Posté le 07.10.2007 par Chandler

En 2007, la France compte environ trois millions de chômeurs, plus d’un million de personnes sont mal-logées ou sans-abris, la maladie d’Alzheimer fait des ravages, la croissance est en panne, Jacques Martin est mort…Mais, voyez-vous, hier soir, durant deux heures (voire toute la nuit pour les plus en forme), les Français n’en avaient strictement rien à cirer et il fallait venir d’une autre planète (où des Etats-Unis) pour ne pas savoir pourquoi : la France a battu la Nouvelle-Zélande. Voilà, tout est dit sur la formidable performance des Bleus en une seule phrase. Je voudrais également faire mon mea culpa car j’étais le premier à penser que nous allions perdre contre ces All Blacks mais le bon côté est que l’émotion était en plus teintée de surprise. Par contre, je voudrais passer un petit coup de gueule sur les petits malins forumeurs qui sont à chaque fois pour l’adversaire des Bleus soit parce que Bernard Laporte est le sélectionneur et qu’il va rentrer au gouvernement soit parce que cela servirait la politique de Sarkozy. Au-delà du caractère profondément stupide de ces raisons, cela montre le profond caractère masochiste de certains Français… Un peu de chauvinisme ne fait jamais de mal, surtout quand on gagne. Il me reste donc à souhaiter que cette aventure continue encore parce que si le XV de France a gagné contre les All Blacks pour perdre contre les Anglais, c’était vraiment pas la peine de se déranger…
En parlant de performance venue d’un autre monde, il est venu le temps de sécher ses larmes, de cuver son vin et de parler un peu cinoche. Aujourd’hui c’est donc Mars Attacks qui passe à la moulinette. Sorti en 1996 soit la même année qu’un certain Independence Day, Mars Attacks se détache de ce dernier en jouant la carte de la comédie plutôt que celle du grandiloquent. Avec succès. En même temps, on en attendait pas moins d’un réalisateur de la trempe de Tim Burton qui dans chacun de ses films instaure une ambiance très personnelle et distille un humour souvent noir. Comme le titre l’indique, Mars Attacks raconte l’invasion de la Terre par les Martiens. Cela pourrait seulement entraîner une guerre comme les autres sauf que ces chers Martiens sont complètement débiles. Le problème est que les Terriens le sont aussi. Alors quand les deux grands esprits se rencontrent, cela devient vraiment du n’importe quoi…
La première chose qui frappe le spectateur en regardant ce film, c’est le nombre de têtes d’affiche présentes : Jack Nicholson, Glenn Close, Danny de Vito, Pierce Brosnan, Michael J.Fox, Natalie Portman, Tom Jones…(non non il n’y a pas d’intrus dans cette liste). Rien que pour cela le film vaut le coup d’œil. Cela devient encore plus jouissif quand toutes ces stars meurent comme des sombres crétins (mention spéciale pour celles de Glenn Close et de Jack Nicholson). L’autre aspect profondément comique vient du caractère de ces chers envahisseurs avec leur tête inversement proportionnelle à leur intelligence. Ces êtres sont sadiques (leurs expériences sur les chiens), sont des pervers (ils lisent Playboy) et même des junkies (ils carburent au nucléaire). La solution vient d’un jeune homme qui découvre que les Martiens ne supportent pas la country (qui peut leur en vouloir ?). Là où Independence Day se finissait dans un déluge d’action, Mars Attacks en prend le contre-pied avec cette fin si bizarre où ceux qui survivent sont la fille du Président, un bouseux et Tom Jones (et la justice dans tout ça ?)
Mars Attacks est donc un grand moment de delire scénaristique et visuel même si malheureusement il ne trouva pas son public lors de sa sortie. Une injustice que vous pouver d’ores et déjà réparer…
P.S : Une petite pensée pour tous ceux qui, comme moi, sont aphones ce matin mais aussi à tous les All Blacks et leurs supporters qui sont aussi dignes dans la victoire que dans la défaite. Amis footballeurs, si cela peut vous faire méditer…
Note finale : 17/20 (Ka kakaka kaka kaka ka !)
