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marredescritiquesalacon
Description du blog :
Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants..
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
24.05.2006
Dernière mise à jour :
30.08.2008

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JFK

Publié le 14/11/2007 à 12:00 par Chandler
JFK
Et ttttttttttoooooooooooopppppp !!! C’est parti pour le mois le plus chaud depuis le CPE avec en lever de rideau les cheminots de la SNCF qui ont été rejoints ce matin par la RATP. Pour faire face à ces mouvements, les Français en général et les Parisiens en particulier doivent donc se débrouiller pour aller bosser. Les solutions sont multiples : utiliser le Vélib’, faire du roller, de la trotinette, le covoiturage, le logement sur place ou bien encore la solution la plus en adéquation avec l’esprit ambiant : rester chez soi et dormir. De leur côté, les étudiants continuent leur petit bonhomme de chemin et on annonce le blocage total ou partiel de 33 universités sur 85. Le mouvement n’est pas prêt de s’arrêter quand on sait que même les facs votant contre le blocage sont bloquées (ce n’est donc pas parce qu’on fait des études supérieures qu’on possède plus de logique) et ce « grâce » à la minorité extrémiste voulant pousser le bouchon encore plus loin chaque jour. A ce titre, si vous traînez sur les sites de références tels que DailyMotion ou YouTube, vous aurez peut-être l’occasion de trouver une vidéo tournée à l’université de Rennes II (qui, on le sait, est loin de tanguer à tribord). Un étudiant pro-blocage interpelle un professeur ou un employé de l’université en contestant le vote donnant à 62 % la reprise des cours, prétextant que lui et ses copains n’ont pas pu observer le dépouillement (il doit se coire mandaté par l’ONU en Afghanistan sans doute). Et là, tel le retour de flammes cramant tout sur son passage, son interlocuteur lui dit ceci : « C’est une dictature ! Vous…vous êtes des Khmers Rouges ! ». Et bam ! C’est ce qu’on appelle en base-ball un home-run (ou en pétanque un carreau). Et ça, ça fait du bien. (que l’on me comprenne bien sur ma position depuis une semaine si elle paraît à certains peu claire : je ne suis pas vraiment pour cette loi mais je suis foncièrement contre le blocage).
Il n’y a pas qu’en France que le Président a des problèmes : aux Etats-Unis, ils en ont aussi (et des bien plus graves). Par exemple, ils peuvent se faire assassiner (Abraham Lincoln) ou seulement se faire tirer dessus (Ronald Reagan). C’est ainsi que le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy est tué par balle à Dallas, alors qu’il faisait le tour du propriétaire en décapotable, par Lee Harwey Oswald. Ou, du moins, c’est ce qu’affirme la Commission Warren car Oswald est lui aussi tué 48 heures plus tard. De ce mystère naît une théorie du complot qui a ouvert la porte sur tant d’autres comme celle sur le 11 septembre. C’est avec ce matériau cinématographiquement riche qu’Oliver Stone s’attelle à JFK en 1991 en privilégiant la théorie la plus alléchante. Et la plus sujet à polémique (sacré Oliver)…
Jim Garrisson est le procureur de la Nouvelle-Orléans. En 1967, il entame la lecture du rapport Warren et y décèle de nombreuses incohérences, trop nombreuses pour être fortuites. Il décide alors avec les autres membres de son bureau de reprendre l’enquête du début. C’est ainsi qu’il en arrive à la conclusion qu’Oswald n’était qu’un écran de fumée visant à cacher les méfaits de la CIA, du FBI, de la mafia, de Lyndon Johnson, de l’armée…Oliver Stone trouve en Kevin Costner le parfait interpète de Jim Garrison. On peut voir l’évolution de son visage tout au long du film, au fur et à mesure qu’il découvre la funeste (et supposée, il faut le appeler) vérité. Tout comme Tommy Lee Jones qui interprète un Clay Shaw riche et homosexuel surprenant (moumoute de cheveux gris, phrasé très snob).
Par contre, Joe Pesci en profite encore une fois pour faire son psychopathe de service (même s’il le fait très bien) et Gary Oldman ne peut pas étaler au grand jour son talent dans le rôle de Oswald (ses répliques tiennent sur moins d’un page à mon avis). Oliver Stone épure complètement sa réalisation et celle-ci est beaucoup plus sage qu’à l’accotumée (le sujet ne se prête pas vraiment aux expérimentations) même si le noir et blanc est présent de temps en temps dans les séquences de flash-back. La durée du film peut rébuter (un peu plus de 3 heures) mais l’ennui ne se fait pas sentir tellement cette page des Etats-Unis est dense et intéressante.

