Posté le 01.09.2007 par Chandler

Vous vous êtes peut-être rendu compte, une fois n’est pas coutume, qu’il n’y avait pas d’image associée au billet sur Les Affranchis. Mais je vous rassure ce n’est pas par fainéantise. Il m’est en effet impossible de charger la moindre image à cause des erreurs de serveur 1003 et 1004. Je fais donc appel à votre aide si vous avez connu ce problème. Evidemment, si cela persiste, je me verrais dans l’obligation d’aller écrire sous d’autres cieux (mais rassurez vous je ne suis pas désespéré au point d’aller chez Skyblog). Alors que 1003 et 1004 me font beaucoup de soucis, les Championnats d’Osaka 2007 (1003+1004 = 2007 ! Coïncidence ?) en causent encore plus à nos chers compatriotes exilés pour quelques semaines. Inutilde de préciser que si la France revient avec une seule médaille, notre pays sera la risée du Monde entier (oui oui devant le Kazakhstan !). Il n’y a plus qu’un seul et unique homme qui peut sauver le sport français d’une bérézina aussi forte que celle de 2002 en Corée. Son nom est Super Sarko. Il s’entraîne presque tous les matins en faisant un jogging. Il court le l00 mètres aussi rapidement que le gérant du Franprix chassant les débiles de Saint-Denis. Bref, plus la peine de se faire du mouron…
Le 19 septembre prochain, le film 28 Semaines Plus Tard sera sur nos écrans. Voilà donc une belle occasion de s’intéresser quelques instants au cas de son aîné 28 Jours Plus Tard. Réalisé par Danny Boyle (Trainspotting, Sunshine), 28 Jours Plus Tard a constitué une sorte de renouveau du film de zombies, genre qui a toujours été associé au maître George Romero. L’action se déroule en Angleterre alors que des partisans de la cause animale font irruption dans un laboratoire de recherches afin de libérer des chimpanzés. Leur coup réussit mais il se trouve que ses chimpanzés sont atteints d’un virus les transformant en monstres incontrôlables. Ils massacrent tout le monde et arrivent à s’échapper. 28 jours plus tard, Jim sort du coma et découvre que la majorité de la population a été contaminée. Finalement, le coma, c’est plus sympa !
Là où le film de Boyle se distingue de ses prédécesseurs, c’est par son esthétique quasi-documentaire obtenue grâce à l’utilisation d’une caméra DV (comme dans L’Esquive, mais en bien). Ce procédé permettant de tourner très rapidement, Boyle a pu réaliser des scénes qu’il n’aurait sans doute pas pu faire sans. On pense bien évidemment au début où le héros marche dans un Londres complètement désert. On n’imagine alors pas comment cela aurait pu être possible avec l’énorme préparation que nécessite un plateau équipé de caméras 35 mm. Mais il ne faut pas non plus réduire le film à son esthétique car 28 Jours Plus Tard est avant tout un bon film de genre tout en prenant quelques libertés avec les codes zombiesques. Tout d’abord, il est plus juste de parler de contaminés plus que de zombies même si au final, c’est du kif-kif bourricot. Ces contaminés sont donc à des années lumières de ceux de La Nuit des Mort-Vivants. Tout d’abord ils courent. Pas aussi vite que Super Sarko mais cela change quelque peu des zombies se bougeant comme Jean-Paul II (Paulo si tu nous lis) avec les bras en avant et beuglant des « haeuhh !! » du plus bel effet mais qui commençaient à prendre un petit coup de vieux (même si on peut les exploiter d’une autre façon comme dans Planète terreur). L’autre grande qualité du film est qui se permet en plus le luxe de lancer quelques piques ici ou là même si elle visent plus particulèrement l’armée (et il paraît que cela ne s’arrange pas dans le deuxième volet). Un coup de chapeau également à l’interprétaion de Cillian Murphy, bien loin des héros classiques. Tout cela serait donc idyllique si la fin du film ne jurait pas autant avec le reste. Autant le film est d’un pessisisme sans nom, autant cette fin à le goût amer du bonheur et de la joie. Mais gageons que cette erreur sera réparée le 19 septembre…
P.S : 1003 et 1004 viennent d’être annihilées !
