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marredescritiquesalacon
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Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants..
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24.05.2006
Dernière mise à jour :
07.06.2008
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Daredevil

Posté le 15.12.2007 par marredescritiquesalacon
Coupable ! Nous avons donc enfin eu le verdict du procès Colonna jeudi soir et il était plutôt attendu : prison à perpétuité. Le problème est que cette peine n’est pas assortie d’une période de sûreté. En gros, ça veut dire : « On pense qu’il est coupable mais on n’en est pas sûr alors on prends nos précautions au cas où… ». Oui, la justice peut dire des trucs comme ça. Mais comme l’Etat n’a pas dépensé assez d’argent pour ce procès, la défense a décidé de faire appel. Et c’est reparti pour un tour… Notre ami Kadhafi s’éloigne de cette agitation médiatique (…) car il a (enfin) décidé de se casser pour aller emmerder nos voisins espagnols. Bonne chance les mecs. Du moment qu’il ne décide pas d’aller visiter le musée du Prado à Madrid en 1 minute 47, ils n’ont rien à craindre. De l’autre côté de la planète, à Bali, on s’est mobilisé contre le réchauffement climatique en se réunissant pour essayer de trouver un accord. Au final ça ne va déboucher sur rien mais ils auront au moins profité de quelques jours de farniente. J’en prends pour preuve notre Ministre de l’Environement à nous, Jean-Louis Borloo, qui s’est jeté à l’eau en caleçon. Il aurait d’alleurs déclaré : « Il manque plus que le Pastis dans l’eau et le problème environnemental est réglé ». A cette même conférence, on a pu également voir le plus grand arnaqueur de l’année, Al Gore (co-détenteur de ce titre avec onze mecs du PSG qui tentent de se faire passer pour des footballeurs), qui a déclaré que les négociations étaient bloquées à cause des Etats-Unis. On va pas refaire l’Histoire mais il faut quand même rappeler que lorsque ce monsieur était vice-président avec son ami Bill, TOUS les démocrates (le camp de Bill et Al donc) ont voté contre la ratification du protocole de Kyoto. Pour les leçons de morale environnementale, faudra repasser…
Depuis la grève des scénaristes à Hollywood qui a commencé il y a plus ou moins dix ans, on aime recycler ce qui a bien marché. C’est ainsi qu’on a vu explosé sur nos écrans les adaptations d’aventures de super-héros. Certaines sont des réussites (Spider-Man, X-Men…), d’autres sont mi-figue mi-raisin (Hulk) et puis on a les gros ratages dans les règles de l’art comme Daredevil. Il suffit de regarder le pedigree du long-métrage pour savoir à quoi s’en tenir plus ou moins. Tout d’abord, c’est réalisé par un maître du genre (le film nul avec un budget énorme), Mark Steven Johnson, qui a dirigé le seul et unique Ghost Rider (pas si unique que ça car une suite est prévu. Pauvre Nicolas Cage). Et comme cerise sur le gâteau, on a le droit à Ben Affleck et Jennifer Garner dans le même film. Si c’est pas pour faire plaisir au spectateur ça…
Enfant, Matt Murdoch a perdu la vue à cause d’une exposition aux déchets radioactifs (New York c’est plus ce que c’était) et a perdu son père. A présent, Matt est un avocat mais la nuit, il devient une sorte de justicier à la Charles Bronson avec un costume SM grâce à ses autres sens qui ont une sensibilité décuplée. Il va alors s’opposer à Kingpin, le Caïd de la ville, et son franc-tireur Bullseye. Ah, au fait, il rencontre aussi une autre fille pas contente qui s’appelle Elektra.
Vous l’aurez compris, je suis loin de porter Daredevil dans mon cœur tellement tous les clichés du genre sont repris à un tel degré que cela devient de l’art. Et puis, que dire de cette nouvelle performance d’acteur de Ben Affleck qui donne tout ce qu’il a alors que la tâche était loin d’être aisée après Armaggedon et Pearl Harbor. Mais il faut avouer qu’il est bien épaulée par Jennifer Garner dans le rôle d’Elektra. Il semblerait en les regardant que le but du jeu sur le tournage était d’être le plus mauvais possible. Et bien c’est pari gagné car c’est un match nul ! Et que dire de Colin Farrell qui s’est fourvoyé dans ce projet. Avait-il besoin d’argent pour alimenter son PEL ? Etait-il encore une fois rempli comme une amphore lors de la signature du contrat ? On ne le saura jamais et son cas rejoint les plus grands mystères de l’Histoire au même titre que l’assassinat de Kennedy et la dissolution de l’Assemblée Nationale par Chirac en 1997. Pour finir sur un compliment, reconnaissons que Daredevil est meilleur que Ghost Rider. En attendant Ghost Rider 2 qui risque de surpasser l’original…

Note finale : 08/20 (un conseil pour Mr Ben A. : reste derrière la caméra)