Note finale : 15/20

Gladiator

Publié le 10/11/2007 à 12:00 par Chandler
Gladiator
Et ça continue encore et encore… C’est que le début d’accord, d’accord ! Après avoir assisté au mouvement des pêcheurs qui s’est arrêté après la venue de Sarkozy au Guilvinec après de grandes envolées shakespeariennes telles que « Viens ici, viens me le dire en face » et autres « P..pe…per..tu ..chu..che » de notre Président (regardez la vidéo, rien n’est inventé) répondant aux lyrisme exacerbé des pêcheurs et de leurs répliques dignes d’Audiard avec ces « Enculé » et « Je vais te donner un coup de boule ». Ah, c’est quand même bien de voir s’instaurer un dialogue social en France. D’autant plus qu’on va en avoir besoin aussi pour nos étudiants d’universités qui organisent une fronde contre la loi Pécresse d’autonomie des universités avec des supers techniques comme le blocage des facs (ah, le CPE…) et des voies ferrés (vous ne voyez pas le rapport ? Moi non plus.), encore plus supers quand on sait que le vendredi soir ils désertent le lieu pour revenir le lundi (ils vont quand même pas faire grève durant le week-end, ça pourrait les fatiguer). Dire que je vais faire partie l’année prochaine de tous ces « branlecouilles » (mélange entre « branleurs » et « casse-couilles »). C’est encore plus pathétique quand on regarde les Assemblées Générales où 95 % votent le blocus, 4,99% dorment et 0,01% vote contre. Inutile de préciser que la dernière partie ne donne plus de signes de vie le jour suivant et que les syndicats étudiants comme l’Unef virent tous les journalistes des AG (« ce sont les soldats de Sarkozy » comme ils disent). Et en plus je veux devenir journaliste…Vive la démocratie ! (mais que quand ça nous arrange). J’attends avec impatience vos réactions, surtout celles d’étudiants (oui, toi aussi Bruno Julliard tu as le droit à la parole sur ce blog).
Il y a encore dix ans, le peplum n’intéressait pas vraiment les foules. Qu’il était loin le temps où l’on passait 4h30 dans les salles de cinéma pour regarder Cléôpatre de Mankiewicz ou la Chute de l’Empire Romain d’Anthony Mann. C’est alors qu’en l’an 2000 arriva Ridley Scott pour remettre au goût du jour ce genre délaissé par les studios, fort de l’avènement des effets numériques et d’un budget de 100 millions de dollars. Bien évidemment, on ne lui donnera cet argent que s’il engage une star : ce sera Russell Crowe (qui remportera l’Oscar du Meilleur Acteur, merci Ridley).
Maximus est le big boss de l’armée romaine afin de repousser les Goths. Il est tellement bon que l’Empereur Marc-Aurèle préfèrerait que ce soit lui qui devienne Empereur après sa mort au lieu de son fils Commode qui est très loin de l’être…commode (…). Le fiston voit d’un très mauvais œil cette amitié et décide pour contrecarrer la volonté de son papa de le tuer, lui et Maximus. Mais ce dernier arrive à échapper à ses tueurs et retourne à Rome pour retrouver sa famille. Manque de bol, il retrouve son fils et sa femme pendus avant de se faire capturer par un marchand d’esclaves, sorte de Don King de l’Antiquité. Maximus trouve ainsi le moyen de se venger de Commode…
L’histoire de Gladiator est donc digne des plus grands péplums des années 60 avec une petite ressemblance pour le Spartacus de Kubrick même si Ridley Scott transfigure littéralement le genre en insufflant une dimension titanesque au film grâce aux moyens modernes : jamais on avait vu une Rome aussi gigantesque et aussi splendide. L’autre très bonne idée du réalisateur est de tourner les scènes de combats de gladiateurs avec des plans caméras à l’épaule qui font pénétrer le spectateur au beau milieu de l’arène. Et puis, le duel entre Russell Crowe et Joaquin Phoenix tient toutes ses promesses et l’on peut regretter le fait que Phoenix n’ait pas été récompensé pour sa composition au même titre que Crowe. De plus, et je ne sais pas vraiment si c’est volontaire, Scott se permet même de critiquer à distance le monde du spectacle actuel avec ses relents de violence gratuite et cette volonté de faire plasir au peuple coûte que coûte. Dans tous les cas, Gladiator est donc plus qu’un grand peplum : c’est un grand film tout court…