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Posté le 03.10.2007 par Chandler

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Voilà ce que l’on doit se dire au PS en ce moment même s’il faudrait appliquer cette formule plusieurs fois pour dépeindre de manière réaliste la réalité (à ce point-là c’est plus un désert c’est le vide intersidéral). Ainsi a-t-on appris qu’il était envisageable de voir Jack Lang et Julien Dray au sein du gouvernement alors qu’au même moment Dominique Strauss-Kahn prenait ses fonctions au FMI à Washington. En gros au Parti Socialiste il reste celui que tout le monde voudrait virer, celle que les Français ont renvoyé à ses chères études, celui qui se prend des œufs chez les cocos et enfin celui qui a un vélo dans la tête. C’est bon les mecs, vous êtes prêts pour les Municipales… Il y a également eu de l’animation avec cette une du Figaro sur les délits d’initié qu’auraient effectué Lagardère, Daimley-Chrysler et, encore plus grave, le Ministère des Finances français. Si maintenant on peut plus faire confiance à nos patrons, où va le capitalisme triomphant ? Ce serait une bonne occasion pour Besancenot et ses amis de se refaire la cerise. Le problème est que le facteur de Neuilly est trop occupé à expliquer que Che Guevara était sympa. Comme quoi, on peut en dire des conneries… A Lyon, si des conneries on n’en dit pas (en tout cas moins qu’à Paris), on en fait : la superbe performance de l’OL contre la redoutable équipe des Rangers en étant la plus belle des preuves (face quand même à la deuxième équipe d’Ecosse…)
Dans le milieu du cinéma, certains cinéastes sont ce qu’on appelle des « intouchables », c’est-à-dire qu’il est tout simplement impossible de les critiquer sans recevoir une volée de « inculte ! » ou de « retourne voir Taxi 4 ! », pour les plus répandues. Cette liste est constituée (entre autres) de Stanley Kubrick, de Quentin Tarantino et du summum pour l’intelligentsia francophone, David Lynch. Réalisateur avec un univers très personnel, David Lynch est ce que je pourrais appeler ma bête noire cinématographique : à chaque fois que je vois son visage où son nom, un frisson me parcourt l’échine. Après avoir vu Twin Peaks et Blue Velvet (que j’avais, pour être gentil, pas vraiment aimé), j’ai décidé de me lancer un défi lundi soir : regarder Mulholland Drive. Sorti en 2001, Mulholland Drive a reçu de très bonnes critiques de l’ensemble de la presse et des spectateurs. C’est donc avec un soupçon d’espoir que je me suis mis devant Arte…
Betty arrive à Los Angeles pour devenir une actrice de cinéma. Elle loge dans la maison que lui a prêté sa tante. En arrivant, elle découvre une femme dans la douche : elle s’appelle Rita et est amnésique depuis un accident de voiture sur Mulholland Drive. Ensemble, elle vont tenter de savoir qui est vraiment Rita… Pour ceux qui ne l’ont pas vu, vous me direz que cette histoire est plutôt simple et limpide. Ce serait mal connaître Monsieur Lynch. En effet, Lynch a le don d’embrouiller le spectateur lorsque ce dernier commence à comprendre de quoi il vourait parler. Cette fois-ci, au bout d’une heure trente où l’on sait à peu près où l’on va, le réalisateur américain se dit que c’est trop facile, trop simple. Pourquoi pas changer le nom des personnages pour rendre tout ça bien indigeste et tourner des scènes sans queue ni tête ? Sitôt dit, sitôt fait. Surtout ne vous échinez pas à m’envoyez des explications sur le scénario car Lynch l’avoue lui-même volontiers, il ne sait pas souvent où il va. Par conséquence, aucune explication de l’histoire est exacte ce qui voudrait dire que c’est au spectateur de faire le boulot de scénariste. (même s’il est vrai qu’à Hollywood depuis des années ils ont tous disparu).
En gros un film de David Lynch c’est comme un meuble Ikea : on reçoit le film en kit et c’est au spectateur de le monter. Sauf qu’un meuble en kit est normalement moins cher qu’un meuble normal et que parfois, même après d’innombrables efforts pour comprendre comment ça se monte, on finit par lâcher l’affaire tellement c’est énervant…
Note finale : 07,5/20 (le seul réalisateur que l’on félicite parce que son propos est incompréhensible… Merci Télérama et Les Inrocks !)
Posté le 29.09.2007 par Chandler

Hola chicos ! C’est officiel maintenant depuis quelques jours : la France est en faillite ! Ce n’est pas moi qui le dit mais le premier Ministre en personne. Déclaration rapidement reprise par Nicolas 1er : non la France n’est pas en faillite et son budget est tout à fait équilibré. Point à la ligne (faut qu’en même m’expliquer comment on peut appliquer une politique de rigueur budgétaire avec un budget en déficit de 42 milliards d’euros…). Pendant ce temps-là en Birmanie, ça continue encore et encore. L’armée birmane a commencé la phase de répression. Sa technique ? Tirer dans le tas si les militaires aperçoivent un rassemblement de plus de quatre personnes. En gros, les Rolling Stones peuvent jouer en Birmanie mais pas Linkin Park (qui a dit « l’armée birmane est pas conne ! » ?). Sinon ce matin les violences ont repris en Afghanistan où un kamikaze a tué 30 personnes dont 28 soldats même si la « guerre est finie » depuis environ six ans… (« guerre finie » : terme américain désignant un conflit non maîtrisé où les GI’s sont dans la merde jusqu’au cou. Exemples : « La guerre est finie en Irak. »)…
Dans le microcosme du cinéma, il y a parfois des injustices. Quand des films médiocres rapportent beaucoup d’argent, ce n’est pas si grave que ça (les producteurs sont au moins heureux). Par contre, quand un bon film se casse la gueule au box-office, c’est un petit peu plus problématique (producteurs pas heureux, acteurs pas heureux et réalisateur pas heureux…voire viré). L’année dernière, cette situation s’est produité pour un film qui méritait largement mieux : Les Fils de l’Homme du réalisateur mexicain Alfonso Cuaron qui avait dirigé Harry Potter Et Le Prisonnier d’Azkaban, l’opus le plus bizarre de la saga. Pourtant Cuaron avait dans son jeu toutes les cartes en main pour faire un succès : film adapté d’un bon roman, casting prestigieux (Clive Owen, Julianne Moore, Michael Caine), budget loin d’être ridicule… En résumé, si ce film n’a pas marché, c’est qu’il devait être mauvais. Et pourtant…
Nous sommes en 2027 et toutes les femmes de la planète ont un léger problème : elles ne peuvent plus avoir d’enfants. Par conséquent, la population vieillit de plus en plus sans être renouvelée. En Grande-Bretagne, l’armée refoule tous les immigrés en les gardant dans des sortes de camp. Theo Faron passe tous les matins devant un de ces camps pour aller au travail. Un jour, son ex-femme vient lui demander de l’aide : avoir des laisser-passer pour une jeune femme. Theo accepte (contre du fric évidemment) et se voit obliger d’escorter cette femme. Sauf que celle-ci n’est pas comme les autres. Elle est enceinte… Les Fils de l’Homme a donc tout du bon film de science-fiction mais le « problème » est que Cuaron fait tout ce qu’il faut pour nous faire croire que cela se déroule à notre époque. Ainsi, il n’y a aucun (ou presque) effet visuel visible. Tout est camouflé pour que le film soit le plus réaliste possible. L’autre atout majeur du film vient de la virtuosité technique du réalisateur mexicain qui filme, 1h45 durant, entièrement à l’épaule donnant un aspect documentaire à son long-métrage (plus dans le style Envoyé Spécial que Le Droit De Savoir, je vous rassure) et instaurant un sentiment d’urgence tout le long du film.
