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marredescritiquesalacon Description du blog :
Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants.. Description audio !
Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
24.05.2006 Dernière mise à jour :
07.06.2008
J’espère pour vous que vous avez passé un agréable 1er mai et que vous en profitez encore en faisant le pont. Comme chaque année, les syndicats sont descendus dans la rue afin cette fois de s’insurger contre le système de retraites. A Paris, on a même eu le droit à une grosse surprise : François Chérèque, CFDT, et Bernard Thibault, CGT, ont défilé ensemble. Si vous voyez pas à quel point c’est énorme, sachez que c’était tout aussi improbable que la résurrection de NTM…Les diverses manifestations ont permis à chacun de s’échauffer pour ce moi qui s’annonce agité, notamment le 15 et le 22 mai. Et ce alors que nous commémorons encore et encore mai 68. Cela commence franchement à devenir lourdingue et rien que dans L’Express de cette semaine, 60 pages concernent mai 68. D’où le début d’une nouvelle maladie chez les Français, la maisoixantehuite, forme d’indigestion pouvant provoquer vomissements et maux de tête…
Mais le 1er mai ne concerne pas seulement les syndicats. Tous les 1er mai, le Front National défile pour honorer Jeanne d’Arc (vous savez, celle qui est traitée de protituée en Chine. C’est faux ! Elle était juste foldingue…) et son dirigeant, celui que l’on ne présente plus, Jean-Marie le Pen, se trouvant de plus en plus en difficulté. Non seulement il n’y avait que 2500 personnes au rassemblement du FN mais en plus il doit faire face à sa fille qui veut lui prendre sa place (c’est sans doute moins dure que prendre celle de Mathieu, ça c’est sûr) tout en devant gérer ses nouveaux propos révisionnistes sur les camps de concentration (le fameux « détail de l’Histoire ») parus dans le magazine Bretons. Dire qu’il y a six ans, le FN représentait 18% des votants. On peut s’en réjouir mais, si le FN disparaît, qui est-ce que l’on pourra taper sans risquer de se faire critiquer, de se faire contredire, nous donnant ainsi l’impression de s’engager dans un combat fort alors qu’il est d’une démagogie sans nom ? Bref, sauvons le Front National afin de continuer à lui en mettre plein la gueule : c’est une question de santé publique…
1977. Star Wars explose littéralement tous les scores au box-office et devient un phénomène cinématographique et populaire. Comme l’argent appelle l’argent, George Lucas met en route la suite, L’Empire Contre-Attaque, qu’il décide de ne pas réaliser et de confier à Irvin Kershner. Après le succès du premier, Lucas dispose d’un budget beaucoup plus en adéquation avec ses idées, lui permettant ainsi de donner une ampleur beaucoup plus grande à sa fresque spatiale. Et, que Dieu me tripote, 28 ans plus tard, on ne s’en toujours pas remis…
Après la destruction de l’Etoile Noire, les Rebelles se sont cachés sur la planète Hoth, une sorte de glaçon de la taille d’une planète. L’Empire est à leur recherche et après de multiples sondes envoyées, ils découvrent leur planque.Les troupes impériales débarquent alors sur Hoth. Luke Skywalker, Han Solo et la princesse Leïa doivent donc fuir. Le premier part vers Dagobah où il doit suivre l’entraînement d’un certain Yoda, les seconds hésitent encore entre prendre l’A6 et le périph’…
