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marredescritiquesalacon Description du blog :
Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants.. Description audio !
Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
24.05.2006 Dernière mise à jour :
07.06.2008
Chers marredescritiquesalaconautes, la science vient de faire un grand bond en avant hier soir : on a découvert que le voyage dans le temps est possible. Hier, nous sommes passés de 2008 à 2005 en un clin d’œil et ce grâce aux César qui nous ont gratifié d’une nouvelle pirouette. Mais, avant, rappelons-nous 2005. En cette année où Un Long Dimanche De Fiançailles et Les Choristes étaient en compétition, l’Académie avait choisi de récompenser L’Esquive, film d’Abdellatif Kechiche, en lui donnant les César du Meilleur Film et du Meilleur Réalisateur alors que le film était tourné en DV et que la compréhension des dialogues représentait une performance digne de The Sentinel. Mais notre cher cinéma français n’a pas été échaudé et, ni une ni deux, rebelote avec La Graine Et Le Mulet devant la Môme, Un Secret et Le Scaphandre Et Le Papillon. Voilà voilà…je me demande parfois pourquoi je ne critique que des films américains sur ce blog. Maintenant, je sais. Mais faisons fi des rancoeurs passées et projetons-nous vers l’avenir qui n’est pas si bouché que cela pour le cinéma français car, avec 10 nominations aux Oscar, l’Hexagone a d’ores et déjà battu son record même si cela s’annonce dur avec les No Country For Old Men et autres There Will Be Blood.
Pour revenir dans notre pays des fromages qui puent, la polémique de la semaine (car cela va devenir une nouvelle rubrique) était concentrée sur les propos d’Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, qui a qualifiée les sectes de « non-problème ». Branle-bas de combat chez les politiques qui en ont profité pour pointer du doigt la mansuétude présupposée du Président envers les sectes dont la scientologie (rappelez-vous de cette rencontre « au sommet » avec Tom Cruise). Coïncidence ou pas, j’ai eu la visite de témoins de Jéhovah hier. Leur thème du moment : la criminalité. Les sectes ne sont donc pas si coupées que cela du monde même si dans mon quartier notre seul problème provient des éboueurs qui replacent mal les poubelles le mercredi matin. C’est le geste qui compte…
Cette nuit, j’ai fait un cauchemar (non,non, pas La Naine Et Le Brûlé ! Arghh…) : j’étais dans un monde où Star Wars n’existait pas. Au-delà de l’aspect purement traumatisant que peut représenter une telle expérience, j’ai ressenti cela comme une sorte de piqûre de rappel car, vous l’avez sans doute notifié, Star Wars n’est pas sur ce blog. Attention, je parle de l’original et non pas de la prélogie. Il est temps de remédier à cela et quoi de mieux que de commencer par le commencement. A long time ago in a galaxy far, far away...
Dans une galaxie lointaine, c'est pas la joie car elle est contrôlée par l'Empire dirigé par...l'Empereur (t'es trop fort George!). Seuls quelques rebelles tentent de mettre à mal son pouvoir. Ils réussissent même à voler les plans d'une base secrète nommée l'Etoile Noire. Malheureusement, la chef des rebelles, la princesse Leïa; est capturée par Dark Vador, une sorte de boîte de conserve noire. Mais par un heureux hasard, les plans arrivent dans les mains d'un fermier habitant sur la planète Tatooïne. Son nom est Luke Skywalker...
Mon grand regret sera toujours de ne pas avoir pu regarder le Star Wars de 1977 et de devoir me contenter de la version de 1997. Si le temps n'a aucune emprise sur L'Empire Contre-Attaque et Le Retour Du Jedi, il en est tout autre pour Un Nouvel Espoir qui est à la limite du kitsch surtout quand on regarde les tableaux de commande rappelant un peu Star Trek. Pour le spectateur français, cela devient même parfois drôle, l'exemple le plus parlant étant la voix de Dark Vador bien loin de la peur qu'elle est censée engendrer. Cela sera réparé par la suite mais c'est tout de même gênant. On passera également sur toutes les erreurs de traduction. Malgré tout, ces défauts n'empêchent pas le moins du monde d'apprécier Un Nouvel Espoir même si avec le recul il apparaît comme le volet le plus faible de la trilogie sans doute parce qu'il ne possède pas une dimension shakespearienne comme l'Empire Contre-Attaque et Le retour Du Jedi. Certaines scènes sont tout de même restées dans l'imaginaire collectif (la Cantina, la bataille de l'Etoile Noire...), les grandes lignes de l’histoire et la musique de John Williams sont déjà présentes. Mais, franchement, que celui qui préfère Un Nouvel Espoir à L’Empire Contre-Attaque lève la main…
Note finale : 14/20 (pour ceux qui ne connaissent pas, un épisode de Star Wars Déconne !)
