ces films sont d’une efficacité indéniable, on peut tout de même s’interroger sur la tournure que prend sa carrière surtout depuis le début de notre siècle. Comme par exemple en 2004 lorsqu’il accepte le rôle de Benjamin Gates, un chercheur de trésors…
Depuis l’Antiquité, un trésor est le fruit de toutes les convoitises : le trésor des Templiers. Maisle trésor a été perdu depuis 200 ans.A partir de sa disparition, plusieurs générations de la famille Gates ont essayé de retrouver ce fabuleux magot. Le dernier en date, Benjamin, se retrouve ainsi en Arctique sur la piste d’un ancien navire en compagnie de Riley Poole, un informaticien, et Ian Howe, un riche anglais. A bord du navire, ils découvrent que le nouvel indice menant au trésor est la Déclaration D’Indépendance. Ian trahit alors Benjamin et une course contre la montre entre les deux hommes est lancée.
On a souvent comparé Benjamin Gates à Indiana Jones mais en y regardant de plus près, il n’y a que peu de choses en commun entre les deux héros : leurs histoires respectives se déroulent à des époques totalement différentes donc les moyens utilisés n’ont rien à voir, la différence de charisme est tout simplement titanesque (faîtes-le test chez vous avec une patate et un tigre et vous aurez une petite idée du gouffre séparant les deux même si trouver une patate à l’heure des problèmes de pouvoir d’achat n’est pas chose facile). Il n’y a guère que les titres de films qui soient limites identiques (Indiana Jones Et Le Temple Maudit et Benjamin Gates Et Le Trésor des Templiers : avouez que la ressemblance est troublante). Non, si on devait vraiment comparer Benjamin Gates à quelques chose de similaire, il faudrait plutôt se pencher du côté du Da Vinci Code et ce à cause du sentiment perpétuel que le personnage principal est limite plus balèze que Dieu lui-même mais c’est vrai qu’il faut être con pour ne pas penser à utiliser une bouteille d’eau pour faire loupe sur un billet de banque affichant l’heure à laquelle l’hombre du clocher d’Independance Hall indiquera l’emplacement des lunettes de Franklin en tenant compte des heures d’été et d’hiver tout en sachant que j’ai commandé un coca une grande frite et un menu doublé… (note de l’auteur : seule une partie de ce passage est faux. A vous de trouver la quelle) Si on peut passer sur les inexactitudes historiques (quel film n’en a pas ?), il est difficile de ne pas s’esclaffer devant le film au moins une fois : « C’est vraiment n’importenawak ! ». Dans l’ensemble, Bejamin Gates est plutôt sympatoche mais il souffre d’une intrigue cousue de fil blanc et d’un héros peu charismatique incarné par un Nicolas Cage en mode « freestyle sans les mains »…

