
Ce devait être un grand moment de fête et de joie mais à la place ce ne fut au final qu’un immense pétard mouillé. Lundi aura donc été une étape bien difficile sur le parcours de la flamme olympique après les incidents qui avaient émaillé la veille son parcours outre-Manche. Les rues parisiennes n’auront jamais paru aussi longues pour les sportifs qui se sont faits insultés ou qui ont reçu des objets en tout genre sur leur tronche. Les différentes vidéos qui nous sont parvenues montrent ainsi à quel point la flamme a été chahutée, le pompon étant à remettre aux officiels chinois qui ont éteint le symbole de l’olympisme. Face à un tel bordel, on pouvait légitimement s’attendre à ce que le CIO de Jacques Rogge stoppe cette mascarade. Et…surprise ! Le comité olympique persiste et signe et la flamme a pris cette nuit la direction de San Francisco. Ah, San Francisco… En voilà une idée qu’elle est bonne pour chercher les emmerdes ! San Francisco est en effet pour ceux qui ne le savent pas un des berceaux du mouvement hippie et une des villes les plus progressistes des Etats-Unis ce qui n’est pas un exploit incommensurable il est vrai. On se demande donc quelle idée le CIO avait derrière la tête en décidant que la seule ville américaine traversée serait San Francisco…
En parlant de hippies, les lycéens continuent leur mouvement contre les suppressions de poste et le mouvement, en plus de ne pas s’essouffler, devient de plus en plus important car les conditions sont propices aux manifestations : le printemps commence peu à peu à arriver, nous sommes en pleine commémoration de mai 68... Le problème est que les vacances scolaires ont commencé et, comme chacun le sait, le nombre de manifestants diminue durant cette période. Coïncidence ? Il n’y a pas de mauvais esprit dans ce que je dis et je ne sous-entends absolument pas que les lycéens manifestant dans la rue n’ont pour seul but que de louper les cours… C’est juste qu’après avoir vu de près il y a deux ans dans quelles conditions a eu lieu le « rassemblement anti-CPE », j’ai perdu quelque peu mes illusions.
Parce qu’Hollywood ne fait pas toujours preuve d’une très grande inspiration lorsqu’il s’agit de raconter des histoires originales, les producteurs ont bien souvent la riche idée d’aller faire leur tour annuel à la bibliothèque municipale et de rechercher un livre adaptable. Il y a même des auteurs qui ont été tellement adapté à l’écran qu’on pourrait croire qu’ils sont scénaristes à plein temps. Stephen King fait partie de cette catégorie et on ne compte plus le nombre de films tirés de son œuvre : Carrie, Shining, La Ligne Verte, Les Evadés… En 1991, Rob Reiner s’attaquait a un des meilleurs romans du maître du fantastique, Misery.
Paul Sheldon est enfin un homme heureux. Heureux et libre. En effet, après avoir écrit la saga Misery, Sheldon a tué son personnage dans le dernier tome. Il peut donc enfin tourner la page et entamer une histoire plus personnelle. Après avoir passé quelques jours dans un coin isolé où il a l’habitude d’écrire, Paul a un accident sur le chemin du retour a cause du blizzard. Heureusement, une ancienne infirmière du nom d’Annie Wilkes l’aperçoit et l’emmène chez elle pour le soigner. Annie Wilkes est en plus une fan des aventures de Misery. Et elle est loin d’avoir accepter la mort de cette dernière…
Stephen King écrit beaucoup d’histoires fantastiques mais aiment aussi celles où ses personnages sont enfermés aussi bien psychologiquement (Carrie) que physiquement (Les Evadés, Misery) tout en essayant d’étudier le rôle de l’écrivain et ses différentes peurs . Misery est donc un mélange de ces deux aspirations donnant au final un huis-clos étouffant où la folie d’Annie Wilkes n’a pas de limites. Tout le mérite en revient à Kathy Bates tout simplement magistrale et qui reçue un Oscar mérité pour sa composition hallucinée d’une infirmière solitaire et psychopathe. Sheldon est interprété par James Caan, un des monsieurs du cinéma américain des années 70 (Le Parrain, Rollerball), qui est un peu plus en retrait car son personnage est paralysé par son handicap et par la peur engendrée par son hôte. Certaines scènes sont très éprouvantes pour les nerfs (qui a vu le film ne peut certainement pas avoir oublié la scène de la masse et du lit). Rob Reiner, réalisateur du cultissime Quand Harry Rencontre Sally, mène donc très bien son adaptation même si on pourrait lui reprocher de ne pas réussir entièrement à retranscrire le propos en sous-texte de Stephen King présent dans le livre. Car Annie Wilkes n’est pas simplement une infirmière dérangée mentalement. Elle incarne aussi la pression que représente les éditeurs et les fans envers un auteur, un réalisateur où quelque artiste que ce soit…