Mes biens chers frères, mes bien chères sœurs, une page vient de se tourner. A Cuba, le lider maximo Fidel Castro vient de tirer sa révérence et, dorénavant, le pays sera dirigé par son frère Raul (à ne pas confondre avec le footballeur légèrement moins agé). Alors, quid des nouveautés à venir ? Les Cubains auront toujours les mêmes caisses américaines des années 50 d’avant l’embargo américain, les gosses seront toujours fidèles à l’idéologie communiste et leurs cigares seront toujours interdits dans nos bars… Rien de neuf finalement sous le soleil caribéen si ce n’est que nous verrons beaucoup moins le superbe jogging Adidas de Fidel. Et ça, c’est moche. De l’autré côté de la planète, le changement sera sans doute beaucoup plus conséquent au Pakistan où les élections législatives ont sacré les opposants à Pervez Musharraf. Reste à savoir si celles-ci ont eu lieu dans de bonnes conditions car, à voir le déroulement du scrutin, on peut se montrer circonspects. Par exemple, comment vérifier l’idendité d’une électrice lorsqu’il n’y a pas de photo sur la carte et que l’électrice en question est recouverte des pieds à la tête ? On pourrait toujours faire des photos d’identité de leurs orteils et ramener les Experts dans la valise des observateurs de l’ONU mais franchement, est-ce techniquement possible (c’est vrai, mettre un Grissom dans une Louis Vuitton c’est loin d’être gagné…). Chez nous, la polémique porte encore une fois sur le rôle des journalistes après la méga-descente super-discrète de la police à Villiers-Le-Bel et ce en réponse aux violences ayant émaillé la fin de l’année dernière dans cette même ville : les policiers partirent 500 mais par un prompt renfort ils se virent 3000 grâce à Infosport (pour toute réclamation de la part des héritiers de Corneille, veuillez vous adressez à centerblog.net, l’auteur déclinant toute responsabilité devant l’ensemble du contenu digne de Fabrice Eboué)
Quitte à faire appel à des professionnels, autant appeler des mecs qui en ont vraiment dans le pantalon. Pourquoi pas John Rambo ? Après tout, malgré son âge avancé et ses muscles un peu pendants, qui d’autre est mieux habilité que lui pour faire le sale boulot ? Revenu en ce mois de février sur nos écrans, Rambo est un peu le symbole des actions heroes des années 80. Né cinématographiquement en 1982, Rambo n’est pourtant pas seulement un mec foutant des tatannes à tout ce qui bouge…
John Rambo est de retour au pays après quelques années passées au Vietnam. A la recherche de son dernier compagnon d’armes vivant, il apprend que celui-ci est mort d’un cancer. N’ayant plus d’endroit où loger, Rambo est alors repéré par le shériff Teasle voyant d’un mauvais œil la présence d’un vagabond dans sa petite ville tranquille. Il le chasse mais l’ancien béret vert se rebelle. Teasle l’arrête alors et en profite pour le maltraiter avec son équipe. Rambo arrive à s’enfuir dans la forêt voisine : c’est le début d’une gigantesque chasse à l’homme…
Lorsque Rambo est sorti au cinéma il y a 25 ans, peu de gens y ont vu une critique à l’encontre des Etats-Unis et du peu de reconnaissance donnée aux anciens soldats de la guerre du Vietnam. Malheureusement, les deux films suivants brouilleront complètement les cartes et Rambo deviendra alors une sorte de machine à tuer du communiste pour faire plaisir à Ronald. Mais concentrons nous sur le premier volet. Le personnage de Rambo provient d’un roman de David Morrell et Stallone lui donne un aspect monolitihique, dénué d’émotions, qui tranche profondément avec la fin du film vraiment très touchante. Durant plus d’une heure, Rambo est en effet assez avare en paroles (l’une des seules répliques étant « Fais pas chier ! », ça vous place le bonhomme). Et puis, comment oublier le colonel Trautman, le bienveillant chef de Rambo, capable lui aussi quand il le faut d’une bonne réplique pas piquée des hannetons (exemple : « Je ne suis pas venu sauver Rambo de la police, je suis venu sauver la police de Rambo. »). Entre tous ces bons mots, les scènes d’action ont leur bonne part même si certain éléments peuvent aujourd’hui paraître désuets (on pense notamment à la poursuite en moto traînant en longueur pour pas grand chose). Rambo est donc un bon film d’ation parfois drôle (vive Trautman !) et souvent touchant. Ce dernier élément a sans doute été mis de côté dans les deux films suivants…
Note finale : 13/20 (et en bonus un Mozinor culte)
Ah ! En voilà un week-end qui s’annonce bien chaud ! Mais avant de faire l’agenda, je tiens à rendre hommage à un grand de la chanson qui vient de nous quitter, lui qui nous a bercé avec ses chansons. Une grosse pensée donc à Quentin qui vient de se donner la mort artistiquement en remportant la finale la finale de la Star Academy hier soir. Courage Quentin et bonne chance lorsque tu rencontreras Magalie et Cyril car ça fait toujours un choc lorsque l’on se regarde dans un miroir, même déformant… Comme je le disais, le week-end sera chaud notamment avec le clasico OM-PSG où comme tous les ans le spectacle sera plus dans les tribunes que sur le terrain, que ce soit avec des envolées baudelairiennes comme « Paris, Paris, on t’encule ! » (notez la majestueuse volupté des sons s’entrechoquant entre eux) ou des feux de sièges symbolisant la flamme animant le cœur d’amoureux transis du ballon rond. En conclusion, le dîner de cons de dimanche soir s’annonce particulièrement succulent. Succulent, voilà le mot qui me vient à la bouche après avoir visionné pour la 127ème fois la première bande-annonce d’Indiana Jones Et Le Royaume Du Crâne De Cristal. 19 ans après La Dernière Croisade, Indiana Jones revient et prions tous ensemble pour que le résultat soit à la hauteur de nos espérances. Mais comme on prend les mêmes, ce doute devrait rapidement être balayé, d’autant plus que Steven Spielberg a montré qu’il n’était pas devenu un vieux cynique en abandonnant son poste de directeur artistique des JO de Pékin afin de protester contre la politique chinoise au Darfour. En France, des protestations se sont élevées contre le projet de confier la mémoire d’un enfant de la Shoah à un élève de CM2. On peut s’interroger sur la pertinence d’un tel projet alors que les petits Français de cet âge commencent à s’adonner à la tecktonik. Franchement, confier une telle mission à des gosses dansant la tecktonik, vous ne trouvez ça pas totalement inconscient ?
