Nom du blog :
marredescritiquesalacon Description du blog :
Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants.. Description audio !
Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
24.05.2006 Dernière mise à jour :
07.06.2008
Voilà, on y est enfin. Le festival de Cannes, le plus grand festival de cinéma au monde, s’est ouvert mercredi dernier. Pour l’occasion, de nombreuses stars étaient présentes comme d’habitudes et on a même eu le droit à un discours d’ouverture de la part du réalisateur de Shoah, Claude Lanzzzzzzzzzzzzzzzzzzz….. Oups, excusez-moi, une sorte de narcolepsie vient de me toucher en le citant (c’est pas beau de se moquer des vieux !). Mais on est même près à endurer l’intégralité de Shoah si cela fait plaisir aux organisateurs ca r demain, le monde entier attendra fébrilement la montée des marches de l’équipe d’Indiana Jones. Vous en savez sans doute marre que je ramène tout à ce film (ce n’est pas un film, c’est un monument historique à la gloire de l’humanité et puis c’est tout) mais ma fièvre de fan (le mot est faible) de Steven Spielberg continue de monter encore et encore à l’approche du moment fatidique, celui où l’on pourra dire « Merci » avec une petite larme au coin de l’œil ou celui où l’on implorer les dieux en les suppliant de nous ramener dans le passé en leur criant par monts et pas vaux « Pourquoi ?!!! » (avec toujours la petite larme à l’œil).
Comme certaines personnes pensent encore qu’il y a des choses plus importantes que le cinéma, je me sens dans l’obligation de relater certains faits ayant pris place en cette semaine de mai. Jeudi, les lycéens et les professeurs étaient appelés dans la rue pour protester contre les suppressions de postes, la LRU, la réforme du BAC Pro et l’instauration de la journée de la saucisse dans les cantines scolaires le 17 février. Comme on pouvait s’y attendre, le ministre de l’Education Xavier Darcos a tenu son rôle en jurant qu’au grand jamais il ne reculerait devant la horde sauvage déferlante. Pire, Nicolas Sarkozy a profité de ce moment pour mettre de nouveau en place son service minimum dans les écoles et pour se prononcer en faveur d’un préavis de 48 heures pour chaque professeur gréviste. La guerre ne fait donc que commencer entre les deux camps. Et la question est sur toutes les lèvres : aura-t-on de la saucisse dans les assiettes de nos petits chérubins le 17 février prochain ?
Parce que la vie est parfois absurde, le cinéma se doit de l’être également de temps à autre. C’est pour cela, qu’en marge d’un cinéma de « qualité », on a créé les films dits de série B. Puis, quand on a vu que ces films commençaient à être pris au sérieux ( pour certains), on a commencé les séries Z, films fauchés avec des scénarios sans queue ni tête, des mauvais acteurs : en gros des mauvais films. Cependant, il n’était encore jamais venu à l’esprit des producteurs l’idée d’un film ayant le scénario d’une série Z et le propos d’un film avec un grand F. Du moins jusqu’à l’arrivée de Bubba Ho-Tep.
Première nouvelle : Elvis Presley n’est pas mort. Il a en réalité échangé sa place avec un sosie d’Elvis car il en vait marre de la célébrité. Depuis vingt ans, il vit dans une petite maison de retraite du Texas. Seconde nouvelle : John Fitzgerald Kennedy n’est pas mort assassiné à Dallas : Lyndon Johnson a pris sa place et a remplacé une partie du cerveau de JFK par du sable. Kennedy est maintenant noir et vit dans la même maison de retraite qu’Elvis. Ensemble, ils vont devoir lutter contre une momie bouffeuse d’âmes…
Raconté comme cela, on peut légitimement s’attendre à un truc qui tâche. Mais, en y regardant d’un peu plus près et en ne jugeant pas le film sur l’histoire, on se rend compte que Bubba Ho-Tep est bien plus qu’un délire entre potes. Pour commencer, il y a la présence de Bruce Campbell, le cultissime Ash de la trilogie Evil Dead, une sorte d’égérie d’une certaine idée d’un cinéma totalement décomplexé sans exclure le besoin de faire des bons films (on pense donc aux premiers films de Sam Raimi mais aussi aux films tournés par Peter Jackson sur sa terre natale). Si le film est fauché (un million de dollars de budget) et que les effets spéciaux n’ont pas été réalisé par ILM, on sent constamment la sincérité du projet du réalisateur, Don Coscarelli. Et puis, il ne s’agit pas d’une banale comédie fantastique pour une soirée entre potes. Tout d’abord parce que le film a un rythme déroutant et une certaine lenteur mais qui convient parfaitement à l’ambiance générale du long-métrage, le film parlant de vieux vivant avec d’autres vieux voulant tuer un mec encore plus vieux qu’eux (la momie donc). C’est comme cela que l’on assiste à des scènes d’ « action » avec des chaises roulantes et des déambulateurs…De plus, Bruce Campbell campe admirablement un Elvis près à manger les pissenlits par la racine tout tombant pas dans une version parodique du King qui aurait été trop facile. On se surprend même à avoir les yeux humides à certains moments, le film étant au final une tentative de rélexion sur la vieillesse et l’abandon des personnes âgées. Bubba Ho-Tep est donc un film d’une folle originalité, déroutant, loin d’être parfait mais franchement attachant.
Le festival de Connes
Posté par jefka le 19.05.2008
Bravo pour ce blog passionnant. Cannes a ouvert son festival et je viens d'en créer un parallèlement : le festival de Connes. Rendez-vous sur mon blog pour connaître l'heureuse élue : http://jefka.centerblog.net/ Lien vers mon blog