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Nom du blog :
marredescritiquesalacon
Description du blog :
Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants..
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
24.05.2006
Dernière mise à jour :
30.08.2008

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1991

Terminator 2 - Le Jugement Dernier

Publié le 24/05/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
Terminator 2 - Le Jugement Dernier
Après mes (très) longues élucubrations sur Indiana Jones, il est temps de revenir dans le monde réel. Et le monde réel nous dit que ce week-end, il va y avoir du sport ! Ce soir, c’est la finale de la Coupe de France entre le PSG et Lyon, deux clubs ayant connu une saison pour le moins différente. D’un côté, le PSG a sauvé ses fesses à l’arrache lors de la dernière journée tandis que de l’autre l’OL glanait son 6…7…8ème titre (on sait plus vraiment en réalité). Mais, coup de théâtre hier, Grégory Coupet, le joueur étant depuis le plus de temps au club, a annoncé son départ pour un club anglais indéterminé qui serait Tottenham. On peut être sûr que c’est le challenge sportif que représente ce départ et non pas l’idée d’amasser un incommensurable et gigantesque paquet de pognon qui motive Greg. Ecrit comme ça, cela paraît beaucoup moins évident…
Demain, c’est également le début du tournoi de Roland Garros où nos Français vont essayer de ne pas se faire massacrer. Car, il ne faut pas rêver, le joueur qui succèdera à Yannick Noah au palmarès n’est pas encore né. Si tel était le cas, prière de le ramener à une fédération compétente. Quoi que, quand on voit comment a tourné le Yannick après Roland Garros, c’est peut-être pas plus mal (il s’est mis à faire des chenilles avec des copains tennismen et a pensé que ce serait une bonne idée de chanter en même temps. Ce qui, au final, ne l’était pas forcément…).
Et le dernier événement sportif de ce week-end est une sorte de 2 en 1. Si, par hasard, vous êtes une star (petite dédicace à Sean Penn qui vient souvent sur ce blog) et que vous hésitez entre vous emmerdez dans un fauteuil rouge en écoutant le palmarès du festival de Cannes s’égrener en essayant parfois de saisir un nom que vous connaîtriez par le plus grand des hasards et allez au Grand Prix de Monaco, que faîtes-vous ? Il est tout à fait possible de faire les deux mais l’expérience nous prouve que c’est rarement le cas. On ne sait pas vraiment pourquoi.
Il y a de cela 24 ans, un jeune réalisateur canadien du nom de James Cameron (et oui, nos amis du nord nous balance parfois un truc ne ressemblant pas à Céline Dion ou à Robert Charlebois) étonnait tout le monde avec un film au budget modeste du nom de Terminator, le film qui confirma la popularité d’Arnold Schwarzenegger. Attendant de pouvoir disposer de moyens beaucoup plus conséquents pour pouvoir réaliser le film de ses rêves, Cameron attendit sept ans pour donner une suite au film. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça valait le coup d’attendre (je ne vise aucune sortie actuelle avec cette phrase)…
Après l’apocalypse nucléaire du 29 août 1997, les robots de Skynet ont pris le pouvoir. Les rebelles humains sont menés par leur chef John Connor. En 1984, les machines ont tenté de tuer la mère de John en envoyant un T-800 grâce à une machine à voyager dans le temps. Comme les robots ne connaissent pas le découragement, ils envoient en 1995 un robot encore plus sophistiqué, le T-1000, pour cette fois tué John alors qu’il est tout juste adolescent. Pour empêcher cela, les humains envoient à leur tour un T-800 modifié pour protéger John.
Terminator 2, c’est un peu le film de tous les superlatifs. James Cameron a en effet pu faire tout ce qu’il voulait avec le budget astronomique de 100 millions de dollars, ce qui en faisait à l’époque le film le plus cher de tous les temps. Chose rare pour être mise en avant, presque tout le monde s’accorde à dire que la suite surpasse allègrement l’original et ce n’est pas moi qui vait dire le contraire. Si Terminator était un bon film de science-fiction, il souffrait cependant de quelques maladresses comme un design et une ambiance trop marquée années 80 et des séquences à effets spéciaux devenues exsangues (surtout vers la fin avec le Terminator animé image par image). Que nenni ici et, si le film a été une révolution dans le monde des effets spéciaux, James Cameron a su les utiliser avec parcimonie en ne basant pas son film entièrement dessus, rendant les scènes les utilisant encore plus marquantes. Les scènes d’action n’ont également plus rien à voir et les courses-poursuites du premier film paraissent ridicules comparées à celle opposant le T-800 en moto et le T-1000 en camion. Il serait tout de même injuste et faux de résumer Terminator 2 aux celles évolutions technologiques apportées au monde du cinéma car le film est non seulement un chef-d’œuvre du film d’action mais aussi un chef-d’œuvre tout court, mariant savamment tous les éléments scénaristiques intéressants du premier film avec une touche d’humour en plus apportée par la modification totale du personnage d’Arnold Schwarzenegger, passant du méchant qui fait peur au robot bienveillant et un peu tarte. Si je devais trouver un point faible au film (et ce vraiment en cherchant la petite bête), ce serait la faiblesse du personnage de Sarah Connor, souvent exaspérante…

