1985
Publié le 26/04/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
On l’attendait de pied ferme après plusieurs sondages catastrophiques et des couacs du gouvernement en pagaille. Nicolas Sarkozy est intervenu jeudi soir sur TF1 et France 2 afin d’expliquer sa politique. Si le Président a paru calme, cool, zen et serein (mis à part peut-être le passage sur l’Afghanistan où il a ressorti ses violons) et s’est démarqué de ses précédentes interventions, le fond, quant à lui, n’a pas bougé d’un iota. Il est donc inutile de vous résumer ses propos car vous les avez déjà entendu et, qu’au fond, on s’en fout un peu (exagération de l’auteur qui ne veut pas avouer sa profonde détresse devant le fait que lundi, c’est la reprise.).
Non, le vrai sujet de débat en ce moment, c’est le footba…la Ligue 1 je veux dire (je confonds parfois les deux lorsque Lyon joue, excusez-moi). Et oui, chers supporters, le championnat touche à sa fin et il est déjà temps de faire un bilan de cette saison et de regarder, tel le capitaine du Titanic avec sa longue-vue, vers quel iceberg nous nous dirigeons. Avant tout, félicitons Le Havre et la plus grande équipe de tous les temps de l’est de la Loire-Atlantique, le FC Nantes (ils ont tout de même failli perdre ce titre au profit de Carquefou). Si on parle de ceux qui montent, il faut évidemment parler de ceux qui descendent. Souhaitons donc bon courage au FC Metz et aux deux autres qui suivront. Si vous n’habitez pas sur la planète Mars (si tel était le cas, veuillez me contacter car cela pourrait me rendre riche), vous savez sans doute que le PSG fera peut-être partie de ces deux équipes. Peu importe que vous soyez supporters de l’OM ou, pire, membre des Boulogne Boys : il faut soutenir jusqu’au bout le PSG dans sa course au maintien. J’entends déjà les sifflets accompagnant cette initiative mais, franchement, au plus profond de votre cœur de buveur de bière, ne trouvez-vous pas honteux que le seul club de la capitale ne soit pas dans « l’élite » du football français la saison prochaine ? Et, comme si cela ne suffisait pas, on perdrait par la même occasion le seul stade digne de ce nom en France (je parle d’un point de vue purement technique donc vous pouvez ranger vos banderoles pour ce soir…)
Je tiens, moi et toute la rédaction de marredescritiquesalacon, à faire mon mea culpa. En effet, le 18 février 2007, j’ai loué l’originalité du script de Last Action Hero sur ce blog. Si j’ai choqué les quelques cinéphiles avertis, veuillez m’en excuser car cela n’était dû qu’à une profonde ignorance du cinéma de Woody Allen (je plaide coupable sur ce coup là). Pour ceux qui le découvrirait ici, l’idée de Last Action Hero est reprise d’un film du plus célèbre des réalisateurs new-yorkais intitulé La Rose Pourpre Du Caire. Il était donc de mon devoir de le visionner.
Années 30 dans le New Jersey. C’est la crise économique. Cecilia, une serveuse un peu rêveuse, est mariée à un mari violent profondément fainéant. Pour oublier l’échec de son mariage, elle passe ses soirées au cinéma. Alors qu’elle regarde pour la cinquième fois La Rose pourpre Du Caire, une chose incroyable se produit : un des personnages, Tom Baxter, se met à lui parler et décide de sortir de l’écran afin de mieux la connaître. La RKO, qui a produit le film, apprend la nouvelle et décide d’envoyer Gil Shepherd, l’acteur interprétant Baxter, afin de convaincre son personnage de retourner dans le film. Seulement lui aussi tombe sous le charme de Cecilia…
Allez, je l’avoue un bonne fois pour toute : c’est le premier film de Woody Allen que je regarde. Honte à moi mais cette erreur est maintenant réparée. Le scénario de La Rose Pourpre Du Caire est, selon moi, supérieur à celui de Last Action Hero car non seulement il permet à un personnage de cinéma de pénétrer dans le monde réel mais en plus l’histoire d’amour entre Cecilia et Tom/Gil est particulièrement bien mise en avant car le choix qui s’offre à elle peut se résumer entre le rêve et la réalité. La fin, lorsque Cecilia fait son choix entre les deux hommes, est particulièrement cruelle et tranche avec le reste du film qui se situe plutôt dans une veine un peu naïve avec un petit côté conte philosophique. Si Mia Farrow est vraiment craquante dans la peau de Cecilia, Jeff Daniels est la vraie attraction du film avec ses deux personnages complètement opposées : Tom Baxter est un aventurier au grand cœur qui s’émerveille de tout alors que Gil Shepherd est un acteur aux dents longues dont le sujet de conversation préféré est…lui-même. La Rose Pourpre Du Caire est une réussite même si son côté premier degré peu un peu énervé de temps en temps. Il est clair qu’il ne faut pas s’attendre ici au délire qu’est Last Action Hero car les deux films n’ont en commun, au final, que leur idée de base.