Et puis, s’il n’y avait qu’une (ou deux plutôt) raisons de voir Les Fils de l’Homme, ce serait pour deux magnifiques plans-séquence de cinq minutes, une attaque de voiture et une traversée de ville en ruines, tout simplement monstrueux techniquement et visuellement parlant qui montrent qu’Alfonso Cuaron peut devenir un des cinéastes qui comptent à Hollywood. Et puis il serait injuste de ne pas non plus citer ceux qui rendent toute cette histoire crédible : Clive Owen est impeccable (comme souvent depuis deux ou trois ans), Michael Caine complètement barré et Julianne Moore courageuse d’avoir accepté un rôle pareil (il faut voir le film pour s’en rendre compte). En clin d’œil, on peut voir que Clive Owen porte dans une scène un T-shirt Londres 2012. Mais en contrepartie il conduit une Renault Avantime camouflée…
Réponse de Bertrand Delanoë : oui mais les rosbifs est-ce qu’ils ont Londres-Plage ?!
Note finale : 17/20 (une des plus grandes injustices du cinéma en 2006)
Posté le 26.09.2007 par Chandler

Bien le bonjour à vous tous ! L’endroit chaud du moment est quelque peu original car il ne s’agit pas d’Israël ni de l’Irak (enfin si mais on a pas le temps de parler de tout). La nouvelle star du bordel se nomme donc la Birmanie. Il faut avouer qu’on avait quelque peu oublier que cela fait 45 ans que le pays est aux mains des militaires, depuis le coup d’état du général Ne Win. Et évidemment, comme dans toute dictature, il y a un moment où les gens en ont marre d’être pris pour des cons (en parlant de cons, faudrait leur dire de manifester contre Koxie en même temps, mes oreilles leur en seraient gré…). Mais ces manifestants ne sont pas de la même trempe que chez nous : alors que les notres sont jeunes et dynamiques (vous savez pas les efforts qu’il faut faire pour ne rien foutre…), ceux-là sont conduits par les bonzes (à ne pas confondre avec les bronzés) qui marchent pacifiquement, rassemblant des dizaines de milliers de personnes. En zoomant un peu, je suis à peu près sûr qu’on pourrait en voir un avec son panneau « Non à la fusion GDF-Suez »… Comme dans tous les moments un peu tendus, on a le droit à un comique nous déridant un peu les zygomatiques. En ce moment c’est le président Ahmadinejad qui tient ce rôle. Après avoir tenter de visiter le site de Ground Zero (quel talent), Mahmoud a donné une conférence à l’Université de Columbia où il a dit avec aplomb je cite qu’ « il n’y a pas d’homosexuels en Iran. » Bien sûr un éclat de rire général a suivi cette réplique au sein de l’auditoire. Sacré Mahmoud…
Mais trève de plaisanteries car il est maintenant temps de vous du film qui a (presque) tout inventé en terme de record au box-office : premier blockbuster de l’Histoire, premier film à dépasser la barre incroyable (à l’époque) des 100 millions de dollars de recettes sur le sol américain et enfin plus gros succès de tous les temps jusqu’en 1977 (il sera détrôné par Star Wars). La réponse est d’autant plus évidente qu’il y a l’affiche au-dessus : Les Dents De La Mer. Il y a de cela 32 ans, un jeune réalisateur du nom de Steven Spielberg était engagé pour réaliser une adaptation d’un best-seller alors qu’il ne s’était pour l’instant vu confier qu’un film (Sugarland Express), un téléfilm (Duel) et un épisode de Columbo.