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Alien 3

Posté le 12.12.2007 par marredescritiquesalacon
En cette semaine pleine de tension, il serait bon de se calmer et de boire frais. Entre la visite de Kadhafi en France que l’on peut qualifier de « critiquable » (certains diraient même « immonde » mais nous n’irons pas jusque-là) et les nouveaux attentats en Algérie et au Liban qui ont fait environ soixante morts, on se dit qu’il est temps que Noël arrive. Mais pour l’Etat, les fêtes ont commencé avec deux semaines d’avance et le rôle du Père Noël a été tenu par le colonel Kadhafi qui vient de signer pour une dizaine de milliards de dollars de contrats. Non seulement on lui a refourgué une centrale nucléaire et des chars Leclerc mais en plus on a réussi a vendre un quinzaine de Rafales à la Lybie ce qui représente un exploit en soit tant il est difficile de rentabiliser ce si bel objet technologique. Même les plus grands VRP arrivant à vendre des chaussures à des culs-de-jatte ne pouvaient pas rêver mieux. Bon on ne lui a sans doute pas dit qu’il y avait un Rafale qui venait de s’écraser dans le Larzac mais on n’allait tout de même pas se compliquer encore plus la tâche. Alors tout cela paraîtrait idyllique si ce n’était pas à Kadhafi que l’on vendait ces armes. Il faut rappeler que le monsieur a déclaré que l’utilisation du terrorisme était légitime pour les pays pauvres et que l’attentat de Lockerbie en 1988 perpétré par des Lybiens portait la patte de notre nouvel « ami ». Voilà pourquoi cette visite n’a pas plu à tout le monde et que la contestation est remontée jusqu’à certains membres du gouvernement dont Rama Yade qui a prouvé qu’elle servait finalement à quelque chose (depuis le voyage en Chine on en doutait un peu…). Sinon il y a Ségolène Royal et François Bayrou (les nouveaux « meilleurs amis pour la vie) qui ont planté une tente en signe de protestation. Voilà voilà…
Comme promis mercredi dernier, nous continuons à nous replonger dans la saga Alien avec aujourd’hui la critique du troisième épisode sorti en 1992 et réalisé par le génial David Fincher. Si à notre époque des gens se sacrifient au nom de Fincher, il faut avouer qu’il y a quinze ans la musique était toute autre : Fincher n’était alors qu’un publicitaire et réalisateur de vidéo-clips. Certes doué mais inconnu tout de même. C’est dans ces conditions que la Fox lui confia ce qui devait être l’ultime volet de la trilogie. Tout était donc réuni pour que le tournage se passe sans problèmes. Ce fut loin d’être le cas…
Après avoir échappé à la reine à la fin d’Aliens, Ripley se retrouve sur une planète inconnue du nom de Fiorina 161. Celle-ci n’est en fait habitée que par des criminels de la pire espèce (violeurs, tueurs, vendeurs de Rafales…). L’accueil dont bénéficie Ripley est donc loin d’être chaleureux. La situation empire encore plus lorsque notre héroïne découvre qu’elle a ramené un Alien avec elle…et qu’elle en porte un aussi (y’a des jours comme ça).
On ne le répètera sans doute jamais assez mais Alien 3 n’est pas un film de David Fincher : c’est un film de la Fox. Il y a eu tant de désaccords entre les deux parties qu’il est impossible de savoir à qui revient telle ou telle idée. Pour illuster à quel point l’ambiance etait délétère, le réalisateur est même allé jusqu’à renier le film. On ose à peine imaginer le résultat s’il avait eu les mains libres car Alien 3, s’il n’est pas le meilleur film de la saga, est loin d’être mauvais. L’ambiance est bien le fruit du travail de Fincher car on retrouve ces décors glauques si caractéristiques du réalisateur. L’autre innovation est la vue subjective qui permet au spectateur de se retrouver dans la tête de l’Alien. Ce qui est le plus malheureux est sans doute l’utilisation hésitante des effets numériques qui sont loin d’être réussis. Quand on sait qu’un an plus tard débarquait Jurassic Park, c’est encore plus rageant. Sigourney Weaver est toujours aussi convaincante dans son personnage de Ripley et l’interprétation en elle-même est dans l’ensemble réussie. Alien 3 mérite donc sa place dans la tétralogie mais il représente un peu le vilain petit canard tellement sa singularité et sa bizarrerie l’éloigne du reste de la série. Il aurait d’ailleurs pu être encore plus timbré quand on sait que l’histoire devait normalement se dérouler sur une planète en bois habitée par des moines. La drogue, un des fléaux d’Hollywood…