Note finale : 17,5/20

Le Prestige

Publié le 06/11/2007 à 12:00 par Chandler
Le Prestige
Ah la France qui grogne se réveille en ce mois de novembre ! Avant d’assister à la déferlante de grève à partir de mi-novembre, les pêcheurs opèrent en éclaireur en s’insurgeant contre le prix faramineux du carburant. Devant ce mouvement contestataire (bon c’est vrai que Guilvinec c’est pas vraiment flower power), notre chère Ministre de l’Economie et comique à ses heures Christine Lagarde a conseillé aux Français d’utiliser leur vélo au lieu de leur voiture. Mais qu’est-ce qu’on est con ! C’était tellement simple ! Se geler les futures boules de Noël sur une selle en faisant 40 km aller-retour pour aller bosser avec un réveil sonnant à 5 heures du mat’ : voilà la solution. Encore heureux que nos politiques sont là pour trouver des solutions sinon on ne saurait plus que faire… Dans un registre un peu plus sérieux, Nicolas Sarkozy s’est déplacé en Bretagne pour dialoguer avec les marins-pêcheurs. Mais quand est-ce qu’il dort notre Président ? Et vas-y que je passe deux heures au Tchad et que je ramène des journalistes et que je passe par Madrid pour déposer les hôtessses de l’air espagnoles (125€ la course) et que j’embarque pour les States... Pff. Je me demande comment il arrive à tenir un tel rythme même si notre échelle de travail politique est quelque peu faussée depuis le passage à l’Elysée de Jacques Chirac. Je lance donc un grand sondage interactif pour découvrir son secret :
1 - la tonne de coke saisie au large des Antilles était destiné à un mystérieux Nicolas S.
2 - après Tom Cruise, Nicolas Sarkozy s’est rencardé avec George Clonney pour partager plein de cafés Nespresso
3 – selon Freud, en cas de séparation, l’activité sexuelle manquante doit être compensée par un travail, quelque soit sa nature…
Je vous invite donc à joindre votre réponse à vos commentaires ( il est même possible de proposer d’autres solutions)
Il n’y a pas qu’en politique que l’on peut rencontrer des magiciens. Les cinéastes sont en quelque sorte les nouveaux illusionistes. Mais le fait est que le monde de la magie en lui-même a été très peu abordé au cinéma ( on ne compte évidemment pas Harry Potter qui est un tricheur). La faute a été réparée l’année dernière avec la sortie de deux long-métrages : L’Illusioniste et Le Prestige. C’est sur ce dernier que nous allons porter notre attention. Le Prestige est à la base un livre de Christopher Priest. Son adaptation est assurée par un autre Christopher nommé Nolan ( Memento, Batman Begins). C’est l’occasion pour ce dernier de nous montrer tout son talent…
Nous sommes à la fin du XIXe siècle à Londres. Deux jeunes magiciens, Alfred Borden et Robert Angier, sont assistants d’un autre magicien. Lors d’un numéro, la femme d’Angier meurt noyée. Ce dernier pense alors que sa mort est due à Alfred, celui-ci ne sachant plus quelle sorte de nœud il a effectuée pour attacher Sarah. C’est alors le début d’une grande rivalité entre les deux hommes. Leur but ? Réaliser le meilleur tour de magie au monde (désolé Garcimore t’es hors jeu). Jusqu’à ce que l’on découvre au final que le duel n’en est pas vraiment un…
Avant de rentrer dans des détails, il faut d’abord dire que la fin est ce qu’on appelle un twist de la mort comme peuvent l’être ceux d’Usual Suspects ou de Fight Club (bon là, il y a celui des Visiteurs 2 qui va rejoindre Garcimore). Une fin d’autant plus astucieuse que le film en lui-même suffit à notre bonheur. Le duo d’acteurs Hugh Jackman – Christian Bale est vraiment très bon ( avec une petite supériorite de Bale mais c’est minime) et les seconds couteaux tels que Michael Caine et Scarlett Johansson sont tout aussi savoureux. On a même le droit en bonus à la présence de David Bowie ! Mais toutes ces présences seraient vaines sans un bon réalisateur, ce qui est le cas (par chance) de Christopher Nolan qui filme avec une certaine maestria son sujet sans tomber dans de l’esbrouffe malvenue. Le seul bémol serait peut-être que le film tombe dans le fantastique vers la fin alors que le film aurait gagné à être entièrement intégrée dans la réalité de son époque pour que sa force soit encore plus grande. Mais ce défaut est minime au vu des grandes qualités de ce film. A découvrir…

Note finale : 16/20

Shining

Publié le 03/11/2007 à 12:00 par Chandler
Shining
Ah la Toussaint… N’est-ce pas la plus merveilleuse fête jamais inventée ? Il fait à chaque fois un temps pourri, on passe la journée dans des cimetières avec la famille pour que ce soit plus rigolo et on a le droit d’avoir le lendemain ce qu’on appelle le Jour des Morts. Ce n’est donc pas un hasard si tout le monde à le moral en berne en cette période. A moins que ce ne soit à cause d’une autre raison ? Sans doute alors à cause de la flambée du prix des carburants qui va bientôt atteindre la barre symbolique des 100 dollars. De toute façon, on sait très bien pourquoi les prix augmentent : c’est un complot de Bertrand Delanoë pour la promotion de son Vé’lib. En parlant de politique (ou plutôt de socialistes pour être plus exact), Ségolène Royal a porté plainte contre l’éditeur du livre de Claude Allègre pour diffamation. Et là, la seule pensée qui nous vient à l’esprit est s’il n’auraient rien d’autre à foutre par hasard ?! Parce qu’à la vitesse où ils « rénovent » leur parti, ils auront seulement décidé en 2020 qu’ils ne sont finalement pas à droite (ce qui serait déjà un effort louable vous me direz). S’il y en a un qui est beaucoup plus rapide, c’est bien Milan Baros, le joueur de l’Olympique Lyonnais, qui s’est fait flashé à la vitesse astronomique de 271 km/h sur l’autoroute : record de la région battu ! Il peut sans doute alors conseillé Fernando Alonso sur son futur plan de carrière après avoir quitté McLaren-Mercedes… Mais tout n’est pas si noir dans le monde du sport, le tennis en est l’exemple le plus frappant. Bon d’accord il y a des matchs truqués, des mecs qui viennent juste empocher leur pognon et se casser, des joueurs qui ont de plus en plus le charisme de François Hollande (comme quoi on n’en sort jamais vraiment…). Mais Gasquet a gagné, alors…
Comme il n’y a toujours pas de films bien intéressants en ce moment à l’affiche (j’entends en ce qui me concerne), je continue à retourner dans le passé pour abreuver ce blog. Si vous êtes abonné à Télé 7 Jours ou si vous regardez Arte (activités pas si contradictoires), vous avez peut-être remarqué qu’en ce moment il y a un cycle Stanley Kubrick sur la chaîne franco-allemande. L’occasion de parfaire sa connaissance cinématographique. C’est ainsi que j’ai pu découvrir Shining, adapté du célèbre livre de Stephen King. Malheureusement, l’auteur renie le film dès sa sortie trouvant que le film trahit complètement son travail. On ne peut que lui donner raison sur ce coup-là…
Jack Torrance est un écrivain en panne d’inspiration et il doit par conséquent trouver un travail pour nourrir sa famille. C’est ainsi qu’il accepte de faire la gardien durant tout l’hiver de l’hôtel Overlook dans le Colorado, celui-ci étant fermé à cette période à cause des conditions météo. Il emménage donc avec sa femme Wendy et son fils Danny, ce dernier possédant un don appelé le Shining. Ils découvrent alors que l’hôtel n’est pas si accueillant que cela… Je tiens tout d’abord à prévenir que j’ai lu le livre de King avant de voir le film. Alors que le premier est en fait l’histoire d’un drame familial provenant de l’alcoolisme du père, le second s’attarde beaucoup plus sur l’aspect fantastique de l’Overlook. Il en résulte ainsi que la transformation de Jack Nicholson en psychopathe est étonnament brusque et qu’elle ne peut venir que du pouvoir de l’hôtel au lieu de son addiction à la bouteille.
Pour ce qui est du film en lui-même, je dois bien avouer que ce fut une déception. On m’avait parlé d’un film angoissant distillant une atmosphère dérangeante. Je n’ai trouvé que de l’ennui. Certes Jack Nicholson joue à la perfection la folie. Certes certains plans à la Steadycam sont techniquement parfaits. Mais cela ne m’empêche pas de trouver le film beaucoup trop lent et surtout pas assez angoissant avec en bonus une musique au synthé du plus bel effet… Alors bien sûr c’est du Kubrick et par conséquent niveau réalisation c’est très bon. Encore faut-il tenir deux heures sans avoir l’envie d’aller au dodo…