L’histoire n’est pas la plus compliquée qu ‘il soit mais elle est d’une grande efficacité : nous sommes à Amity Island où il fait bon vivre mais pas nager. En effet, une jeune femme un peu éméchée s’est tueé alors qu’elle nageait (d’accord elle était completement bourrée). Pour découvrir ce qu’il s’est passée, le chef de la police Brody est appelé. C’est alors que la découverte de membres arrachés prouve qu’elle s’est fait attaquée par un requin… Les Dents De La Mer a pour particularité que l’on ne voit que très peu le requin (ce qui n’est pas si mal vu la qualité du faux spécimen) et ce à cause des nombreux problèmes qui ont émaillé le tournage. Pour exemple, le faux requin a été nommé Bruce tellement celui-ci provoquait des emm…ennuis, Bruce étant le prénom de l’avocat de Spielberg (sympa pour les requins…)
Si Les Dents De La Mer a provoqué une telle psychose, ce n’est donc pas par la qualité de ses effets spéciaux mais grâce à l’ambiance distillée par Spielberg qui, sur les conseils de sa chef-monteuse, décida de suggérer les apparitions du requin via quelques artifices (caméra subjective, bruitages inquiétants…) et par le fait que l’histoire ne se déroule pas dans un pays lointain mais sur une plage qui pourrait être celle près de chez vous. C’est sans doute de là que vient cette mode d’aller à la plage juste pour bronzer et ne pas se baigner (l’autre explication étant que nous sommes tous très cons mais ma foi en l’humanité serait altérée…).
Et puis il ne faut surtout pas oublier le superbe travail de Mister John Williams qui remporta un Oscar plus que mérité pour la musique du film qui reste une des plus stressantes de l’Histoire du cinéma…
Note finale : 14/20 (le premier blockbuster mais aussi l’un des premiers slashers. Mais comme tout premier, on se fait dépasser un jour ou m’autre…)
Posté le 23.09.2007 par Chandler

Jeudi dernier nous avons eu le droit à une petite intervention du chef de l’Etat sur TF1 et France 2. Et le scoop de la soirée était que Sarkozy venait de changer de bureau pour travailler, troquant ainsi le bureau de Chirac pour un Tovik d’Ikea. Pour ce qui était du fond, on a appris plein de choses : François est remarquable(ment absent), Cecilia Sarkozy est remarquable (s’il ne le dit pas elle serait capable de retourner avec son « copain »), Bernard Kouchner est…remarquable (peu de monde aurait pu dire ça après son passage au Grand Jury). Même Bernard Laporte a eu le soutien du Président, rassurant ainsi tout le monde ( ?) sur le fait que l’entraîneur du XV de France deviendra bien Secrétaire d’Etat aux Sports. Mais tous les doutes sur cette nomination ont été quelque peu effacés par la belle victoire des Bleus contre l’Irlande 25 à 3. C’est donc reparti pour les Chabal et Cie qui devront maintenant battre la Géogie qui s’était bien battu contre les compatriotes à Bono (défaite 14-10). Si la prochaine étape s’annonce relativement aisée, la côte s’annonce un peu plus raide pour notre ami Floyd Landis qui s’est vu retiré son titre de vainqueur du Tour de France 2006. Ses dernières paroles avant de sortir du tribunal auraient été ; « A Phonak on m’aurait menti ? »
Il y a trois semaines sur ce blog je vous parlais de 28 Jours Plus Tard. Sa suite étant sorti sur nos écrans ce mercredi, il était normal de vous en livrer ma critique. S’intitulant 28 Semaines Plus Tard (qui a dit que l’originalité n’était plus de mise au cinéma ? ), cette suite nous plonge donc environ 6 mois après la catastrophe qui toucha l’Angleterre dans le premier film : plus aucun contaminé n’a survécu et les forces américaines de l’OTAN occupent Londres en essayant d’instaurer une zone verte. C’est dans ces conditions que Don retrouve ses enfants qu’il n’avait plus vu depuis le début de l’épidémie. Ceux-ci ont survécu grâce à la chance : ils étaient en voyage scolaire lorsque la contamination commença. Si Don a réussi à survivre, il porte le poids de la mort de sa femme qu’il a abandonné aux contaminés. Il pense qu’elle est morte mais ses enfants la retrouvent. Chose étrange, elle a été en contact avec des contaminés mais elle n’est pas devenu comme eux. Et ce que l’armée ne sait pas, c’est qu’elle est quand même capable de transmettre le virus…
Vous l’aurez aisément compris, la suite du film raconte comment l’épidémie ressurgit et comment l’armée américaine essaye de résoudre ce problème. En tout cas il est clair que ce n’est pas avec ce film que l’armée américaine redorera son blason, la scène du confinement étant une belle illustration des dérives que peut entraîner l’interventionnisme excessif des Etats-Unis. Si le premier volet était plutôt intimiste, la suite est plus spectaculaire avec certaines scènes d’une grande beauté (j’entends au niveau des images bien sûr) comme le bombardement au napalm en pleine nuit qui est une belle réussite. L’autre différence bien sûr concerne le changement de réalisateur, la place de Danny Boyle étant ici occupée par Juan Carlos Fresnadillo, un espagnol et illustre inconnu en ce qui me concerne. Mais il faut reconnaître que le niveau de la franchise n’a en rien perdu de sa valeur avec ce changement : réalisation punchy, plans assez originaux… Le seul défaut que l’on peut noter est que les scènes d’attaque de contaminés sont difficiles à comprendre tellement le montage est survitaminé.
La musique par contre n’a pas changé mais ce n’est pas plus mal étant donné la qualité du thème principal de John Murphy (avis à tous ceux qui ont des cousins d’Amérique s’appelant eMule et Bit Torrent…). Pour conclure, 28 Semaines Plus Tard est moins original mais plus spectaculaire que son aîné. Mission réussie.