Note finale : 14/20

Il Etait Une Fois

Posté le 08.12.2007 par marredescritiquesalacon
L’heure est grave mes amis (ou qui que ce soit d’autre) : nous venons de nous apercevoir que le leader du monde libre ( George W. Bush pour les ignorants) ne sait pas lire. Si certains tiqueront sur le fait que Bush n’a rien d’un leader où que notre monde n’a rien de libre, on ne peut qu’en même décemment pas se réjouir d’une telle nouvelle. Lorsque les services secrets américains ont livré leur rapport sur l’Iran où il était écrit noir sur blanc que le programme nucléaire avait été stoppé en 2003, Bush a compris que l’Iran était encore une grande menace et qu’un de ces jours il faudrait leur botter le cul ( j’extrapole légèrement sur son dernier discours mais l’essentiel y est). Il est vrai qu’on ne lui reprochera pas de vouloir nous protéger car nous ne sommes en sécurité nulle part : même la France est touchée par le terrorisme. Un colis piégé a en effet explosé dans un cabinet d’avocats de Paris et a fait un mort, une secrétaire de 75 ans. Si on peut retenir de cette information l’explosion du colis ( chanté si bien par Faf La Rage avec « Moi j’suis un objet qui fait bam ! ». Chapeau l’artiste), il est plus judicieux de s’attarder sur le profil de la victime. Une secrétaire. 75 ans. Une secrétaire de 75 ans. Une vieille qui bosse. En France. Nous assistons ainsi à l’émergence d’une nouvelle société. Après tout, à l’autre bout du fil, il est impossible de connaître l’âge d’une personne. Mais là où cela fait vraiment peur, c’est lorsque l’on imagine ce que cela pourrait donner pour des numéros coquins : vous croyez fantasmer sur une bombe en explosant votre forfait alors qu’en fait vous ne faîtes que parler à une retraitée en train de caresser sa chatte…(à l’attention des lecteurs : il n’y a aucun jeu de mots où vanne graveleuse à chercher dans cette phrase. Si tel était le cas, cela ne se serait fait qu’à l’insu du plein gré de l’auteur).
Comme avant chaque Noël, Disney balance sur nos écrans une production maison à l’attention de nos bambins et de ses actionnaires qui aimeraient tant avoir un Pirates des Caraïbes tous les ans. Cette année, le studio à la souris a décidé d’innover autant que faire se peut. Face à l’ouragan Shrek qui se moquait un peu beaucoup de lui, Mickey contre-attaque en s’adonnant lui aussi à une critique des films faits maison et en se moquant (un peu) de ses personnages stérétotypés.
Giselle a rêvé d’un prince charmant et essaye de se rappeler son visage. Pour essayer de le retrouver, elle entonne une chanson (vous savez ce qui vous reste à faire si vous n’avez pas de GPS). Le prince Edouard l’entend et ils tombent amoureux. La reine Narissa voit d’un très mauvais œil cette idylle car en cas de mariage, elle perdrait son trône. Pour empêcher leur mariage, elle trompe Giselle en se faisant passer pour une vieille femme avant de la pousser dans un puits conduisant dans un monde de ténèbres : notre monde.
Si cette idée paraissant originale n’en est pas vraiment une ( après tout le concept des Visiteurs où de Last Action Hero est sensiblement le même), elle a le mérite de venir de Disney même et on sent que le studio a essayé de prendre du recul par rapport à son histoire. Ce concept permet ainsi de montrer le caractère profondément débile des personnages de contes et on applaudit l’audace…au début. Car ce Disney a un défaut : il est produit par Disney. Et c’est là où toute la force de cette machine de guerre est visible : Il Etait Une Fois pratique assez l’auto-dérision pour rire mais pas assez pour qu’elle écorne l’image de la société. Certes certaines scènes sont très drôles (la rencontre entre Edouard et Robert) mais on sent trop souvent la présence d’un frein à main du côté du réalisateur, Kevin Lima. On pourrait résumer Il Etait Une Fois à une image : une bonne friandise trop sucrée qui aurait méritée d’être plus acide. Quand à vous parents de France, rassurez-vous, la morale est sauve : vous pouvez sans hésiter emmener vos enfants qui apprécieront le film. En ce qui vous concerne, vous ne vous ennuierez pas mais vous sortirez avec l’impression la plus horrible qui puisse exister au cinéma : que ça aurait pu être génial…

Note finale : 12,5/20 ( imaginez un peu : Il Etait Une Fois réalisé par Joe Dante. Le pied ultime.)

Aliens Le Retour

Posté le 05.12.2007 par Chandler
Nicolas Sarkozy est donc en Algérie. Il en a d’ailleurs profité pour dénoncer le colonialisme tout en évitant de présenter les excuses de la France aux Algériens. Car Nicolas avait autre chose en tête : après avoir fait sortir le chéquier aux Chinois, ils voulait voir ce que contenait celui des Algériens. Au final, ce dernier est moins rempli que le premier mais cela reste suffisant pour acheter des centrales nucléaires. Ouf ! Il n’a pas fait le voyage pour rien comme dirait Thierry Roland… Dimanche soir, on apprenait à la télévision la victoire aux législatives russes de Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine. En même temps, victoire est un grand mot quand on sait dans quelles conditions ont eu lieu ces élections. C’est un peu comme si Lyon remportait une nouvelle fois le championnat de France : le prestige est proche du néant. Russie Unie a donc obtenu plus de 60 % des voix, ce score atteignant parfois les 99% dans des régions comme la Tchétchénie où la Russie est pourtant loin de faire l’unanimité. Dans certains bureaux de vote on pouvait même se faire couper les cheveux gratuitement dans les bureaux de vote après avoir effectuer son devoir civique. Il est bien évident que dans ces conditions tout le monde a crié au scandale, des Etats-Unis à l’Allemagne. Tout le monde ? Pas exactement car l’un des seuls pays ayant félicité Poutine est…la France. Pour le pays des Droits de l’Homme, ça la fout mal. Hugo Chavez n’a par contre pas eu la même veine électorale car son référendum portant sur la modification de la constitution a échoué de peu (50,7 % contre). Hugo le Rigolo (le surnom n’est pas définitif mais comme vous le savez je suis pour le débat participatif, vous pouvez donc aussi envoyez vos propositions de surnom pour Hugo Chavez). Ce scrutin prouve que le lavage de cerveau n’est pas une fatalité. En voilà une belle raison d’espérer.
Une fois n’est pas coutume, je vais m’atteler à la critique d’une suite. D’habitude je rechigne à cette tache car les suites ressemblent souvent beaucoup (voire beaucoup beaucoup) à l’original. Mais parfois il y a des exceptions et la saga Alien fait partie de celles-ci. Chaque volet a en effet été dirigé par un réalisateur différent (et quels réalisateurs !) : Ridley Scott, James Cameron, David Fincher et Jean-Pierre Jeunet. Nous nous intéressons donc au second volet réalisé par Cameron en 1986 soit sept ans après le premier épisode de Scott.
Après avoir dérivée dans l’espace pendant plus de cinquante ans, Ripley est récupérée par une station spatiale appartenant à son ancien employeur, la société Weyland. Ripley leur explique alors pourquoi sa mission a dégénéré. Weyland lui annonce alors que la planète d’où provenait la bête a été colonisée mais que le contact entre Weyland et cette colonie a été rompu. On demande alors à Ripley d’accompagner des Marines sur cette planète pour savoir ce qui se passe. Après une longue réflexion (on peut comprendre), Ripley accepte. Mais cette fois, l’ennemi est multiple…
Alors qu’Alien s’apparentait à un film d’horreur ou à un survival avec son ambiance oppressante et intimiste, Aliens joue plutôt dans la cour du film d’action musclé. Il n’y a plus un alien mais une centaine et en plus ils sont commandés par une reine encore plus dégueulasse (oui faire plus flippant qu’un alien c’est possible). Au final, le spectateur ne perd que très peu au change tout simplement car Cameron est un des maîtres du genre (il le prouvera encore plus cinq ans plus tard avec on chef-d’œuvre, Terminator 2). S’il est vrai que pas mal d’effets spéciaux ont pris un peu de plomb dans l’aile, on ne peut que s’incliner devant l’efficacité indéniable de l’entreprise avec une idée à la seconde (l’utilisation de harnais de steadicams pour simuler les mitrailleuses portables des Marines de l’Espace, le combat final de Ripley avec la Reine, les Aliens passant par les conduits d’aération…). Pour être honnête, le plus gros défaut du film est qu’à force d’accumuler les aliens en charpie, la peur et le dégoût que procure la créature s’amoindrie. Mais en échange on a le droit à un des plus beaux spécimens du film d’action. Rendez vous je ne sais pas quand pour la critique d’Alien 3 qui innove lui aussi dans l’approche de la saga.