Note finale : 15/20
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Posté le 29.08.2007 par Chandler

Hier, le joueur du FC Séville Antonio Puerta est mort des suites de plusieurs arrêts cardiaques dont le premier avait eu lieu en plein match samedi dernier contre Getafe. Puerta avait 22 ans et allait être père pour la première fois dans un mois. Cette affaire Puerto…euh Puerta (désolé pour ces réminiscences du cyclisme) va sans doute entraîné un nouveau débat comme il y en avait eu après la mort de Marc-Vivien Foé en 2003 et d’un joueur du Benfica l’anné d’après. En Grèce, les innombrables feux de forêt ont fait plus de soixante morts et ont approché le site archéologique d’Olympie, berceau des Jeux Olympiques et en parlant de JO, il est inquiétant de voir que nos petits athlètes hexagonaux ne sont même pas capables de ramener une petite médaille d’Osaka. Il faut avouer que la « chance » n’est pas avec nous : Medhi Baala qui pousse ses adversaires comme si on assistait à l’ouverture des soldes (on peut apercevoir sur les images qu’il vise les Asics à – 40%), Christine Arron qui fait un mauvais départ dans sa finale du 100 m (parce qu’à la différence de Baala, elle les a déjà les Asics) et enfin Eunice Barber qui s’est rendu compte que sauter le plus loin possible dans un bac à sable, c’est un peu con finalement…
Comme il n’y a pas qu’à Osaka qu’il se passe des choses bizarres, je me suis rendu compte que ma critique des Affranchis avait disparu comme par magie de mon blog. Je me suis donc mis en quête du texte sur mon disque dur mais là aussi, il n’y avait plus le fichier ( c’est ce qu’on appelle au royaume des geeks un X-File…). Je me vois donc dans l’obligation si ce n’est le devoir de remettre en ligne mon avis sur ce film de Martin Scorsese sorti en 1990. Sixième collaboration de ce dernier avec Robert de Niro, Les Affranchis est un film retraçant l’histoire de la mafia des années 50 aux années 80 à travers l’ascension et la chute de Henry Hill qui, comme il le dit si bien, a toujours rêvé d’être gangster. Il est épaulé par son mentor Jimmy Conway ( Robert de Niro) qui est comme lui d’origine irlandaise et par Tommy de Vito (Joe Pesci), un dangereux psychopathe qui utilise autant le mot « fuck » en 2h20 qu’un homme dans toute sa vie. Henry rencontre une jeune femme juive, Karen ( Lorraine Bracco, la psy des Soprano), dont il tombe amoureux avant que le couple ne tombe dans une crise sans solution…
A la différence du Parrain, Les Affranchis se veut comme une peinture plus réaliste de la pègre new-yorkaise en évitant tout ce qui appartient au folklore (le baise-main au Don par exemple…), chose que Scorsese avait déjà tenté dans son premier long-métrage, Mean Streets. On se retrouve donc à se prendre de sympathie pour ses gangsters qui passent leur vacances ensemble, qui ont des problémes de couple… Mais qui au final payeront leur mode de vie. On retrouve une fois de plus la virtuosité habituelle de Scorsese derrière la caméra avec ses « grigris » préférés tels que les plans fixes utilisés en pleine action et la voix off nous guidant tout au long du film, procédé qui sera repris dans Casino quelques années plus tard ( avec grand bonheur). Si les Affranchis est un film majeur du réalisateur new-yorkais, c’est avant tout grâce au trio magique Liotta-De Niro-Pesci qui ferait passer les 4 fantastiques du Barça pour des bras cassés ( plutôt des jambes cassées dirons-nous…). La mention spéciale du jury revient évidemment à Joe Pesci, impeccable dans la peau d’un malade de la gâchette ( on se souvient du meurtre de Spyder dans le bar, Spyder qui est joué par Michael Imperioli alias Christopher Moltisanti dans…Les Soprano !). Et puis comment ne pas rendre hommage au goût musical de Scorsese qui nous gratifie de l’une des plus belles BO au monde (avec celle de Casino) : Sunshine Of Your Love de Cream, My Way de Sid Vicious, Gimme Shelter de (comme si j’avais besoin de dire qui c’est…). Ah la la quelle belle époque ! En résumé, Les Affranchis est un très bon cru scorsesien même si j’ai toujours cette petite préférence pour Casino (le film parfait ?)
Note finale : 18/20
Posté le 25.08.2007 par Chandler

Mon Dieu une horreur de plus à la une de tous les journaux. Encore une affaire de bébés congelés qui fait froid dans le dos (ah humour tu ne me lâcheras donc jamais…). Cette fois cela s’est déroulé à Albertville entre 2001 et 2006. En tout ce sont trois bébés qui auraient été tués. On se rappelle encore tous de l’affaire Courjault qui avait ébranlée la France entière avec ce mari découvrant l’horreur dans son congélateur. C’est que ça va finir par être un argument de vente des fabriquants comme cela se fait pour les rasoirs calmant haut et fort que ce sont eux qui ont le plus de lames: « La contenance de ce nouveau modèle ne vous permettra pas de garder deux ou trois nourrissons mais bien cinq en même temps grâce à ses bacs incorporés ! ». Jeudi dernier, le magazine l’Express révélait (c’est un bien grand mot) que Paris-Match avait retouché numériquement les photos de vacances de notre cher Président afin de masquer ses poignées d’amour quelque peu disgrâcieuses. Il est vrai que toute la politique de Sarkozy aurait été mise à mal si les Français s’étaient aperçus qu’il avait quelques kilos en trop. Ce qui est marrant c’est que je ne me rappelle pas que les journalistes aient eu le même zèle avec Chirac. Ou alors c’est que c’était tellment bien fait que cela ne se voyait pas…