Ce n’est pas un gouffre qui sépare Un Nouvel Espoir de L’Empire Contre-Attaque mais une centaine (au moins). C’est avec cet épisode que Star Wars acquiert une vraie légitimité cinématographique : les personnages esquissées dans le premier film sont beaucoup plus complexes et le film se veut résolument plus sérieux. Rien que l’attaque de la base rebelle sur Hoth au début du film nous permet de comprendre qu’il y aura un avant et un après. Ce n’est un secret pour personne, c’est dans cet épisode que l’on découvre la filiation entre Luke et Dark Vador après un combat au sabre-laser magnifique, se déroulant un coup dans une obscurité enfumée, un autre dans des espaces gigantesques. Mêmes les effets spéciaux concernant les différents vaisseaux nous paraissent encore aujourd’hui impressionnants : c’est dire le travail monstrueux effectué par ILM. Les acteurs aussi semblent meilleurs. Si Harrison Ford était tout à fait convaincant dans Un Nouvel Espoir, il en était tout autrement de Mark Hamill qui était parfois à la limite du ridicule. C’est chose oubliée dans l’épisode V où il montre qu’il est un vrai interprète, sa performance étant d’autant plus remarquable qu’il joue une grande partie du film tout seul (son voyage sur Dagobah). L’Empire Contre-Attaque est le film le plus noir de la série avec La Revanche Des Siths et, comme par hasard, ceux-ci sont pour moi les deux meilleurs épisodes de la saga. C’est à croire que George s’est trompé de registre…
Voilà ce qu’on appelle un crash ! Alors que le moral des Français est au plus bas, le Président suit également la tendance en perdant près de dix points dans le dernier sondage publié. Il est maintenant crédité de 39% d’opinions favorables. Celui qui tire son épingle du jeu de cette catastrophe industrielle, c’est François Fillon qui dépasse maintenant les 50%. Un conseil pour François : fais deux ou trois boulettes par-ci par-là afin de ne pas mettre en colère Nicolas. Sinon gare à toi… Après les problèmes provoqués par Le Nouvel Observateur, c’est au tour de L’Express de faire parler de lui avec l’interview exclusive de la nouvelle première dame de France, Carla Bruni. Une fois de plus, le scandale ne sera pas loin surtout lorsque les lecteurs verront que le dévoilement du SMS par Le Nouvel Observateur est comparé à la dénonciation de Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale… Au moins, si elle ressemble à son mari sur un point, c’est bien le sens de la mesure. Mais l’incident n’aura sans doute pas vraiment de suite car Mme Bruni-Sarkozy a rédigé un mot d’excuse sur le site Internet de L’Express. Tout cela ne se terminera donc pas dans un bain de sang comme c’est le cas à quelques kilomètres de là dans une banlieue à problèmes nommée Neuilly. Vous avez aimé Jospin dans son numéro « en me retirant définitivment de la vie politique » ? Vous allez adoré le remake de David Martinon tout en émotions. Pour ceux qui ne sont pas au courant : rappelons les faits : après la sortie d’un sondage peu flatteur pour Martinon face à un candidat dissident de droite Jean-Christophe Fromantin, celui-ci se fait lâcher pas ses colistiers dont Arnaut Teullé et le fils du Président lui-même. Face à cette soudaine désaffection, Martinon abandonne et l’UMP décide de soutenir Fromantin. Arnaud Teullé n’est pas d’accord et commence alors sa propre campagne. On a eu Dallas et Côte Ouest. Place à Neuilly maintenant…
S’il y a bien un sport qui ressemble le plus à la politique, c’est bien la boxe. Depuis les balbutiements du cinéma, on en a vu passé des films sur la boxe entre Rocky et Rocky Balboa en passant pas l’inégalé et inégalable Rocky IV. C’est vrai qu’il y en a encore d’autres mais celui qui est considéré comme l’un des plus réussis est Raging Bull de Martin Scorsese. Biopic du boxeur Jake La Motta, Raging Bull est surtout connu pour la performance oscarisée et stupéfiante de Robert de Niro, capable de s’entraîner plusieurs mois avant de prendre plus de 30 kilos…
Jake La Motta est boxeur et habite dans le Bronx. Avec l’aide de son manager de frère, Jake arrive à se hisser au niveau de champion du monde des poids moyens. Mais Jake est une personne trouble et n’arrive pas à gérer aussi bien sa vie privée que sa vie sportive et surtout, Jake est jaloux, très jaloux. C’est cette jalousie qui l’entraînera pas la suite au fond du gouffre après avoir pourtant combattu les plus grands boxeurs du monde comme Marcel Cerdan (avant qu’il ne s’écrase mais pas comme Nicolas…) ou Sugar Ray Robinson.