P.S : avec en plus une fin qui permet de se rappeler que la France n’est pas très loin de l’Angleterre.
Note finale : 15/20
Posté le 19.09.2007 par Chandler

Bonjour à tous. C’est hier soir que débutait la plus grande des compétitions européennes de football : la Ligue des Champions (ou Champion’s Leaugue pour les bilingues). Et c’est également hier que nous avons eu la suprise de voir que l’OM était capable de gagner un match de football (c’est qu’on commençait sérieusement à en douter). Mais le tableau d’affichage est bien là pour le prouver : OM 2 Besiktas 0. Ah bon, je ne vous ai pas dit que c’était contre le Besiktas Istanbul ? C’est vrai que cela paraît beaucoup moins spectaculaire maintenant… Hier il n’y a pas que sur les terrains de football qu’il y avait du sport. C’est en effet hier que Nicolas Sarkozy prononçait son discours social qui conçernait plus particulièrement les régimes spéciaux. Inutile de de dire que les syndicats n’étaient pas vraiment chauds et que le MEDEF attendait simplement de savoir où il fallait signer. Et quand en plus on sait que tous les partis de gauche vont manifester pour protester contre la franchise médicale, on peut s’attendre à ce que cela commence à devenir très intéressant (mais où est-il le temps béni du CPE où il y avait plus de manifestations que de cours ?). Pendant ce temps-là, les habitants de la Guadeloupe et de la Martinique apprenaient que leur île est tout simplement la plus grande décharge de France (oui oui devant Paris) et que leur agriculture est tout aussi saine que l’élevage de porc en Bretagne.Je vous laisse imaginer l’effet d’amas d’algues vertes sur les plages des Caraïbes…
Depuis que ce blog existe, je parle souvent de box-office dans mes critiques. A tel point que l’on pourrait me surnommer le Laurent Weil du Net. Il est donc à présent temps de s’intéresser au roi du box-office, au prince du show-business, au Zidane du billet vert…Titanic ! Tout à déjà été (presque) dit sur ce monstre qui a amassé plus de 1,8 milliards de dollars dans le monde mais il me semblait injuste que celui-ci se trouve écarté de ma sélection. Réalisé par James Cameron il a tout juste dix ans, Titanic n’avait au départ pas grand-chose pour avoir un succès aussi phénoménal : un tournage pharaonique qui coûta une somme astronomique à la Paramount et à la Fox, des acteurs inconnus du grand public, une histoire dont tout le monde connaît la fin… Bref, sur le papier, c’était loin d’être in the pocket (dans la poche pour les pas-bilingues). Mais c’était sans compter sur la pugnacité de James Cameron qui alla jusqu’à ne pas toucher de salaire pour mener son navire à bon port (sic)…
Jack Dawson est pauvre et Rose DeWitt Butaker est riche. Il est dessinateur et elle est noble. Ils n’ont aucun point commun mais ils vont tomber amoureux durant leur voyage les menant de Southampton à New York à bord du Titanic… Difficile d’imaginer un scénario plus bateau (je l’avoue elle est facile) mais tout le mérite en revient à James Cameron qui a réussi avec une histoire des plus classiques à faire pleurer dans les chaumières. Je l’avoue, je fais partie des irréductibles sans cœur qui pensent que Titanic est un film catastrophe avant d’être une histoire d’amour (comme pour Frodon, j’en ai rien à cirer de Jack et Rose). Car là où Titanic est tout simplement magistral, c’est durant la seconde partie maîtrisée d’un bout à l’autre par Cameron qui filme ce naufrage avec une grand élégance visuelle tout en n’oubliant pas de pointer du doigt les raisons de cette catastrophe qui fit environ 1 500 morts (la scène des canots est pour moi beaucoup plus émouvante que toute l’hitore Jack/Rose)
Si ce n’est pas dans ce film que DiCaprio trouve son meilleur rôle (l’évolution de son jeu est à ce jour la plus impressionante que j’ai vu), c’est Titanic qui lui a permis ensuite de participer aux projets qu’il désirait. Et c’est bien là le principal (on oubliera vite La Plage qui ne lui fait pas honneur et qui ne fait pas honneur non plus à Danny Boyle). Pour finir, je vais faire appel à vos souvenirs. Quand TF1 diffusa pour la première fois Titanic, ils l’on fait en deux fois : la première partie le lundi et la seconde le mardi. Pour résumer mon propos, voici ce que j’ai alors fait : je me suis couché tôt le lundi soir, j’ai été époustouflé le mardi soir…
Note finale : 13/20 (oui je suis depuis quelques temps en mode pas content)
Posté le 15.09.2007 par Chandler
En ce samedi 15 septembre, je voudrais rendre hommage à une personne que nous aimions beaucoup et qui nous a apporté tant de joie. Il venait peuplé nos week-end, surtout le dimanche, en venant chez nous grâce à la télévision. J’aimerais donc quelques lignes de silence pour le sport français……………………………………………………………….