Cette année, deux films sont particulièrement attendus par le monde entier. D’abord il y a le film super-génial-je-veux-le-voir-vive-spielberg-harrison-ford-t’es-pas-vieux-à-bas-la-TCK qu’est Indiana Jones mais il y a aussi The Dark Knight, suite de Batman Begins sorti il y a trois ans qui avait pour mission de redorer le blason de la chauve-souris après l’attentat que fut Batman & Robin de Joel Schumacher (ne pas confondre avec un comédien d’Astérix aux JO ni avec le tueur de Battiston). Alors, Christopher Nolan a-t-il réussi son coup ? (je sais même pas pourquoi je pose la question).
Buce Wayne est le fils de la plus riche famille de Gotham City. Lorsque ses parents sont tués par un voleur, le besoin de vengeance devient de plus en plus grand chez lui. Il prend alors la décision de s’éloigner de Gotham et de la pourriture qui la ronge. En Asie, il recontre un maître des arts martiaux l’entraînant physiquement et mentalement. De retour à Gotham, Bruce commence commence alors à étancher sa soif de justice à travers un alter ego : Batman…
Batman Begins s’intéresse donc à la naissance d’un des super-héros les plus populaires dont l’univers avait déjà été adapté par Tim Burton dans un style baroque et pas Schumacher dans un style kitsch à souhait. Cette fois-ci, le film se veut nettement plus réaliste dans l’approche du personnage et de la ville. La génèse de Batman est ici inspirée par les comics de Frank Miller (Sin City, 300) datant des années 80. Et autant dire que ce n’est pas une écolution mais une révolution en profondeur. Dans le costume de Batman, on retrouve Christian Bale toujours aussi parfait dans ses compositions (quelqu’un peut lui dire que cela devient exaspérant). Il est épaulé par Michael Caine dans la peau d’un Alfred so british, Gary Oldman, Morgan Freeman, Liam Neeson… Tout ce beau monde donne corps à un film qui permet de connaître un peu plus les motivations d’un milliardaire obligé de sortir en combinaison SM la nuit. Et autant dire que le personnage est beaucoup plus complexe que dans les précédents films. Batman Begins est surtout centré sur le personnage et ce parfois au détriment de l’action qui, si elle est présente à la fin du film, n’est que sporadique. Mais c’est souvent le problème d’un préquel. Plus dommageable est le manque de charisme du méchant, l’Epouvantail, dont le rôle est trop peu mis en avant. Gageons qu’après les présentations, The Dark Knight sera encore plus généreux dans son approche…
Note finale : 15/20 (la vidéo est la bande-annonce de The Dark Knight)
Voilà ce qu’on appelle un crash ! Alors que le moral des Français est au plus bas, le Président suit également la tendance en perdant près de dix points dans le dernier sondage publié. Il est maintenant crédité de 39% d’opinions favorables. Celui qui tire son épingle du jeu de cette catastrophe industrielle, c’est François Fillon qui dépasse maintenant les 50%. Un conseil pour François : fais deux ou trois boulettes par-ci par-là afin de ne pas mettre en colère Nicolas. Sinon gare à toi… Après les problèmes provoqués par Le Nouvel Observateur, c’est au tour de L’Express de faire parler de lui avec l’interview exclusive de la nouvelle première dame de France, Carla Bruni. Une fois de plus, le scandale ne sera pas loin surtout lorsque les lecteurs verront que le dévoilement du SMS par Le Nouvel Observateur est comparé à la dénonciation de Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale… Au moins, si elle ressemble à son mari sur un point, c’est bien le sens de la mesure. Mais l’incident n’aura sans doute pas vraiment de suite car Mme Bruni-Sarkozy a rédigé un mot d’excuse sur le site Internet de L’Express. Tout cela ne se terminera donc pas dans un bain de sang comme c’est le cas à quelques kilomètres de là dans une banlieue à problèmes nommée Neuilly. Vous avez aimé Jospin dans son numéro « en me retirant définitivment de la vie politique » ? Vous allez adoré le remake de David Martinon tout en émotions. Pour ceux qui ne sont pas au courant : rappelons les faits : après la sortie d’un sondage peu flatteur pour Martinon face à un candidat dissident de droite Jean-Christophe Fromantin, celui-ci se fait lâcher pas ses colistiers dont Arnaut Teullé et le fils du Président lui-même. Face à cette soudaine désaffection, Martinon abandonne et l’UMP décide de soutenir Fromantin. Arnaud Teullé n’est pas d’accord et commence alors sa propre campagne. On a eu Dallas et Côte Ouest. Place à Neuilly maintenant…
S’il y a bien un sport qui ressemble le plus à la politique, c’est bien la boxe. Depuis les balbutiements du cinéma, on en a vu passé des films sur la boxe entre Rocky et Rocky Balboa en passant pas l’inégalé et inégalable Rocky IV. C’est vrai qu’il y en a encore d’autres mais celui qui est considéré comme l’un des plus réussis est Raging Bull de Martin Scorsese. Biopic du boxeur Jake La Motta, Raging Bull est surtout connu pour la performance oscarisée et stupéfiante de Robert de Niro, capable de s’entraîner plusieurs mois avant de prendre plus de 30 kilos…
Jake La Motta est boxeur et habite dans le Bronx. Avec l’aide de son manager de frère, Jake arrive à se hisser au niveau de champion du monde des poids moyens. Mais Jake est une personne trouble et n’arrive pas à gérer aussi bien sa vie privée que sa vie sportive et surtout, Jake est jaloux, très jaloux. C’est cette jalousie qui l’entraînera pas la suite au fond du gouffre après avoir pourtant combattu les plus grands boxeurs du monde comme Marcel Cerdan (avant qu’il ne s’écrase mais pas comme Nicolas…) ou Sugar Ray Robinson.
