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marredescritiquesalacon Description du blog :
Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants.. Description audio !
Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
24.05.2006 Dernière mise à jour :
07.06.2008
Et ce qui devait arriver arriva. Après toutes les mises en garde effectuées envers le CIO, celui-ci a laissé le marasme continuer à San Franciso où la flamme a joué à cache-cache avec les manifestants, disparaissant tout d’un coup pendant trois quarts d’heure avant de réapparaître 10 kilomètres plus loin dans un endroit isolé.En résumé, on essaye de montrer la flamme à tout le monde tout en essayant de faire que ce monde soit le plus restreint possible : belle métaphore du problème chinois… A l’UMP, l’ambiance n’est guère plus guillerette après les propos tenus par la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, accusant de lâcheté Jean-Louis Borloo et Jean François Copé. En raison de la longueur des noms de protagonistes et parce que je suis depuis aujourd’hui en vacances, je n’utiliserai que des acronymes pour tenter de résumer cette histoire. NKM décide de laisser passer un amendement venant de la gauche sur les OGM. Les parlementaires UMP sont indignés et JFC déclare que laisser passer un amendement en se reposant sur l’Assemblée signifie qu’on l’approuve. NKM s’insurge alors et, ni une ni deux, dans une interview au Monde, elle dit ceci : « Il y a un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé et Jean-Louis Borloo ».
NKM doit donc présenter ses excuses à JFC et JLB et, comme sanction, FF (François Fillon et non pas Fantastic Four) décide de ne pas l’emmener dans ses bagages lors de son voyage au Japon pour manger des sushis et jouer au dernier FF (Final Fantasy, pas Francois Fillon) sur PS3. Voilà qui est bien compliqué mais rassurez-vous, l’affaire est close. Car le gouvernement anticipe déjà sur le prochain problème qui se profile à l’horizon : le combat lycéens/Darcos. Car, comme il fallait s’y attendre, chaque camp est resté campé sur ses positions hier et un accord est loin d’être trouvé. Le « mammouth » et ses petits n’ont donc pas encore dit leur dernier mot…
Ce mercredi sort le dernier film de Martin Scorsese consacré à ses idoles, les Rolling Stones. Cela s’appelle Shine A Light et, franchement, ça fait du bien d’entendre un truc qui fait du bien à nos petites oreilles après avoir saigné de celles-ci toute la journée en écoutant NRJ. Sous ses abords de réunion des Anciens Drogués Pas Anonymes Du Tout, Shine A Light est un film qui marque la véritable rencontre entre deux mythes qui se sont déjà mélangés grâce aux films de Scorsese, et ce dès le troisième film de ce dernier derrière la caméra, Mean Streets.
Little Italy, New York. Deux jeunes bad guys tentent de trouver leur place au sein de la mafia mais ils n’ont pas vraiment les mêmes chances. D’un côté Charlie, un mec plutôt calme et réfléchi qui a un oncle déjà bien intégré au milieu. De l’autre, Johnny Boy, une vraie tête brûlée qui accumule les dettes ce qui a tendance à lui poser quelques problèmes. Charlie tente de lui rendre raison et de lui faire comprendre que son comportement peut le conduire tout droit à la morgue. Mais Johnny Boy n'est pas de cet avis et tout dérape loursqu'il se procure une arme à feu…
Pour comprendre l'oeuvre de Scorsese et en particulier Les Affranchis et Casino, il faut avoir vu Mean Streets qui est une sorte de prologue aux deux films précédemment cités. Les thèmes récurrents du réalisateur sont déjà présents comme la religion et la violence tout en affirmant son style avec déjà la présence d'une bande-son soignée (le cultissime Jumpin' Jack Flash des Stones, Eric Clapton...) et d’une voix off. Les personnages eux-mêmes sont des esquisses de ce que seront plus tard le Ray Liotta des Affranchis avec le Charlie d'Harvey Keitel où le Joe Pesci de Casino (et des Affranchis également) avec le Johnny Boy de Robert de Niro. Mean Streets peut donc se voir comme l'entrée avant le plat de résistance car, malgré toutes les qualités que l'ont peut trouver au film (le jeu de de Niro et la bande originale donc), on ne peut que maugréer sur le faible budget (150 000$) du film qui s'explique par le fait questous ces jeunes gens étaient totalement inconnus lors de la sortie du film en 1973. La folie de Johnny Boy ne peut pas ainsi exploser dans toute sa démesure comme l'aurait peut-être souhaité Scorsese et le format du film rappelle que Mean Streets est au final un film d'étudiants qui présagent de bonnes choses. Mais, en l'état, Mean Streets peut difficilement être considéré comme un des meilleurs films de Scorsese dont le talent s'épanouit (à mon avis) dans des histoires plus amples et tragiques et des personnages qui donnent l'impression au spectateur qu'ils peuvent péter les plombs à chaque instant.