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marredescritiquesalacon Description du blog :
Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants.. Description audio !
Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
24.05.2006 Dernière mise à jour :
07.06.2008
Putain, un an ! Un an déjà que Nicolas Sarkozy occupe l’Elysée avec des hauts et des bas. Pour l’occasion, une petite fiesta était organisée par l’UMP salle Gaveau. Tout le monde était là, excepté l’intéressé en question. Pourquoi, me demanderez-vous ? Coup de blues en lisant la presse d’hier ? Volonté de ne pas revoir François Fillon ? Nul ne le sait mais il se murmure que cela fait partie d’un plan plus vaste : le plan anti-bling-bling. Exit les Ray-Ban Aviator et les voyages sur un yacht, place aux Golf 1992 et Peugeot 106…
L’autre événement en ce moment est la révélation par le site de L’Express de la surveillance du facteur le plus célèbre de la France (hormis Dany Boon et Kad Merad) : Olivier Besancenot. Les documents que se sont procurés les journalistes montrent que l’un des buts de cette enquête était de prouver que Besancenot possèdait une Porsche Cayenne. Comment ce mec pourrait avoir un Cayenne quand on voit l’allure des pulls qu’il porte ? La piste retenue par L’Express est que c’est la société Taser, fabriquant des célèbres pistolets électriques, qui aurait commanditée cette surveillance en vue d’un futur procès en diffamation l’opposant au leader d’extrême-gauche. Mais en fait, c’est Nicolas Sarkozy qui est derrière tout cela. Son objectif ? Comprendre comment vivent les gens normaux. Et ça, c’est loin
d’être gagné…
Et dans le monde, il se passe quoi de spécial ? En Birmanie, le manque de riz n’est plus un problème pour au moins 25 000 personnes tandis que plusieurs Etats ont décidé d’envoyer une aide financière sans qu’ils aient la possibilité de la suivre à cause de la junte militaire au pouvoir. En gros, les birmans ne verront jamais la couleur de cet argent. En Russie, Dimitri Medvedev est devenu officiellement la nouvelle poupéé qui fait oui tout le temps à Vladimir Poutine. Et aux Etats-Unis, la course des primaires continue encore et encore…et encore (y’en a pas un qui peut se dévouer pour abattre l’un des deux comme au bon vieux temps ?).
Dimanche soir était diffusé sur TF1 Mission : Impossible 2. Histoire de me le remettre en mémoire, j’ai pensé à un moment le regarder. Puis je me suis rappelé à quel point je le trouvais ridicule. Et a quel point il est vachement moins bien que le premier…Sorti en 1996, Mission : Impossible ne reprend de la série originelle que la musique est les noms de personnages car, pour le reste, on a préféré remiser au placard les bandes magnétiques et autres vinyles partant en fumée…
Une équipe Mission : Impossible est envoyée à Prague pour appréhender un espion qui s’apprête à voler la liste des agents de la CIA travaillant sous couverture en Europe lors d’une soirée donnée à l’ambassade américaine. Tout semble se passer au poil mais cela ne va pas durer longtemps. Chaque membre de l’équipe est tué un par un dont le chef, Jim Phelps. Le seul survivant est Ethan Hunt. En rejoignant un espion de la CIA, il découvre qu’une autre equipe Mission : Impossible était présente à Prague afin de démasquer une taupe dans la première équipe. Ethan est dont le premier suspect…
Beaucoup ont été déroutés par l’ambiance et le scénario du film lors de sa sortie en salles. Douze ans après, le long-métrage est peu à peu devenu un classique du film d’espionnage et ce grâce à un scénario assez malin qui reprend l’un des thèmes favoris de Brian de Palma : la manipulation des images, source d’inspiration sans limite pour l’un des maîtres du suspense (Snake Eyes, Blow Out, Femme Fatale). Ici, De Palma profite de l’image des personnages de la série pour s’en affranchir totalement et ainsi piéger le spectateur. Le réalisateur nous gratifie en plus de quelques scènes d’anthologie dont la plus connue et la plus maîtrisée est sans conteste l’attaque du QG de la CIA qui reste un modèle de tension et ce sans le moindre son (ça donne un petit côté 2001 L’odyssée de L’Espace en beaucoup moins chiant…). On pourra être plus dubitatif sur la scène finale avec le TGV et l’hélicoptère dans le tunnel mais ce n’est qu’une petite faute de goût parmi les multiples trouvailles du film. Tom Cruise trouve là un terrain de jeu à sa mesure, à tel point qu’il a tendance parfois à vampiriser les autres acteurs qui apparaissent soit sous-exploités (Jean Reno, Ving Rhames), soit complètement transparents ( il paraît qu’Emmanuelle Béart joue dans le film…) même si certains tirent leur épingle du jeu (en même temps, quand on s’appelle Vanessa Redgrave ou Jon Voight, c’est un peu plus facile). En y repensant, le grand intérêt de la trilogie est que chaque opus possède la patte de son réalisateur. Il n’empêche que la suite, sortie deux ans plus tard et réalisée par John Woo, est franchement ratée.