P.S : lisez le livre. Ne me tuez pas.

Note finale : 10/20

La Colline A Des Yeux

Publié le 31/10/2007 à 12:00 par Chandler
La Colline A Des Yeux
Wouhou ! C’est Halloween ! Wouhou ! Tout le monde s’en fout ! Je ne sais pas si vous avez comme moi remarqué que depuis quelques années Halloween subit une certaine désaffection, du moins en France. Cette pensée m’est venue quand j’ai aperçu des gamins en train de quémander des bonbons à 11 heures ce matin… et même pas déguisés. Certains esprits mal tournés trouvent ainsi un espoir en apprenant que la France n’avale pas forcément tout ce qui vient des Etats-Unis. En ce qui concerne l'affaire Zoé au Tchad, les choses ne s'arrangent guère pour nos Frenchies car ils ont été inculpés d'enlèvement d'enfants et d'escroquerie et ils risquent vingt ans de travaux forcés. On se doute que vingt ans de bagne au Tchad c'est pas la joie...Sans vouloir être méchant (...), il faut quand même avouer qu'ils l'ont un peu cherché. Quand on voit la vidéo du journaliste qui les accompagnait, on découvre qu'ils n'en avaient strictement rien à carrer des règles et qu'ils n'étaient même pas sûrs que les enfants soient orphelins... Quand on sait qu'en plus les familles françaises ont payé pour accueillir les enfants, on se dit qu'il y a une certaine logique dans tout ça. Mais tous nos Français de l'étranger ne se débrouillent pas si mal, j’en prends pour preuve nos joueurs de basket NBA qui reprenaient hier soir : Tony Parker a marqué 19 points (en plus il n'a pas chanté) et Ronny Turiaf, tout comme Mickaël Pietrus, était titulaire. Il a connu ainsi une augmentation de temps de jeu d’environ 140 %. C’est bizarre, ce 140 % me dit quelque chose mais je ne sais plus ou je l’ai vu. Peut-être est-ce l’augmentation du SMIC au 1er janvier 2008 ? Peut-être…
Cette histoire de Français exilés aux Etats-Unis me fait également penser à cette modes des jeunes réalisateurs de notre beau pays cherchant gloire et fortune de l'autre côté de l'Atlantique comme cela se passe aujourd'hui pour Louis Leterrier avec Hulk ou encore comme ce fut le cas pour Florent Emilio-Siri avec Otage. De plus, en cette prériode d'Halloween où on regarde plein de "films qui font peur qu'on trouve dégueux mais qu'on regarde quand même", il n'y avait qu'un seul vainqueur potentiel : La Colline A Des Yeux d'Alexandre Aja. Aja est un jeune réalisateur qui s'est fait connaître avec un film d'horreur français intitulé Haute Tension (oui oui, un film d'horreur français ça existe). Wes Craven décide alors de confier le remake d'un film qu’il a réalisé il y a trente ans. Aja accepte et c'est le début de l'aventure !
Chez la famille Carter, c'est pas vraiment Happy Days. Pour remédier à tout cela, le patriache de la famille, Bob, décide d'entamer un voyage en camping-car (brillante idée s'il en est) avec les enfants à l'occasion de son anniversaire de mariage avec Ethel. ils décident de prendre un raccourci en passant par le Nouveau-Mexique, théâtre de nombreus essais nucléaires américains. Malheureusement, ils crèvent (un pneu évidemment) et se rendent compte que, dans le désert, personne ne vous entend crier…
A partir ce de moment-là, on rentre dans de l'horreur tout ce qu'il y a de plus dégueulasse et donc de plus réjouissant pour le spectateur lambda avec cependant une volonté de ne pas se laisser enfermer dans des schémas pré-établis. Je pense que si on demande à ceux qui ont vu le film quelle est la scène la plus marquante, ils vous répondront sans doute l'attaque du camping-car de nuit. Certes cela peut paraître quelque peu éculé mais Aja est un petit vicelard : il aime l'urgence. Ainsi, alors que le père Bob se fait brûler sur un arbre, sa fille se fait violer par des irradiés ce qui donne quelques pics d'adrénaline tout ce qu'il y a de plus efficace. Ajouter à cela deux trois scènes plutôt droles dans leur traitement comme la mort du pompiste qui s'explose la tête à coup de fusil à pompe avec en bonus un générique original et vous tenez là sans aucun doute un des meilleurs films d'horreur de ces dernières années. Et c'est un réfractaire au genre qui le dit!