Note finale : 16,5/20

Man On Fire

Posté le 01.12.2007 par Chandler
Et ben dîtes donc, on peut dire qu’on en a vécu des choses durant ces trois derniers jours. Jeudi soir, notre Président est intervenu sur TF1 et France 2 pour annoncer aux Français ses mesures pour augmenter le pouvoir d’achat, une expression qui me fait toujours sourire ( Superman peut voler, les Français peuvent acheter…). Il en a également profité pour exprimer sa fermeté envers ce qu’il appelle la « voyoucratie ». Oui, toi aussi quand tu seras Président tu pourras inventer des mots sans passer pour un blaireau ni te faire engueuler par l’Académie Française. Nos deux journalistes en goguettes, PPDA et Droopy (pardon Arlette Chabot), ont fait un super boulot sauf qu’ils ont oublié de lui parler de sa subite augmentation de salaire, oublie noté par le très professionnel Jean-Michel Aphatie (avis à tous ses adorateurs je forme un fan-club où tous les jeudi soirs on devra parler politique avec l’accent du sud-ouest). Vendredi, la LFP lançait son appel d’offres pour la Ligue 1 saisons 2008-2012. Et là, il faut admettre qu’ils ont été super-intelligents (il faut le dire quand c’est le cas). Il y a ainsi pas moins de 12 lots sur le marché qui vont des 10 meilleurs matchs de la saison (on ne rigole pas s’il vous plaît) et les lots fans où un diffuseur pourra retransmettre tous les matchs de la saison d’un même club (on risque de voir pas mal de déçus pour ceux voulant Lyon et qui vont se retrouver avec Caen). Dans l’actualité internationale, la prise d’otages était à la mode. Comme bonne nouvelle, on a eu la preuve qu’Ingrid Bétancourt était toujours en vie (c’est quand même pratique de savoir qu’on ne se tape pas un concert de Renaud pour rien). Comme mauvaise, un forcené a pénétré et a pris en otage des employés dans le QG de campagne d’Hillary Clinton. Il s’appellerait Bill et voudrait qu’Hillary lui trouve un poste lorsqu’elle sera élue.
En parlant d’otages, il faut savoir qu’en Amérique latine, les enlèvements font partie des affaires courantes. Voilà donc une transition parfaite pour le film du jour : Man On Fire (littéralement Homme En Feu, ce qui ne veut rien dire puisque La Torche Humaine est un personnage des Quatres Fantastiques qui pourtant, niveau cinéma, n’ont rien de fantastique…comme quoi les mots n’ont parfois aucun sens).Enfin Bref, Man On Fire est une adaptation d’un bouquin (encore) qui s’était en plus déjà vu transposer à l’écran en 1987 par Elie Chouraqui (oui le monsieur qui ressemble à Jean Schulteis chantant Confidence Pour Confidence). Mais cette fois, c’est Tony Scott, le frérot de Ridley, qui est derrière la caméra…
La peur règne sur Mexico. Une vague d’enlèvements d’enfants frappe les familles riches de la ville. Les Ramos, qui ont une petite fille de 9 ans s’appelant Pita, décident alors d’engager un garde du corps pour protéger leur enfant. Cet homme, c’est John Creasy. Ancien soldat, il est maintenant alcoolique et proche du suicide. Pourtant, une amitié va naître peu à peu entre Pita et John. Jusqu’au jour où elle se fait enlever devant les yeux de John. Ce denrier décide alors de traquer un par un les complices de ce crime…
Man On Fire est un film qui se décompose en deux grandes parties bien distinctes : la première heure s’attarde sur la relation entre John et sa protégée qui finira par devenir de l’amitié tandis que la seconde est violente et survitaminée dans le plus pur style Tony Scott. Les deux ou trois scènes de torture jalonnant le film sont à ce titre parmi les plus réalistes filmées, sutout une se déroulant dans une voiture où le principe est qu’à chaque mauvaise réponse, le mec se fait couper un doigt avant de se faire cramer la plaie avec l’allume-cigare. Pour un peu, on se croirait dans Saw… Mis à part cet aspect un peu trop bronsonien, Man On Fire est un film d’action qui repose sur les seules épaules de Denzel Washington, omniprésent à l’écran d’un bout à l’autre. Par contre niveau réalisation, Tony Scott ferait bien de se calmer sur les effets de style à l’emporte-pièce car à plusieurs reprises le spectateur est obligé de froncer les sourcils. Un plan mobile tous les dixièmes de secondes, ça fait mal aux yeux. A part ça, Man On Fire est dans l’ensemble un bon film d’action avec une morale légèrement poisseuse…

Note finale : 13,5/20 ( j’ai oublié de dire qu’il y a Dakota Fanning…Argh !)