J’étais tellement déboussolé par toutes ces histoires crapuleuses qu’un peu de joie et de gaieté que l’envie soudaine de cinéma m’est venue. Ce sont dans ces dispositions que je me suis retrouvé devant un écran qui projetait le nouveau film de John Travolta intitulé Hairspray. Remake d’un film culte de John Waters de 1988, cette nouvelle version est en fait l’adaptation cinématographique de la comédie musicale de Broadway sur les planches depuis 2002. N’étant pas spécialement amateur de comédies musicale, j’y allais avec quelques à-prioris (j’ai toujours trouvé stupide que des gens se mettent tout à coup à chanter et danser ensemble…). Autant vous dire que j’ai été plutôt surpris dans le bon sens du terme et ce grâce à la débauche d’énergie de toute la troupe qui donne du baume au cœur…
Nous sommes dans les années 60 dans la ville de Baltimore. Tracy Turnblad ne rêve que d’une chose : passer au Corny Collins Show. Malheureusement pour elle, elle n’a pas vraiment les mensurations d’une star (elle est grosse quoi…). Seulement elle a une chose que d’autres n’ont pas, le talent. Elle arrive donc à se faire remarquer par Collins et ce dernier accepte de l’engager. En plus de cela, Tracy est amoureuse de Link (pas celui du jeu vidéo qui doit sauver pour la 56ème fois la princesse Zelda). Malheureusement ce tableau digne de La Petite Maison Dans La Prairie sans la chute dans l’herbe ne dure pas longtemps car Tracy décide de participer à une marche pour « l’intégration » (je n’aime pas vraiment ce mot) des Noirs ce qui n’est pas du goût des autorités…
En plus d’être une comédie musicale pleine d’entrain, Hairspray se veut donc être aussi porteur d’un message sur le droit à la différence qui est plus réussi dans un cas (« l’intégration » des Noirs) que dans l’autre (une certaine tendance à affirmer que « l’obésité, c’est cool »). L’atout principal du film est sans conteste sa distribution. Revoir John Travolta chanter et danser dans un film fera certainement verser une petite larme pour les plus nostalgiques même si c’est dans un costume. Un autre pouce levé pour Christopher Walken assez tordant dans le rôle du père-clown et pour Michelle Pfeiffer en une belle connasse telle qu’on les aime. Mais il serait injuste de ne pas saluer le talent de Nikki Blonsky, une inconnue, très à l’aise. Et puis pour vous les filles il y a le beau gosse de service qu’est Zac Efron, transfuge du carton télévisuel qu’est High School Musical (la suite a fait la plus grosse audience du câble de l’Histoire aux Etats-Unis devant le final des Soprano… j’en pleure encore). Pour finir, une bonne comédie musicale même si Hairspray aurait gagné à être plus parlé et moins chanté…
Note finale : 13/20 (excellente note pour une comédie musicale venant de votre serviteur)
Posté le 22.08.2007 par Chandler

Wouhou ! Ce blog a dépassé la barre symbolique des 20 000 visiteurs, symbole de votre fidélité (ou pas) et de votre amour du cinéma (ou pas). Allez, une petite coupe de champagne et on commence… Comme nous avons pu l’apprendre il y a peu, Sylvain Marconnet ne pourra pas participer à la Coupe du Monde de rugby. Encore une mauvaise nouvelle donc pour le sport français après la défaite ultra importante de l’équipe de France A’ contre la Slovaquie (je parle de football là parce que le rugby en Slovaquie…). Alors Raymond si tu ne veux pas te faire atomiser dans la presse t’as intérêt à motiver tes petites troupes pour ce soir sinon on pourrait retrouver Henry dans les A’. De l’autre côté de l’Atlantique, ces considérations sportives paraissaient bien lointaines étant donné la catastrophe que constitue l’ouragan Dean (pour une fois qu’une catastrophe naturelle ne porte pas un nom féminin) qui balayait les Caraïbes et qui maintenant s’approche du Mexique. Sinon le petit Nicolas a déjà fait sa rentrée des classes même s’il est loin de subir le régime de la semaine des quatres jours. L’une de ses idées ? La castration chimique des délinquants sexuels récidivistes après l’affaire Enis… Pour reprendre le titre d’une œuvre bien connue, on achève bien les chevaux !
Peut-être l’avez vous remarqué mais un certain Tidusrus (que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam) poste près de la moitié des commentaires sur ce blog. Par conséquent, il possède un certain pouvoir et en profite en m’obligeant à faire ce qu’il veut. Sa dernière lubie est de me faire écrire sur American History X. J’ai donc décidé d’accéder à sa requête (du moment qu’il ne décide pas un beau jour de se ramener avec Taxi 4). Même si le titre peut être trompeur, je tiens d’abord à préciser que ce n’est pas un film porno alors les pervers du net vous pouvez aller mater ailleurs ! Sorti en 1999, American History X retrace le parcours effectué par Derek Vinyard, un jeune homme aveuglé par la mort de son père et qui tombe dans les mouvements néo-nazis. Tout cette histoire étant raconté par son jeune frère Danny qui semble suivre le même chemin… Ce film a donc pour but de dénoncer le racisme (intention louable s’il en est).
