
Enfin ! Le suspense digne des plus grands films d’Hitchcock qui tenait toute la planète en haleine a pris fin après 405 jours : Marco Materazzi a dévoilé ce qu’il avait dit à Zinédine Zidane (plus connu sous le pseudonyme de Zizou ou Dieu) lors de la finale de la Coupe du Monde de football à Berlin, propos qui lui avait valu un bon coup de boule dans le thorax et surtout une certaine notoriété. Jusqu’à ce jour, chacun avait sa petite idée sur ce qui était sorti de la bouche de Materazzi. Les uns pensaient qu’il avait révélé la fin d’Harry Potter, les autres qu’il avait sorti avec plein d’aplomb que Domenech était un super entraîneur. Voici donc la version authentique des faits : Materazzi est chargé de « s’occuper » de Zidane en défense et par conséquent a une légère tendance à tirer son maillot. Zidane plaisante alors en lui disant que s’il tient vraiment à son maillot il le lui donnera à la fin du match. Alors que Zizou s’en va en étant plutôt content de sa vanne (digne des plus grands spectacles d’Anne Roumanoff), Materazzi lui réplique : « Je préfère ta pute de sœur ! ». Voici donc le mystère qui prend fin au plus grand désespoir de milliers de personnes qui auraient préféré que cela reste un mythe…
Tout ce déchaînement de violence physique et verbal (que je ne cautionne mais alors absolument pas) m’a donné envie de replonger dans un monde de rêves, un monde futuriste où tout le monde s’apprécie… Bref un monde où tout le monde s’emmerde. Une fois ce plongeon terminé, Robocop m’est venu à l’esprit. Film de Paul Verhoeven plus connu sous le nom du Hollandais Violent, Robocop se situe dans un futur proche dans la ville de Detroit. Datant de 1988 soit dix ans avant Starship Troopers, Robocop présente plusieurs similarités avec ce dernier : même visée satirique (quoi que certains n’ont toujours pas compris cela pour Starship Troopers), même violence assez crue et surtout utilisation de procédés similaires avec les spots télévisés… Dans la ville de Detroit, le crime est de plus en plus présent. La société OCP, qui approvisionne en matériel l’armée et la police, doit s’occuper de la sécurité du chantier de Delta City. Pour cela, elle décide d’utiliser un robot : ED-209. Malheureusement celui-ci se révèle défaillant. Un des membres du conseil d’administration propose alors une solution de secours…
Cette solution consiste à attendre qu’un flic se retrouve entre la vie et la mort afin de le transformer en cyborg et ainsi en super-flic. Ce policier qui subit ce traitement s’appelle Murphy… Robocop est le deuxième film américain qu’a réalisé Paul Verhoeven. Avant cela, il avait pu montrer son talent à travers de nombreux films réalisés dans son pays natal. Le début du film est assez déroutant puisque l’on a à peine le temps de s’attacher au héros Murphy qu’il se fait dézinguer dans une scène d’une extrême violence. Par la suite, certains plans sont très originaux comme ceux recréant la vision de Murphy même si ce procédé avait déjà été utilisé dans Terminator. Comme tous les films de science-fiction, Robocop a un petit peu vieilli au niveau de sa vision du futur même si certains points sont plutôt bien vus (le règne des compagnies privées sur le public). Par contre s’il y a bien un point où Robocop s’est pris un déambulateur dans la face c’est dans l’aspect visuel du ED-209. Autant le robot en lui-même est plutôt réussi, autant son animation image par image est grossière même pour 1988 (il est vrai que ça coute cher les animatroniques…). Une petite touche d’humour vient quand même atténuer le côté violent de l’ensemble via le JT donnant des informations plutôt incongrues (la mort des deux ex-présidents, la pub pour les soins…). L’autre aspect comique vient de l’attitude de Murphy après sa transformation qui applique la loi sans aucun recul donnant des aspects disproportionnés à son intervention par rapport au méfait (on pense bien sûr à l’homme qui se fait tirer dans les c…). Robocop est donc un film culte à juste titre parce que son propos n’a pas pris une ride au contraire de certains aspects techniques.
Note finale : 15/20
Tout le monde est sur le qui-vive. Certains se rongent les ongles, d’autres préfèrent hiberner afin de ne pas se laisser influencer par des tentatives grossières de récupréation. Bref, à une semaine de l’échéance électorale, on attend qu’une chose : qu’on soit dans une semaine ! L’atmosphère se détériorant de plus en plus (au sens propre et au sens figuré), je pense qu’il ne faut pas s’embêter avec des films compliqués et c’est pour cela qu’il y en a un qui était tout indiqué pour ce rôle. C’est Piège de Cristal !
Je suis sûr que certains à la lecture de ce titre crient : « Yippi-ka-hee ! » ou préfèrent se cacher de leur famille afin de verser une petite larme, signe de nostalgie d’un temps où l’on faisait tout péter en vrai et pas par le biais du numérique. Un temps où le héros finit habillé comme un clochard avec 10 litres de sang sur lui ( le corps humain n’en comptant que 5, on devine aisément d’où proviennent les 5 autres…). Bien sûr je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître car Piège de Cristal, ou Die Hard pour les amoureux de la version originale fêtera ses deux décennies l’année prochaine. Mais franchement, quel autre film depuis a su élever le film d’action à ce niveau à part bien sûr ses deux suites ? Je pense qu’il n’y en a aucun. Mais il faut dire que sur le papier, ça le faisait déjà. John McTiernan (Predator, Last Action Hero) à la réalisation, Joel Silver (L’Arme Fatale, Matrix) à la production et puis bien évidemment Monsieur Bruce Willis dans le rôle de l’inénarrable John McClane qui avait encore des cheveux à l’époque. N’en jetez plus, tout cela à l’air follement appétissant. Mais il convient aussi de ne pas oublier Alan Rickman alias Hans Gruber, le méchant de service, à croire que cet acteur n’aime jouer que des connards ( le Sheriff de Nottingham c’est lui, le professeur Rogue c’est lui aussi…). Alors c’est sûr, le scénario ne casse pas trois pattes à un canard mais disons que l’essentiel ne se trouve pas là…
John McClane, un flic de New York, vient voir sa femme à Los Angeles pour les fêtes de fin d’année. Il la rencontre sur son lieu de travail au Nakatomi Plaza. Seulement, pendant ce temps-là, des mecs prennent en otage les employés afin d’obtenir beaucoup de pognon. Trois lignes. C’est pas si mal que ça… Comme je le disais précédemment, tout cela n’est qu’un prétexte afin d’admirer les prouesses physiques de Bruce Willis et de son célèbre marcel au départ blanc et qui finit… moins blanc. Il faut dire qu’après avoir tuer une trentaine de personnes et fait sauter la moitié du building, il serait impensable de ressortir comme un sou neuf. C’est là tout le génie de Piège de Cristal. Après chaque exploit, on se demande quel pépin de plus a McClane. Une jambe cassée ? L’autre est toujours en état de marche. Assommer par un mec de 2 mètres ? J’ai qu’à le pendre après m’être réveillé. C’est cet aspect hautement jouissif qui a permis à Piège de Cristal de se hisser au sommet du film d’action et ce depuis maintenant près de 20 ans…
Note finale : 17/20