Note finale : 12/20

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Stargate

Posté le 09.03.2008 par marredescritiquesalacon
Aujourd’hui, je n’ai pas envie de vous emmerder avec les sujets maintes et maintes fois traités dans les médias et sur ce blog. A la place, je vais vous faire part d’une expérience terrifiante capable de vous refiler des mauvais rêves jusqu’à la fin de votre vie : la visite de l’Université des Sciences Humaines et Sociales de Nantes que j’ai eu l’occasion d’effectuer à l’occasion des traditionnelles Portes Ouvertes. Ne vous mettez pas à rire, je suis on ne peut plus sérieux. Vous vous demandez sans doute ce qui peut être aussi terrible à voir sur ce campus pour un élève de Terminale habitué à voir de sacrés spécimens (dédicace à Tristan Lamy) ? On commence par le sens qui est en premier lieu attaqué : la vue. Mon Dieu qu’est-ce que c’est laid. C’est simple, on se croirait revenu dans les années 70 (je crois même voir Mike Brant me faire coucou par une fenêtre. Non Mike c’est pas la peine de passer par dessus la rambarde, je te vois assez bien d’où je suis…). Comme une envie pressante se fait sentir, l’occasion m’est donnée de visiter l’endroit qui détermine la qualité d’un établissement : les toilettes. Et là, c’est catastrophique. OK, c’est pas terrible au lycée mais au moins il n’y a pas des phrases comme : « La drogue devrait être obligatoire dans un monde aussi chiant ! » (phrase véridique). Second sens mis à mal : l’ouïe. Durant la présentation de la License d’Histoire, j’apprends que le taux de réussite de fin de première année est de 35%. Non, je ne confonds pas avec le taux d’échec (quoi quej’aimerais bien). En plus, la grande partie de ce résultat provient d’étudiants qui décident en toute simplicité de ne strictement rien foutre. C’est en entendant ce genre de trucs qu’on se dit que, la période post-scolaire débutant, s’impose une sélecti…Oula ! Qu’est-ce que j’allais faire ?! J’ai failli prononcer le mot tabou de la vie universitaire française, le mot sélecti***. Il est même politiquement moins incorrect de mettre sur la table l’idée d’un renvoi après le premier semestre. Tous ceux n’assistant pas au minimum à la moitié des cours, ce serait direction chez maman et papa. En tout cas cette visite m’aura servi pour deux raisons. Je comprens maintenant pourquoi l’université française est si décriée. Et cela m’a donné encore plus envie de réussir mes concours d’entrée à Sciences Po…
Ce week-end sort aux Etats-Unis le nouveau film de Roland Emmerich, 10 000 B.C. Auteur entre autres de films engagés comme Independence Day et Godzilla, Emmerich continue donc à s’intéresser à la place de l’homme dan l’espace,le temps et…rooooh d’accord j’arrête de dire n’importe quoi. En gros, Roland Emmerich s’est souvenu qu’il y avait des mammouths sur Terre avant. Il a donc pensé que faire un film avec des mammouths serait sympa mais comme ils ont disparu, il a été obligé de situer son film 10 000 ans avant notre ère. Quant à nous, replongeons nous en 1994 avec Stargate.
En 1928, un anneau géant a été retrouvé près des pyramides de Gizeh. 76 ans plus tard, la porte se trouve aux Etats-Unis et est cachée par l’armée américaine. Pour résoudre le mystère de la porte, l’armée fait appel à un archéologue, Daniel Jackson. Celui-ci doit déchiffrer les hiéroglyphes se trouvant tout autour de la porte. Il découvre alors que cet objet permet de voyager d’une planète à une autre. Une equipe d’explorateurs est ainsi mise sur pied pour découvrir ce qu’il y a de l’autre côté…
Quand on parle de Stargate, on pense tout de suite à la série avec Richard Dean Anderson et on a tendance à oublier le film qui en est à l’origine. Le film est en fait le prologue à la série et met déjà en place les ennemis récurrents comme les Goa’ulds. L’idée de départ est même assez osée : faire rencontrer le monde de la science-fiction et de l’Antiquité en détournant les codes de la civilisation égyptienne afin de faire croire qu’elle est le fruit des extraterrestres. Pour ceux qui ne connaîtraient que la série, il subsiste quand même quelques différences entre celle-ci et le film. Tout d’abord, le personnage d’O’Neil, ici incarné par Kurt Russell, est loin d’être aussi « funky » que le O’Neill campé par l’ex-MacGyver. Alors que dans SG-1 O’Neill s’apparente à une sorte de Han Solo avec ses répliques à la noix, il en est tout autre dans le film car il vient de perdre son fils. Enfin, ce qui différencie le plus les deux médias est sans conteste la qualité des effets spéciaux qui sont vraiment supérieurs dans le film. Même l’esthétique générale est beaucoup plus mise en valeur. C’est sans doute grâce au travail de Patrick Tatopoulos… Stargate est donc plutôt réussi dans le genre même si les pesonnages sont stéréotypés comme jamais. C’est même sans doute le meilleur film de Roland Emmerich avec Le Jour D’Après (en attendant 10 000 B.C)