Danny est un lycéen de Los Angeles mais il se retrouve dans le bureau du professeur Sweeney après avoir écrit un pastiche de Mein Kampf. Sweeney décide alors de le punir en lui demandant de réécrire un texte pour le lendemain sur son frère qui séjourne en prison. Danny commence alors à se remémorer son histoire… Tout d’abord, il convient de saluer le très bon jeu des deux Edward (Norton et Furlong mais surtout Norton) qui arrivent à interpréter leur personnage en les rendant émouvant mais sans en faire des victimes (ce qui aurait été plus que dangereux). L’autre point fort du film est sa fin qui est bien loin de tout manichéisme même si certains la trouvent ambiguë (il n’y a qu’à écouter le discours de fin de Danny pour comprendre ce que va faire Derek). Malgré cela, American History X possède quelques défauts dérangeants. Par exemple, je ne pense pas qu’il était nécessaire de tourner en noir et blanc les scènes de flash-back. Certes ce procédé donne de superbes images (tout comme dans La Liste de Schindler) mais le problème est que Tony Kaye n’a pas le talent de Spielberg et assaisonne cela de ralentis un peu douteux. Il aurait peut-être mieux valu rester dans le cadre photo-réaliste afin d’éviter ce sentiment même si je pense que c’était loin d’être le but du réalisateur. Reste des scènes chocs qui sont devenues cultes ( « Mets ta tête sur le trottoir ») et un message qui ne sera jamais assez répété. Il n’empêche qu’American History X aurait pu être un grand film dans les mains d’un autre auteur…
Note finale : 14,5/20
Posté le 18.08.2007 par Chandler

Enfin ! Le suspense digne des plus grands films d’Hitchcock qui tenait toute la planète en haleine a pris fin après 405 jours : Marco Materazzi a dévoilé ce qu’il avait dit à Zinédine Zidane (plus connu sous le pseudonyme de Zizou ou Dieu) lors de la finale de la Coupe du Monde de football à Berlin, propos qui lui avait valu un bon coup de boule dans le thorax et surtout une certaine notoriété. Jusqu’à ce jour, chacun avait sa petite idée sur ce qui était sorti de la bouche de Materazzi. Les uns pensaient qu’il avait révélé la fin d’Harry Potter, les autres qu’il avait sorti avec plein d’aplomb que Domenech était un super entraîneur. Voici donc la version authentique des faits : Materazzi est chargé de « s’occuper » de Zidane en défense et par conséquent a une légère tendance à tirer son maillot. Zidane plaisante alors en lui disant que s’il tient vraiment à son maillot il le lui donnera à la fin du match. Alors que Zizou s’en va en étant plutôt content de sa vanne (digne des plus grands spectacles d’Anne Roumanoff), Materazzi lui réplique : « Je préfère ta pute de sœur ! ». Voici donc le mystère qui prend fin au plus grand désespoir de milliers de personnes qui auraient préféré que cela reste un mythe…
Tout ce déchaînement de violence physique et verbal (que je ne cautionne mais alors absolument pas) m’a donné envie de replonger dans un monde de rêves, un monde futuriste où tout le monde s’apprécie… Bref un monde où tout le monde s’emmerde. Une fois ce plongeon terminé, Robocop m’est venu à l’esprit. Film de Paul Verhoeven plus connu sous le nom du Hollandais Violent, Robocop se situe dans un futur proche dans la ville de Detroit. Datant de 1988 soit dix ans avant Starship Troopers, Robocop présente plusieurs similarités avec ce dernier : même visée satirique (quoi que certains n’ont toujours pas compris cela pour Starship Troopers), même violence assez crue et surtout utilisation de procédés similaires avec les spots télévisés… Dans la ville de Detroit, le crime est de plus en plus présent. La société OCP, qui approvisionne en matériel l’armée et la police, doit s’occuper de la sécurité du chantier de Delta City. Pour cela, elle décide d’utiliser un robot : ED-209. Malheureusement celui-ci se révèle défaillant. Un des membres du conseil d’administration propose alors une solution de secours…
Cette solution consiste à attendre qu’un flic se retrouve entre la vie et la mort afin de le transformer en cyborg et ainsi en super-flic. Ce policier qui subit ce traitement s’appelle Murphy… Robocop est le deuxième film américain qu’a réalisé Paul Verhoeven. Avant cela, il avait pu montrer son talent à travers de nombreux films réalisés dans son pays natal. Le début du film est assez déroutant puisque l’on a à peine le temps de s’attacher au héros Murphy qu’il se fait dézinguer dans une scène d’une extrême violence. Par la suite, certains plans sont très originaux comme ceux recréant la vision de Murphy même si ce procédé avait déjà été utilisé dans Terminator. Comme tous les films de science-fiction, Robocop a un petit peu vieilli au niveau de sa vision du futur même si certains points sont plutôt bien vus (le règne des compagnies privées sur le public). Par contre s’il y a bien un point où Robocop s’est pris un déambulateur dans la face c’est dans l’aspect visuel du ED-209. Autant le robot en lui-même est plutôt réussi, autant son animation image par image est grossière même pour 1988 (il est vrai que ça coute cher les animatroniques…). Une petite touche d’humour vient quand même atténuer le côté violent de l’ensemble via le JT donnant des informations plutôt incongrues (la mort des deux ex-présidents, la pub pour les soins…). L’autre aspect comique vient de l’attitude de Murphy après sa transformation qui applique la loi sans aucun recul donnant des aspects disproportionnés à son intervention par rapport au méfait (on pense bien sûr à l’homme qui se fait tirer dans les c…). Robocop est donc un film culte à juste titre parce que son propos n’a pas pris une ride au contraire de certains aspects techniques.