L'Illusionniste

Posté le 28.11.2007 par Chandler
Il suffira d’une étincelle ! D’un rien, d’un geste pour…allumer le feu ! Le geste en question remonte à dimanche lorsque deux adolescents circulant en moto sont entrés en collision avec une voiture de police. Bon évidemment les deux jeunes circulaient sur un véhicule non homologué mais cela reste un détail… Voici donc une bonne opportunité pour quelques jeunes de banlieue d’exprimer leur malaise en caillassant et en tirant à la chevrotine les forces de l’ordre. Encore plus fort, ils ont trouvé le moyen de brûler un des seuls lieux de culture, la bibliothèque. Vous trouvez ça stupide, idiot, débile et tout simplement con ? C’est normal. Dans ces circonstances, on comprend donc un peu plus la phrase de Johnny de la semaine dernière : « La nuit venue, j’ai le blues… ». Il est clair qu’en voyant ce genre d’images on ne peut que lui donner raison : une centaine de mecs dealant ou fumant de la Marie-juana qui n’ont qu’une seule Envie, en découdre avec les flics à Sang Pour Sang et qui au final finiront derrière les Portes du Pénitencier surveillées étroitement par un maton perché dans son Mirador. Notre Président, qui vient de revenir de Chine, était bien loin de tous ces événements. En plus d’être occupé par la vente d’Airbus et de centrales nucléaires aux Chinois, il devait présenté à Hu Jintao sa famille présente (sa mère et son fils). Lorsque son fils a serré la main au Président chinois, Sarkozy s’est même permis de glisser une petite pique ni vue ni connue au régime chinois (ou à moins que ce soit une blague de mauvais goût) : « On va vous l’envoyer (Pierre, le fils de Sakozy), il a besoin d’autorité ». Parler des Droits de l’Homme en Chine est donc dificile mais on y arrivera quand même. On a qu’à demander à Rama. Ah merde, c’est vrai qu’elle était pas là…
Il y a trois semaines, je vous livrais la critique du Prestige en précisant qu’à la même époque était également sorti sur nos écrans L’Illusionniste qui, comme son nom l’indique, nous narre l’histoire d’un…illusionniste (c’est bien vous suivez). Adapté d’une nouvelle de Steven Millhauser intitulée Eisenheim The Illusionist (au final, vu le nombre d’adaptations de bouquin, la grève des scénaristes devrait être moins grave que prévue), L’Illusionniste est réalisé par un inconnu nommé Neil Burger. Oui c’est vrai on a connu plus sexy comme nom…
Vienne, début du XXe siècle. Eisenheim est un magicien possédant un grand talent. Mais une seule personne n’apprécie guère la popularité de ce nouveau venu. Cette personne c’est le Prince Léopold, héritier de l’Empire d’Autriche-Hongrie. Il décide alors de se débarasser d’Eisenheim. En effet, Léopold a des raisons d’être vénère : sa meuf, Sophie von Teschen, a dans sa prime jeunesse kiffé Eisenheim. Le problème est qu’elle a toujours des sentiments pour lui. Un duel s’amorce alors entre les deux hommes. (de toute façon, ça part toujours en freestyle à cause d’une fille. C’est pas vrai ?)
L’Illusionniste est avant tout porté par les performances d’acteurs d’Edward Norton (d’accord c’est un pléonasme) et de Paul Giamatti qui fait de plus en plus son trou dans le microcosme hollywoodien. Les scènes entre les deux acteurs sont sans conteste les meilleurs du film. Le casting du film est complété par Rufus Sewell et Jessica Biel. Si pour Sewell c’est honorable, on passera sur Jessica Biel (au sens figuré j’entends) qui est transparente. Comme dans Le Prestige, une partie du film repose sur un twist final. Sauf qu’à la différence de son homologue, la fin de L’Illusionniste se voit comme le nez au milieu de la figure tellement celle-ci est prévisible. L’autre côté quelque peu dommageable du film est que si le film avait bénéficié d’un buget un peu plus conséquent que 20 millions de dollars, Burger aurait pu en même temps créer une plus vaste et grandiose reconstitution de cette époque tant le Vienne montré ici paraît assez insignifiant. Malgré tout, L’Illusionniste mérite d’être vu, rien que pour la présence d’un acteur aussi génial que Norton. Mais si un jour on vous oblige à faire un choix, prenez Le Prestige.