Note finale : 13,5/20

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SOS Fantômes

Posté le 05.03.2008 par marredescritiquesalacon
Salut les p’tits clous. Cette semaine est de nouveau marquée par de nombreuses élections un peu partout dans le monde. Le week-end dernier, la Russie a « élu » son Président qui se trouve être Dmitri Medvedev, le fils adoubé de Poutine. Cette élection a été le théâtre de scènes cocasses, que ce soit l’interview d’une responsable annonçant qu’elle va truquée le taux de participation pour augmenter la légitimité du nouveau Président ou l’entrevue rapide entre Poutine et Medvedev où le premier félicite le second pour sa victoire, un peu comme si Poutine se retrouvait devant son miroir le matin lorsqu’il se rase. Aux Etats-Unis, les primaires ont continué leur petit bonhomme de chemin et si côté républicain John McCain est maintenant le candidat officiel, cela devient de moins en moins clair chez les démocrates (appelées aussi familièrement les moins-à-droite en France) car Hillary Clinton s’est complètement relancée en remportant les primaires du Texas et de l’Ohio. C’est donc reparti pour un tour et on aura sans doutele nom du candidat pas avant le mois de juin. Pendant ce temps-là, McCain a déjà commencé sa campagne avec l’appui de son parti…Chez nous, les élections municipales arrivent à grands pas et les politiques de tout bord trustent les plateaux de télévision comme cela a été le cas lundi avec Jean-Marie Le Pen sur TF1, passage qui a provoqué le refus de Sophie Marceau de faire la promotion sur le même plateau de son nouveau film, Les Femmes De L’Hombre, alors qu’à aucun moment elle ne devait le croiser. S’il faut combattre les idées de Le Pen, que doit-on penser d’une telle arrogance de la part d’une actrice ? Un exemple de plus que la liberté d’expression est un principe fondamental à partir du moment où celle-ci est d’accord avec moi…Info bonus : on a appris qu’une dinde allait représenter l’Irlande au concours de l’Eurovision (elle doit vraiment être bonne leur Guinness !)
A l’heure de YouTube et Daylimotion, l’heure est à la débrouille pour faire ses vidéos. C’est sur ce principe que repose le nouveau film de Michel Gondry, Soyez Sympas, Remobinez !(que celui qui ne trouve pas le titre français pourri me jette la première pierre). Dans ce film, deux débrouillards sont obligés de refaire avec les moyens du bord les plus gros blockbusters car les cassettes de leur vidéo-club sont détruites par l’un deux. SOS Fantômes est l’un des films que les deux héros doivent réaliser. Une bonne excuse pour en parler…
Peter Wenkman, Raymond Stantz et Egon Spengler effectuent des recherches sur le paranormal mais le Doyen de la faculté les vire. A cours de financement, les trois pieds nickelés ont une idée : ouvrir une entreprise de chasse aux fantômes. Les débuts sont durs jusqu’à ce que l’équipe soit appelée pour virer un spectre d’un restaurant chic. Les affaires deviennent alors florissantes. Mais un esprit particulièrement coriace va leur donner du fil à retordre…
Je vais me répéter une nouvelle fois mais les années 80 regorgent de films comme SOS Fantômes ; c’est-à-dire des divertissements reposant sur un concept original tout en étant intelligent comme Gremlins, Retour Vers Le Futur, Indiana Jones…SOS Fantômes est le fruit de l’imagination de Dan Aykroyd et de John Belushi. Belushi étant mort en 1982, le projet sera retardé jusqu’en 1984 où celui-ci est remplacé par Bill Murray. Le duo est complété par Harold Ramis et le résultat est un monument de l’entertainment entre les scènes plus cultes les unes que les autres (qui n’a jamais rêvé d’un bibendum chamallow la nuit ?), les répliques tout aussi croustillantes (« On est venu, on l’a vu et il l’a eu dans le cul ! » pour n’en citer qu’une) et une musique qui, 24 ans après, titille encore notre fièvre du samedi soir. Tout comme pour Gremlins, SOS Fantômes a gagné un certain charme les années passant avec des effets spéciaux tenant encore la route malgré quelques passages flirtant plus avec les années 50 que les années 2000(l’animation du cerbère en image par image est devenue assez catastrophique…). En plus du trio magique Murray-Aykroyd-Ramis, le film profite de la présence de Sigourney Weaver échappée du Nostromo et d’un réalisateur comme Ivan Reitman. Alors, qu’attendez-vous pour les (r)appeler ?