Note finale : 15/20
Posté le 14.08.2007 par Chandler

Bon ça c’est fait. Les Anglais, non contents de s’être faits laminés en défense par les Szarzewski et autres Chabal dans leu antre de Twickenham, ont décidés de revenir à la charge samedi avec le ferme intention de marquer un essai. Bon courage les gars. Samedi dernier pendant que les rosbeefs passaient sur le grill, les Lyonnais prenaient une leçon de « prends ça dans ta gueule ! ». Jugez plutôt : expulsion de Kallström, blessure de Cris ( qui ne pourra plus jouer pendant six mois), défaite 1-0 avec un but encaissé à la 90ème minute… Inutile de vous dire qu’il y en a à la ligue qui ont déjà sorti les cotillons ! Ceux qui doivent également être contents ce sont les dirigeants de Canal + qui ont encore eu le droit à un magnifique 0-0 en direct sur leur antenne. Il n’y a pas à dire, les deux zéros ne sont pas que dans les 600 millions d’euros dépensés par saison… De l’autre côté de l’Atlantique, on a mangé des chiens chauds entre la famille Bush et la famille…enfin le couple…enfin le Nicolas Sarkozy. Comme quoi que ce soit pour éviter de voir la belle mère Muriel ou George W. Bush, les excuses restent les mêmes !
Il y a deux mois sortaient sur nos écrans le premier volet du dyptique Grindhouse sur nos écrans intitulé Boulevard De La Mort et réalisé par Quentin Tarantino. En ce 15 août, nous avons le droit au deuxième segment mis en scène par le pote de QT, Robert Rodriguez. Alors que le film de Tarantino voulait constituer un hommage aux films de bagnoles tels que Vanishing Point et Point Limite Zéro, Planète Terreur s’inspire lui des films de zombie des 70’s. Dès le début on est plongé dans l’ambiance avec une fausse bande-annonce de Machete avec un Danny Trejo qui a l’air encore plus vénère que d’habitude (c’est dur mais c’est possible). Et puis enfin on retrouve ce grain d’image minable, ce montage de manchot et ces personnages stéréotypés donnant un certain charme à l’ensemble. L’histoire, elle, est aussi bateau que celle de Boulevard De La Mort : un gaz toxique s’est libéré dans une ville du Texas provoquant une « zombification » de ses habitants. Seul un petit groupe de survivants peut empêcher la propagation à l’échelle planétaire. La solution ? Tuer tout ce qui bouge…
Dès les premières minutes, on sait à quoi s’attendre : du gore qui tâche limite trash avec dans le désordre des sacs de testicules, des démembrements sanglants et des photos d’Irak qui font peur, le summum de l’horreur étant indéniablement la scène où un militaire interprété par Tarantino tente de violer Cherry. Pour éviter de devoir décrire le truc, disons qu’il doit avoir les boules… Mais il faut quand même tempérer cet aspect dégueulasse vu que Planète Terreur est plus une parodie qu’un véritable film d’horreur. On est partagés entre la répulsion et le rire mais dans les deux cas l’effet est réussi. L’autre aspect qui saute aux yeux c’est que toute cette équipe de rigolos a indéniablement pris un plaisir immense à tourner Planète Terreur tellement l’enthousiasme est communicatif. Ce plaisir est tout aussi présent chez le spectateur et ce grâce à des idées complètement barrées : Rose McGowan avec un M-16 à la place de sa jambe droite, Freddy Rodriguez butant du zombie sur une mini-moto, la bobine manquante transformant le film en truc qui n’a ni queue ni tête… Toutes ces trouvailles ne pouvaient être tirées qu’à partir des cerveaux complètement tarés de nos deux compères.
A la différence de Boulevard De La Mort qui accumulait les longues scènes de dialogue afin de surprendre le spectateur lors des scènes d’action (tel que le fameux crash), Planète Terreur est un concentré d’action et de fun qui comblera aisément l’amateur de la première heure du style rentre-dedans de Rodriguez. Le résultat au final est à la hauteur des plus hautes espérances et dépasse même le segment de son ami Quentin. Planète Terreur constitue donc l’apogée de la série B et du plaisir coupable qu’on éprouve devant une telle régression qui s’opère chez le spectateur. Bien joué Quentin. Chapeau Robert.
Note finale : 18/20 (plus fun tu meurs !)
Posté le 11.08.2007 par Chandler

Voilà on y est presque ! Le match amical contre nos « amis » anglais va constituer le début de cette Coupe du Monde de rugby 2007 qui, nous l’espérons tous, sourira à nous petits Français (le terme petit peut être sujet à contestation, n’est-ce pas Mr Chabal ?) même si, il ne faut pas se le cacher, les Néo-Zélandais sont les archi-favoris de cette compétition. Cette semaine a également été marquée par la mort du Cardinal Lustiger qui rallonge encore un peu plus la liste des « célébrités » décédées cet été même si ce dernier a eu un traitement de faveur (pensez-donc, un aller retour express Walfeboro-Paris pour Super Sarko). A l’est de notre beau pays, on pouvait entendre la complainte des infirmières de Sofia où les premiers témoignages font froid dans le dos. Elles auraient subi les tortures les plus abominables : regarder un match de Ligue1, écouter Skyrock 24 heures d’affilée, visionner l’intégrale de Max Pécas ou bien encore faire un Kamoulox avec un sourd-muet, autant d’épreuves qui étaient aux programmes de psychopathes utilisant une nouvelle forme de terrorisme : le terrorisme culturel et ça, ça fait peur…
En parlant de terrorisme, tu as sans doute remarquer de tes deux yeux habiles et félins que le film du jour est Blown Away et qu’il parle de terroristes irlandais (j’aime les transitions foireuses faisant penser à un montage d’Ed Wood…) parce qu’il y a eu une époque en Irlande où ils étaient pas tous cools et bien habillés (…) comme Bono. Malheureusement pour lui, Blown Away n’a pas eu un succès retentissant et ce en grande partie à cause de la date de sortie qui était très proche de celle de Speed, film ayant également pour héros un démineur qui doit désamorcer les bombes d’un méchant terroriste vengeur. Bref, c’est une sorte de réhabilitation que j’entends réaliser avec ce texte. Sorti donc en 1994, Blown Away est réalisé parce qu’on peut appeler un ouvrier d’Hollywood, le dénommé Stephen Hopkins qui s’était vu confié la suite de Predator ( qui n’a pas laissé de souvenir impérissable) mais qui est également connu pour un autre fait d’armes plus sérieux, la co-création de la série 24.