Note finale : 15/20

Se7en

Publié le 28/10/2007 à 12:00 par Chandler
Se7en
Et voilà, c’est fini. Hier à 0h01, de nombreuses magasins étaient ouverts pour accueillir le dernier volet du plus gros phénomène culturel de cette décennie : le dernier album de Tokio Ho…Oups !Je veux dire le septième et dernier tome d’Harry Potter. Imaginez un peu : un tirage initial de 2,3 millions d’exemplaires ! Ce qui donne un chiffre d’affaires d’environ 61 millions d’euros pour Gallimard… Bien sûr comme toute bonne vache à lait je me suis précipité pour acheter ce pavé de 850 pages. Doux paradoxe : alors qu’on s’enfile des pages et des pages sans rechigner, on fait tout un foin pour lire la lettre de Guy Montagné ou un truc comme ça. Mais ne jetons pas la pierre à nos politiques car il faut quand même avouer qu’ils ont bien bossé cette semaine avec leur Grenelle de l’Environnement. Même José Bové a félicité par téléphone la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kociusko-Moriset (si seulement on pouvait utiliser des noms comme celui-là au Scrabble, je pourrais battre sans problème le « merguez » de Tata Suzanne). Pendant ce temps-là, un scandale ébranle le monde des associations avec cette affaire d’enlèvement de la part de l’ONG L’Arche de Zoé qui aurait permis a des parents français d’adopter des orphelins Darfouris (je crois qu’on dit comme ça) sans que l’on sache vraiment si ils l’étaient (orphelins, pas Darfouris). Les autorités tchadiennes ont arrêté plusieurs membres de cette organisation mais selon les premiers éléments de l’enquête, les responsabilités sont claires : Madonna et Anglina Jolie voulaient passer à la vitesse supérieure en adoptant plus de cent enfants d’un coup afin que chacune puisse faire une équipe de football américain personnelle…
Dans ces conditions, il nous faut donc un film pour retrouver le moral et avoir de nouveau foi en l’Humanité (je ne parle pas du journal car associer la foi à l’Humanité, c’est déclarer la guerre aux communistes. Ils ont déjà assez de problème avec Guy Montagné…). Le film en question est Se7en de David Fincher. Bon OK niveau joie et félicité c’est assez restreint mais rien que le fait de regarder un bon film suffit pour se remonter le moral non ? En 1996, avant que Se7en ne sorte, le film policier commençait sérieusement a avoir du mal à se renouveler. C’est alors qu’un certain David Fincher, qui avait souffert comme c’est pas permis pour finir son premier film Alien 3, arrive avec un film sortant de l’ordinaire. Se7en devient alors un succès immense un peu partout dans le monde mais surtout en France (5 millions d’entrées : un chiffre hallucinant dans l’Hexagone pour un tel film). Mais quelles sont les raisons de ce succès et à qui profite-il ? ( je commence à me croire dans Capital…)
L’inspecteur Somerset (Morgan Freeman) est proche de la retraite mais, avant d’en finir pour de bon, il doit accueillir son successeur, l’inspecteur Mills. Malheureusement, ce n’est pas vraiment la joie entre eux. C’est alors qu’ils sont appelés sur les lieux d’un meutre un peu particulier : un homme qui a mangé jusqu’à ce que mort s’ensuive (évidemment pour que ce soit plus rigolo le tueur le faisait vomir de temps en temps pour que ça dure plus longtemps…). Les deux inspecteurs vont alors découvrir que ce n’est que le début d’une série d’un serial-killer suivant les 7 péchés capitaux ( comme ceux de Julien Courbet…)
Au-delà du scénario qui est en lui-même très glauque, la force du film provient de son ambiance oppressante : il pleut toujours, on ne sait pas où le film se déroule et les endroits parcourus sont toujours crados. De plus, l’interprétation d’une très grande qualité du duo principal et sutout de Kevin Spacey rendent le tout beaucoup plus crédible grâce à une scène finale géniale de sadisme. Et puis en plus le film nous permet de réviser un peu nos connaissances sur les Contes de Dante et sur Saint-Thomas d’Aquin. Voilà donc un film ludique et instructif ! Que demander de mieux ? Ah si, au passage, c’est aussi un très bon film de David Fincher. Comment ça encore ?!

Citation : Le monde est un bel endroit qui vaut la peine que l’on se batte pour lui. Je suis d’accord avec la seconde partie.