Note finale : 12,5/20

American Gangster

Posté le 24.11.2007 par Chandler
En ce dernier week-end de novembre, j’ai décidé de dissoudre l’Assemblée ou plutôt de déménager vers une autre plate-forme de blogs que Centerblog et ce car, si je dois à Centerblog d’être un blog visité, le nombre de visiteurs n’augmente plus depuis quelques mois. Cela vient peut-être du fait que mes critiques soient moins bonnes ou plaisent à moins de monde (pourquoi mon Dieu ai-je voulu m’attaquer aux sectes lyncho-kubrickiennes ?). Mais une autre possibilité est que Centerblog n’est pas assez populaire pour attirer encore plus d’internautes. Pour prouver ou pour écarter cette hypothèse, j’ai donc décidé d’aller voir ailleurs l’espace d’un mois sur Over-Blog. Durant un mois, je ferai vivre deux vies à marredescritiquesalacon : une sur Centerblog et une sur Over-Blog. Je pourrai ainsi savoir le bien-fondé de ma théorie. Je tiens quand même à remercier la communauté Centerblog qui durant un an et demi m’a accueilli. Si vous voulez continuer à me lire (et peut-être à me regarder), rendez-vous sur marredescritiquesalacon.over-blog.com. L’appel est lancé. Il n’appartient qu’à vous d’y répondre… Et puis au pire, si ça marche pas, j’aurai toujours la possibilité de m’expatrier en Chine avec ses dizaines de millions d’internautes et sa liberté d’expression à nulle autre pareille. Ah bon, vous ne saviez pas que la Chine était un pays de liberté ? Si vous n’en êtes pas convaincu, vous pouvez toujours demandé à Nicolas qui en est tellement persuadé qu’il n’a pas éprouvé le besoin d’emmener dans ses bagages Rama Yade, Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères (lorsque Kouchner est trop occupé à chanter « Frankreich ! Deutschland ») et aux Droits de l’Homme. Si vous êtes toujours dubitatif, je ne vois pas ce que je peux faire de plus. Où alors on m’aurait menti ?
Cela faisait environ deux mois que je n’avais pas mis les pieds dans un cinéma et je dois dire que cela commençait à me démanger. Ni une ni deux, me voici donc décidé à aller humer de nouveau l’air vicié par le pop-corn écrasé et les chewing-gums collés sous les sièges (soyez pas si durs pour ces derniers, vous avez déjà essayé d’emballer une fille au ciné avec un appareil dentaire ET un chewing-gum ?). C’est ainsi qu’est venu à point nommé American Gangster de Ridley Scott qui revenait après sa Grande Année qui reçut un accueil mitigé (et c’est un doux euphémisme). Le voici donc de retour avec son pote Russel Crowe et Denzel Washington pour un film de gangster (c’est comme le Porc-Salut, c’est marqué dessus).
Frank Lucas est le chauffeur du Parrain de Harlem Bumpy Johnson. Lorque celui-ci meurt, il reprend les affaires avec une idée originale : pendant que l’Armée américaine s’enlise au Viet-Nam, il décide d’importer de l’héroïne vietnamienne en la cachant dans les cercueils de GI’s revenant au bercail. De son côté, Richie Roberts est un flic intègre au sein d’une police de New York pourrie jusqu’à l’os. Grâce au Procureur, il arrive à constituer une équipe d’incorruptibles qui va tenter de faire tomber Lucas…
American Gangster est donc l’histoire d’un affrontement à distance entre un flic et un mafieux suivant chacun les règles de leur milieu. Et autant dire que c’est dans l’ensemble une réussite. Certes tout a été filmé sur la pègre du Parrain aux Affranchis en passant par Scarface. L’originalité vient cette fois-ci du personnage : Frank Lucas était en effet le premier Parrain noir des Etats-Unis. La « difficulté du métier » était en effet double : il fallait combattre les clans rivaux et leurs préjugés raciaux. Denzel Washington arrive à insuffler à son personnage toute la classe mais en même temps la violence nécesaire au personnage, capable de prendre son petit-déjeuner dans un coffee-shop avant de tirer une balle dans la tête d’un mec deux secondes plus tard. De son côté, Russell Crowe est tout aussi bon même si son personnage est moins mis en valeur. Nul doute que l’un des deux verra son nom dans la liste des nominations aux Oscars. Le reproche que l’on pourrait faire à Americna Gangster serait sa durée un peu excessive (2h35) et qu’il aurait été très intéressant de s’attarder sur les conséquences de la complicité de soldats américains dans le trafic de drogues de Lucas ce qui aurait donné au film de Scott un impact encore plus fort.

Note finale : 15,5/20 (marredescritiquesalacon.over-blog.com)