Blown Away commence avec l’évasion d’une prison d’Irlande de Ryan Gaerity, un ancient activiste de l’IRA. De l’autre côté de l’Atlantique, Jimmy Dove est la star de la brigade de déminage de Boston mais il décide de tout arrêter afin de passer plus de temps avec sa compagne et sa belle-fille. Il est remplacé par Anthony Franklin à la tête de la brigade. Tout se passe comme prévu jusqu’à ce qu’une bombe fasse un mort dans la brigade. La méthode employée rappelle à Jimmy un homme qu’il a bien connu dans sa jeunesse alors qu’il vivait en Irlande… Blown Away est donc un affrontement entre Ryan Gaerity et son ancien ami Liam McGivney alias Jimmy Dove à coup de bombes bien placées et de désamorçage bien sentis. Là où Blown Away se distingue quelque peu de Speed, c’est par son rythme plus lent (en même temps Speed c’est pas non plus du David Lynch) qui fait de ce film un thriller avant un film d’action. Le film profite surtout de son casting avec Jeff Bridges en démineur et Tommy Lee Jones en méchant même s’il faut bien avouer que ce dernier frise souvent le ridicule à cause d'une tendance au cabotinage tous azimuts. Cette belle affiche est complétée par le génial Forest Whitaker qui est seulement bon ici (on peut pas tous les jours être au top). L’autre attrait du film c’est évidemment les scènes d’explosions vraiment très réussies à une époque où on était à la croisée des chemins, où on se demandait si finalement utiliser un ordinateur serait pas plus simple que de faire venir des artificiers et des cascadeurs et de boucler tout un périmètre… La deuxième solution ayant été celle choisie alors, le spectateur a droit à de belles jaunes, l’explosion finale étant l’une des plus spectaculaires qu’il m’ait été donné de voir. Blown Away mérite donc d’être vu même si au final il est un peu en dessous de Speed.
Note finale : 14/20
Posté le 08.08.2007 par Chandler

Bonjour chers visiteurs. On a appris en ce début de semaine que notre championne du monde de natation Laure Manadou allait partir de son club de LaPresse situé à Turin après un séjour qui aura duré à peine plus longtemps qu’un « week-end à Rome ». La revoilà donc dans nos contrées afin se faire entraîner par…(Philippe Lucas ? Ian Thorpe ? Johnny Weissmuller ? Flipper le dauphin?) son frère Nicolas, âgé de 21 ans. Il est clair qu’à un an tout juste avant le début des Jeux Olympiques de Pékin, elle ne se trouve pas dans les meilleures conditions possibles. Mais bon qui vivra verra... Dans un tout autre registre, un nouvel accident de car polonais a encore eu lieu ce matin. Comme je le dis souvent : un train peut en cacher un autre (en l'occurence un autobus). On savait que depuis l'affaire du plombier polonais les relations entre la France et la Pologne n'étaient pas terrible mais alors si en plus on se met à les accueillir de cette façon.... Côté football la Ligue 1 a repris ses bonnes habitudes : 13 buts en 10 matchs, Lyon qui gagne, Valenciennes en tête... Si il y en a bien un qui doit être content c'est Monsieur Canal +!
La revue d’actualités d’usage étant maintenant effectuée, place au seul art qui arrive à rassembler dans une même salle des vieux et des jeunes, des hommes et des femmes, des cons et des moins cons : le cinéma ( ça marche aussi avec les boîtes à partouze mais c'est plus cher...). Compte tenu du niveau très élevé des sorties de ce mercredi, je me suis dit qu'un petit revival 80's était de rigueur. C'est donc pour cela que j'ai décidé de mettre à l'honneur le cultissime Gremlins. Sorti en 1984 et réalisé par Joe Dante, Gremlins est un film qui reste dans les mémoires notamment grâce à Gizmo, l'une des bestioles les plus attachantes du cinéma, et ses descendants de plus en plus dégénérés.
