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marredescritiquesalacon
Description du blog :
Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants..
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
24.05.2006
Dernière mise à jour :
30.08.2008

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1995

GoldenEye

Publié le 14/05/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
GoldenEye
Une fois de plus, l’Asis du sud-est a été touchée par une catastrophe naturelle. Après la Birmanie qui en plus doit subir la connerie sans limites de ses dirigeants, la Chine a été le théâtre d’un séisme ayant fait au dernier décompte plus de 20 000 morts. Vous me direz que sur le nombre cela ne fait pas beaucoup de différence mais c’est à croire qu’une malédiction commence à s’abattre sur la région…Serait-ce l’annonce de J.O tumultueux ? A moins que cela ne soit qu’une vulgaire coïncidence comme dirait Emmett.
Un séisme a également eu lieu chez nous mais il était plutôt de nature politique. Hier soir, la loi dite OGM a été rejetée par l’Assemblée Nationale à une voix près. Ce n’est pas tant une victoire des groupes socialiste et communiste plutôt qu’une belle fessée pour la majorité. En effet, une grande partie des députés UMP n’était tout simplement pas là, jugeant que leur avance en terme de voix était suffisante. Grossière erreur ! Il y a comme un malaise au royaume UMP et cela n’est pas près de s’apaiser malgré toutes les excuses imaginables (« J’étais aux toilettes ! », « J’étais en commission ! », la seconde ne doit pas être confondu avec : « Je devais faire ma petite commission ! » qui signifie en gros la même chose que la première.)
Encore heureux que, dans tout ce marasme, une lueur d’espoir arrive à illuminer les nuances de gris teintant nos mornes vies. Cette lueur vient de Cannes où on attend d’une minute à l’autre les premières stars qui, le temps d’un dizaine de jours, nous ferons oublier les petits tracas quotidiens. Bien sûr, tout le monde se contrefout du palmarès et des films présentés en compétition étant donné que l’événement que le monde entier attend est la projection du quatrième Indiana Jones. Une excuse de plus pour se ramener avec tous les autres moutons en espérant approcher Spielberg ou Harrison Ford par tous les moyens possibles aux dépens de son voisin (l’arrachage de poils de nez est autorisé, le coup de genou dans les cou…des est rigoureusement proscrit…)
En 1995, cela fait six ans que l’agent secret le plus connu au monde n’est pas apparu sur les écrans, depuis Permis De Tuer avec Timothy Dalton dans la peau de James Bond. Pour renouveler la franchise, l’accent est mis sur l’originalité avec la décision, pour la première fois, de ne pas porter à l’écran une nouvelle ou un roman écrit par Ian Fleming. On change également d’acteur parce que le côté un peu trop sérieux de la version Dalton a laissé pas mal de fans sur le carreau. En concoctant tout ça au shaker, pas à la cuillère, cela donne GoldenEye, réalisé par Martin Campbell avec Pierce Brosnan.
James Bond est en mission et doit s’introduire dans un complexe d’armes russe. Il est en cela aidé par son collègue Alec Trevelyan alias 006. Malheureusement, la mission échoue et Alec se fait tuer. Quelques années plus tard, un satellite nommé GoldenEye capable de détruire une ville entière est dérobé par un certain Janus. Pour le retrouver, Bond doit retrouver une des informaticiennes rescapées du poste de commande détruit par les terroristes. Une occasion de plus pour 007 de montrer ce dont il est capable (et pas de sous-entendus s’il vous plaît !)
Tous les dix ans environ, un électrochoc a lieu dans la saga James Bond, souvent lors d’un changement d’acteur comme cela a été spectaculairement le cas avec Daniel Craig. Avant lui, Pierce Brosnan avait pour mission de faire renaître le mythe James Bond après la tournure trop réaliste prise par la période Dalton, le personnage étant alors réduit à poursuivre de simples trafiquants de drogue. Avec Brosnan, le personnage retrouve son humour second degré, marque de la fabrique de Roger Moore tout en se montrant aussi élégant que Sean Connery. Le mélange est plutôt réussi ici sans que l’humour ne soit pas omniprésent, chose que n’arrivera pas à faire l’acteur irlandais dans les films suivants. GoldenEye marque aussi un tournant dans la saga bondienne car c’est le premier à se dérouler dans la période post-soviétique. Comme les scénaristes fourmillent toujours d’idées, l’histoire se déroule en… Russie mais en pointant du doigt les légers dysfonctionnements de la toute jeune démocratie. Cela permet d’avoir quelques clins d’œil savoureux, notamment lorsque 007 se balade en char d’assaut en pleine ville provoquant ainsi l’accident d’un camion Perrier : le contraste est bien vu. Comme tout James Bond qui se respecte, le film alterne les phases de bravoure (le saut à l’élastique sur le barrage) et les scènes un peu plus intimes (comme la barre est placée haute, James Bond se tape trois filles différentes. A comparer avec les deux normalement de rigueur…). Si on résume un peu, GoldenEye est un des meilleurs volets de la franchise et le meilleur avec Pierce Brosnan.