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Défaite face à l’Ecosse en football, élimination à l’Euro de basket en quart contre la Russie, élimination à l’Euro de volley contre la Serbie… Cela fait beaucoup mais, comme dans Star Wars, il y a un nouvel espoir. Il a 18 ans, mesure 2,02m et pèse 126 kilos. Il s’appelle Teddy Riner et est devenu le plus jeune champion du monde poids lourds en judo. Cela mérite donc notre respect et notre fierté. Et comme en plus il n’est pas le seul à briller à Rio, merci à toute l’équipe de France de judo qui relève un peu le niveau du sport français (en tout cas ce n’est pas moi qui peut aider à l’effort de guerre). Mais il n’y a pas que le sport dans le vie et George Bush a profité de cette belle semaine de septembre pour faire un (petit) geste envers les démocrates en annonçant le futur retrait d’environ 19 000 GI’s d’Irak. Plus que 150 000 environ et le compte est bon (faut pas lui en vouloir il a pas encore attaqué les soustractions dans son programme).
Mais ce qui devait arriver arrive et il m’est devenu impossible de cacher l’absence sur ce blog de la trilogie qui a marqué le début de ce siècle : celle du Seigneur des Anneaux (je ne parlerai ici que de La Communauté de l’Anneau). Adaptation titanesque de l’oeuvre pourtant réputé inadaptable de Tolkien, le Seigneur des Anneaux a permis à Peter Jackson de devenir une véritable star de la réalisation et pourtant c’était pas gagné d’avance. Auteur de films d’horreur fauchés mais cultes comme pas possible (Bad Taste, Braindead) et de films plus intimistes (Créatures Célestes), Jackson n’avait pas au premier abord la carrure nécessaire pour ce projet. Mais il ne reste plus qu’à juger sur pièce…
L’histoire du Seigneur des Anneaux se résume à une quête : détruire l’anneau de pouvoir que désire le maître du mal, Sauron, et qui, entre ses mains, lui permettrait de répandre l’ombre sur la terre du Milieu. Seulement cette anneau se retrouve dans les mains d’un Hobbit, Frodon (croisement entre Simplet et Passepartout) qui, avec l’aide de son ami magicien Gandalf (qui lui est donc un mélange de Père Fouras et de Garcimore) et de ses amis Hobbits et autres, doit emmener cet anneau à la Montagne du Destin, seul endroit possédant le pouvoir de destruction de l’anneau. Le début nous met toute suite dans l’ambiance avec une bataille rageuse entre orcs et humains. Cela s’annonce très spectaculaire…
Pour être tout à fait franc sur ma critique, je tiens d’abord à dire que je n’ai jamais réussi à finir les bouquins (poutant j’ai essayé trois fois) ce qui montre que l’histoire en elle-même ne m’intéresse pas. Par exemple, le passsage chez les Elfes est pour moi l’un des moments les plus emmerdants que j’ai eu à passer devant un film. Tout comme le fait que je trouve le personnage de Frodon inintéressant au possible. Ce qui me plaît, c’est de voir qu’un homme a réussi à créer un univers cohérent en terme d’architecture, de costumes et de décors (le mérite en revient à toute l’équipe). Ce que je veux dire au final c’est que Peter Jackson a un peu le «syndrome » George Lucas : c’est un réalisateur capable de créer la magie à l’écran avant tout grâce à leur talent de narrateur d’un point de vue visuel et de leur capacité à émerveiller les spectateurs. Ce ne sont pas des réalisateurs de scènes de dialogues champ-contre champ durant un quart d’heure. George Lucas le savait, c’est pour cela que Star Wars ne contient pas de répliques excédant la minute. Je pense que Peter Jackson le sait aussi mais il ne pouvait se permettre de faire une adaptation muette après tout. Voilà pourquoi La Communauté de l’Anneau reste avant tout pour moi un grand choc visuel avant d’être une grande histoire (mon désintérêt à ce niveau paraîtra déplacé pour les fans mais tant pis)…
Note finale : 14/20 (je sens que ça va pas plaire à tout le monde…)
Posté le 12.09.2007 par Chandler

C’est hier que nous « fêtions » le sixième anniversaire des attaques du 11 septembre 2001 où plus de 3 000 personnes ont perdu la vie. C’est en ce jour qu’Oussama Ben Laden a décidé de faire un coup marketing en apparaissant avec son nouveau look fun et bigarré, frais et bien formé. Il est vrai que chez Al-Qaïda on pense qu’une teinture de barbe peut vous faire passer inaperçu ( et puis avant avec sa barbe grise on pouvait le confondre avec le Père Noël). C’est donc en cette période de festivités que les franchisés « Al-Qaïda » du Maghreb ont essayé de faire exploser le cortège présidentiel algérien et, même si leur plan n’a pas fonctionné, la bombe a fait trente morts. Là où ils ont innové c’est dans l’utilisation d’un kamikaze de quinze ans ce qui montre l’énergie de leur centre de formation. Mais j’ai bien peur qu’en faisant raccourcir le cursus d’apprentissage, Al-Qaïda prend le risque de l’affaiblissement du niveau de ces élèves et leur pénétration sur les cibles 15-24 ans serait alors compensé par une image de marque écornée. Mais ce n’était pas le seul événement de ce début de semaine. Ainsi nous avons appris de la part de François Fillon (le monsieur à côté de Sarkozy sur les photos) que la réforme des régimes spéciaux était prête. Ni une ni deux, branle-bas de combat chez les syndicats : s’il faut manifester pour bosser cinq ans de moins que tout le monde, on le fera…