Note finale : 17,5/20

Jumanji

Publié le 24/10/2007 à 12:00 par Chandler
Jumanji
Notre chère vieille Terre joue vraiment avec nos nerfs : alors que chez nous on se les gèle comme pas possible bien que nous ne soyons encore qu’en octobre, les Californiens sont quant a eux la proie des flammes depuis le début de la semaine. Et pas n’importe où en Californie car c’est du côté de Malibu que ça chauffe (vous me direz que les secouristes en maillot de bain rouge peuvent s’occuper des blessés…) et certaines maisons de célébrités ont été complètement détruites comme celles de James Cameron et de Tom Hanks même si ce ne sont sans doute pas les plus à plaindre… C’est dans ce contexte que s’ouvre en France le Grenelle de l’Environnement où pendant deux jours, on va décider ensemble si ce sont nos enfants qui détruiront la planète ou si nous nous en chargeons dès maintenant : la première possibilité est plutôt séduisante (qu’est-ce qu’ils vont pouvoir faire comme conneries ces jeunes !) mais j’ai une petite préférence pour la seconde (comme il n’y a plus de guerre on aimerait bien participer un peu à l’Histoire aussi !). Mais trêve de pessisisme car notre sauveur vient faire un tour à Paris. Je ne parle pas de Yann Arthus-Bertrand ou de Nicolas Hulot mais du Prix Nobel de la Paix 2007 Al Gore qui passera faire un petit coucou à Jean-Louis Borloo, piquera deux trois gâteaux apéritifs, présentera son film Une Vérité Qui Dérange (« c’est pas le même que l’année dernière » dira sans doute Borloo entre deux godets) et repartira illico en jet privé… La défense de l’environnement, c’est vraiment un boulot usant.
Certains films ont la faculté de marquer l’enfance à nul autre pareil. Gremlins, Retour Vers Le Futur, Star Wars… C’est dans cet état d’esprit que m’est venu l’idée de faire ressurgir du passé un film qui permit aux effets numériques de faire un énorme bond en avant : Jumanji. A la base Jumanji est un roman de Chris Van Allsburg édité en 1982. En 1995, Joe Johnston (Chéri, J’ai Rétréci Les Gosses !) décide d’en faire une adaptation pour le grand écran.
Nous sommes en 1969. Allan Parish est encore un jeune adolescent lorsqu’il découvre un jeu appelé Jumanji. Avec sa copine Sarah, il décide d’entamer une partie. Le problème est qu’une partie de Jumanji est beaucoup plus difficile qu’une partie de Scrabble (quoi que, quand Tata Suzanne a fait « merguez » en mot compte triple, c’était quelque chose). En effet, après quelques coups de dés, Allan se retrouve bloqué à l’intérieur de l’univers du jeu. 26 ans plus tard, Peter et Judy emménagent dans l’ancienne maison d’Allan et découvrent eux aussi le jeu caché dans le grenier. Plusieurs phénomènes se produisent avant qu’un coup leur permette de délivrer Allan du jeu par hasard. Ensemble, ils vont alors essayer de retrouver Sarah et de terminer la partie une bonne fois pour toute…
Avec Robin Williams dans le rôle d’Allan et dans un film tel que Jumanji, on pouvait craindre que celui-ci ne fasse que répéter son sompiternel jeu un peu lourdingue. Bien au contraire, l’acteur s’en sort très bien avec en plus le défi qu’est de tourner avec des enfants. La scène où il arrive à forcer Sarah à rejouer est d’ailleurs une très bonne illustration de la « palette » d’émotions que possède Robin Williams. Il est épaulé par une Kirsten Dunst alors débutante mais qui était déjà dotée d’un certain talent (bien meilleure à mon avis que ne peut l’être Dakota Fanning… Oui je sais c’est mal de répéter sans cesse que l’on déteste une petite fille de 12-13 ans mais c’est plus fort que moi). L’autre grand personnage du film est Van Pelt, joué par Jonathan Hyde, qui est un méchant à la hateur du film ( à noter que Hyde joue aussi le rôle du père d’Allan). L’autre grande force du film vient de ses effets spéciaux qui, s’ils ont quand même vieilli, sont très réussis compte tenu de l’âge du film (c’est avec ce genre de films ayant un peu plus de dix ans que l’on remarque qu’un long-métrage vieillit mieux avec des effets spéciaux phyques qu’avec des effets spéciaux numériques. A méditer…). C’est ce qu’on appelle un film familial dans le meilleur sens du terme.

Note finale : 16/20 (et environ 50 points pour « merguez »)