Docteur Folamour

Posté le 21.11.2007 par Chandler
Enfin ! Je les ai enfin eu ! Après environ un an et demi d’activité sur la toile, j’ai enfin eu deux commentaires où l’on me dit soit que je suis un ignorant soit que je suis un attardé mental. Vous pouvez pas savoir comme cela fait du bien d’être enfin incompris, but plus ou moins avoué de toute personne. Il faut dire que je me doutais qu’en mettant la note pitoyable de 7/20 à 2001 L’Odyssée de L’espace, je ne pouvais rien espérer d’autre. Et oui, rendez-vous compte, c’est la pire note attribué sur ce blog à un film devant Ghost Rider et Armageddon qui sont pourtant des nanars intersidéraux. Alors que s’est-il passé ? Et bien je tiens à rappeler qu’une critique est par définition subjective et que par conséquent je n’ai pas raison tout comme ceux qui ont un avis contraire n’ont pas raison. Je ne doute pas un seul moment que 2001 soit une œuvre philosophique (si par œuvre philosophique on entend qui pousse le spectateur à se poser des questions) mais il y a un aspect qui me rébute plus que tout lorsque je regarde un film : l’ennui. Et là, attention, je sens qu’on va encore me tomber dessus : je préfère me taper les pires navets engendrés par l’industrie cinématographique si ceux-ci ne me donnent jamais envie de regarder ma montre. Prenons un spécimen tel que Mortal Kombat (au hasard). Jeu des acteurs lamentable, effets spéciaux kitschs, scénario ridicule…Bref, le film n’a vraiment rien pour lui. Et pourtant, j’ai du le voir une dizaine de fois dans ma vie. Et pourquoi donc ? Tout simplement parce qu’à aucun moment je ne me pose la question qui décide pour moi si j’ai aimé un film ou pas : « C’est bientôt fini ? ». On va me dire qu’en plus d’être ignorant et attardé je suis maso mais c’est la (triste ?) réalité…
Por montrer ma relative bonne volonté, je suis prêt à dire du bien d’un film de Stanley Kubrick. Cet honneur revient au Docteur Folamour (qui comme par hasard est aussi son film le plus court avec Les Sentiers de la Gloire). Nous sommes en 1963, c’est-à-dire en pleine guerre froide et la tension est au plus fort après la crise de Cuba qui eut lieu l’année précédente. Alors que le monde a échappé à une guerre nucléaire, Kubrick décide de concocter un film tournant en dérision cet affrontement entre les deux superpuissances de l’époque. Il est en cela aidé par un Peter Sellers jouant trois rôles dont le docteur Folamour.
Le général américain Ripper a décidé de bombarder l’URSS en enboyant des B-52 sans l’accord du Président tout cela parce qu’il est persuadé que les Russes veulent empoisonner l’eau américaine afin de je cite « corrompre nos fluides corporels ». Face à cette crise, le gouvernement décide de se réunir dans la salle de guerre afin de trouver une solution pour éviter la guerre nucléaire. La solution ? Aider les Russes à descendre les B-52. Ce qui est chose faite. Malheureusement, un avion a réussi à échapper au feu russe et continue sa mission…
Bien sûr, raconté comme ça, on croirait le scénario d’un film catastrophe mais il en est tout autre avec le talent comique de Sellers mais aussi de George C. Scott. Certaines scènes valent à elles seules leur pesant de cacahuètes : celle où le Docteur Folamour essaye d’empêcher son bras droit d’effectuer le salut nazi ou bien encore quand on découvre le contenu de la trousse de survie d’un soldat américain. Et puis comment oublier cette célèbre réplique de Sellers : « Messieurs, vous ne poouvez pas vous battre ici ! C’est la Salle de Guerre. ». Autant de raisons de découvrir ce condensé d’humour noir qui peut bien sûr paraître quelque peu vieillot de nos jours à cause notamment des incrustations d’avions mais ce défaut ne gêne en rien la vision. Par contre, son propos est toujours d’actualité et il aurait été intéressant de voir fleurir plus de projets de films tournant en dérision le conflit irakien. Car, on le sait bien, le rire est l’arme de destruction massive la plus efficace.

« Il y a trois choses vraies : Dieu, la sottise humaine et le rire. Puisque les deux premières dépassent notre entendement, nous devons nous arranger au mieux avec la troisième. »
John Fitzgerald Kennedy

Note finale : 16/20 (comme le disait si bien Jean-Marc Morandini : tout est possible)

2001 L'Odyssée de L'Espace

Posté le 17.11.2007 par Chandler
Parce que je sens que vous en avez marre d’entendre depuis trois jours les mêmes choses dans les journaux télévisés (et au sein même de ce blog) avec des phrases du genre « On veut des négociations tripartites entreprise par entreprise » ou bien encore « de toute façon, nous les usagers, on est toujours pris en otage », je vous promets que dans les lignes qui suivent je ne dirai pas un mot sur les grèves frappant la France. A Toulouse, un Airbus A340 s’est encastré dans un mur alors que l’équipage effectuait des essais moteur. S’ils ont déjà du mal à manouevrer leur machin à terre à 50 km/h, on ose à peine imaginer le résultat à 1000 km/h dans les nuages (là ou il y a pas de bitume…). Mais bon c’est pas si grave que ça quand on sait que Airbus vient de conclure une commande de 20 milliards de dollars (en enlevant tous les frais causés par les petits soucis de conception et les mésententes franco-allemandes, ça fait assez pour se payer une maquette d’A380 pour Noël). De l’autre côté de l’Atlantique, l’atmosphère était bien plus chaude que par chez nous à Santiago au Chili lors du sommet ibéro-américain. Lors d’une réunion, Hugo Chavez, président du Venezuela (et aussi comique la plupart du temps) a traité José Maria Aznar, ancien Premier ministre espagnol, de « fasciste » devant José Luis Zapatero, actuel Premier ministre, et Juan Carlos, roi d’Espagne. C’est alors que Juan Carlos lui a lancé « Por qué no te callas ? » (Pourquoi tu la fermes pas ?). Voilà donc un grand moment de politique à classer entre les « Je n’ai pas de commentaires à faire à ce sujet » de David Martinon et le « Viens me le dire en face ! » de Sarkozy (cette dernière, utilisée en bonus par Juan Carlos aurait pu faire gonfler le score mais il débute dans l’exercice…)
En ce moment, je suis en plein dans ma période de découverte du travail de Stanley Kubrick. Mais le problème c’est qu’entre un Shining d’une lenteur et d’une froideur sans nom et un Full Metal Jacket qui ne vaut que pour sa première heure, je dois avouer que Kubrick n’est pas vraiment ma came. C’est alors qu’Arte diffuse 2001 L’Odyssée de l’Espace, l’un des meilleurs films de science-fiction à ce qu’on dit. Me voici donc lancé dans un voyage au bout de l’Enfer, encore plus éprouvant que ne peut l’être pour moi un film de David Lynch (et oui ça existe).
Nous sommes en 4 millions d’années avant Jésus-Christ et nous suivons une bande de singes dans leur quotidien (en gros bouffer, dormir, se curer le nez…) jusqu’au jour où un monolithe noir (sorte de PS2 géante) débarque au sein de leur « campement ». Après cette apparition, un des singes découvre le premier outil. Nous arrivons ensuite en 2001 (oui on saute 4 millions d’années et alors ?) où un groupe d’humains basé sur la Lune a fait une étrange découverte : un monolithe noir émettant des ondes vers Jupiter. On envoie alors une expédition vers Jupiter pour trouver une réponse à l’existence de cet objet. Malheureusement, l’ordinateur de bord nommé HAL pète les plombs et commence à exterminer les membres d’équipage…
En dehors du fait que le film est d’une lenteur qui ferait passer Shining pour du Michael Bay (je vous l’accorde, cela demande un très gros effort en matière d’imagination), la fin du film est tout simplement l’exemple même de ce que l’on appelle…bon je vais oser le dire… la masturbation intellectuelle. On a le droit pendant dix minutes à plein de lumières fluos donnant mal à la tête qui ne devraient être vu qu’après consommation de LSD. Et puis vas-y que j’enchaîne sur l’astronaute qui vieillit peu à peu avant de faire un plan sur un fœtus pour une métaphore du cycle de la vie et de l’Humanité (car c’est à mon avis ce que représente le machin noir). D’accord les effets spéciaux sont impressionants pour 1968, d’accord la musique des Strauss père et fils est superbe et d’accord c’est le film spatial le plus réaliste physiquement parlant (absence de sons) mais franchement…qu’est-ce que c’est chiant !