Rand Peltzer est un inventeur un peu farfelu qui cherche un cadeau de Noël pour son fils Billy. dans une boutique chinoise il aperçoit un animal original qu'il a envie d'acheter mais le vendeur lui dit qu'il n'est pas à vendre. Son fils le vend alors en cachette à Rand en lui donnant trois règles très importantes : ne pas l'exposer à la lumière, ne pas lui donner d'eau et ne pas le nourrir après minuit. Billy reçoit donc Gizmo en cadeau mais le mouille sans le faire exprès. Il découvre que c'est de cette façon que les mogwaïs se reproduisent... Ce qui est drôle avec Gremlins c'est le mélange des genres : d'abord film guimauve avec les problèmes financiers de la Famille Peltzer, il se transforme ensuite en film d'horreur et en comédie noire très réussie. Pour comprendre ce mélange il suffit de visionner la scène où Kate raconte l'histoire de son père mort alors qu’il était déguisé en Père Noël et resté coincé dans la cheminée où Le spectateur ne sait pas s'il doit être triste ou éclater de rire permettant au film d'être visionné plusieurs fois de différentes manières. Par contre certains moments sont vraiment très mais alors très drôles dont les plus connus sont certainement celles de la grand-mère éjectée de son fauteil d'escalier, celle du bar ( une merveille d'animation) et surtout celle du cinéma où les mogwaïs regardent Blanche-Neige et les Sept Nains. Cet éclectisme a permis au film de devenir cultissime et à juste titre. L'autre point fort du film est la qualité des effets spéciaux qui, même s'ils ont pris quelques rides, possèdent un charme certain de nos jours. On n’imagine pas une seule seconde un Gremlins avec des images de synthèse et c'est très bien comme ça. Pour anecdote, on peut également remarqué que les décors du film ont été repris un an plus tard pour une autre production de Steven Spielberg qui allait faire aussi un carton : Retour Vers Le Futur. Il est d’ailleurs injuste que Joe Dante n’est pas connu plus de succès avec ses autres films qui sont aussi remplis d’humour comme par exemple Small Soldiers mais malheureusement c’est la dure loi d’Hollywood….
P.S pour ceux qui comprendront : Galactus un nuage…Pourquoi pas une tondeuse tant qu'on y est?
Note finale : 16/20
Posté le 04.08.2007 par Chandler

Bonjour et bienvenue à vous même si je me demande ce que vous faîtes devant votre PC en ce samedi 4 août marqué par le retour du soleil dans toute la France (et ça te concerne aussi habitant de Dunkerque). Mais je n’ai pas vraiment envie de faire de sermon vu que ce serait un peu l’hôpital se foutant de la charité. Ce 4 août est également marqué par le retour du feuilleton de l’année (selon la LFP bien sûr) : le championnat 2007/2008 de Ligue 1. Oh évidemment la majeure partie de la saison sera constituée de passionants Caen-Nice et autres Sochaux-Valenciennes mais il y a des motifs de satisfaction quand même. Tout d’abord les joueurs tels que Malouda, Abidal, Ribéry ou bien encore Tiago ont été transférés. C’est vrai quoi, des bons joueurs en Ligue 1 ça fait un peu tâche. Deuxièmement Nantes est descendu en Ligue 2. La encore le grand stade La Beaujoire n’allait pas vraiment avec le charme surannée du Stade du Rai de Nice. Bref cela s’annonce passionant et en plus quand on sait que Lyon n’a que 99,8% de chances de gagner le championnat au lieu des 99,9% habituels, on se dit que le renouveau n’est pas loin…
Le décor footbalistiqe national étant maintenant planté, voici venu le temps de revenir sur une énième collaboration entre Robert de Niro et Martin Scorsese dans Les Nerfs A Vif, remake d’un film de 1962 du même nom avec Gregory Peck et Robert Mitchum. Le projet devait initialement être mené par Steven Spielberg et Martin Scorsese devait réalisé La Liste de Schindlermais c’était avant qu’ils ne se mettent d’accord pour l’échange avec le résultat que l’on connaît pour Spielberg. Mais à la différence des Affranchis ou de Casino, Les Nerfs A Vif ne nous plongent pas dans le monde de la mafia mais dans la vie d’une famille ayant l’air bien sous tous rapports, les Bowden. Le père, Sam, est un avocat et sa femme Leigh une sorte de publicitaire. La famille est compltée par la fille Danielle, 16 ans, qui, comme tous les adolescents, n’en fait qu’à sa tête. Le tableau serait idyllique si un conflit ne couvait pas entre Sam, qui a eu une maîtresse, et sa femme. C’est dans ce contexte que Max Cady sort de prison après 14 ans d’enfermement pour viol. Il estime que son avocat ne l’a pas suffisamment défendu délibéremment et le tient pour responsable de ses années de taule. Il entreprend alors de se venger. Cet avocat s’appelle Sam Bowden…
