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marredescritiquesalacon Description du blog :
Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants.. Description audio !
Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
24.05.2006 Dernière mise à jour :
07.06.2008
Une fois de plus, l’Asis du sud-est a été touchée par une catastrophe naturelle. Après la Birmanie qui en plus doit subir la connerie sans limites de ses dirigeants, la Chine a été le théâtre d’un séisme ayant fait au dernier décompte plus de 20 000 morts. Vous me direz que sur le nombre cela ne fait pas beaucoup de différence mais c’est à croire qu’une malédiction commence à s’abattre sur la région…Serait-ce l’annonce de J.O tumultueux ? A moins que cela ne soit qu’une vulgaire coïncidence comme dirait Emmett.
Un séisme a également eu lieu chez nous mais il était plutôt de nature politique. Hier soir, la loi dite OGM a été rejetée par l’Assemblée Nationale à une voix près. Ce n’est pas tant une victoire des groupes socialiste et communiste plutôt qu’une belle fessée pour la majorité. En effet, une grande partie des députés UMP n’était tout simplement pas là, jugeant que leur avance en terme de voix était suffisante. Grossière erreur ! Il y a comme un malaise au royaume UMP et cela n’est pas près de s’apaiser malgré toutes les excuses imaginables (« J’étais aux toilettes ! », « J’étais en commission ! », la seconde ne doit pas être confondu avec : « Je devais faire ma petite commission ! » qui signifie en gros la même chose que la première.)
Encore heureux que, dans tout ce marasme, une lueur d’espoir arrive à illuminer les nuances de gris teintant nos mornes vies. Cette lueur vient de Cannes où on attend d’une minute à l’autre les premières stars qui, le temps d’un dizaine de jours, nous ferons oublier les petits tracas quotidiens. Bien sûr, tout le monde se contrefout du palmarès et des films présentés en compétition étant donné que l’événement que le monde entier attend est la projection du quatrième Indiana Jones. Une excuse de plus pour se ramener avec tous les autres moutons en espérant approcher Spielberg ou Harrison Ford par tous les moyens possibles aux dépens de son voisin (l’arrachage de poils de nez est autorisé, le coup de genou dans les cou…des est rigoureusement proscrit…)
En 1995, cela fait six ans que l’agent secret le plus connu au monde n’est pas apparu sur les écrans, depuis Permis De Tuer avec Timothy Dalton dans la peau de James Bond. Pour renouveler la franchise, l’accent est mis sur l’originalité avec la décision, pour la première fois, de ne pas porter à l’écran une nouvelle ou un roman écrit par Ian Fleming. On change également d’acteur parce que le côté un peu trop sérieux de la version Dalton a laissé pas mal de fans sur le carreau. En concoctant tout ça au shaker, pas à la cuillère, cela donne GoldenEye, réalisé par Martin Campbell avec Pierce Brosnan.
James Bond est en mission et doit s’introduire dans un complexe d’armes russe. Il est en cela aidé par son collègue Alec Trevelyan alias 006. Malheureusement, la mission échoue et Alec se fait tuer. Quelques années plus tard, un satellite nommé GoldenEye capable de détruire une ville entière est dérobé par un certain Janus. Pour le retrouver, Bond doit retrouver une des informaticiennes rescapées du poste de commande détruit par les terroristes. Une occasion de plus pour 007 de montrer ce dont il est capable (et pas de sous-entendus s’il vous plaît !)
Tous les dix ans environ, un électrochoc a lieu dans la saga James Bond, souvent lors d’un changement d’acteur comme cela a été spectaculairement le cas avec Daniel Craig. Avant lui, Pierce Brosnan avait pour mission de faire renaître le mythe James Bond après la tournure trop réaliste prise par la période Dalton, le personnage étant alors réduit à poursuivre de simples trafiquants de drogue. Avec Brosnan, le personnage retrouve son humour second degré, marque de la fabrique de Roger Moore tout en se montrant aussi élégant que Sean Connery. Le mélange est plutôt réussi ici sans que l’humour ne soit pas omniprésent, chose que n’arrivera pas à faire l’acteur irlandais dans les films suivants. GoldenEye marque aussi un tournant dans la saga bondienne car c’est le premier à se dérouler dans la période post-soviétique. Comme les scénaristes fourmillent toujours d’idées, l’histoire se déroule en… Russie mais en pointant du doigt les légers dysfonctionnements de la toute jeune démocratie. Cela permet d’avoir quelques clins d’œil savoureux, notamment lorsque 007 se balade en char d’assaut en pleine ville provoquant ainsi l’accident d’un camion Perrier : le contraste est bien vu. Comme tout James Bond qui se respecte, le film alterne les phases de bravoure (le saut à l’élastique sur le barrage) et les scènes un peu plus intimes (comme la barre est placée haute, James Bond se tape trois filles différentes. A comparer avec les deux normalement de rigueur…). Si on résume un peu, GoldenEye est un des meilleurs volets de la franchise et le meilleur avec Pierce Brosnan.
Note finale : 15/20 (et puis comment oublier le jeu vidéo sur Nintendo 64 ?)