Note finale : 17,5/20 (le meilleur de la trilogie, le meilleur de Schwarzy, le meilleur de Cameron)

Vidéo Youtube




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JFK

Publié le 14/11/2007 à 12:00 par Chandler
JFK
Et ttttttttttoooooooooooopppppp !!! C’est parti pour le mois le plus chaud depuis le CPE avec en lever de rideau les cheminots de la SNCF qui ont été rejoints ce matin par la RATP. Pour faire face à ces mouvements, les Français en général et les Parisiens en particulier doivent donc se débrouiller pour aller bosser. Les solutions sont multiples : utiliser le Vélib’, faire du roller, de la trotinette, le covoiturage, le logement sur place ou bien encore la solution la plus en adéquation avec l’esprit ambiant : rester chez soi et dormir. De leur côté, les étudiants continuent leur petit bonhomme de chemin et on annonce le blocage total ou partiel de 33 universités sur 85. Le mouvement n’est pas prêt de s’arrêter quand on sait que même les facs votant contre le blocage sont bloquées (ce n’est donc pas parce qu’on fait des études supérieures qu’on possède plus de logique) et ce « grâce » à la minorité extrémiste voulant pousser le bouchon encore plus loin chaque jour. A ce titre, si vous traînez sur les sites de références tels que DailyMotion ou YouTube, vous aurez peut-être l’occasion de trouver une vidéo tournée à l’université de Rennes II (qui, on le sait, est loin de tanguer à tribord). Un étudiant pro-blocage interpelle un professeur ou un employé de l’université en contestant le vote donnant à 62 % la reprise des cours, prétextant que lui et ses copains n’ont pas pu observer le dépouillement (il doit se coire mandaté par l’ONU en Afghanistan sans doute). Et là, tel le retour de flammes cramant tout sur son passage, son interlocuteur lui dit ceci : « C’est une dictature ! Vous…vous êtes des Khmers Rouges ! ». Et bam ! C’est ce qu’on appelle en base-ball un home-run (ou en pétanque un carreau). Et ça, ça fait du bien. (que l’on me comprenne bien sur ma position depuis une semaine si elle paraît à certains peu claire : je ne suis pas vraiment pour cette loi mais je suis foncièrement contre le blocage).
Il n’y a pas qu’en France que le Président a des problèmes : aux Etats-Unis, ils en ont aussi (et des bien plus graves). Par exemple, ils peuvent se faire assassiner (Abraham Lincoln) ou seulement se faire tirer dessus (Ronald Reagan). C’est ainsi que le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy est tué par balle à Dallas, alors qu’il faisait le tour du propriétaire en décapotable, par Lee Harwey Oswald. Ou, du moins, c’est ce qu’affirme la Commission Warren car Oswald est lui aussi tué 48 heures plus tard. De ce mystère naît une théorie du complot qui a ouvert la porte sur tant d’autres comme celle sur le 11 septembre. C’est avec ce matériau cinématographiquement riche qu’Oliver Stone s’attelle à JFK en 1991 en privilégiant la théorie la plus alléchante. Et la plus sujet à polémique (sacré Oliver)…
Jim Garrisson est le procureur de la Nouvelle-Orléans. En 1967, il entame la lecture du rapport Warren et y décèle de nombreuses incohérences, trop nombreuses pour être fortuites. Il décide alors avec les autres membres de son bureau de reprendre l’enquête du début. C’est ainsi qu’il en arrive à la conclusion qu’Oswald n’était qu’un écran de fumée visant à cacher les méfaits de la CIA, du FBI, de la mafia, de Lyndon Johnson, de l’armée…Oliver Stone trouve en Kevin Costner le parfait interpète de Jim Garrison. On peut voir l’évolution de son visage tout au long du film, au fur et à mesure qu’il découvre la funeste (et supposée, il faut le appeler) vérité. Tout comme Tommy Lee Jones qui interprète un Clay Shaw riche et homosexuel surprenant (moumoute de cheveux gris, phrasé très snob).
Par contre, Joe Pesci en profite encore une fois pour faire son psychopathe de service (même s’il le fait très bien) et Gary Oldman ne peut pas étaler au grand jour son talent dans le rôle de Oswald (ses répliques tiennent sur moins d’un page à mon avis). Oliver Stone épure complètement sa réalisation et celle-ci est beaucoup plus sage qu’à l’accotumée (le sujet ne se prête pas vraiment aux expérimentations) même si le noir et blanc est présent de temps en temps dans les séquences de flash-back. La durée du film peut rébuter (un peu plus de 3 heures) mais l’ennui ne se fait pas sentir tellement cette page des Etats-Unis est dense et intéressante.

Note finale : 15/20