Les Américains sont souvent décrits comme de grands enfants, parfois à tort, parfois à raison. Et, comme les enfants, ils ne savent pas toujours ce qu’ils veulent. Cette nuit, on pensait enfin que la course démocrate allait finir avec la primaire de Pennsylvanie car Hillary Clinton devait gagner avec au moins 10 points d’avance sur Barack Obama. Et devinez quoi ? Elle a gagné avec exactement 10 points d’avance ! Il faut donc attendre encore jusqu’au 6 mai pour avoir le verdict d’un duel au soleil qui commence à sentir le roussi vu la tournure prise par la campagne à base de spots TV un petit peu anxiogènes et d’attaques flanquées en plein dans les dents.
En France, quand des instituts de sondage nous consultent, les résultats ne laissent que peu de place à l’interprétation : dans une récente consultation d’Ifop pour Paris-Match, 72% des Français se déclarent mécontents envers la politique du Président de la République. On a beau savoir que les réformes entreprises par Sarkozy sont loin d’être populaires mais à ce point là cela va tourner au masochisme. Et devinez qui revient lorsqu’un sondage montre que le Président il est pas aimé parce qu’il fait des choses méchantes ? Et oui, l’opposition, ceux qui connaissent le mot « réaction » et utilisent très peu le mot « action » ! Nous ne perdrons pas notre temps à définir de quoi est constituée précisément l’opposition de nos jours (l’opposition, c’est comme une grosse pizza quatre fromages : il y a des saveurs différentes mais c’est tellement mélangé qu’à la fin il n’y a plus aucun goût…merci Forrest) mais attardons nous sur les propos d’après-sondage de Ségolène Royal (vous savez celle qui s’émerveillait de la justice chinoise…). Mme Royal a dit que la première année de la présidence de Nicolas Sarkozy avait été perdu pour la France. Il n’y a rien de plus faux ! Les patrons ne se sont jamais aussi bien portés, les supermarchés hard discount voient la vie en rose et Nicolas a fait exprès d’augmenter le prix du baril de pétrole pour qu’on puisse se magner le cul afin de trouver une nouvelle énergie. Trop fort ce Nico !
Aujourd’hui, je vais vous parler d’un plaisir coupable, dans la même veine que l’a été pour moi le film Transformers qui certes était d’une nullité scénaristique abyssale mais en même temps d’un fun incommensurable (ouh la c’est chaud à écrire ça !). On ne sait jamais pourquoi on aime tel film de Michael Bay alors qu’on en déteste un autre car au final ils se ressemblent tous plus ou moins. Comme je l’ai déclaré il y a pas mal de temps déjà, j’aime Rock. Et pour toi cher internaute, je vais te montrer à quel point ce film il est trop cool.
