
Nicolas Sarkozy est donc en Algérie. Il en a d’ailleurs profité pour dénoncer le colonialisme tout en évitant de présenter les excuses de la France aux Algériens. Car Nicolas avait autre chose en tête : après avoir fait sortir le chéquier aux Chinois, ils voulait voir ce que contenait celui des Algériens. Au final, ce dernier est moins rempli que le premier mais cela reste suffisant pour acheter des centrales nucléaires. Ouf ! Il n’a pas fait le voyage pour rien comme dirait Thierry Roland… Dimanche soir, on apprenait à la télévision la victoire aux législatives russes de Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine. En même temps, victoire est un grand mot quand on sait dans quelles conditions ont eu lieu ces élections. C’est un peu comme si Lyon remportait une nouvelle fois le championnat de France : le prestige est proche du néant. Russie Unie a donc obtenu plus de 60 % des voix, ce score atteignant parfois les 99% dans des régions comme la Tchétchénie où la Russie est pourtant loin de faire l’unanimité. Dans certains bureaux de vote on pouvait même se faire couper les cheveux gratuitement dans les bureaux de vote après avoir effectuer son devoir civique. Il est bien évident que dans ces conditions tout le monde a crié au scandale, des Etats-Unis à l’Allemagne. Tout le monde ? Pas exactement car l’un des seuls pays ayant félicité Poutine est…la France. Pour le pays des Droits de l’Homme, ça la fout mal. Hugo Chavez n’a par contre pas eu la même veine électorale car son référendum portant sur la modification de la constitution a échoué de peu (50,7 % contre). Hugo le Rigolo (le surnom n’est pas définitif mais comme vous le savez je suis pour le débat participatif, vous pouvez donc aussi envoyez vos propositions de surnom pour Hugo Chavez). Ce scrutin prouve que le lavage de cerveau n’est pas une fatalité. En voilà une belle raison d’espérer.
Une fois n’est pas coutume, je vais m’atteler à la critique d’une suite. D’habitude je rechigne à cette tache car les suites ressemblent souvent beaucoup (voire beaucoup beaucoup) à l’original. Mais parfois il y a des exceptions et la saga Alien fait partie de celles-ci. Chaque volet a en effet été dirigé par un réalisateur différent (et quels réalisateurs !) : Ridley Scott, James Cameron, David Fincher et Jean-Pierre Jeunet. Nous nous intéressons donc au second volet réalisé par Cameron en 1986 soit sept ans après le premier épisode de Scott.
Après avoir dérivée dans l’espace pendant plus de cinquante ans, Ripley est récupérée par une station spatiale appartenant à son ancien employeur, la société Weyland. Ripley leur explique alors pourquoi sa mission a dégénéré. Weyland lui annonce alors que la planète d’où provenait la bête a été colonisée mais que le contact entre Weyland et cette colonie a été rompu. On demande alors à Ripley d’accompagner des Marines sur cette planète pour savoir ce qui se passe. Après une longue réflexion (on peut comprendre), Ripley accepte. Mais cette fois, l’ennemi est multiple…
Alors qu’Alien s’apparentait à un film d’horreur ou à un survival avec son ambiance oppressante et intimiste, Aliens joue plutôt dans la cour du film d’action musclé. Il n’y a plus un alien mais une centaine et en plus ils sont commandés par une reine encore plus dégueulasse (oui faire plus flippant qu’un alien c’est possible). Au final, le spectateur ne perd que très peu au change tout simplement car Cameron est un des maîtres du genre (il le prouvera encore plus cinq ans plus tard avec on chef-d’œuvre, Terminator 2). S’il est vrai que pas mal d’effets spéciaux ont pris un peu de plomb dans l’aile, on ne peut que s’incliner devant l’efficacité indéniable de l’entreprise avec une idée à la seconde (l’utilisation de harnais de steadicams pour simuler les mitrailleuses portables des Marines de l’Espace, le combat final de Ripley avec la Reine, les Aliens passant par les conduits d’aération…). Pour être honnête, le plus gros défaut du film est qu’à force d’accumuler les aliens en charpie, la peur et le dégoût que procure la créature s’amoindrie. Mais en échange on a le droit à un des plus beaux spécimens du film d’action. Rendez vous je ne sais pas quand pour la critique d’Alien 3 qui innove lui aussi dans l’approche de la saga.
Note finale : 16,5/20