Marquant la quatrième collaboration entre De Niro et Scorsese, Raging Bull fut un échec lors de sa sortie en salles mais au fil des années il a gagné ses galons de grand film à juste titre. La réussite du film tient évidemment en grande partie à De Niro qui réalise ici l’une des plus grandes performances d’acteur de l’Histoire du cinéma. Sa transformation physique est tellement incroyable qu’on a de la peine à reconnaître l’acteur à la fin du film lorsque celui-ci joue La Motta obèse. Esthétiquement, le film est tout aussi réussi avec une utilisation du noir et blanc judicieuse et dont le seul but ne réside pas dans la volonté du réalisateur de faire de l’esbrouffe visuelle. Le noir et blanc est particulièrement mis en valeur durant les combats de boxe car il est associé à des plans de caméra permettant de vivre le match à l’intérieur même du ring. Raging Bull voit aussi la naissance du célèbre duo Joe Pesci/Robert de Niro qui se retrouveront ensuite dans Les Affranchis et Casino, à la différence près que cette fois c’est De Niro qui tient le rôle du psychopathe de service… Même si vous n’aimez pas la boxe, il faut avoir vu Raging Bull pour pouvoir comprendre qu’être acteur ce n’est pas forcément toujours une partie de plaisir…
Bonjour à tous. Ces derniers jours, le Tchad nous a encore réservé des surprises à la pelle. En effet, quelle ne fut pas la stupeur des Français lorsque que le président Deby a annoncé la possibilité d’une grâce pour les membres de l’Arche de Zoé si la France en faisait la demande. Evidemment, ce geste serait totalement désintéressé et n’aurait strictement rien à voir avec le fait que des rebelles tentent de renverser le pouvoir en place. Bien sûr, l’armée française est déjà sur place mais ce n’est que pure coïncidence… Chez nous, au contraire, les juges ont décidé de placer en détention provisoire celui que l’on surnomme maintenant JK alias Jérôme Kerviel. A l’heure d’Internet, il est incroyable de voir qu’un pur inconnu a pu atteindre une telle popularité en quelques semaines. On ne compte plus les sites à sa gloire où les produits dérivés à son effigie (le T-shirt « Je suis la petite copine de Jérôme Kerviel », le string…Il paraît même qu’une tirelire Kerviel est en projet. On appelle ça de l’ironie je crois). Mais ce phénomène n’est rien comparé à l’affaire du SMS dévoilé par lenouvelobs.com. Attention, tenez-vous bien : Nicolas Sarkozy aurait envoyé un SMS une semaine avant son mariage à Cécilia disant que si elle revenait à ses côtés, il annulait tout… Au-delà du fait que les Français n’en ont strictement rien à foutre (du moins, je l’espère), cette « information » montre bien à quel point sont rendus certains journalistes (franchement, pour que cette chose paraisse en première page du site, on doit vraiment se la couler douce au Nouvel Observateur). On aura beau me dire que la vie privée peut influer sur la vie publique, je trouve que cet argument a de plus en plus bon dos et ne devient maintenant que prétexte pour masquer le vide et politique et journalistique…
Si vous traînez sur Internet assez assidûment, vous avez sans doute entendu parler du plus gros buzz cinéma de l’année 2007 connu sous le nom de Cloverfield. Le pari réalisé était gigantesque : personne ne devait savoir à quoi cela ressemblait avant la sortie.Nous devons ce tour de force médiatique à J.J. Abrams, créateur de Lost et Alias qui a fait ses armes cinématographiques sur M:I III. Si Cloverfield n’est pas réalisé par Abrams, on reconnaît immédiatement la part d’originalité et de mystère caractéristiques du bonhomme.
Ah New York : les Knicks, Manhattan, la Statue de la Liberté... Quand Rob annonce son départ au Japon pour un travail, tous ses amis se mettent en quatre pour lui offrir une super fiesta (attention, on parle pas de la bagnole). Le frère de Rob demande à Hub, un de ses meilleurs potes, d’immortaliser cet instant magique avec une caméra. Tout se passe à merveille jusqu’à ce que nos fêtards ressentent une violente secousse et ne montent sur le toit de l’immeuble pour voir ce qui se passe : c’est juste Liza Minnelli qui vient de chanter New York, New York… (oh la la que vous êtes crédule !)
Blague à part, Cloverfield n’est pas vraiment un film où l’on rit beaucoup. J’avoue même que je n’ai pas ressenti un tel stress dans une salle de cinéma depuis bien longtemps. Cloverfield, en gros, c’est un grand huit durant 90 minutes où l’on passe d’un début gentillet à souhait à un bordel sans nom sous l’œil d’une même et unique caméra ajoutant un réalisme particulièrement saisissant à cette énième attaque de monstre sur Manhattan. Le ton du film est d’ailleurs donné dès le début lorsque l’on apprend que le film est une cassette retrouvée sur un lieu anciennement dénommé Central Park. Et là, on tient vraiment ce qui démarque Cloverfield du reste : le sentiment d’ineluctabilité. Tout le film, on espère que Rob et ses potes vont s’en sortir alors que l’on sait pertinemment que c’est plutôt mal barré pour eux. Chapeau aussi aux comédiens inconnus du grand public qui ajoutent encore plus au réalisme de l’œuvre. Je voudrais également donner aux futurs spectateurs un petit conseil, voire deux : ne vous mettez pas trop près de l’écran car la caméra est souvent tenue par la réincarnation de notre défunt Pape et ne vous renseignez pas trop sur le film en allant sur le site officiel, cela gâcherait la découverte d’un grand film catastrophe. A la limite, ne lisez pas même pas cet article (ah désolé, c’est maintenant trop tard…).