Avec ce contexte mondial instable, Hollywood a trouvé une source d’inspiration et cela a permis de renouveler les films d’espionnage, et le porte-drapeau de cette génération est incarnée par le personnage de Jason Bourne alias Matt Damon. Aujourd’hui sort sur les écrans le troisième (et dernier ?) volet de la série entamée en 2002 et reprise depuis par Paul Greengrass (réalisateur de Vol 93 sur … le 11 septembre). Dans ce dernier volet, Jason Bourne est une nouvelle fois sur les traces de son passé sauf que cette fois il se rappelle de tout. C’est donc de cette manière qu’il se retrouve à voyager entre Londres et New York, en passant par Madrid et Tanger. Ce qui fait la force de la série est toujours au rendez-vous : absences de tout ce qui est gadget de près ou de loin (ça compte un ventilateur associé à une lampe-torche ?), visuel réaliste venant de l’utilisation massive de la caméra à l’épaule…
On ne change pas une équipe qui gagne et Matt Damon est toujours aussi impressionant du point de vue physique. Il se retrouve donc un nouvelle fois tout seul pour se défendre contre ses anciens collègues de la CIA qui l’ont dans le viseur. Si La Vengeance Dans La Peau est digne de ses prédécesseurs, c’est avant tout grâce au rythme effréné de ses poursuites et de ses combats qui constituent la majeure partie du film même si deux trois temps morts permettent de respirer légèrement. L’autre force majeur étant bien évidemment l’aspect visuel constitué de couleurs froides et de plans n’excédant jamais les cinq secondes rendant les scènes d’action d’autant plus impressionantes avec une mention spéciale à la pousuite en voiture à New York qui viendra peut-être concurrencer dans ce domaine celles de Bullitt et de French Connection (espérons que Matt Damon et sa doublure étaient mieux protégés que Gene Hackman dans ce dernier…). L’autre aspect ingénieux de ce dernier volet est qu’il ne s’agit pas réellement d’une suite. En effet, le film prend place entre l’avant-dernière scène et la dernière scène de La Mort Dans La Peau. Enfin, comme certains l’ont remarqué, la dernière scène de ce dernier volet est raccord avec la première de La Mémoire Dans La Peau (vous suivez toujours ?). Chapeau donc pour ce petit tour de passe-passe des scénaristes. Mais ce Bourne Ultimatum a quand même plusieurs défauts : l’impression que l’on assiste un peu à une resucée du film précédent et surtout le manque de révélations qui, si elles permettent de garder une part d’ombre sur le personnage de Bourne, laissent le spectateur sur sa faim. Peut-être pour La Haine Dans La Peau ?…
Note finale : 15/20
Posté le 09.09.2007 par Chandler

Quel week-end sportif ! Vendredi soir, on pouvait admirer après une cérémonie d’ouverture plutôt spéciale (on est loin de celle des JO) la performance du XV de France qui n’a fait qu’une bouchée de l’Argentine après avoir marqué plus de dix essais et…Comment ? Ils ont perdu !? Mais je croyais que l’on devait les battre à plate couture afin de s’échauffer en vue de la finale contre les All Blacks. De toute façon on va foutre une branlée à la Namibie. C’est sûr cette fois, hein ? Samedi. En Espagne, les Français, qui ont eu du mal à digérer la défaite d'un point contre la Slovénie après avoir mené de quinze points, n'ont pas eu la mauvaise idée d'imiter leurs compères rugbymens et se sont imposés contre l'Allemagne de Dirk Nowitski et de...non que de Dirk Nowitski (l'Allemagne ou la seule équipe qui joue avec un joueur). Et enfin hier soir on a assisté à un superbe match constitué d'un florilège de passes en retrait, de dégagements en touche et de tirs approximatifs finissant tel un match de Ligue 1 par un splendide 0-0. Il est d'ailleurs bizarre que ce match ait été diffusé sur une autre chaîne que Canal +. Mais attention, ce résultat, pour la France, est bienvenue...
Il y a quelques jours, j'ai reçu un e-mail où l'on me demandait de faire la critique de L'Effet Papillon. Cela aurait été avec plaisir si j'avais vu le film en entier ( et oui, regarder un film en cours d'anglais n'est jamais chose facile). Je suis donc désolé mais il faudra un peu de temps avant d'accéder à cette requête, disons que j'attende qu'il passe à la télé où que mon cousin d'Amérique revienne les bras chargés de cadeaux... C'est donc pour cela que je vais m'intéresser au dernier film de Michael Moore qui revient avec Sicko trois ans après son pamphlet Fahrenheit 9/11. Cette fois, Moore s'attaque au système de santé américain où les plus pauvres n'ont pas les moyens de se soigner car il faut savoir que 50 millions d'Américains n'ont pas d'assurance maladie.
Dans la première partie de Sicko, on se met à penser que Michael Moore a changé : on est loin des éclats de rire de Bowling For Columbine et Farhenheit 9/11. Ici, on est beaucoup plus dans l'émotion et tous ces témoignages d'Américains moyens devant dépenser des fortunes pour se soigner font froid dans le dos (et vous, entre vous faire recoudre le majeur pour 60 000$ et l'annulaire pour 12 000 $, vous feriez quoi?). Bref, on pense que l'éternel empêcheur de tourner en rond s'est assagit et que cette fois il a décidé de ne s'en tenir qu'aux faits et que toutes les techniques de montage ont été remises au placard.
