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marredescritiquesalacon
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Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants..
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Blog Cinéma
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24.05.2006
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1994

Stargate

Publié le 09/03/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
Stargate
Aujourd’hui, je n’ai pas envie de vous emmerder avec les sujets maintes et maintes fois traités dans les médias et sur ce blog. A la place, je vais vous faire part d’une expérience terrifiante capable de vous refiler des mauvais rêves jusqu’à la fin de votre vie : la visite de l’Université des Sciences Humaines et Sociales de Nantes que j’ai eu l’occasion d’effectuer à l’occasion des traditionnelles Portes Ouvertes. Ne vous mettez pas à rire, je suis on ne peut plus sérieux. Vous vous demandez sans doute ce qui peut être aussi terrible à voir sur ce campus pour un élève de Terminale habitué à voir de sacrés spécimens (dédicace à Tristan Lamy) ? On commence par le sens qui est en premier lieu attaqué : la vue. Mon Dieu qu’est-ce que c’est laid. C’est simple, on se croirait revenu dans les années 70 (je crois même voir Mike Brant me faire coucou par une fenêtre. Non Mike c’est pas la peine de passer par dessus la rambarde, je te vois assez bien d’où je suis…). Comme une envie pressante se fait sentir, l’occasion m’est donnée de visiter l’endroit qui détermine la qualité d’un établissement : les toilettes. Et là, c’est catastrophique. OK, c’est pas terrible au lycée mais au moins il n’y a pas des phrases comme : « La drogue devrait être obligatoire dans un monde aussi chiant ! » (phrase véridique). Second sens mis à mal : l’ouïe. Durant la présentation de la License d’Histoire, j’apprends que le taux de réussite de fin de première année est de 35%. Non, je ne confonds pas avec le taux d’échec (quoi quej’aimerais bien). En plus, la grande partie de ce résultat provient d’étudiants qui décident en toute simplicité de ne strictement rien foutre. C’est en entendant ce genre de trucs qu’on se dit que, la période post-scolaire débutant, s’impose une sélecti…Oula ! Qu’est-ce que j’allais faire ?! J’ai failli prononcer le mot tabou de la vie universitaire française, le mot sélecti***. Il est même politiquement moins incorrect de mettre sur la table l’idée d’un renvoi après le premier semestre. Tous ceux n’assistant pas au minimum à la moitié des cours, ce serait direction chez maman et papa. En tout cas cette visite m’aura servi pour deux raisons. Je comprens maintenant pourquoi l’université française est si décriée. Et cela m’a donné encore plus envie de réussir mes concours d’entrée à Sciences Po…
Ce week-end sort aux Etats-Unis le nouveau film de Roland Emmerich, 10 000 B.C. Auteur entre autres de films engagés comme Independence Day et Godzilla, Emmerich continue donc à s’intéresser à la place de l’homme dan l’espace,le temps et…rooooh d’accord j’arrête de dire n’importe quoi. En gros, Roland Emmerich s’est souvenu qu’il y avait des mammouths sur Terre avant. Il a donc pensé que faire un film avec des mammouths serait sympa mais comme ils ont disparu, il a été obligé de situer son film 10 000 ans avant notre ère. Quant à nous, replongeons nous en 1994 avec Stargate.
En 1928, un anneau géant a été retrouvé près des pyramides de Gizeh. 76 ans plus tard, la porte se trouve aux Etats-Unis et est cachée par l’armée américaine. Pour résoudre le mystère de la porte, l’armée fait appel à un archéologue, Daniel Jackson. Celui-ci doit déchiffrer les hiéroglyphes se trouvant tout autour de la porte. Il découvre alors que cet objet permet de voyager d’une planète à une autre. Une equipe d’explorateurs est ainsi mise sur pied pour découvrir ce qu’il y a de l’autre côté…
Quand on parle de Stargate, on pense tout de suite à la série avec Richard Dean Anderson et on a tendance à oublier le film qui en est à l’origine. Le film est en fait le prologue à la série et met déjà en place les ennemis récurrents comme les Goa’ulds. L’idée de départ est même assez osée : faire rencontrer le monde de la science-fiction et de l’Antiquité en détournant les codes de la civilisation égyptienne afin de faire croire qu’elle est le fruit des extraterrestres. Pour ceux qui ne connaîtraient que la série, il subsiste quand même quelques différences entre celle-ci et le film. Tout d’abord, le personnage d’O’Neil, ici incarné par Kurt Russell, est loin d’être aussi « funky » que le O’Neill campé par l’ex-MacGyver. Alors que dans SG-1 O’Neill s’apparente à une sorte de Han Solo avec ses répliques à la noix, il en est tout autre dans le film car il vient de perdre son fils. Enfin, ce qui différencie le plus les deux médias est sans conteste la qualité des effets spéciaux qui sont vraiment supérieurs dans le film. Même l’esthétique générale est beaucoup plus mise en valeur. C’est sans doute grâce au travail de Patrick Tatopoulos… Stargate est donc plutôt réussi dans le genre même si les pesonnages sont stéréotypés comme jamais. C’est même sans doute le meilleur film de Roland Emmerich avec Le Jour D’Après (en attendant 10 000 B.C)