Note finale : 16/20

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Mon Beau-Père Et Moi

Posté le 01.03.2008 par marredescritiquesalacon
Bordel ! Quand on rentre sur la pi… (oh pardon mon côté Boulbi de Booba vient de ressurgir, je recommence). Il y a des jours où, en se levant, on se demande ce que l’on va faire de sa journée. Et il y en a d’autres où tout est limpide, clair et net. Aujoud’hui fait partie de la seconde catégorie car je voudrais m’intéresser au cas d’un magazine qui fait de plus en plus parler de lui. Ce pourrait être Modes & Travaux mais c’est de Marianne que j’ai envie de parler. Oui la cible est on ne peut plus alléchante et comme tous les autres charognards, je m’interroge sur la voie de plus en plus obscure vers laquelle se dirige Marianne qui est passé du statut de journal iconoclaste se définissant, je cite, comme « centriste révolutionnaire » par Jean-François Kahn ( en gros ce serait un centrisme punk, une sorte de mélange entre François Bayrou et les Sex Pistols : c’est ce qu’on appelle un oxymore) qui proposait une vraie alternative aux autres news magazines à une espèce de concentré d’anti-sarkozysme primaire et bêta. Certes le bonhomme, cible de toutes les attentions, est loin de déclencher les « Hourra ! » de la foule (après l’oxymore, voilà l’euphémisme…) mais est-ce une raison pour ne pas apporter un peu de soin à ses critiques ?
Après l’appel à la vigilance républicaine du 14 février qui en a fait sourire plus d’un ( c’est-y pas vrai Jean-Mimi Aphatie ?), voilà que Marianne nous balance un sondage plein de bon sens et pas du tout démagogique. Rendez-vous compte, si l’élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, Ségolène Royal battrait Nicolas Sarkozy sur un score de 51% contre 49%… Non seulement on se demande comment Sarkozy passe d’une cote de popularité de 33% à 49% d’intentions de vote (les Français n’auraient-ils aucune confiance dans la Dame du Poitou ?) mais je vais vous donner une nouvelle qui va sans doute vous surprendre : si les Allemands devaient refaire les élections législatives de1932, ils ne voteraient pas pour les nazis ! Il vous la coupe ce scoop, non ? Comment ça il ne faut pas comparer l’incomparable ? Voilà donc une trosième définition pour vous : le raisonnement par l’absurde, une technique de plus en plus employée par les charo…les journalistes de Marianne…
Avec cette introduction un peu plus violente que d’habitude, reposons nous les neurones et le corps avec un film léger comme une plume qui n’a qu’une ambition : vous faire rire. Mon Beau-Père Et Moi fait partie de cette catégorie des comédies qui ont, au fil du temps, gagnées leurs galons de classique et ce avec des méthodes éprouvées mais efficaces. En même temps, comment en aurait-il pu être autrement avec Jay Roach, le réalisateur d’Austin Powers, et un duo Ben Stiller-Robert De Niro ?
Greg Focker est amoureux, tellement amoureux qu’il a décidé de demander en mariage Pam Byrnes. Celle-ci ne voulant pas déroger à la tradition, Pam veut que Greg demande l’accord de son père. Ils se retrouvent donc chez les parents de Pam pour passer le week-end et Greg fait tout ce qu’il peut pour s’accorder les faveurs de Jack Byrnes, sans succès. Il faut dire que Jack est un homme loin d’être facile à amadouer et Greg va l’apprendre à ses dépens…
Sur le papier, le tiercé s’annonçait d’ores et déjà gagnant mais dans les faits, cela est-il prouvé ? Comme je l’ai dit auparavant, le film repose exclusivement sur les épaules du duo Stiller-De Niro, le premier dans le registre gentil et maladroit et le second dans un rôle plus mono-maniaque. De Niro montre avec ce film qu’il a de réelles dispositions pour la comédie même s’il avait déjà eu l’occasion de s’y essayer avec Mafia Blues et que le cabotinage n’est jamais très loin. Stiller, quant à lui, montre une facette beaucoup plus émouvante, à mille années-lumière de Zoolander et Dodgeball. Mon Beau-Père Et Moi utilise principalement le comique de situation et certains gags sont devenus des classiques du genre (la scène de repas devant l’urne funéraire pour ne citer que la plus connue). Dommage que l’humour ne soit pas plus diversifié mais dans l’ensemble, on ne ressent aucune frustation à l’idée que cela aurait pu être encore plus drôle car l’expérience de la comédie de Jay Roach permet au film de ne pas subir de trop brutales chutes de tension comme c’est malheureusement parfois le cas. Le bémol que l’on pourrait émettre serait à l’encontre de la fin un brin trop morale et trop téléphonée qui dépareille un peu avec le ton général du film et qui est l’un des tics de trop de comédies américaines…

Note finale : 15/20 ( mais ai-je mis assez de soin pour MA critique ?