Armageddon

Publié le 20/10/2007 à 12:00 par Chandler
Armageddon
Ouf ! Il était temps que ça s’arrête pour le XV de France car après avoir perdu 14-9 contre les Anglais et 34-10 contre les Argentins, on se serait fait laminés dans un nouveau match. La France finit donc sa Coupe du Monde comme elle l’avait commencé avec une défaite contre les copains de Florent Pagny. C’était bien la peine de nous déranger pendant un mois et demi… Si en rugby on préfère jouer la continuité, du côté de l’Elysée la rupture est de mise car, grande nouvelle, Nicolas et Cécilia Sarkozy se sont séparés d’un commun accord afin que chacun mène sa barque de son côté (ou plutôt son yacht). Ce feuilleton digne des plus grands épisodes des Feux de l’Amour a été l’occasion de grands moments de rigolade comme jeudi dans le journal de 13 heures de TF1 où Jean-Pierre Pernaut s’est fendu d’un petit commentaire sur la déontologie du journaliste… Jean-Pierre Pernaut qui fait la morale ?! C’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité quand on voit ses magnifiques reportages sur « le dernier sabotier du Poitou a 82 ans et il a décidé de lancer une nouvelle collection spéciale Ségolène Royal. Une collection vouée à l’échec donc… » Pendant ce temps-là de l’autre côté du globe, au Pakistan plus précisément, on a fêté comme il se doit le retour au bercail de Benazir Bhutto après huit années d’exil. L’occasion pour les locaux d’allumer des feux de joie et de sacrifier en offrande plus de 130 personnes, le record national étant donc battu…
Cette avalanche de violence ne pouvait décemment pas être ignoré par votre critique préféré (après celui de Femme Actuelle évidemment) et c’est en toute logique que l’on se tourne vers un film tragique et violent, montrant dans un grand souci de réalisme les dernières heures de l’Humanité : je veux bien sûr parler du célèbre Armageddon de Michael Bay qui nous ramène environ dix ans en arrière. Armageddon est le produit de l’imagination débordante de Michael Bay et de Jerry Bruckheimer qui ont eu l’idée (au même moment que pour Deep Impact) de tourner un film avec un astéroïde menaçant de s’écraser sur notre chère planète. Harry Stamper travaille sur une plate-forme pétrolière avec toute son équipe quand le gouvernement l’appelle pour une mission très spéciale : aller puiser tout le pétrole possible en Iran avant de se faire dégommer…Stamper trouve que cette mission est beaucoup trop suicidaire et la NASA décide alors de lui refourguer autre chose : sauver le monde d’une destruction inéluctable à cause d’une météorite. Stamper accepte et avec tous ses copains foreurs, ils doivent creuser un trou dans la météorite avant de la faire exploser avec une bombe nucléaire…
Comment ça c’est complètement débile ?! Et alors, du moment que l’on s’amuse ! Nan je déconne… Il est vrai que j’ai tendance à être bon public pour ce genre de film mais il y a un moment où je ne peux plus être aussi conciliant. Au-delà du fait que le scénario est l’un des plus débiles jamais écrits par Hollywood (j’ose à peine imaginer la situation lors de la grève des scénaristes…), ce qui m’énerve le plus, c’est que le film se prend beaucoup trop au sérieux, le pompon du larmoyant mièvre étant décroché par la scène de fin entre Ben Affleck et Bruce Willis. Et oui car il y a des acteurs connus dans ce film et pas qu’un peu. Jugez plutôt : Bruce Willis, Ben Affleck, Billy Bob Thornton, Steve Buscemi, Owen Wilson, Liv Tyler... Mais toute cette concentration de stars ne sert à rien quand on a une histoire pareille…
Mais je sens déjà des voix s’élever en me rappelant que j’ai adoré Transformers. Comment aimer Transformers alors qu’on a détesté Armageddon ? Et bien, je vais vous le dire de but en blanc : je n’en ai aucune idée. Pourtant dans les deux cas on a le droit à un scénario débilitant, à des personnages sans reliefs, à des scènes vibrant de courage et de dévotion… Si quelqu’un peut me dire comment cela se fait, je lui en serait gré (ça marche aussi pour ceux qui aiment Armageddon et qui n’aiment pas Transformers…)

N.B : J’adore aussi Rock. C’est grave docteur ?

Note finale : 08/20 ?

Stalingrad

Publié le 17/10/2007 à 12:00 par Chandler
Stalingrad
Bonjour chers surfeurs. Me voici de retour après avoir cuvé la défaite de samedi comme (presque) tout le monde. Mais il y a des raisons d’être heureux aujourd’hui en France : nos footballeurs ont terrassé la terrible équipe des Iles Féroë et ils s’attaquent ce soir au monstre lituanien… Si vous trouvez que j’en fait un peu trop, c’est parce que mon but est de bosser sur Canal +, la seule chaîne capable de faire croire que la Ligue 1, c’est génial ( Quel tir magnifique de Niang ! Superbe passe de Digard ! etc… Leçon n°1 du bon commentateur de Canal +). En ce début de semaine, la fronde contre l’amendement Mariani sur les tests ADN continue. Pour montrer leur union, les opposants se sont réunis au Zénith de Paris. Enfin par « opposants », j’entends « personnalités » car ce genre de rassemblement ressemble plus à une soirée mondaine tellement ceux-ci monopolisent l’attention… Etaients présents Renaud, Josiane Balasko, Isabelle Adjani (et oui elle est toujours vivante !), Amélie Nothomb ( ???) et bien d’autres encore. Et évidemment on a choisi que ce soit eux qui s’expriment à la tribune pour porter ce mouvement comme si des bénévoles d’associations ne pouvaient pas s’en charger. Il était d’ailleurs très touchant de voir l’intervention bouleversante de naïveté d’Isabelle Adjani et de la voir s’en aller ensuite avec un superbe dédain pour les journalistes… Aux Etats-Unis on s’en fout un peu de Jean Mariani car c’est aujourd’hui que le Dalaï-lama effectue sa visite officielle où il recevra la plus haute distinction du Congrès. La Chine est bien sûr furax et en représailles elles s’apprête à produire des milliers de copies du Dalaï-lama pleins de plomb afin de ne plus savoir qui est le bon…
Mercredi dernier est sorti Sa Majesté Minor sur nos écrans, un film qui a provoqué beaucoup de remous au sein de la presse française, euphémisme s’il en est tellement le dernier film de Jean-Jacques Annaud s’en ait pris plein la gueule. Il faut quand même rappeler qu’Annaud n’est pas le premier venu et qu’il a réalisé de superbes films tels que L’Ours, Le Nom de la Rose, Deux Frères… C’est pour cela que j’ai décidé de remonter le moral de Jean-Jacques en critiquant son film le plus américain, Stalingrad. Sorti sur nos écrans il y a six ans, Stalingrad nous conte l’histoire d’un duel entre deux snipers, un jeune Russe du nom de Vassili Zaitsev et un major Allemand nommé Konig, qui prend place en pleine bataille de Stalingrad. Vassili est un tireur très doué depuis que son grand-père lui a appris à se sevir d’un fusil pour chasser. Durant la bataille de Stalingrad, il fait la connaissance d’un commisaire au peuple, Ivan Danilov. Ce dernier a alors l’idée de faire de Vassili un héros et de faire publier ses exploits dans la presse russe afin de remonter le moral du peuple soviétique. Les nazis comprennent alors le danger et ils décident d’envoyer un de leurs meilleurs tireurs à Stalingrad afin d’abattre Vassili…
Pour être complet, il faut ajouter que Vassili et Ivan se disputent l’amour de la même femme ( c’est pas pour dire mais les emmerdes commencent souvent comme ça…) et vous aurez un tableau un peu près complet de la situation. Jude Law, dans la peau de Vassili, est opposé à Ed Harris dans ce qui est pour moi non pas un bon film de guerre mais un très bon western (duel entre deux « héros », une femme assistant impuissante à ce drame…il y a même une pendaison à la fin pour compléter la comparaison). Annaud arrive à créer du suspense juste en filmant des tireurs calculant leur angle de tir et faisant feu très rarement, la seule scène véritablement de guerre étant le débarquement initial qui plonge directement dans l’enfer que fut Stalingrad. Le réalisateur français se permet en plus de faire jouer son acteur fétiche, Ron Perlman, dans un rôle minuscule. On peut noter en plus la présence de grands noms tels que Bob Hoskins, Rachel Weisz, Joseph Fiennes…
Stalingrad est donc un bon film et est sans doute plus rassembleur que Sa Majesté Minor (il faut dire que filmer José Garcia en train de se faire sodomiser par Vincent Cassel, il fallait oser…)