Note finale : 13,5/20

Vidéo Youtube




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The Mask

Publié le 26/12/2007 à 12:00 par marredescritiquesalacon
The Mask
Bonjour à vous. J’espère que vous avez tous passé un joyeux Noël et que vous n’en subirez pas le contrecoup aujourd’hui. Malheurseurement, l’actualité n’est pas forcément en accord avec le calendrier. En Mauritanie, quatre Français auraient été tués par un groupuscule rattaché à Al-Qaïda (ils sont vraiment partout, comme Starbucks). Au Tchad, le réquisitoire dans le procès de l’Arche de Zoé a été rendu ce matin même : 7 à 11 ans de travaux forcés. Disons que par rapport aux 20 ans normalement en vigueur, c’est plutôt une bonne nouvelle. De plus, deux bénévoles de Médecins Sans Frontières ont été enlevés en Somalie. En résumé, il ne fait pas bon d’être humanitaire (ou de prétendre l’être, suivez mon regard). Enfin, pour finir sur le continent africain, Nicolas et Carla sont arrivés en Egypte hier, à Louxor plus précisément (sans doute que Nicolas a demandé conseil à Philippe Katerine et son Louxor, J’adore). En Guadeloupe, trois mineurs ont été mis en examen. Ils sont suspectés d’avoir accidentellement mis le feu en jetant un pétard par terre. On ne le dira jamais assez les enfants : le pétard est dangereux pour la santé… Et puis, pourquoi aller chercher des crosses à ces jeunes alors qu’ils ne faisaient que suivre les conseils de NTM ( Mais qu’est-ce, qu’est-c’qu’on attend pour foutre le feu ?!). Ajoutez à tout cela une victoire du PSG dimanche soir et vous vous rendre compte que le monde ne tourne plus tout à fait rond. Encore heureux que la télévision est là pour nous donner des bons programmes à regarder durant ces vacances. On a ainsi eu droit au bêtisier de l’année, au bêtisier de 2007, au bêtisier de l’année précédant 2008 et enfin au bêtisier de l’année suivant 2006. Vivement le nouvel an pour que cette foutue année 2007 soit passée…
Si nos diffuseurs habituels nous proposent quand même quelques bons films (Jumanji, Gremlins, Small Soldiers), ils en ont oublié un qui pourrait faire l’affaire afin d’atteindre le public visé qu’est la famille : The Mask. Peut-être que vous ne le saviez pas mais The Mask est l’adaptation d’un comic (c’est à peu près le seul point commun avec Daredevil). Il y a déjà treize ans que le film est sorti mais il reste toujours aussi jouissif pour qui aime les comédies complètement déjantés. Ce succès est bien sûr du aux effets spéciaux révolutionnaires à l’époque mais aussi et surtout au talent comique énorme que Jim Carrey déploie pendant 1h40.
Stanley Ipkiss est ce qu’on appelle communément un loser : il est un employé anonyme dans une banque, il vit seul avec son chien et sa seule passion est de regarder des cartoons de Tex Avery après le boulot. Bref, sa vie n’est pas des plus rose jusqu’à ce qu’il se fasse jeter d’une boîte de nuit (OK la différence est plutôt minime). Sur le chemin du retour, il trouve dans une rivière un masque. Il se rend alors compte que celui-ci lui permet de se transformer en une personnalité inverse à la sienne…
Je vais me répéter une fois de plus mais si The Mask est resté dans les mémoires, c’est grâce à Jim Carrey qui montre non seulement des dispositions comiques assez hallucinantes mais aussi une palette d’émotions au début du film qui font de lui un grand acteur tout court. Et puis le succès vient également de scènes et de dialogues qui deviennent instantanément cultes (Que celui qui ne s’est jamais regardé dans la glace en lançant un « Sssplendide ! » me jette la première pierre…). Et puis il faut aussi rappeler que c’était la première apparition à l’écran de Cameron Diaz ce qui est un plus non négligeable. Alors bien sûr The Mask n’est pas un chef-d’œuvre du 7ème art mais il fait partie de ces films que l’on adore revoir de temps en temps pour s’éclater (un peu comme Mortal Kombat au fond). Il faut également se souvenir que Jim Carrey n’était pas encore à l’époque un acteur bankable comme maintenant (sa carrière d’acteur se limitait alors à Ace Ventura et à Dumb et Dumber, c’est dire). Allez, en espérant que TF1 and co nous fasse un petit plaisir pour Noël prochain…