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Heat

Posté le 27.02.2008 par marredescritiquesalacon
Salut toutes les biloutes de France ! Je tiens avant tout à féliciter encore et encore Marion Cotillard pour son Oscar de la Meilleure Actrice mais aussi Didier Lavergne pour le maquillage et Philippe Pollet-Villard pour le Meilleur Coutr-Métrage. Sinon, on ne peut pas dire que les surprises ont été nombreuses durant cette soirée : Javier Bardem, Daniel Day-Lewis, les Frères Coen… Franchement, peu de critiques à émettre sur le palmarès pour une fois. Suivez mon regard… Ah si, j’aimerais pousser un petit coup de gueule à l’encontre du Cinéville de Saint-Nazaire qui ne propose pas There Will Be Blood dans les salles. Si je tenais le directeur, je sais pas ce que je lui dirais. Peut-être : « Casse-toi, pauvre con ! ». Et oui, je ne pouvais pas ne pas en parler après toute l‘agitation médiatique qu’a provoqué cette phrase prononcée par Nicolas Sarkozy au Salon de l’Agriculture.
Que signifie cette phrase dans le contexte actuel ? Le Président est-il à cran comme certains le disent ? Nicolas a-t-il confondu ce visiteur avec Jacques Chirac ? Nul ne peut le dire mais cette affaire a permis au Parisien de faire parler de lui, en atteste la 5e position de la video dans le classement des vidéos les plus vues au monde. Et comme une polémique est toujous suivie par une autre polémique, l’Elysée s’est permis d’ajouter une phrase dans l’entretien accordé aux lecteurs du…Parisien où Sarkozy s’excuse avec la phrase « Je n’aurais jamais dû lui répondre » bien que celle si n’a pas été entendue durant cet entretien. Mais les Français accordent-ils vraiment de l’importance à toutes ces fariboles (oui je suis d’humeur guillerette. Oh, un de plus…) alors que le magazine 60 Millions De Consommateurs a publié une enquête montrant une hausse de 40% en trois mois de certains produits de consommation courante. Et là, j’ai envie de pousser un nouveau petit coup de gueule contre les médias qui arrivent à nous désintéresser d’un sujet à force de trop en parler comme c’est le cas avec le pouvoir d’achat. Au début, je trouvais ça intéressant et essayais de comprendre les tenants et aboutissants mais les médias en ont tellement parlé… Pour dire la vérité, je n’en ai maintenant plus rien à foutre, du moins jusqu’à ce que l’on change de disque…
Avec son Oscar, Marion Cotillard a composté son aller simple pour Hollywood et depuis hier, elle a la chance de tourner sous les ordres de Michael Mann au côté de Johnny Depp et de Christian Bale. Cela s’appellera Public Enemies et racontera la vie du gangster John Dillinger durant la Prohibition. Connaissant Michael Mann, le sujet ne devrait pas lui poser trop de problèmes. Voilà donc une belle occasion de parler de Heat sorti en 1995 où pour la première fois étaient réunis dans une même scène les deux monstres du cinéma, Al Pacino et Robert De Niro.
A Los Angeles, Neil McCauley attaque avec son équipe un fourgon blindé mais le braquage ne se déroule pas comme prévu car le nouveau venu, Waingro, a abattu un des convoyeurs de sang-froid. Neil décide alors de tuer Waingro pour son manque de discipline mais sa tentative d’assassinat échoue. C’est le début d’une course-poursuite entre les deux hommes mais aussi avec Vincent Hanna, un policier de Los Angeles, sur la piste d’un serial-killer qui n’est autre que Waingro…
Heat est un remake d’un téléfilm intitulé L.A. Takedown réalisé par Michael Mann lui-même en 1989. Le spectacle prend ici une toute autre dimension par l’apport de comédiens au top de leur forme que ce soit les rôles principaux tenus par De Niro et Pacino ou les seconds couteaux comme Jon Voight, Val Kilmer, Tom Sizemore, Dennis Haysbert (le gentil Président de 24)…Heat profite aussi de la maestria technique de Mann et tous les spectateurs se rappellent sans aucun doute de Heat à cause d’une seule scène : le braquage de la banque. Cette fusillade est souvent considérée comme l’une des meilleures de l’Histoire du cinéma tant par sa démesure que par la façon dont elle est amenée après un braquage de banque pontué d’une musique ô combien stressante (certains auront reconnu la musique de feu l’émission Plein Les Yeux ou comment casser un mythe). Le film est dans l’ensemble du même calibre même si certains esprits grincheux trouvent sans doute que l’argument marketing qu’est l’affrontement Pacino-De Niro est légèrement mensonger quand on sait que ces deux-là n’ont qu’une scène en commun (mais quelle scène !). Même en retenant cette objection, il y a objectivement peu de moyens de vous empêcher de découvrir un polar d’une telle qualité…

Note finale : 17/20

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