Note finale : 17/20 (et une excellente surprise, une !)
On l’attendait, on le murmurait dans les couloirs de l’Elysée et ce qui devait arriver arriva : Nicolas s’est marié avec Carla. Et comme l’avait prédit notre Président, les journalistes sont arrivés après la bataille, nous qui attendions quelques chose de grandiose dans les jardins de Versailles tel Louis XIV entouré de sa cour. Mais non, au lieu de cela on a juste eu le droit à un maire du VIIIe arrondissement et à un comité restreint. Décevant mais après tout, pourquoi le critiquer pour sa discrétion quand on sort les crocs à chaque fois qu’il expose sa vie privée ? Hier, c’était le Super Tuesday aux Etats-Unis et là encore, la déception est palpable tant on attendait une réponse à nos différentes interrogations : Obama allait –il passer Clinton ? McCain rentrerait-il une nouvelle fois avec la musique de Rocky ? Et surtout, verrait-on Chuck Norris, la légende vivante, aux côtés de Mike Huckhabee ? Si côté républicain le chemin est de plus en plus dégagé pour le vétéran du Vietnam, l’horizon est toujours aussi bouché au sein du parti de l’âne (que ceux qui trouvent bizarre le fait d’avoir un âne comme logo lève la main) même si Hillary Clinton a un petit chouïa d’avance. Mais en fait, LA vraie information de ce début de semaine est la présentation du nouveau maillot de l’Equipe de France de football. Dorénavant lors des matchs à l’extérieur, les Bleus porteront un maillot rouge. Mais rassurez-vous, ce n’est absolument pas pour rapporter un max de thunes à Adidas. C’est juste pour…en fait on ne sait pas trop. Ah si, c’est pour ne pas confondre avec le maillot de l’équipe D’Espagne qui, c’est bien connu, à l’habitude de jouer en vert et noir. Encore heureux qu’Adidas n’a pas demander des conseils à Max Guazzini sinon on serait en train de régler notre télévision pendant tout le match (quoi que voir Papy Thuram en rose, cela aurait eu de la gueule…)
Mais trêve de futilités et passons aux choses sérieuses. Commençons par une question : connaissez-vous Richard Kelly ? Si oui, c’est bien. Sinon, c’est moins bien et voici de quoi éclairer votre lanterne. Kelly est un jeune cinéaste qui a beaucoup, beaucoup de mal depuis deux ans maintenant à sortir son nouveau film Southland Tales où on a le droit à un casting de fous furieux, jugez plutôt : The Rock, Sarah Michelle Gellar, Seann William Scott et…et…Christophe Lambert. Rien que pour cela il faut saluer le courage de Kelly et surtout s’intéresser à son précédent film, le cultissime Donnie Darko.
Donnie Darko est un adolescent de seize ans pas tout à fait comme les autres : il est intelligent, imaginatif et surtout son meilleur ami est un lapin géant. Oui, c’est sûr qu’être pote avec la mascotte Duracell, ça doit pas être facile tout les jours. Lorsqu’une nuit il évite de justesse un réacteur d’avion tombé sur sa chambre, le lapin Franck lui annonce la fin du monde 28 jours plus tard. A partir de cette révélation, Donnie se sent investi de pouvoirs…
Donnie Darko est un film tellement bourré d’idées que parfois on s’y perd un peu mais malgré tout la réussite est quasi totale. Dès la première minute, on est happé par l’univers totalement barré du film qui rappelle même parfois celui de David Lynch (du moment que c’est juste du rappel, ça va). Le long-métrage est aussi porté par l’interprétation époustouflante de Jake Gyllenhaal qui montrait déjà toute l’étendue de son talent. Et puis Donnie Darko a le don pour mettre nos méninges au travail avec un scénario bigrement tordu mais ô combien génial qui, en plus de livrer tous ses secrets à la fin du film, permet d’échafauder soi-même sa théorie sur l’histoire tellement celle-ci est ouverte à nombres d’interprétations. Juste pour indication, on ne compte plus les forums recherchant LA réponse exacte. Que cela ne vous empêche pas d’échafauder vous même votre idée après avoir vu le film. Et si la compréhension n’est pas votre priorité, vous pouvez toujours trouvez votre petit bonheur dans le casting allant de Drew Barrymore à Patrick Swayze. Vous avez bien lu, il y a le Body de Point Break et le danseur de Dirty Dancing. Et si vraiment vous êtes difficile, on a aussi le droit à une très bonne satire de l’Amérique moyenne saupoudrée de dissertation sur la sexualité des Schtroumpfs…
Avis aux professeurs de toute la France, ceci est un message du Ministère de l’Education Nationale : vous ne devez jamais répliquer lorsqu’un élève vous insulte et ne vous respecte pas. Surtout, vous ne devez surtout pas répondre par une gifle, surtout si l’élève en question est le fils d’un gendarme. Il faut au minimum trois coups de couteau pour pouvoir vous défendre selon la nouvelle circulaire en vigueur… Eh bien, on peut dire que certaines infos ne laisse pas l’opinion de marbre. Alors que je ne connais pas une seule personne dans mon entourage trouvant juste la peine encourue par ce professeur de technologie (j’en profite pour saluer mon ancien prof de techno de 5e, Mr Lucas…), un tribunal pourrait le juger coupable de « violences aggravées sur mineur ». Je n’avais pas entendu un tel ramassis de conneries depuis au moins…pff…le coup des armes de destruction massive en Irak (après enquête, Saddam Hussein avait en réalité engagé David Copperfield pour les cacher. A moins que ce ne soit Garcimore).Pour ne pas être compris de travers, je tiens à préciser que je ne cautionne pas son geste mais que j’ai (beaucoup) de mal à comprendre les suites de cet incident Mais nous attendrons la suite des événements pour pouvoir enfin savoir si notre système est pourri jusqu’à la moelle. Et vous, chers professeurs de France, courage… Mais je vais arrêter de parler de cette affaire car, après tout, il y a des choses plus graves dans la vie, notamment au Tchad où les combats entre armée et rebelles viennent de commencer ce matin-même. Vite, il faut renvoyer les membres de l’Arche de Zoé là-bas, eux seuls peuvent combattre les méchants et faire régner la paix dans la monde. Et on en profitera pour offrir une nouvelle cargaison de gosses livrés en 48 heures grâce à Fed Ex. Ah, on peut enfin se détendre et boire frais à Saint-Tropez !