P.S : Petit tu es doué, très doué. Mais tant que je serai dans le métier, tu ne seras jamais que le second !
P.S 2 : fuyez comme la peste Le Fils Du Mask !

Note finale : 16/20

Blown Away

Publié le 11/08/2007 à 12:00 par Chandler
Blown Away
Voilà on y est presque ! Le match amical contre nos « amis » anglais va constituer le début de cette Coupe du Monde de rugby 2007 qui, nous l’espérons tous, sourira à nous petits Français (le terme petit peut être sujet à contestation, n’est-ce pas Mr Chabal ?) même si, il ne faut pas se le cacher, les Néo-Zélandais sont les archi-favoris de cette compétition. Cette semaine a également été marquée par la mort du Cardinal Lustiger qui rallonge encore un peu plus la liste des « célébrités » décédées cet été même si ce dernier a eu un traitement de faveur (pensez-donc, un aller retour express Walfeboro-Paris pour Super Sarko). A l’est de notre beau pays, on pouvait entendre la complainte des infirmières de Sofia où les premiers témoignages font froid dans le dos. Elles auraient subi les tortures les plus abominables : regarder un match de Ligue1, écouter Skyrock 24 heures d’affilée, visionner l’intégrale de Max Pécas ou bien encore faire un Kamoulox avec un sourd-muet, autant d’épreuves qui étaient aux programmes de psychopathes utilisant une nouvelle forme de terrorisme : le terrorisme culturel et ça, ça fait peur…
En parlant de terrorisme, tu as sans doute remarquer de tes deux yeux habiles et félins que le film du jour est Blown Away et qu’il parle de terroristes irlandais (j’aime les transitions foireuses faisant penser à un montage d’Ed Wood…) parce qu’il y a eu une époque en Irlande où ils étaient pas tous cools et bien habillés (…) comme Bono. Malheureusement pour lui, Blown Away n’a pas eu un succès retentissant et ce en grande partie à cause de la date de sortie qui était très proche de celle de Speed, film ayant également pour héros un démineur qui doit désamorcer les bombes d’un méchant terroriste vengeur. Bref, c’est une sorte de réhabilitation que j’entends réaliser avec ce texte. Sorti donc en 1994, Blown Away est réalisé parce qu’on peut appeler un ouvrier d’Hollywood, le dénommé Stephen Hopkins qui s’était vu confié la suite de Predator ( qui n’a pas laissé de souvenir impérissable) mais qui est également connu pour un autre fait d’armes plus sérieux, la co-création de la série 24.
Blown Away commence avec l’évasion d’une prison d’Irlande de Ryan Gaerity, un ancient activiste de l’IRA. De l’autre côté de l’Atlantique, Jimmy Dove est la star de la brigade de déminage de Boston mais il décide de tout arrêter afin de passer plus de temps avec sa compagne et sa belle-fille. Il est remplacé par Anthony Franklin à la tête de la brigade. Tout se passe comme prévu jusqu’à ce qu’une bombe fasse un mort dans la brigade. La méthode employée rappelle à Jimmy un homme qu’il a bien connu dans sa jeunesse alors qu’il vivait en Irlande… Blown Away est donc un affrontement entre Ryan Gaerity et son ancien ami Liam McGivney alias Jimmy Dove à coup de bombes bien placées et de désamorçage bien sentis. Là où Blown Away se distingue quelque peu de Speed, c’est par son rythme plus lent (en même temps Speed c’est pas non plus du David Lynch) qui fait de ce film un thriller avant un film d’action. Le film profite surtout de son casting avec Jeff Bridges en démineur et Tommy Lee Jones en méchant même s’il faut bien avouer que ce dernier frise souvent le ridicule à cause d'une tendance au cabotinage tous azimuts. Cette belle affiche est complétée par le génial Forest Whitaker qui est seulement bon ici (on peut pas tous les jours être au top). L’autre attrait du film c’est évidemment les scènes d’explosions vraiment très réussies à une époque où on était à la croisée des chemins, où on se demandait si finalement utiliser un ordinateur serait pas plus simple que de faire venir des artificiers et des cascadeurs et de boucler tout un périmètre… La deuxième solution ayant été celle choisie alors, le spectateur a droit à de belles jaunes, l’explosion finale étant l’une des plus spectaculaires qu’il m’ait été donné de voir. Blown Away mérite donc d’être vu même si au final il est un peu en dessous de Speed.

