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marredescritiquesalacon
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Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants..
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Blog Cinéma
Date de création :
24.05.2006
Dernière mise à jour :
07.06.2008
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1986

Top Gun

Posté le 05.04.2008 par marredescritiquesalacon
Salutations à tous. Hier, c’est-à-dire vendredi, nos athlètes français ont réussi à dégager une position commune en ce qui concerne les légers problèmes des Jeux Olympiques de Pékin. Comme nous n’avons pas le droit de faire de la propagande politique, religieuse ou raciale dans un site olympique, ils se sont décidés pour un badge où est inscrit « Pour un monde meilleur » au dessus des anneaux olympiques. C’est vrai que c’est bien comme slogan : c’est tout mimi, ça choque pas grand-monde et puis si on nous embête, hop, on le met dans la poche. Avec toutes les précautions prises pour trouver un consensus encore plus mou qu’un chamallow, ce serait un comble que le CIO interdise ce badge. C’est vrai qu’il est beaucoup trop subversif, beaucoup plus en tout cas que Hu Jia qui aura l’opportunité durant trois ans et demi de vivre aux frais de l’Etat chinois (oh la chance !) et qui, entre les barreaux de sa fenêtre, s’il y a des barreaux (ou plutôt s’il y a une fenêtre),pourra peut-être entrapercevoir le stade olympique où nos beaux sportifs démontreront à quel point ils sont subversifs…
En France, cela ne va pas très fort non plus. Non seulement les lycéens commencent à se rebeller contre les suppressions de poste voulues par le méchant et tyrannique Dark Os (dans un souci d’honnêté, je tiens à dire que ce calemenbour niveau Carambar est tiré d’un slogan d’un des manifestants, le 568ème en haut à gauche de l’écran. Merci à lui.) mais en plus Nicolas Sarkozy a présenté ses 160 mesures pour économiser sept milliards d’euros. Certes, vu de notre petit porte-feuille, ça fait beaucoup mais quand on y pense, chaque mesure ne rapportera que 43,75 millions à l’Etat.Les économistes s’alarment donc devant ce pseudo-plan qui sent bon le déficit dépassant les 3% du PIB, limite à ne pas franchir pour les pays européens. N’oublions pas que la France prendra la présidence de l’Union européenne au mois de juillet prochain. On risque de bien rigoler chez nos amis d’outre-Rhin et compagnie !
Cette semaine avait également lieu le sommet de l’OTAN à Bucarest et pour l’occasion les Roumains avaient viré tous les pauvres afin de montrer leurs plus beaux atours. Une occasion pour se remémorer un des plus grands films Bruckheimer de tous les temps après Pirates des Caraïbes, Rock, Benjamin Gates etc etc… Top Gun, car c’est de lui qu’il s’agit, a marqué les esprits lors de sa sortie en 1986 et a permis à de nombreux petits enfants de découvrir les joies du pilotage d’un avion de chasse tout en permettant à Tom Cruise d’accéder au rang de mégastar. Mais à quel prix…
Pete « Maverick » Mitchell est ce qu’on appelle communément une tête brûlée. Jeune pilote à l’école navale appelée Top Gun, il cherche à devenir le meilleur. Mais le souvenir de son père lui-même pilote mort en mission le hante. Au cours de son entraînement, une rivalité naît entre lui et un pilote surnommé Iceman. Ce serait pas trop grave si en même temps il ne se tapait pas son instructrice. Maverick doit donc jongler avec tout ça pour rentrer dans l’US Navy. Et c’est pas facile.
Comme (presque) tous les films sortis de l’écurie Bruckheimer, Top Gun est un film spectaculaire, efficace et très con. Le problème est qu’il est un peu plus con que tous les autres. Si le réalisateur Tony Scott, frère de Ridley Scott, a su avec talent nous faire vivre ce que ressentait les pilotes dans leur avion, le traitement de l’histoire entre Maverick et l’instructrice Charlie et sa rivalité avec Iceman est, il faut le reconnaître, complètement loupé. Et dans les grandes largeurs. Passons outre la crédibilité du scénar’dont tout le monde se contrefout et passons aux dialogues devenus l’objet de culte. Retenons pour la postérité une réplique prise au hasard (…) : « Maverick, bête de sexe, fais-moi l'amour ou je ne réponds plus de mon corps ! ». Et puis la fin est tout simplement jubilatoire. Maverick essaye de se remettre de la mort de son coéquipier et meilleur pote Goose et, dès qu’il canarde du MIG russe et revient sur le pont, il devient tout d’un coup joyeux et sa rivalité avec Iceman s’est envolée. Voilà donc un bon conseil pour tous ceux qui broient du noir : essayez de choper un russe. D’accord, on était encore en pleine Guerre froide mais c’est pas une raison. Au fond, celui qui parle de mieux de Top Gun, c’est Quentin Tarantino dans un célèbre monologue dont il a le secret : « Tu sais quel est le meilleur script jamais écrit a Hollywood? C'est Top Gun. Non sérieusement... Tu sais pourquoi? Tu crois peut-être que c'est un film sur des pilotes de chasse. Et ben non, mec, en fait c'est l'histoire d'un type qui se débat contre sa propre homosexualité. ». Je ne vais pas retranscrire son propos en entier mais faîtes une petite recherche sur Internet et vous verrez que Top Gun, c’est vachement plus corrosif qu’un sportif français.