C’est ce vendredi que Nicolas Sarkozy a dévoilé son plan Alzheimer afin de lutter contre cette terrible maladie (oui Mamie, Hitler est mort. Non mamie, Saint-Etienne n’est plus champion de France). Tout cela pour dire que la mémoire est parmi ce qu’il y a de plus important. Si je parle de cela, ce n’est que pour faire une belle introduction pour un bon film, Memento. Deuxième film du talenueux Christopher Nolan, Memento a rencontré le succès jusqu’à atteindre le rang de film culte grâce à la construction ingénieuse de l’histoire.
Depuis que sa femme a été tué devant ses yeux, Leonard Shelby n’a qu’une idée en tête : se venger en retrouvant l’assassin. Il traîne ainsi d’hôtel en hôtel selon les indices qu’il découvre et est aidé par son ami Teddy et une femme appelée Natalie. Seulement Leonard a un handicap : depuis le meurtre de sa femme, il est dans l’impossibilité de se rappeler ce qu’il a fait quelques minutes auparavant. Son seul salut réside donc dans les photos prises et les tatouages inscrits sur son corps afin de pouvoir poursuivre son enquête.
Memento, c’est avant tout une mécanique implacable : le film commence par la fin et chaque scène est en fait antérieur à la précédente ce qui, en plus de sublimer le scénario, permet au spectateur de se triturer un peu les méninges pour reconstituer l’histoire du début à la fin sous le jour de la révélation finale. Il n’a donc pas fallu attendre Le Prestige ou Batman Begins pour se rendre compte que Nolan était un grand réalisateur et plus d’un se serait emmêler les pinceaux avec un montage si difficile. Le seul petit reproche que l’on peut faire au film est une des conséquences de sa plus grande qualité car le concept même du film absorbe un peu les performances d’acteurs qui passent au second plan même si certaines scènes possèdent un côté émouvant notamment lorsque Leonard nous conte la touchante histoire de Sammy qui vivait le même cauchemar que lui alors qu’il était enquêteur pour les assurances. Pour l’anecdote, sachez que la version collector du DVD permet en bonus de regarder le film à l’envers mais on peut s’interroger sur la pertinence d’un tel sacrilège car Memento perd tout son intérêt lorsque l’on enlève un postulat aussi génial. Un film qui mérite définitivement son statut et qui rejoint les rangs de Fight Club ou d’Usual Suspects.
Partira, partira pas ? A l’heure du conseil d’administration de la Société Générale, Daniel Bouton se trouve dans une position bien inconfortable après le scandale Jérôme Kerviel car en plus de passer pour un incompétent, il se retrouve lâché par toute la classe politique de Nicolas Sarkozy à Olivier Besancenot (pour une fois qu’ils sont d’accord ces deux-là sur un truc ne concernant pas le cyclisme…).Mais, encore plus fort, il se trouve qu’il y a une affaire dans l’affaire car on a su lundi qu’un dirigeant de la SocGen (pour les intimes) a vendu 86 millions d’euros d’actions quinze jours avant le début de la crise. Je n’y vois pas coïncidence, j’y vois providence comme dirait Morpheus… Comme nous sommes partis pour parler argent, continuons donc notre petit bonhomme de chemin avec la sortie aujourd’hui même du film français le plus cher de tous les temps : Astérix Aux Jeux Olympiques. Alors je vous vois venir en attendant langue pendue que je vous sorte la critique de derrière les fagots mais je n’en ferai cure. D’une car je ne parle que de films anglo-saxons sur ce blog (ceux qui ne l’auraient pas encore remarqué, c’est que vous le faîtes exprès) et de deux car j’ai décidé de ne pas me déplacer pour aller le voir (ce qui ne veut pas forcément dire que je ne le verrai pas si vous voyez ce que je veux dire). Mais je tiens à préciser mon propos : je ne critique absolument pas Astérix à cause de son budget qui semble déranger plus d’un journaliste mais plutôt les images que j’ai vu ici ou là. Et franchement, c’est loin de donner envie entre des effets spéciaux franchement limites et des vannes bien foireuses. Cela fait même peur quand on connaît le but d’une bande annonce : attirer le chaland avec des images efficaces. Je vais donc essayer de tenir malgré la pression médiatique et familiale. Alea jacta est qu’il disait…
En même temps que débarquait le nouveau film des frères Coen, le nouveau Burton atterrissait le même jour. Après la sucrerie que fut Charlie Et La Chocolaterie et la pause animée de Noces Funèbres, Tim Burton revient avec son style caractéristique mêlant gothique et humour grâce à Sweeney Todd. Adaptation d’une comédie musicale de Broadway à succès du même nom elle-même inspirée par un fait divers du XIXe siècle, Sweeney Todd marque la sixième collaboration entre Johnny Depp et le réalisateur fruit d’un croisement entre Einstein et un caniche.