Note finale : 14/20

True Lies

Publié le 26/06/2007 à 12:00 par Chandler
True Lies
Bonjour à vous tous ici présents. Comme j’ai pu l’écrire dans mon petit message daté du 24 juin, il me sera impossible d’avoir la même ponctualité que d’habitude durant les vacances et c’est donc pour cela qu’il y aura rgulièrement un article publié le mardi et un autre le mercredi. En résumé si vous voulez de la nouveauté il suffira de revenir demain ! Au niveau de l’actualité, il s’en est passé des choses : Super Sarkozy qui avait peut-être fait un peu trop le plein au G8, Super Sarkozy qui a réussi à faire adopter son traité simplifié aux chefs européens… N’en jetez plus ! Ajoutez à cela une info incroyable : il pleut à Wimbledon. Comme quoi de nos jours il ne faut pas trop perdre de temps sinon on n’est vite largué ( à part en ce qui concerne Wimbledon…)
Après avoir parlé du plus « grand » super-héros français moderne, il est temps également de parler d’un des plus grands films d’action des années 90 : True Lies. Peut-être que vous ne le saviez pas mais True Lies est le remake du film La Totale de Claude Zidi sorti en 1991 avec Thierry Lhermitte et Eddy Mitchell. True Lies reprend sa trame scénaristique mais avec évidemment un petit peu plus de budget (pour visualiser l’écart il faut imaginer celui entre le PIB du Luxembourg et de la France et vous aurez une petite idée). Comme dans le film original, True Lies nous raconte le quotidien d’un agent secret, Harry Tasker, qui effectue des missions très dangereuses dans le monde entier alors que sa femme Hellen croit qu’il est un simple vendeur en informatique. Trouvant que sa vie est trop fade, elle se laisse embarquer par un espion lui demandant de l’aide. Pendant ce temps-là, Harry est à la poursuite d’un terroriste armé de la bombe nucléaire…
Il est vrai que le film ne se distingue pas vraiment par sa finesse mais il faut avouer que c’est l’un des films les plus divertissants jamais faits au même titre que la saga Die Hard. Comme dans cette dernière, True Lies est rempli d’un humour assez communicatif surtout avec les scènes où apparaît Bill Paxton dans le rôle du pauvre type se faisant passer pour un espion alors qu’il n’est qu’un vendeur d’automobiles d’occasion. Arnold Schwarzenegger et Jamie Lee Curtis sont également très bons et leur duo marche vraiment bien surtout lors de la scène de danse à l’hôtel qui est vraiment très drôle. Pour ce qui est de l’intrigue principale, on peut dire que le réalisme n’était sans doute pas une préoccupation majeure de James Cameron lorsqu’il a tourné son film : les terroristes sont franchement très cons et ils oublient même de recharger la batterie de leur caméra lors du tournage de leur vidéo de propagande ! C’est dire…
Mais ce serait une erreur de bouder son plaisir devant ce spectacle de plus de deux heures avec des scènes d’action explosives, ses coups de feu involontaires touchant leur cible (ceux qui l’ont vu comprendront) et surtout ses répliques bien débiles typiques du film d’action hollywoodien comme : « Harry, as-tu déjà tué des gens ? – Oui mais c’était des méchants… » ou bien encore : « C’est qui qui a écrit ça ? C’est Harry ?! C’est de la merde ! ». Je pourrais encore en sortir une demi-douzaine comme celles-là mais ce serait gâcher le plaisir de les réentendre dans leur contexte. Il est également assez amusant de remarquer que True Lies a inspiré pas mal d’autres films dont le plus connu est Mission : Impossible III qui a repris le même décor pour la scène du pont même si le traitement diffère quelque peu…