Note finale : 16,5/20 (Critique des Inrocks : « Stalingrad est à l’instar de Vercingétorix un grand film comique… ». Sans commentaire…)

L'Enfer du Dimanche

Publié le 14/10/2007 à 12:00 par Vincent
L'Enfer du Dimanche
Voilà voilà… Aujourd’hui en France tout le monde a plus ou moins la gueule de bois (oui même toi Nicolas même si tu nous répète que tu ne bois pas !). C’est également le cas de votre serviteur Chandler qui était dans un drôle d’état hier soir… C’est donc à moi que revient le privilège d’ écrire sur cette instituion qu’est marredescritiquesalacon. Si je suis le modèle il faut commencer par parler de l’actu. Bon, on a qu’à parler de la soirée de Chandler !
19h30 : Chandler arrive au Bakoua, un bar, pour assister au match avec ses potes.
20h30 : Chandler et ses amis décide de boire une gorgée de vodka pour chaque point anglais (comme ça plus on encaisse, plus on oublie) et de boire un verre entier en cas de défaite
21h03 : essai anglais. L’assistance doit donc boire cinq gorgées. L’assistance est déjà raide.
21h45 : mi-temps. Bonne nouvelle, les Anglais n’ont marqué que huit points. Le porte-feuille (et le métabolisme) est content…
22h00 : reprise du match. Un des amis de Chandler achète des potatoes pour faire passer tout ce liquide
22h45 : fin du match. Commande de verres de vodka pour faire passer la pilule (ou les potaoes). Chandler décide en représailles de faire un boycott de toute la bouffe anglaise (en gros tout ce qui est dégueulasse comme dirait notre chère Fadela)
22h50 : Chandler est à la recherche d’une armurerie pour acheter un flingue et descendre Damien Traille jusqu’à ce qu’il reprenne ses esprits et qu’il se rende compte qu’il n’habite pas aux Etats-Unis…
En ce dimanche bien morne, un film convient on ne peut mieux à la situation : L’Enfer du Dimanche. Film d’Oliver Stone datant de cette belle année 1999 où on arrivait jusqu’en finale, L’Enfer du Dimanche est un film sur les coulisses peu reluisantes du football américain où le sport est roi et où les joueurs sont complètements narcissiques (ça me rappelle un autre sport qui commence pareil…) à travers le parcours de l’équipe des Miami Sharks (une équipe fictive car la véritable équipe de Miami s’appelle les Dolphins, vous savez l’équipe qui perd sa mascotte dans Ace Ventura). Les Sharks ne sont plus aussi bons qu’avant et accumulent les emmerdes : le quaterbarck Rooney (Dennis Quaid) est blessé, la nouvelle présidente du club est une connasse (Cameron Diaz) et le coach Tony D’Amato est un peu dans le même état que Guy Roux en Août 2007… C’est alors que le nouveau quaterback Willie Beamen remplace Rooney : les victoires s’enchaînent et Beamen devient la star de l’équipe. Mais cette popularité lui monte quelque peu à la tête et celui-ci s’oppose de plus en plus à D’Amato…
L’Enfer du Dimanche est comme (presque) tous les films d’Oliver Stone : c’est percutant. Les scènes de terrain sont d’ailleurs d’un réalisme vraiment saisissant (surtout pour une qui vaut vraiment le « coup d’œil »). Si Al Pacino est encore une fois impeccable, on peut regretter que ce soit toujours dans le rôle d’un vieux sage un peu ronchon qui au final a souvent raison. Quand à Jamie Foxx, il trouvait là son premier grand rôle dans un style qui lui va comme un gant (conseil : regardez la promo de Jamie Foxx pour Le Royaume en Allemagne : c’est tout simplement hallucinant…). En regardant le film, on peut aisément se rendre compte qu’Oliver Stone n’a pas une très haute image de cet univers : les joueurs passant des soirées prostituées-coke, se vengeant à coup de tronçonneuse… Le summum du ridicule étant atteint lorsque Beamen sort un single qui arrive en tête des charts ( d’accord c’est pas si dingue que ça, chez nous c’est une « rappeuse » de Neuilly alors tout est possible…).
Un conseil toutefois : il est plutôt conseillé de s’y connaître un tant soit peu au niveau des règles du football américain pour apprécier comme il se doit les séquences de match. On imagine pas un minute regarder du sport sans en connaître toutes les règles ! ( qu’est-ce que j’ai dit ?)

Note finale : 14-9 hier soir
15/20 le reste du temps
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