Et c'est là que l'on se trompe loudement car, au lieu de se concentrer sur les problèmes américains, Moore reprend ses vieilles ficelles de la comparaison avec d'autres pays comme il le fait dans Bowling For Columbine. Cela aurait pu passer comme une lettre à La Poste pour nous si seulement il ne s'était pas intéressé au cas de notre beau pays. Certes, on a le droit à des scènes succulentes telles que celle du restaurant où il apprend tous les avantages que l'on a (plusieurs fois en regardant le film on se dit qu'une bonne partie des manifestations dans ce pays sont ridicules...) mais le problème est que Michael Moore n'effectue pas la même enquête approfondie que celle qu'il réalise dans son pays natal car selon lui un couple français moyen gagne 7 000€ par mois et le trou de la Sécurité Sociale ( plus de 8 milliards d'euros quand même) a disparu comme par magie. Il aurait sans doute été plus intéressant que Moore demande à un Anglais, un Canadien, un Français et un Cubain (on sait jamais pour le dernier) de donner leur point de vue sur leur propre pays. Mais bon, on aurait sans doute perdu par la même quelques bons moments de rigolade...
Note finale : 14/20
Posté le 05.09.2007 par Chandler

Et c’est reparti pour une autre année de folie après cette rentrée qui, dans mon cas, a été plutôt torchée. Une demi-heure ! Une demi-heure pour apprendre qu’en Terminale, il vaut mieux faire SVT que SI (Sciences de l’Ingénieur pour les profanes), que les journées s’annonçent longues (les journées de 37 heures des Men In Black sont dépassées) et qu’à la fin il faut passer un diplôme mystérieux de la Brigade Anti-Criminalité. Bref, on va bien s’amuser et je souhaite une très bonne année à tous les élèves de TS5 du lycée Aristide Briand de Saint-Nazaire…et à tous les autres parce que je ne suis pas un chacal. Au niveau sportif, la rentrée a également eu ses premiers effets : Tony Parker a montré contre l’Italie que mettre un ballon dans un panier c’est pas si compliqué quand on a une Eva Longoria dans les tribunes qui vous encourage et qui attire l’attention des adversaires, les Français attendent vraiment avec impatience le début de la Coupe du Monde de rugby sondage à l’appui (44% des Français ont l’intention de suivre des matchs de la compétition, c’est dire…) et Romain Mesnil a doublé à lui seul le nombre de médailles françaises à Osaka. Niveau déception, on peut citer le cas de Naman Keïta qui, en plus de s’être fait choper par la patrouille pour usage de testostérone, devra changer de fournisseur car finir éliminé en demi-finales en se dopant c’est quand même ridicule (on préfère ne pas imaginer le résultat sans substances…)
S’il y a bien un personnage du 7ème art qui n’a pas besoin de se doper, c’est bien Terminator. Tout d’abord parce qu’il est interprété par le plus connu des natifs autrichiens avec le monsieur à moustache et le Red Bull, mais aussi avant tout parce que le Terminator est un cyborg. Personnage culte du cinéma créé en 1985, Terminator est le fruit de l’imagination de James Cameron qui était loin d’avoir le statut qu’il a aujourd’hui. A cette époque, le Canadien n’avait tourné qu’un seul film, Piranhas 2 (tout un programme), film de série B produit par le pape du genre qu’est Roger Corman. Mais Cameron s’est installé dans le gratin hollywoodien avec cette histoire qui, plus de vingt ans plus tard, tient toujours la route…
Nous sommes en plein XXIème siècle et une guerre nucléaire se deroule depuis trente ans, opposant les machines aux derniers survivants humains. Ces derniers sont menés par John Connor, un mec qui fait bien chier les machines (façon de parler bien sûr). Afin de se débarrasser de Connor, les machines envoient un T-800 dans le passé afin de tuer la mère de John, Sarah. Les humains ont vent de cette mission et ils décident d’envoyer un des leurs, Kyle Reese, afin de protéger Sarah… Nous voici donc de retour dans les années 80 où se déroule le terrible affrontement. Terminator est le film qui a propulsé Schwarzy au rang de star et ce à l’aide d’un rôle où ses dialogues doivent représenter au maximum une page. Bien sûr, c’est lui qui balance les meilleurs répliques (« Sarah Connor ? », « I’ll be back »…on se demande maintenant comment des phrases aussi bâteau ont pu devenir aussi connues) mais c’est avant tout par son physique et par la peur qu’inspire son personnage que Schwarzy trouve là son meilleur rôle. En face, si Michael Biehn tient plutot bien la comparaison, on(je) ne peut pas en dire autant de Linda Hamilton et de sa chevelure qui faisaient passer à l’époque Samantha Fox pour une chauve. Cela ne vient évidemment pas de son jeu mais de son personnage qui est quelque peu exaspérant (c’est encore pire dans Terminator 2 où j’ai eu deux trois fois envie de la baffer).
Mais cela n’empêche pas Terminator d’être un classique même s’il a beaucoup vieilli (surtout la fin en images par images, même problème que pour Robocop) et que Linda Hamilton souffre du syndrome Dakota Fanning (voir La Guerre des Mondes). Terminator s’apprécie encore plus quand on sait que la suite est tout simplement un chef-d’œuvre du film d’action…
Note finale : 14,5/20 (les années passent et ne jouent plus pour lui malheureusement)