Il n’en fallait pas plus à Martin Scorsese pour monter un thriller plutôt efficace distillant une atmposhère malsaine et ce en grande partie grâce à Robert de Niro tout simplement effrayant dans le rôle de Cady même s’il est souvent à la limite du cabotinage. Nick Nolte est également très bon dans le rôle de Sam tout comme Jessica Lange. Là où Les Nerfs A Vif se démarque des Affranchis ou de Casino c’est également dans le montage et dans le traitement musical. Alors que dans ces deux derniers les images sont souvent rapides alliées à une bande-son du tonnerre, Les Nerfs A Vif joue la carte de l’apaisement avec beaucoup de plans champ-contrechamp et une musique instrumentale, reprise de celle de Bernard Hermann qui avait composéé celle du film original. Scorsese change donc complètement de registre. Le malaise du film atteint son paroxysme durant la scène du théâtre où Max rencontre Danielle Bowden (interprétée par Juliette Lewis). L’ambiguïté de la scéne est tellement perceptible qu’on a envie de crier à Danielle : « Sors, sors ! » (un peu comme dans les épreuves de Fort Boyard en gros). L’utilisation de certaines couleurs inhabituelles donnent aussi un petit côté surnaturel à l’histoire (le ciel rouge, les feux d’artifices colorées à l’excès) donnant ainsi un deuxième niveau de lecture du film (Max Cady ne serait-il pas le bras vengeur de Dieu voulant faire payer à Sam son manquement à l’éthique ?). Bref on est souvent mal à l’aise, parfois choqué mais malheureusement le final sur le bateau est plutôt raté faisant terminer Les Nerfs A Vif comme un vulgaire film d’action alors qu’il méritait largement mieux donnant au résultat un Scorsese mineur…
Note finale : 13,5/20 (allez 99,7% car Coupet s’est blessé)
Posté le 01.08.2007 par Chandler

Il y a des semaines comme ça où l’on se dit que rien ne va plus dans ce bas-monde : trois grands noms du cinéma nous ont quitté en l’espace de deux jours. Michelangelo Antonioni (oui oui comme la Tortue Ninja…), Ingmar Bergman et Michel Serrault n’auront plus l’occasion de raconter des histoires. Concernant le dernier cité, l’hommage que lui accordent les chaîndes de télévision est impressionant (je vous conseille plus particulièrement Le Viager jeudi soir sur France 3) à tel point que cela risque de frôler l’overdose… Le deuxième point sur lequel je voudrais revenir est le rôle des commentaires sur mon blog. Comme tout blog de critiques, il est tout à fait normal que certains ne soient pas de mon avis et je les encourage à me faire part de leur point de vue dans la limite de la bienséance, limite que le dénommé lolo a franchi allègrement. Autant son commentaire sur Transformers est assez drôle et insinue que l’être humain est par essence con (moi même sur ce point-là je ne peux que m’incliner), autant le titre laisse songeur : Baltringue. Etant donné qu’il y a 99% de chances que cela me soit destiné, le dénommé lolo est appelé à l’accueil pour changer ce titre qui me blesse au plus profond de ma chair…(enculé ou connard aurait été de bon aloi car comme on dit, c’est pas la peine de tortiller du cul pour chier droit)
Les points ayant été mis sur les i, passons au film du jour, Dark City, qui fut un échec commercial alors qu’un an après Matrix, traitant d’un thème similaire, allait faire un carton. Il était donc de mon devoir de réhabiliter ce film qui est un de ceux qui a su devenir culte bien après sa sortie. Datant de 1998 (Matrix de 1999, 1999-1=1998. Le compte est bon, merci Bertrand Renard…) et réalisé par Alex Proyas (The Crow, I Robot), Dark City s’inscrit dans la veine paranoïaque lancée par Plilip K. Dick sur la manipulation de la réalité. John Murdoch se réveille un jour dans une pièce avec un corps par terre. N’ayant absolument aucun souvenir de ce qu’il s’est passé, il découvre qu’il est poursuivi par la police pour une série de meurtres de prostituées. Il va donc tenter de trouver des personnes pour l’aider…
Le rôle principal est tenu par Rufus Sewell qui, je vous l’accorde, n’est pas des plus connus mais il est épaulé par une belle brochette (d’acteurs) tels que William Hurt, Jennifer Connelly et Kiefer Sutherland, ce dernier étant dans ce film aux antipodes de Jack Bauer. L’autre attrait principal du film est le décor qui mélange les voitures des années 50 avec des machines encore plus perfectionnées que l’iPhone (en gros dans Dark City ils ont des téléphones…) ce qui donne cette impression d’intemporalité à l’ensemble. La ville en elle-même rappelle un peu celle de Metropolis de Fritz Lang avec tous ces métros en l’air et ces gratte-ciels. Pour ce qui est des effets spéciaux, ils vont du très bon (les changements de configuration de la ville) au moyen (le combat final plutôt décevant) mais sont dans l’ensemble réussis compte tenu du budget (40 millions de dollars) qui était loin d’être au niveau de ceux d’aujourd’hui. Il n’empêche que certains plans sont vraiment de toute beauté comme celui où l’on voit pour la première fois que le jour s‘est levé sur la ville (je suis sûr que Téléphone va me demander des royalties sur cette phrase…). Alex Proyas a donc su tirer le meilleur parti de ses moyens avec il faut le dire un scénario béton qui ne subit aucun temps mort, la durée assez courte (1h35) pour un film de science-fiction en étant sans doute la cause.
En résumé, même s’il est moins « grand public » que Matrix (désolé les mecs cette fois il y a pas de kung-fu !), Dark City mérite de figurer à ses côtés dans la liste des très bons films de science- fiction où il y aurait également Total Recall, Starship Troopers, Transformers…Oh la boulette !
Baltringue : dans le monde du cirque, personne en charge du montage et du démontage du chapiteau (faut que j’appelle Zavatta moi !)
Note finale : 17/20 (allez sans rancune lolo)