En guise de conclusion, je dirais que True Lies est le film le plus décomplexé de James Cameron et qu’il montre qu’il est celui qui a su le mieux tiré partie d’Arnold Schwarzenegger avec John McTiernan.

Note finale : 15,5/20 (si seulement les terroristes pouvaient être aussi cons que dans le film…)

Speed

Publié le 17/03/2007 à 12:00 par Chandler
Speed
Bonjour à tous. Avant de commencer une nouvelle critique, veuillez m’excuser par avance car il n’y aura sans doute pas de billet posté mercredi prochain, mon ordinateur n’étant pas vraiment un foudre de guerre en ce moment ( Imaginez un modem 56k en dix fois plus lent…). Bref, après avoir fini de me lamenter sur mon triste sort, je voudrais vous parler d’un film que j’ai revu récemment ( dans mon langage ça signifie hier soir), l’un des summuns du film d’action : Speed.
Sorti sur les écrans de France et de Navarre en 1994, Speed est ce qui s’apparente le plus à un grand huit cinématographique : quand on croit que c’est fini, on repart encore pour un petit tour ! Si presque tout le monde connaît l’histoire, il est de bon ton de la rappeler quand même : deux démineurs empêchent un attentat dans un ascenseur à Los Angeles mais le terroriste, qui ne veut pas en rester là, décide de se venger en piégeant un bus. S’il descend sous la vitesse de 50mph, le bus explosera… Il est vrai que dit comme ça, cela peut paraître un peu risible ( voire pathétique) mais Jan de Bont arrive à tirer sur la corde un maximum sans qu’elle ne lâche ( quel poète !) ce qui est souvent le problème à Hollywood. Porté par un Keanu Reeves qui a décidé de faire la gueule les trois quarts du film ( en même temps, je comprends que ça l’emmerde un peu de crever dans un bus…) et par une Sandra Bullock à l’époque débutante mais qui s’en sort pas mal dans le rôle au combien important de la fille se trouvant au milieu d’un situation à laquelle elle n’a rien à voir et qui tombe amoureuse du héros car il lui a sauvé les fesses ( je vous rassure, ce n’est pas son vrai nom dans le film !).
Personne n’arrive à se rappeler si Speed à copier tous les éléments du film d’action où si ce sont les autres qui lui ont tout pris mais en tout cas, ils sont tous là : l’ancien flic se vengeant car il n’a pas été reconnu à sa juste valeur, l’ami du héros qui meurt comme un con… Ne cherchez pas ailleurs, ils sont tous là. Mais ne vous méprenez pas sur mon opinion, en aucun cas cela n’affecte la qualité du film car on ne s’ennuit pas une seconde et c’est à mon avis le plus important pour juger de la qualité d’un film. En plus, on peut voir dans le film Keanu Reeves s’exerçant à décrocher le téléphone d’une cabine publique sans doute pour se préparer à Matrix.
Et puis comment oublier la musique de fin chantée par Billy Idol même si ça manque un peu d’accordéon à mon goût…