Marquant la quatrième collaboration entre De Niro et Scorsese, Raging Bull fut un échec lors de sa sortie en salles mais au fil des années il a gagné ses galons de grand film à juste titre. La réussite du film tient évidemment en grande partie à De Niro qui réalise ici l’une des plus grandes performances d’acteur de l’Histoire du cinéma. Sa transformation physique est tellement incroyable qu’on a de la peine à reconnaître l’acteur à la fin du film lorsque celui-ci joue La Motta obèse. Esthétiquement, le film est tout aussi réussi avec une utilisation du noir et blanc judicieuse et dont le seul but ne réside pas dans la volonté du réalisateur de faire de l’esbrouffe visuelle. Le noir et blanc est particulièrement mis en valeur durant les combats de boxe car il est associé à des plans de caméra permettant de vivre le match à l’intérieur même du ring. Raging Bull voit aussi la naissance du célèbre duo Joe Pesci/Robert de Niro qui se retrouveront ensuite dans Les Affranchis et Casino, à la différence près que cette fois c’est De Niro qui tient le rôle du psychopathe de service… Même si vous n’aimez pas la boxe, il faut avoir vu Raging Bull pour pouvoir comprendre qu’être acteur ce n’est pas forcément toujours une partie de plaisir…
Ah la Toussaint… N’est-ce pas la plus merveilleuse fête jamais inventée ? Il fait à chaque fois un temps pourri, on passe la journée dans des cimetières avec la famille pour que ce soit plus rigolo et on a le droit d’avoir le lendemain ce qu’on appelle le Jour des Morts. Ce n’est donc pas un hasard si tout le monde à le moral en berne en cette période. A moins que ce ne soit à cause d’une autre raison ? Sans doute alors à cause de la flambée du prix des carburants qui va bientôt atteindre la barre symbolique des 100 dollars. De toute façon, on sait très bien pourquoi les prix augmentent : c’est un complot de Bertrand Delanoë pour la promotion de son Vé’lib. En parlant de politique (ou plutôt de socialistes pour être plus exact), Ségolène Royal a porté plainte contre l’éditeur du livre de Claude Allègre pour diffamation. Et là, la seule pensée qui nous vient à l’esprit est s’il n’auraient rien d’autre à foutre par hasard ?! Parce qu’à la vitesse où ils « rénovent » leur parti, ils auront seulement décidé en 2020 qu’ils ne sont finalement pas à droite (ce qui serait déjà un effort louable vous me direz). S’il y en a un qui est beaucoup plus rapide, c’est bien Milan Baros, le joueur de l’Olympique Lyonnais, qui s’est fait flashé à la vitesse astronomique de 271 km/h sur l’autoroute : record de la région battu ! Il peut sans doute alors conseillé Fernando Alonso sur son futur plan de carrière après avoir quitté McLaren-Mercedes… Mais tout n’est pas si noir dans le monde du sport, le tennis en est l’exemple le plus frappant. Bon d’accord il y a des matchs truqués, des mecs qui viennent juste empocher leur pognon et se casser, des joueurs qui ont de plus en plus le charisme de François Hollande (comme quoi on n’en sort jamais vraiment…). Mais Gasquet a gagné, alors…
Comme il n’y a toujours pas de films bien intéressants en ce moment à l’affiche (j’entends en ce qui me concerne), je continue à retourner dans le passé pour abreuver ce blog. Si vous êtes abonné à Télé 7 Jours ou si vous regardez Arte (activités pas si contradictoires), vous avez peut-être remarqué qu’en ce moment il y a un cycle Stanley Kubrick sur la chaîne franco-allemande. L’occasion de parfaire sa connaissance cinématographique. C’est ainsi que j’ai pu découvrir Shining, adapté du célèbre livre de Stephen King. Malheureusement, l’auteur renie le film dès sa sortie trouvant que le film trahit complètement son travail. On ne peut que lui donner raison sur ce coup-là…
Jack Torrance est un écrivain en panne d’inspiration et il doit par conséquent trouver un travail pour nourrir sa famille. C’est ainsi qu’il accepte de faire la gardien durant tout l’hiver de l’hôtel Overlook dans le Colorado, celui-ci étant fermé à cette période à cause des conditions météo. Il emménage donc avec sa femme Wendy et son fils Danny, ce dernier possédant un don appelé le Shining. Ils découvrent alors que l’hôtel n’est pas si accueillant que cela… Je tiens tout d’abord à prévenir que j’ai lu le livre de King avant de voir le film. Alors que le premier est en fait l’histoire d’un drame familial provenant de l’alcoolisme du père, le second s’attarde beaucoup plus sur l’aspect fantastique de l’Overlook. Il en résulte ainsi que la transformation de Jack Nicholson en psychopathe est étonnament brusque et qu’elle ne peut venir que du pouvoir de l’hôtel au lieu de son addiction à la bouteille.
Pour ce qui est du film en lui-même, je dois bien avouer que ce fut une déception. On m’avait parlé d’un film angoissant distillant une atmosphère dérangeante. Je n’ai trouvé que de l’ennui. Certes Jack Nicholson joue à la perfection la folie. Certes certains plans à la Steadycam sont techniquement parfaits. Mais cela ne m’empêche pas de trouver le film beaucoup trop lent et surtout pas assez angoissant avec en bonus une musique au synthé du plus bel effet… Alors bien sûr c’est du Kubrick et par conséquent niveau réalisation c’est très bon. Encore faut-il tenir deux heures sans avoir l’envie d’aller au dodo…