Profitez-en tant qu’il en est encore temps, mes amis… La fin de mes vacances signifie le début ou la continuation des vôtres. C’est L’arroseur arrosé à chaque période de vacances sans que cela ne s’arrête. Mais cela n’est pas si difficile de reprendre quand on connaît le mois de mai. Fête du Travail, Armistice du 8 mai, Ascension… Je n’ai finalement pas vraiment de quoi me plaindre. Encore moins quand on connaît le film que je vais vous présenter, l’indémodable Alien.
Certains vont encore râler sur le fait que le lecteur de ce blog n’a que le droit d’avoir des articles sur des films avant largement la majorité mais tant pis car seule la qualité est importante à mes yeux. Sorti donc en 1979, Alien a surfé sur la vague de films spatiaux réalisés après le carton de Star Wars deux ans plus tôt même si la ressemblance entre celui-ci et Alien s’arrête seulemnt au décor (ce serait comme si on comparait Il Faut SauverLe Soldat Ryan et La 7ème Compagnie juste parce qu’ils se passent durant la Seconde Guerre Mondiale…). Réalisé alors par un publicitaire peu connu du nom de Ridley Scott qui n’avait alors dirigé qu’un seul film, bien que réussi, Les Duellistes. On retrouve à l’affiche également une autre inconnue à l’époque dans le rôle principal du nom de Sigourney Weaver alias Ellen Ripley épaulé par de beaux noms comme Ian Holm et Harry Dean Stanton par exemple. Bien évidemment, tout le monde a au moins entendu parler du film et de ce (presque) huis-clos mille fois plus angoissant que ces pseudos-films d’horreur actuels où la devise semble être « Toujours plus ». Toujours plus de tortures, de membres arrachés, de cervelle dégoûlinantes… Les films d’horreur n’existent plus, les films de dégoût oui ce qui n’est pas exactement la même chose…
Ce qui fait l’intérêt d’Alien, c’est que le début du film nous fait penser que le monstre est cette créature vraiment dégueulasse alors qu’en fait l’Homme lui est largement supérieure à ce niveau-là à la lumière de la tournure que prennent les événements en plein milieu du film. Tout commence lorsque le vaisseau Nostromo en direction de la Terre avec une cargaison de minerais est alerté par une sorte de SOS venant d’une planète inconnue. L’équipage prend alors la décison de voir ce qu’il se passe là-bas et envoit trois membres explorer ce milieu inhospitalier. Sur leur route, ils rencontrent un vaisseau rempli d’œufs dont l’un attaque un des « sauveteurs ». Il arrive par la suite à s’en débarasser et l’équipage reprend son train de vie normal jusqu’à ce qu’arrive la scène culte de chez culte de la cuisine… Alien est un film qui vaut avant tout pour son ambiance et cette impression de faux-rythme qui donne l’illusion au spectateur qu’il ne se passe rien. Le génie de ce film est également lié au fait que l’on ne voit que très peu la bestiole ce qui accentue l’angoisse à chacune de ses apparitions.
Un film qui a marqué sa génération et qui reste encore une référence de nos jours.
Note finale : 17,5/20 (vous aurez sans doute compris à ces lignes que je ne donnerais jamais une telle note à Saw III…)
Voici donc ma première critique de ce que je qualifierai de saison 2 de mon blog (à l'heure des séries avouez que c'est pas con !). Pour l'inaugurer, j'ai choisi de vous livrer mon avis sur ce qui représente pour beaucoup de gens un des chefs-d'oeuvre du 7ème art : Apocalypse Now. Ce film se déroule durant la guerre du Vietnam et suit les « tribulations » d'un groupe de soldat mené par Martin Sheen et qui comprend notamment Laurence Fishburne (Matrix) qui était alors âgé de 14 ans ! Avant toute chose, on peut distinguer deux parties. La première qui est un film de guerre pur et dur sous hallucinogènes et la seconde qui commence lors de l'apparition du personnage interprété par Marlon Brando où ça devient complètement n'importenawak.
La première heure et demie est un pur régal et un superbe divertissement : la scène du bombardement en écoutant Wagner, le sergent voulant faire du surf pendant ce même bombardement...Mais voilà, ça ne pouvait pas durer et les mauvaises habitudes de Coppola reprennent le dessus : longueurs inutiles, action un peu a la traîne...bref, on dirait que Francis a pris la nationalité suisse pour réaliser ce film (Qu'est-ce que ça va être pour Johnny... ). Alors bien sûr il est le seul film à avoir reçu la Palme d'Or alors qu'il était en « Work In Progress » (enfin il était pas fini quoi). Mais cette belle performance ne peut pas nous aveugler et, bien que j'attends des mails d'insultes, je me lance : c'est une déception ! (je sais je fais preuve de beaucoup de « bravitude » comme dirait une petite dame du Poitou...)
P.S : c'est la première et première fois que je fais de la politique.
Note finale : 11,5/20 (pour la première heure fantastique)