Note finale : 16/20 ( finalement, un film qui roule vite, ça marche…)

Les Evadés

Publié le 07/03/2007 à 12:00 par Chandler
Les Evadés
En ce moment à la télé, une série fait beaucoup parler d’elle : Prison Break. Peut-être est-ce grâce à Wentworth Miller, à Dominic Purcell, au scénario, à la réalisation, aux personnages, à la musique de Faf La Rage ( la probabilité de cette possibilité est minime je vous l’accorde surtout lorsque l’on écoute sa nouvelle chanson Ta Meuf La Caille…)… Enfin bref, tout ça pour dire qu’elle fait un carton mais aussi pour rendre hommage à un film qui l’a un petit peu inspiré : Les Evadés.
Datant de cette belle année 1994 où la France regardait la Coupe du Monde alors que la France n’y était pas ( connard de Kostadinov !), Les Evadés relate l’histoire d’amitié entre deux détenus du pénitencier de Shawshank dans le Maine entre Andy Dufresne, un condamné à perpétuité et Red, un prisonnier de longue date. L’histoire est typiquement celle du genre à faire pleurer dans les chaumières mais le fait est que ça marche plutôt bien. Frank Darabont ( La Ligne Verte et scénariste des Indiana Jones) a su filmer tout cela avec une simplicité désarmante mais qui convient parfaitement au sujet traité. Quand aux ressemblances avec Prison Break, elles sont évidentes. Le fait que les deux se déroulent en prison ( je pense que vous aviez fait le rapprochement vous-même), que les matons soient tout aussi pourris que ceux de Fox River…Mais c’est surtout à cause d’une scène où les prisonniers de Shawshank arrivent à faire sortir la terre de leur cellule après l’avoir creusée grâce à des petites poches dans leur pantalon, scène qui a été reprise au plan prêt dans Prison Break même s’il me semble qu’elle existe aussi dans La Grande Evasion ( Vade Retros Alzheimer !). Vous l’aurez peut-être deviné mais à travers cette critique, je tiens à rendre à César ce qui est à César.
En effet, et ce depuis 2 ou 3 ans, les séries télé américaines font un tabac aux quatre coins de l’Hexagone ( je vous laisse apprécier le jeu de mots…) mais cela vient en partie du fait qu’elles s’inspirent du cinéma et qu’elles commencent à avoir un budget en conséquence ce qui a grandement amélioré leur qualité. Ajoutez à cela une audace que le cinéma n’a plus depuis longtemps et vous aurez le coktail gagnant. Pour en revenir aux Evadés, n’attendez pas de voir ce qui constitue l’un de plus beaux films de l’Histoire du cinéma. Il est même classé n°2 de tous les temps par imdb.com