P.S : si vous devez voir un film de Kubrick, choisissez Docteur Folamour.

Note finale : 07/20 (au moins dans un film de Lynch on a le droit à plus d’un plan par minute)
Son associé au billet :

JFK

Posté le 14.11.2007 par Chandler
Et ttttttttttoooooooooooopppppp !!! C’est parti pour le mois le plus chaud depuis le CPE avec en lever de rideau les cheminots de la SNCF qui ont été rejoints ce matin par la RATP. Pour faire face à ces mouvements, les Français en général et les Parisiens en particulier doivent donc se débrouiller pour aller bosser. Les solutions sont multiples : utiliser le Vélib’, faire du roller, de la trotinette, le covoiturage, le logement sur place ou bien encore la solution la plus en adéquation avec l’esprit ambiant : rester chez soi et dormir. De leur côté, les étudiants continuent leur petit bonhomme de chemin et on annonce le blocage total ou partiel de 33 universités sur 85. Le mouvement n’est pas prêt de s’arrêter quand on sait que même les facs votant contre le blocage sont bloquées (ce n’est donc pas parce qu’on fait des études supérieures qu’on possède plus de logique) et ce « grâce » à la minorité extrémiste voulant pousser le bouchon encore plus loin chaque jour. A ce titre, si vous traînez sur les sites de références tels que DailyMotion ou YouTube, vous aurez peut-être l’occasion de trouver une vidéo tournée à l’université de Rennes II (qui, on le sait, est loin de tanguer à tribord). Un étudiant pro-blocage interpelle un professeur ou un employé de l’université en contestant le vote donnant à 62 % la reprise des cours, prétextant que lui et ses copains n’ont pas pu observer le dépouillement (il doit se coire mandaté par l’ONU en Afghanistan sans doute). Et là, tel le retour de flammes cramant tout sur son passage, son interlocuteur lui dit ceci : « C’est une dictature ! Vous…vous êtes des Khmers Rouges ! ». Et bam ! C’est ce qu’on appelle en base-ball un home-run (ou en pétanque un carreau). Et ça, ça fait du bien. (que l’on me comprenne bien sur ma position depuis une semaine si elle paraît à certains peu claire : je ne suis pas vraiment pour cette loi mais je suis foncièrement contre le blocage).
Il n’y a pas qu’en France que le Président a des problèmes : aux Etats-Unis, ils en ont aussi (et des bien plus graves). Par exemple, ils peuvent se faire assassiner (Abraham Lincoln) ou seulement se faire tirer dessus (Ronald Reagan). C’est ainsi que le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy est tué par balle à Dallas, alors qu’il faisait le tour du propriétaire en décapotable, par Lee Harwey Oswald. Ou, du moins, c’est ce qu’affirme la Commission Warren car Oswald est lui aussi tué 48 heures plus tard. De ce mystère naît une théorie du complot qui a ouvert la porte sur tant d’autres comme celle sur le 11 septembre. C’est avec ce matériau cinématographiquement riche qu’Oliver Stone s’attelle à JFK en 1991 en privilégiant la théorie la plus alléchante. Et la plus sujet à polémique (sacré Oliver)…
Jim Garrisson est le procureur de la Nouvelle-Orléans. En 1967, il entame la lecture du rapport Warren et y décèle de nombreuses incohérences, trop nombreuses pour être fortuites. Il décide alors avec les autres membres de son bureau de reprendre l’enquête du début. C’est ainsi qu’il en arrive à la conclusion qu’Oswald n’était qu’un écran de fumée visant à cacher les méfaits de la CIA, du FBI, de la mafia, de Lyndon Johnson, de l’armée…Oliver Stone trouve en Kevin Costner le parfait interpète de Jim Garrison. On peut voir l’évolution de son visage tout au long du film, au fur et à mesure qu’il découvre la funeste (et supposée, il faut le appeler) vérité. Tout comme Tommy Lee Jones qui interprète un Clay Shaw riche et homosexuel surprenant (moumoute de cheveux gris, phrasé très snob).
Par contre, Joe Pesci en profite encore une fois pour faire son psychopathe de service (même s’il le fait très bien) et Gary Oldman ne peut pas étaler au grand jour son talent dans le rôle de Oswald (ses répliques tiennent sur moins d’un page à mon avis). Oliver Stone épure complètement sa réalisation et celle-ci est beaucoup plus sage qu’à l’accotumée (le sujet ne se prête pas vraiment aux expérimentations) même si le noir et blanc est présent de temps en temps dans les séquences de flash-back. La durée du film peut rébuter (un peu plus de 3 heures) mais l’ennui ne se fait pas sentir tellement cette page des Etats-Unis est dense et intéressante.

Note finale : 15/20
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