Note finale : 14,5/20
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Publié le 05/09/2007 à 12:00 par Chandler

Et c’est reparti pour une autre année de folie après cette rentrée qui, dans mon cas, a été plutôt torchée. Une demi-heure ! Une demi-heure pour apprendre qu’en Terminale, il vaut mieux faire SVT que SI (Sciences de l’Ingénieur pour les profanes), que les journées s’annonçent longues (les journées de 37 heures des Men In Black sont dépassées) et qu’à la fin il faut passer un diplôme mystérieux de la Brigade Anti-Criminalité. Bref, on va bien s’amuser et je souhaite une très bonne année à tous les élèves de TS5 du lycée Aristide Briand de Saint-Nazaire…et à tous les autres parce que je ne suis pas un chacal. Au niveau sportif, la rentrée a également eu ses premiers effets : Tony Parker a montré contre l’Italie que mettre un ballon dans un panier c’est pas si compliqué quand on a une Eva Longoria dans les tribunes qui vous encourage et qui attire l’attention des adversaires, les Français attendent vraiment avec impatience le début de la Coupe du Monde de rugby sondage à l’appui (44% des Français ont l’intention de suivre des matchs de la compétition, c’est dire…) et Romain Mesnil a doublé à lui seul le nombre de médailles françaises à Osaka. Niveau déception, on peut citer le cas de Naman Keïta qui, en plus de s’être fait choper par la patrouille pour usage de testostérone, devra changer de fournisseur car finir éliminé en demi-finales en se dopant c’est quand même ridicule (on préfère ne pas imaginer le résultat sans substances…)
S’il y a bien un personnage du 7ème art qui n’a pas besoin de se doper, c’est bien Terminator. Tout d’abord parce qu’il est interprété par le plus connu des natifs autrichiens avec le monsieur à moustache et le Red Bull, mais aussi avant tout parce que le Terminator est un cyborg. Personnage culte du cinéma créé en 1985, Terminator est le fruit de l’imagination de James Cameron qui était loin d’avoir le statut qu’il a aujourd’hui. A cette époque, le Canadien n’avait tourné qu’un seul film, Piranhas 2 (tout un programme), film de série B produit par le pape du genre qu’est Roger Corman. Mais Cameron s’est installé dans le gratin hollywoodien avec cette histoire qui, plus de vingt ans plus tard, tient toujours la route…
Nous sommes en plein XXIème siècle et une guerre nucléaire se deroule depuis trente ans, opposant les machines aux derniers survivants humains. Ces derniers sont menés par John Connor, un mec qui fait bien chier les machines (façon de parler bien sûr). Afin de se débarrasser de Connor, les machines envoient un T-800 dans le passé afin de tuer la mère de John, Sarah. Les humains ont vent de cette mission et ils décident d’envoyer un des leurs, Kyle Reese, afin de protéger Sarah… Nous voici donc de retour dans les années 80 où se déroule le terrible affrontement. Terminator est le film qui a propulsé Schwarzy au rang de star et ce à l’aide d’un rôle où ses dialogues doivent représenter au maximum une page. Bien sûr, c’est lui qui balance les meilleurs répliques (« Sarah Connor ? », « I’ll be back »…on se demande maintenant comment des phrases aussi bâteau ont pu devenir aussi connues) mais c’est avant tout par son physique et par la peur qu’inspire son personnage que Schwarzy trouve là son meilleur rôle. En face, si Michael Biehn tient plutot bien la comparaison, on(je) ne peut pas en dire autant de Linda Hamilton et de sa chevelure qui faisaient passer à l’époque Samantha Fox pour une chauve. Cela ne vient évidemment pas de son jeu mais de son personnage qui est quelque peu exaspérant (c’est encore pire dans Terminator 2 où j’ai eu deux trois fois envie de la baffer).