Note finale : 17,5/20

Forrest Gump

Publié le 29/05/2006 à 12:00 par Chandler
Forrest Gump
Après Pulp Fiction, je vais maintenant m'attarder sur un autre film qui a marqué cette année 1994. Je veux bien sûr parler de Forrest Gump (en même temps il y a une photo au-dessus...).Ce film réalisé par Robert Zemeckis, qui avait aussi dirigé la trilogie Retour vers le Futur, a remporté 6 Oscars bien que la critique américaine ait eu un peu la dent dure. Sans doute parce qu'elle ne supportait pas de voir l'Histoire américaine du XXe siècle à travers les yeux d'un simple d'esprit.
Mais revenons au film en lui-même. Il débute au milieu des années cinquante alors que Forrest n'a que huit ans et qu'il doit faire face au regard des autres enfants qui le méprisent mais une petite fille, Jenny, va l'aider surtout en lui lançant cette réplique devenue célèbre et reprise en choeur par de nombreux élèves au cours d'EPS avec une petite pointe de foutage de gueule. La deuxième partie du film peut s'apparenter à une sorte d'un assemblage de sketches : Forrest au Vietnam (c'est sûr pour un sketch il existe plus drôle), Forrest avec les hippies, Forrest jouant au ping-pong...Mais de nombreux clins d'oeil jalonnant tout cela rend le film très jouissif. Ainsi, Forrest aurait sans le vouloir déclencher l'affaire du Watergate car des gars d'en face jouaient avec leur lampe-torche...
La dernière partie est vraiment très émouvante et je dois avouer que le moment où Forrest demande à Jenny si son fils est normal est une des rares fois où j'ai pleuré. C'est dire la performance époustouflante de Tom Hanks qui a été distingué en recevant un Oscar juste un an après celui qu'il avait eu pour Philadelphia. Mais il faut être juste et rendre également hommage aux seconds rôles, surtout Gary Sinise (Lieutenant Dan) et Mykelti Williamson (Bubba).
Au final, un film drôle et touchant qui a en plus le mérite de nous instruire en nous contant une part de l'Histoire américaine.

Note finale : 17/20
Son associé :

Pulp Fiction

Publié le 28/05/2006 à 12:00 par Chandler
Pulp Fiction
N'ayant pas eu l'occasion d'aller visionner de nouveaux films au cinéma, j'ai décidé de créer de nouvelles rubriques qui reviendront sur des films qui ont marqué leur époque. C'est donc tout naturellement que je commence avec un film culte sorti en 1994 et qui a obtenu la Palme d'Or la même année : Pulp Fiction.
La première fois que je l'ai vu j'avais douze ans et je dois avouer que je m'étais montré très dubitatif car je n'avais pas saisi toutes les subtilités du scénario. Une deuxième vision m'a été nécessaire pour prendre toute la mesure de ce chef-d'oeuvre.
En effet, le film se partage en trois histoires différentes qui au premier abord n'ont ni queue ni tête avant de se rejoindre au final, plongeant le spectateur dans un éblouissement total. Ce n'est donc pas un hasard si Quentin Tarantino et son complice de toujours Roger Avary ont également reçu l'Oscar du meilleur scénario. Le succès du film vient aussi de la réunion de grands acteurs tels que John Travolta (qui était jugé has been à l'époque), Samuel L. Jackson, Bruce Willis, Harvey Keitel, Ving Rhames, Uma Thurman...etc. Mais il faut aussi ajouter que ce film s'adresse à un public mûr à cause de scènes violentes et choquantes : Uma Thurman fait une overdose, Ving Rhames se fait encu... et John Travolta explose littéralement la tête à un mec. Malgré cette violence plus que gratuite mais tellement jouissive, on ne peut pas ne pas accorder au moins quelques points à la réalisation pleine de style et si particulière de Tarantino. Pour finir il faut ajouter que les dialogues sont succulents comme celui de Travolta et de Jackson où ils parlent de Big Mac et de marijuana avant de dessouder plusieurs personnes.
Au final, Un film à voir absolument pour se faire une autre idée du cinéma américain qui peut se montrer beaucoup plus subversif qu'il ne paraît...

Note finale : 16,5/20
Son associé :