Note finale : 15/20 (et puis comment oublier le jeu vidéo sur Nintendo 64 ?)

Vidéo Youtube




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Heat

Publié le 27/02/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
Heat
Salut toutes les biloutes de France ! Je tiens avant tout à féliciter encore et encore Marion Cotillard pour son Oscar de la Meilleure Actrice mais aussi Didier Lavergne pour le maquillage et Philippe Pollet-Villard pour le Meilleur Coutr-Métrage. Sinon, on ne peut pas dire que les surprises ont été nombreuses durant cette soirée : Javier Bardem, Daniel Day-Lewis, les Frères Coen… Franchement, peu de critiques à émettre sur le palmarès pour une fois. Suivez mon regard… Ah si, j’aimerais pousser un petit coup de gueule à l’encontre du Cinéville de Saint-Nazaire qui ne propose pas There Will Be Blood dans les salles. Si je tenais le directeur, je sais pas ce que je lui dirais. Peut-être : « Casse-toi, pauvre con ! ». Et oui, je ne pouvais pas ne pas en parler après toute l‘agitation médiatique qu’a provoqué cette phrase prononcée par Nicolas Sarkozy au Salon de l’Agriculture.
Que signifie cette phrase dans le contexte actuel ? Le Président est-il à cran comme certains le disent ? Nicolas a-t-il confondu ce visiteur avec Jacques Chirac ? Nul ne peut le dire mais cette affaire a permis au Parisien de faire parler de lui, en atteste la 5e position de la video dans le classement des vidéos les plus vues au monde. Et comme une polémique est toujous suivie par une autre polémique, l’Elysée s’est permis d’ajouter une phrase dans l’entretien accordé aux lecteurs du…Parisien où Sarkozy s’excuse avec la phrase « Je n’aurais jamais dû lui répondre » bien que celle si n’a pas été entendue durant cet entretien. Mais les Français accordent-ils vraiment de l’importance à toutes ces fariboles (oui je suis d’humeur guillerette. Oh, un de plus…) alors que le magazine 60 Millions De Consommateurs a publié une enquête montrant une hausse de 40% en trois mois de certains produits de consommation courante. Et là, j’ai envie de pousser un nouveau petit coup de gueule contre les médias qui arrivent à nous désintéresser d’un sujet à force de trop en parler comme c’est le cas avec le pouvoir d’achat. Au début, je trouvais ça intéressant et essayais de comprendre les tenants et aboutissants mais les médias en ont tellement parlé… Pour dire la vérité, je n’en ai maintenant plus rien à foutre, du moins jusqu’à ce que l’on change de disque…
Avec son Oscar, Marion Cotillard a composté son aller simple pour Hollywood et depuis hier, elle a la chance de tourner sous les ordres de Michael Mann au côté de Johnny Depp et de Christian Bale. Cela s’appellera Public Enemies et racontera la vie du gangster John Dillinger durant la Prohibition. Connaissant Michael Mann, le sujet ne devrait pas lui poser trop de problèmes. Voilà donc une belle occasion de parler de Heat sorti en 1995 où pour la première fois étaient réunis dans une même scène les deux monstres du cinéma, Al Pacino et Robert De Niro.
A Los Angeles, Neil McCauley attaque avec son équipe un fourgon blindé mais le braquage ne se déroule pas comme prévu car le nouveau venu, Waingro, a abattu un des convoyeurs de sang-froid. Neil décide alors de tuer Waingro pour son manque de discipline mais sa tentative d’assassinat échoue. C’est le début d’une course-poursuite entre les deux hommes mais aussi avec Vincent Hanna, un policier de Los Angeles, sur la piste d’un serial-killer qui n’est autre que Waingro…
Heat est un remake d’un téléfilm intitulé L.A. Takedown réalisé par Michael Mann lui-même en 1989. Le spectacle prend ici une toute autre dimension par l’apport de comédiens au top de leur forme que ce soit les rôles principaux tenus par De Niro et Pacino ou les seconds couteaux comme Jon Voight, Val Kilmer, Tom Sizemore, Dennis Haysbert (le gentil Président de 24)…Heat profite aussi de la maestria technique de Mann et tous les spectateurs se rappellent sans aucun doute de Heat à cause d’une seule scène : le braquage de la banque. Cette fusillade est souvent considérée comme l’une des meilleures de l’Histoire du cinéma tant par sa démesure que par la façon dont elle est amenée après un braquage de banque pontué d’une musique ô combien stressante (certains auront reconnu la musique de feu l’émission Plein Les Yeux ou comment casser un mythe). Le film est dans l’ensemble du même calibre même si certains esprits grincheux trouvent sans doute que l’argument marketing qu’est l’affrontement Pacino-De Niro est légèrement mensonger quand on sait que ces deux-là n’ont qu’une scène en commun (mais quelle scène !). Même en retenant cette objection, il y a objectivement peu de moyens de vous empêcher de découvrir un polar d’une telle qualité…