Note finale : 15/20

Hier, le joueur du FC Séville Antonio Puerta est mort des suites de plusieurs arrêts cardiaques dont le premier avait eu lieu en plein match samedi dernier contre Getafe. Puerta avait 22 ans et allait être père pour la première fois dans un mois. Cette affaire Puerto…euh Puerta (désolé pour ces réminiscences du cyclisme) va sans doute entraîné un nouveau débat comme il y en avait eu après la mort de Marc-Vivien Foé en 2003 et d’un joueur du Benfica l’anné d’après. En Grèce, les innombrables feux de forêt ont fait plus de soixante morts et ont approché le site archéologique d’Olympie, berceau des Jeux Olympiques et en parlant de JO, il est inquiétant de voir que nos petits athlètes hexagonaux ne sont même pas capables de ramener une petite médaille d’Osaka. Il faut avouer que la « chance » n’est pas avec nous : Medhi Baala qui pousse ses adversaires comme si on assistait à l’ouverture des soldes (on peut apercevoir sur les images qu’il vise les Asics à – 40%), Christine Arron qui fait un mauvais départ dans sa finale du 100 m (parce qu’à la différence de Baala, elle les a déjà les Asics) et enfin Eunice Barber qui s’est rendu compte que sauter le plus loin possible dans un bac à sable, c’est un peu con finalement…
Comme il n’y a pas qu’à Osaka qu’il se passe des choses bizarres, je me suis rendu compte que ma critique des Affranchis avait disparu comme par magie de mon blog. Je me suis donc mis en quête du texte sur mon disque dur mais là aussi, il n’y avait plus le fichier ( c’est ce qu’on appelle au royaume des geeks un X-File…). Je me vois donc dans l’obligation si ce n’est le devoir de remettre en ligne mon avis sur ce film de Martin Scorsese sorti en 1990. Sixième collaboration de ce dernier avec Robert de Niro, Les Affranchis est un film retraçant l’histoire de la mafia des années 50 aux années 80 à travers l’ascension et la chute de Henry Hill qui, comme il le dit si bien, a toujours rêvé d’être gangster. Il est épaulé par son mentor Jimmy Conway ( Robert de Niro) qui est comme lui d’origine irlandaise et par Tommy de Vito (Joe Pesci), un dangereux psychopathe qui utilise autant le mot « fuck » en 2h20 qu’un homme dans toute sa vie. Henry rencontre une jeune femme juive, Karen ( Lorraine Bracco, la psy des Soprano), dont il tombe amoureux avant que le couple ne tombe dans une crise sans solution…
A la différence du Parrain, Les Affranchis se veut comme une peinture plus réaliste de la pègre new-yorkaise en évitant tout ce qui appartient au folklore (le baise-main au Don par exemple…), chose que Scorsese avait déjà tenté dans son premier long-métrage, Mean Streets. On se retrouve donc à se prendre de sympathie pour ses gangsters qui passent leur vacances ensemble, qui ont des problémes de couple… Mais qui au final payeront leur mode de vie. On retrouve une fois de plus la virtuosité habituelle de Scorsese derrière la caméra avec ses « grigris » préférés tels que les plans fixes utilisés en pleine action et la voix off nous guidant tout au long du film, procédé qui sera repris dans Casino quelques années plus tard ( avec grand bonheur). Si les Affranchis est un film majeur du réalisateur new-yorkais, c’est avant tout grâce au trio magique Liotta-De Niro-Pesci qui ferait passer les 4 fantastiques du Barça pour des bras cassés ( plutôt des jambes cassées dirons-nous…). La mention spéciale du jury revient évidemment à Joe Pesci, impeccable dans la peau d’un malade de la gâchette ( on se souvient du meurtre de Spyder dans le bar, Spyder qui est joué par Michael Imperioli alias Christopher Moltisanti dans…Les Soprano !). Et puis comment ne pas rendre hommage au goût musical de Scorsese qui nous gratifie de l’une des plus belles BO au monde (avec celle de Casino) : Sunshine Of Your Love de Cream, My Way de Sid Vicious, Gimme Shelter de (comme si j’avais besoin de dire qui c’est…). Ah la la quelle belle époque ! En résumé, Les Affranchis est un très bon cru scorsesien même si j’ai toujours cette petite préférence pour Casino (le film parfait ?)
Note finale : 18/20