Benjamin Barker a tout pour être heureux : il est reconnu comme un grand barbier et a une femme et une fille qui l’aiment. Malheureusement pour lui, il s’attire les foudres du juge Turpin, celui-ci convoitant sa situation. Turpin décide alors d’arrêter Barker et de voler ses proches. Après quinze ans passé dans un bagne, Barker revient à Londres pour se venger. Il est aidé dans sa tâche par une boulangère et un matelot rencontré sur le chemin de son retour. Pour récupérer ce qui lui est du, il reprend son travail avec une technique très personnelle…
Alors, pari gagné ? A moitié dirons nous. Si l’idée de raconter une histoire macabre comme celle-ci avec l’esthétique glauque de Tim Burton était bonne, je me demande s’il fallait pour cela obligatoirement jouer le jeu de la fidélité à la comédie musicale qui ralentit énormément l’action. Certes deux ou trois chansons sont vraiment réussies (surtout celle de Sweeney Todd lorsqu’il a l’idée de tuer ses clients) mais elles se répètent souvent et certaines paraissent un tantinet mièvre (un comble quand on connaît le réalisateur). La trop grande présence de passages musicaux cache également la faiblesse du scénario dont le seul rebondissement a lieu à cinq minutes de la fin (et environ une heure après l’avoir deviné). Sinon rassurez vous, Tim Burton arrive toujours à nous offrir de très belles images et des passages pontués d’humour sanguinolents mais le gros atout du film reste son casting impeccable à tout point de vue que ce soit Johnny Depp (loin d’être un chanteur manchot, loin s’en faut), Helen Bonham Carter ou Alan Rickman. En conclusion, Sweeney Todd ravira les fans du style visuel de Burton. Pour ceux qui privilégient le fond, c’est une toute autre histoire…
Et…merde. Bon, désolé d’être légèrement vulgaire mais cette semaine s’est finie en eau de boudin. Commençons par la déception de ne pas encore voir un Français succéder à Yannick Noah 25 ans après sa victoire à Roland Garros. Si Tsonga a fait un parcours incroyable compte tenu de sa place hiérarchique, son aventure laisse malgré tout un petit goût d’inachevé car après avoir joué un tennis hallucinant contre Nadal (« contre » étant ici synonyme de présence physique sur le terrain, rien de plus) on s’attendait à un bis repetita contre Novak Djokovic, le Laurent Gerra de la raquette. Mais tout de même un grand coup de chapeau à Jo-Wilfried que l’on espère retrouver à un tel niveau encore et encore… L’autre chance française était représentée par l’équipe de France de handball qui, elle, s’est inclinée en demi-finale. On pourrait donc penser que nous, pauvres Français, ne sommes pas faits pour gagner des titres et battre des records. Détrompez-vous ! Un Français cette semaine a réussi à exploser un record dans le monde de la finance en faisant perdre cinq milliards d’euros à la Société Générale. Rien que pour cela, remercions tous Jérôme Kerviel et espérons qu’il aura l’occasion de se surpasser dans les années à venir ! Certes la satisfaction est maigre mais elle permet d’atténuer également la tristesse suscitée par la mort de Suharto, dictateur indonésien qui tout au long de sa brillante carrière n’a eu de cesse de rechercher le bonheur de son peuple notamment en détournant des milliards d’euros afin qu’ils ne tombent pas dans les mains d’un Kerviel indonésien ou bien encore en éliminant 500 000 personnes trop proches des milieux communistes évitant ainsi une crise du logement. Big Up à toi Suharto si tu nous entends malgré le bruit des flammes.
Cette semaine, on a aussi eu le droit aux listes des nommés que ce soit aux Césars ou aux Oscars. Sans surprise pour nous, La Môme et Un Secret sont nominés onze fois chacun. De l’autre côté de l’Atlantique, huit nominations ont été accordées à There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson et à No Country For Old Men des Frères Coen, ce dernier étant par ailleurs sorti chez nous ce mercredi. Pour une fois, le nouveau Coen est une adaptation d’un roman alors que les frérots nous avaient habitué à créer eux-mêmes leur univers décalé. Mais nous n’allons pas nous en plaindre car cette histoire provient d’un des papes de la littérature américaine contemporaine, Cormac MacCarthy.