Note finale : 17/20

Vidéo Youtube

Mortal Kombat

Publié le 19/12/2007 à 12:00 par marredescritiquesalacon
Mortal Kombat
Ah on y est presque ! Dans six jours, nous trépignerons d’impatience devant nos beaux cadeaux que le Père Noël nous a apporté. On découvrira alors nos Pumas, nos Jaguars et nos Tigres (non je ne parle ni de vêtements ni de bagnoles). On pourra alors les tester contre notre voisin qui nous mène une vie impossible avec ses hautes herbes qui grimpent un peu trop sur notre barrière. Mais chacun son petit plaisir… Notre Président a déjà dégoté le sien à Disneyland, qui lui a fourni, en plus d’une photo avec Dingo et Mickey, une Carla Bruni dernier modèle. Cette dernière possède deux fonctions pré-programmées : chanteuse et mannequin. Si vous n’entendez qu’un son faible lorsqu’elle chante, ce n’est pas parce que les batteries sont à plat, c’est juste qu’elle chante comme ça. Mais il serait injuste de comparer Carla Bruni avec une poupée car comment une poupée pourrait séduire dans la même vie Mick Jagger et Laurent Fabius (le plus incroyable est que c’est vrai !). Et voilà comment Nicolas Sarkozy prépare son voyage chez Benoît XVI qui, on le sait, est un religieux on ne peut plus progressiste sur les questions de la famille. Mais si vous ne voulez pas de Carla Bruni comme cadeau de Noël, vous arriverez peut-être à recevoir une otage colombienne chez vous à l’heure livrée en Colissimo par les FARC. Bien sûr, vous n’aurez que très peu de chances d’avoir Ingrid, le modèle phare mais vous pourrez toujours vous contenter de son ex-directrice de campagne. Et en prime c’est gratos, ce cadeau étant un remerciement pour les efforts entrepris par Hugo Chavez. Voilà donc une belle occasion pour François Fillon d'exister sur le plan médiatique (et pour exister tout court) qui a proposé de recevoir une délégation de guerrilleros. C’est sûr qu’ils nettoieront le sang laissé par Kadhafi…
Depuis des années, le cadeau phare pour les fêtes de fin d’année, c’est la console de jeux vidéo. Le cinéma, ayant vu que ce secteur génère plus d’argent que lui, a profité de cette opportunité pour adapter certaines des plus grandes licences sur grand écran. Au final, on peut dire que c’est loin d’être une grande réussite. Tomb Raider, Resident Evil, Doom...autant de navets se succédant les uns après les autres. Mais s’il n’y en avait qu’un à retenir, ce serait certainement Mortal Kombat, un film tellement stupide et minable qu’il en devient génial. Rappelons quand même que ce truc est réalisé par Paul Anderson, à qui l’on doit également le mémorable Alien Vs Predator (ça vous place un homme tout de suite).
Depuis neuf éditions, le tournoi Mortal Kombat est remporté par le prince Goro qui vit dans le royaume d’Outremonde. S’il gagnait une dixième fois, les forces des ténèbres règneraient sur notre bonne vieille Terre. Pour éviter cela, le dieu Rayden décide de former sa propre dream team pour contrecarrer ses plans et ceux de son maître Shang Tsung. Il embarque dans ses valises un acteur raté Johnny Cage, un jeune homme nommé Liu Kang et d’autres encore...
Alors évidemment, comme dans le jeu vidéo, le scénario n’est qu’un prétexte pour filmer de la castagne. Mais la où les combats du jeu sont gore à souhait avec les célèbres Fatality, ceux du film sont tout bonnement...poilants (comme le reste du film d’ailleurs). Dès le début on rentre dans le bain avec cette musique techno rentrée dans la légende. Ensuite, c’est 1h40 de plaisir non-stop tellement toute cette comédie est réglée à la seconde près. Au moindre temps mort, on a le droit soit à un combat minable de deux ou trois enchaînements, soit à des effets spéciaux lamentables soit à une réplique de Christophe Lambert qui se veut sérieuse. Ah oui j’ai oublié de vous prévenir qu’on retrouvait notre Cri-Cri national dans Mortal Kombat ! C’était bien évidemment à l’époque où il se lançait dans ce genre de super-productions. Il enchaînera par la suite avec des films encore plus cultes comme Beowulf et Vercingétorix. Pour résumer, Mortal Kombat c’est tout simplement de l’or en barre. Il est vrai qu’il est de plus en plus rare de trouver des nanars d’une telle qualité, le dernier sorti sur nos écrans étant bien sûr le désormais vénéré Ghost Rider...

Notes finales –1er degré : 03/20 (ça existe des notes négatives ?)
- 2nd degré : 18,5/20 ( De l’or en barre je vous dis)
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