Mais cela n’empêche pas Terminator d’être un classique même s’il a beaucoup vieilli (surtout la fin en images par images, même problème que pour Robocop) et que Linda Hamilton souffre du syndrome Dakota Fanning (voir La Guerre des Mondes). Terminator s’apprécie encore plus quand on sait que la suite est tout simplement un chef-d’œuvre du film d’action…
Note finale : 14,5/20 (les années passent et ne jouent plus pour lui malheureusement)
Publié le 28/02/2007 à 12:00 par Chandler
Bienvenue à tous pour une énième critique d’un film ayant marqué l’Histoire du cinéma voire l’Histoire tout court. Ahh, les années 80 ! Les choucroutes sur la tête, les vêtements flashy, Véronique et Davina… et puis surtout les plus grandes trilogies comme Indiana Jones, Star Wars Et celle à laquelle je m’intéresse aujourd’hui : Retour Vers Le Futur et plus particulièrement le premier volet ( logique me direz-vous quoi que j’ai commencé par le IV pour Rocky…).
Sorti dans les salles en 1985, Retour Vers Le Futur a marqué les spectateurs par une histoire intelligente avec des effets spéciaux novateurs ( pour l’époque évidemment) mais aussi et surtout par ses deux acteurs principaux, Michael J. Fox et Christopher Lloyd dans les rôles respectifs de Marty McFly et Emmett Brown. Marty est un jeune de 17 ans vivant dans, il faut le dire, une famille de tocards et se réfugie souvent chez un savant un peu timbré, Doc Brown. Un jour, Doc lui demande de venir pour filmer sa nouvelle expérience, une DeLorean transformée en machine à voyager dans le temps fonctionnant au plutonium. Seulement les Lybiens ayant vendu le plutonium à Doc sont furax car il les a payés avec des pièces de flipper e les ayant fait passer pour des bombes ( j’invente rien, c’est dans le film mais c’est sûr que ça fait passer les Lybiens pour des cons !). Ils tuent Doc mais loupent Marty qui se sauve dans la DeLorean mais qui est malheureusement réglée sur l’année 1955…
Finalement ce qui rend génial le film n’est pas tant l’histoire en elle-même mais les nombreux clins d’œil à la culture des années 80 ( Marty s’inspirant de Dark Vador pour faire peur à son futur père en lui faisant en plus écouter du Van Halen ou bien jouant Johnny B. Goode devant le cousin de Chuck Berry, futur auteur de cette chanson…)
Bref, j’ai peut-être dû voir le film une bonne dizaine de fois et je ne m’en lasse toujours pas ce qui est un véritable exploit en soi. Il faut dire qu’il est réalisé par Robert Zemeckis ( Forrest Gump, Seul Au Monde, Qui Veut La Peau De Rogger Rabbit ?…) et produit par un certain Steven S. qui se reconnaîtra.
Si Predator est l’archétype du film d’action des années 80, Retour Vers le Futur est celui des films familiaux au sens noble du terme ( à l’inverse de Taxi pour ne pas le citer par hasard…).
Note finale : 18/20 ( mon DVD va finir par griller à force d’être utilisé je pense)
Publié le 13/01/2007 à 12:00 par Chandler
Bonjour à tous! Je suis très heureux de l'augmentation du nombre de visites depuis qe j'ai repris ce blog en main et c'est pour cela que je vais redoubler d'efforts pour étancher votre soif de lapidation, de pendaison de films...(copyright Saddam Hussein). Pour aujourd'hui, je m'attaque à THE film des années 80 (roulement de tambour)............. Rocky IV! (rires). Oui vous avez bien lu, une critique de Rocky IV. Pourquoi le IV me direz-vous?? Tout simplement parce que c'est le pire film que j'ai eu l'occasion de voir cette année (pourtant je suis allé voir Les Bronzés 3, c'est dire).
Bien que je ne veuille pas vous gâcher le plaisir de la découverte, voici le scénario : le gentil américain contre le méchant russe. Sans doute écrit sur une feuille de papier toilette, cette histoire nous est racontée grâce à une maîtrise technique tellement superbe que l'on croirait regarder un clip d'une heure trente d'Annie Cordy! L'occasion d'admirer : Rocky et son fils, Rocky s'entraîne en Sibérie, Rocky à Las Vegas, Rocky et son robot...(cherchez l'erreur et le pire c'est qu'il n'y en a pas!). Bref, Stallone ne devait pas être au top de sa forme.
Vous allez sans doute penser que j'ai une dent contre Stallone mais ce n'est pas le cas. D'ailleurs, j'apprécie beaucoup les autres Rocky et le V en particulier que je trouve sous-estimé mais un conseil ne perdez pas votre temps en regardant ce film où seul le combat final et le show de James Brown vaut son pesant de cacahuètes...
PS : petite pensée à James Brown qui devra trouver d'autres choses à taper que des femmes en Enfer...
Note finale : 7,5/20 (une équipe d'archéologistes m'a aidé pour trouver les points)