Texas, 1980. Alors qu’il était en pleine partie de chasse près de la frontière mexicaine, Llewelyn Moss découvre une scène de règlement de comptes où plusieurs hommes ont péri. Sa découverte est d’autant plus incroyable qu’il récupère une mallette remplie de billets verts à hauteur de deux millions de dollars. Le problème est que par ce simple geste, Llewelyn s’est attiré les foudres d’un tueur à gages fan de Mireille Mathieu et des PlayMobil. Une course-poursuite s’engage alors entre les deux hommes tandis que le shérif du comté se rend compte à quel point il n’est plus fait pour ces conneries…
Presque toute la presse écrite a qualifié No Country For Old Men de chef-d’œuvre. Si je trouve le terme un peu excessif, j’avoue tout de même que le film se classe dans la moyenne haute des frangins qui avaient laissé le spectateur circonspect avec Ladykillers et Intolérable Cruauté. Donc première bonne nouvelle, les Coen sont de retour. L’autre bonne nouvelle est qu’ils ont eu la géniale idée de prendre Javier Bardem pour incarner le tueur psychopathe du film se trimballant avec une bonbonne, un fusil à pompe avec une boîte de conserve au bout et une pièce de monnaie. D’où la seconde bonne nouvelle, Javier Bardem va gagner l’Oscar du meilleur Second Rôle. Je voudrais également mettre en garde ceux voulant voir le film à cause de la bande-annonce car celle-ci va à l’encontre même du style de No Country. En effet, le film est lent et assez avare de dialogues donc si vous n’êtes pas envoûté par l’ambiance dès les première minutes, les carottes sont cuites pour vous. Et puis l’autre originalité du long-métrage est sa brutale rupture de ton à un quart d’heure de la fin qui transcende cette banale histoire de tueur à gages en une réflexion sur la nature de l’homme moderne. Le dernier Coen mérite donc d’être vu si vous n’êtes pas réfractaires au style polar-humour noir façon western du duo. Sinon, passez votre chemin.
P.S : je mets quand même la bande-annonce car je trouve la musique superbe…
Vendez, vendez, vendez ! Voilà ce qui vous reste à faire maintenant que tous les grandes places boursières mondiales sont en pleine crise. On avait jamais vu une telle chute des indices depuis un certain 11 septembre 2001 (même s’il est vrai que ce jour-là la chute la plus dure ne fut pas celle de la bourse…). Mais avant de paniquer, de faire le plein de Cristaline et d’abandonner son chien au bord de la Nationale 7, prenons le temps de respirer et d’analyser un petit peu la situation. Tout d’abord, LA cause principale de ce tsunami financier nous provient des Etats-Unis avec ces désormais célèbres subprimes. Pour résumer ceux qui auraient loupé les épisodes précédents, les subprimes sont en fait des prêts à taux d’intérêt astronomique accordés par des banques à des personnes dans l’impossiblité de les rembourser. Si vous constatez une incohérence dans l’énoncé, c’est que vous avez compris le problème, sinon cela signifie que vous êtes Américain, banquier dans une agence sans scrupules et qui vient de faire ses bagages pour les Iles Caïman… Mais en France, notre cher CAC 40 tient plutôt bien le coup et ce n’est pas la seule nouvelle qui peut nous réjouir car en quelques temps nous sommes devenus un vrai pays de winners : Tsonga qualifié pour les demi-finales de l’Open d’Australie, Marion Cotillard nominé pour l’Oscar de la Meilleur Actrice et l’équipe de France de handball qui s’est ouvert le chemin vers les demi-finales à l’Euro. C’est dans ce contexte nuancé que Jacques Attali et sa commission sortent leur rapport visant à relancer notre économie avec comme idées détonantes la suppression des départements, la vente de médicaments en grande-surface (faudra pas se planter à la caisse entre les Menthos et les Nicorette…). Et si vous vous ennuyez vraiment dans votre vie ou que vous êtes masochiste, sachez que ce rapport est en vente en librairie pour la modique somme de 14,90€…
En matière d’économie comme en matière culturelle, on critique souvent le fait que la France copie tout ce qui se passe aux Etats-Unis. Même si en général cette théorie est vérifiée, il est intéressant de constater que certaines choses n’ont pas réussi à traverser l’Océan Atlantique comme le beurre de cacahuètes, le base-ball, les Burger King… Adam Sandler fait également partie de cette catégorie restreinte de biens « culturels » ayant un succès fulgurant aux Etats-Unis et qui sont presque inconnus chez nous. Une bonne raison donc de parler un peu du bonhomme avec l’un de ses derniers films, Click.
Michael Newman est un homme qui se donne corps et âme pour son boulot d’architecte qu’il exerce dans une grande agence au détriment de sa femme et de ses enfants. N’étant pas non plus très doué avec la technologie, il décide un jour par énervement de s’acheter une télécommande universelle en pleine nuit. Par chance, un magasin est ouvert où un homme étrange lui propose un modèle qui l’est tout autant. Il se rend alors compte que cette télécommande lui permet de contrôler sa vie…
Click est donc un film reposant sur un concept assez bien trouvé offrant la possiblité de créer quantité de situations comiques. Malheureusement, il se trouve que seules quelques situations décrochent un éclat de rire et on est quand même loin d’un délire zygomatique non-stop. En fait, là où le film surprend et relève la barre, c’est dans le dernier tiers où Click se transforme en drame assez poignant pointant du doigt l’absence de Michael auprès de sa famille un peu à la manière du Family Man de Brett Ratner. Je le confesse volontiers, j’ai plus souvent eu l’occasion de verser une larme que de rire aux éclats (en plus j’étais un peu vanné et il était une heure du matin mais je ne cherche pas d’excuses). Cela permet aussi de découvrir une autre facette d’Adam Sandler trop souvent cantonné aux rôles de crétin ou à vocation humoristique même si il y a eu des exceptions comme Punk-Drunk Love de Paul Thomas Anderson (à ne pas confondre avec Paul Anderson, réalisateur de Mortal Kombat les enfants). Et puis on a le droit en plus à la présence de Christopher Walken, de Kate Beckinsale ce qui ne peut faire que du bien et à celle de David Hasselhoff pour les nostalgiques de K 2000, Alerte A Malibu et Le Big-Mac Dans La Salle De Bains…
Note finale : 12/20 (comédie moyenne, drame surprenant)