Note finale : selon moi : 07/20
selon Quentin Tarantino : 20/20

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Aliens Le Retour

Posté le 05.12.2007 par Chandler
Nicolas Sarkozy est donc en Algérie. Il en a d’ailleurs profité pour dénoncer le colonialisme tout en évitant de présenter les excuses de la France aux Algériens. Car Nicolas avait autre chose en tête : après avoir fait sortir le chéquier aux Chinois, ils voulait voir ce que contenait celui des Algériens. Au final, ce dernier est moins rempli que le premier mais cela reste suffisant pour acheter des centrales nucléaires. Ouf ! Il n’a pas fait le voyage pour rien comme dirait Thierry Roland… Dimanche soir, on apprenait à la télévision la victoire aux législatives russes de Russie Unie, le parti de Vladimir Poutine. En même temps, victoire est un grand mot quand on sait dans quelles conditions ont eu lieu ces élections. C’est un peu comme si Lyon remportait une nouvelle fois le championnat de France : le prestige est proche du néant. Russie Unie a donc obtenu plus de 60 % des voix, ce score atteignant parfois les 99% dans des régions comme la Tchétchénie où la Russie est pourtant loin de faire l’unanimité. Dans certains bureaux de vote on pouvait même se faire couper les cheveux gratuitement dans les bureaux de vote après avoir effectuer son devoir civique. Il est bien évident que dans ces conditions tout le monde a crié au scandale, des Etats-Unis à l’Allemagne. Tout le monde ? Pas exactement car l’un des seuls pays ayant félicité Poutine est…la France. Pour le pays des Droits de l’Homme, ça la fout mal. Hugo Chavez n’a par contre pas eu la même veine électorale car son référendum portant sur la modification de la constitution a échoué de peu (50,7 % contre). Hugo le Rigolo (le surnom n’est pas définitif mais comme vous le savez je suis pour le débat participatif, vous pouvez donc aussi envoyez vos propositions de surnom pour Hugo Chavez). Ce scrutin prouve que le lavage de cerveau n’est pas une fatalité. En voilà une belle raison d’espérer.
Une fois n’est pas coutume, je vais m’atteler à la critique d’une suite. D’habitude je rechigne à cette tache car les suites ressemblent souvent beaucoup (voire beaucoup beaucoup) à l’original. Mais parfois il y a des exceptions et la saga Alien fait partie de celles-ci. Chaque volet a en effet été dirigé par un réalisateur différent (et quels réalisateurs !) : Ridley Scott, James Cameron, David Fincher et Jean-Pierre Jeunet. Nous nous intéressons donc au second volet réalisé par Cameron en 1986 soit sept ans après le premier épisode de Scott.
Après avoir dérivée dans l’espace pendant plus de cinquante ans, Ripley est récupérée par une station spatiale appartenant à son ancien employeur, la société Weyland. Ripley leur explique alors pourquoi sa mission a dégénéré. Weyland lui annonce alors que la planète d’où provenait la bête a été colonisée mais que le contact entre Weyland et cette colonie a été rompu. On demande alors à Ripley d’accompagner des Marines sur cette planète pour savoir ce qui se passe. Après une longue réflexion (on peut comprendre), Ripley accepte. Mais cette fois, l’ennemi est multiple…
Alors qu’Alien s’apparentait à un film d’horreur ou à un survival avec son ambiance oppressante et intimiste, Aliens joue plutôt dans la cour du film d’action musclé. Il n’y a plus un alien mais une centaine et en plus ils sont commandés par une reine encore plus dégueulasse (oui faire plus flippant qu’un alien c’est possible). Au final, le spectateur ne perd que très peu au change tout simplement car Cameron est un des maîtres du genre (il le prouvera encore plus cinq ans plus tard avec on chef-d’œuvre, Terminator 2). S’il est vrai que pas mal d’effets spéciaux ont pris un peu de plomb dans l’aile, on ne peut que s’incliner devant l’efficacité indéniable de l’entreprise avec une idée à la seconde (l’utilisation de harnais de steadicams pour simuler les mitrailleuses portables des Marines de l’Espace, le combat final de Ripley avec la Reine, les Aliens passant par les conduits d’aération…). Pour être honnête, le plus gros défaut du film est qu’à force d’accumuler les aliens en charpie, la peur et le dégoût que procure la créature s’amoindrie. Mais en échange on a le droit à un des plus beaux spécimens du film d’action. Rendez vous je ne sais pas quand pour la critique d’Alien 3 qui innove lui aussi dans l’approche de la saga.

Note finale : 16,5/20


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