Le général Hummel est un grand militaire mais il est vénère : les soldats morts pour leur patrie ne reçoivent pas selon lui les honneurs mérités. Comme la commission des forces armées s’en tape le coquillard, Hummel tente une autre tactique : voler gaz mortel, le VX, et prendre l’île d’Alcatraz pou y installer des lance-missiles pointés sur San Francisco. Si dans 36 heures le gouvernement n’a pas accédé à sa requête, il fait tout péter. C’est là qu’intervient Stanley Goodspeed et John Mason, respectivement expert en armes chimiques et ancien espion de Sa Gracieuse Majesté. Leur mission : éviter que Hummel fasse tout péter…
Rock est le deuxième film de Michael Bay après le coup d’essai qu’a été Bad Boys. Et, après avoir vu Rock, Bad Boys prend un sacré coup de vieux. Bay arrive ici à réutiliser tous ses trucs entrevus plus ou moins dans son premier film et arrive à rendre tout cela encore plus gros (« bigger than life » comme on dit aux States). Tout Michael Bay est résumé dans la scènes de course-poursuite entre Sean Connery et Nicolas Cage dans les rues de San Francisco. Là où certains auraient eu peur de la comparaison avec Bullitt, Bay, au contraire, nous balance un truc éclatant les yeux du spectateur avec des gros plans à tire-larigot, des plans faisant 68 nanosecondes et un montage parfois illisible (pourquoi la voiture a-t-elle fait 200 mètres entre deux plans ?) qui atteindra son apogée dans les dernières minutes de Transformers. L’autre charme de Rock, c’est que malgré un budget plus que confortable (merci Jerry Bruckheimer) et des stars à la pelle (ajoutez Ed Harris à ceux cités précédemment), le film possède un petit côté artisanal que vous avez peut-être déjà remarqué grâce à une quelconque émission de télévision. Exemple : un des hommes de Hummel se fait tirer dessus et, lors de sa chute, on peut voir facilement le petit matelas afin qu’il ne se fasse pas bobo (se faire tirer dessus oui, se péter le coccyx non !). Vous l’aurez compris, Rock reste une référence du film d’action 12 ans après sa sortie et s’il m’est toujours impossible de savoir ce qui différencie un Pearl Harbor d’un Rock ou un Armaggedon d’un Transformers, je tiens à saluer Michael Bay car sans lui, la vie serait beaucoup moins drôle…
Et voilà, c’est fini. Hier à 0h01, de nombreuses magasins étaient ouverts pour accueillir le dernier volet du plus gros phénomène culturel de cette décennie : le dernier album de Tokio Ho…Oups !Je veux dire le septième et dernier tome d’Harry Potter. Imaginez un peu : un tirage initial de 2,3 millions d’exemplaires ! Ce qui donne un chiffre d’affaires d’environ 61 millions d’euros pour Gallimard… Bien sûr comme toute bonne vache à lait je me suis précipité pour acheter ce pavé de 850 pages. Doux paradoxe : alors qu’on s’enfile des pages et des pages sans rechigner, on fait tout un foin pour lire la lettre de Guy Montagné ou un truc comme ça. Mais ne jetons pas la pierre à nos politiques car il faut quand même avouer qu’ils ont bien bossé cette semaine avec leur Grenelle de l’Environnement. Même José Bové a félicité par téléphone la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kociusko-Moriset (si seulement on pouvait utiliser des noms comme celui-là au Scrabble, je pourrais battre sans problème le « merguez » de Tata Suzanne). Pendant ce temps-là, un scandale ébranle le monde des associations avec cette affaire d’enlèvement de la part de l’ONG L’Arche de Zoé qui aurait permis a des parents français d’adopter des orphelins Darfouris (je crois qu’on dit comme ça) sans que l’on sache vraiment si ils l’étaient (orphelins, pas Darfouris). Les autorités tchadiennes ont arrêté plusieurs membres de cette organisation mais selon les premiers éléments de l’enquête, les responsabilités sont claires : Madonna et Anglina Jolie voulaient passer à la vitesse supérieure en adoptant plus de cent enfants d’un coup afin que chacune puisse faire une équipe de football américain personnelle…
Dans ces conditions, il nous faut donc un film pour retrouver le moral et avoir de nouveau foi en l’Humanité (je ne parle pas du journal car associer la foi à l’Humanité, c’est déclarer la guerre aux communistes. Ils ont déjà assez de problème avec Guy Montagné…). Le film en question est Se7en de David Fincher. Bon OK niveau joie et félicité c’est assez restreint mais rien que le fait de regarder un bon film suffit pour se remonter le moral non ? En 1996, avant que Se7en ne sorte, le film policier commençait sérieusement a avoir du mal à se renouveler. C’est alors qu’un certain David Fincher, qui avait souffert comme c’est pas permis pour finir son premier film Alien 3, arrive avec un film sortant de l’ordinaire. Se7en devient alors un succès immense un peu partout dans le monde mais surtout en France (5 millions d’entrées : un chiffre hallucinant dans l’Hexagone pour un tel film). Mais quelles sont les raisons de ce succès et à qui profite-il ? ( je commence à me croire dans Capital…)
L’inspecteur Somerset (Morgan Freeman) est proche de la retraite mais, avant d’en finir pour de bon, il doit accueillir son successeur, l’inspecteur Mills. Malheureusement, ce n’est pas vraiment la joie entre eux. C’est alors qu’ils sont appelés sur les lieux d’un meutre un peu particulier : un homme qui a mangé jusqu’à ce que mort s’ensuive (évidemment pour que ce soit plus rigolo le tueur le faisait vomir de temps en temps pour que ça dure plus longtemps…). Les deux inspecteurs vont alors découvrir que ce n’est que le début d’une série d’un serial-killer suivant les 7 péchés capitaux ( comme ceux de Julien Courbet…)
Au-delà du scénario qui est en lui-même très glauque, la force du film provient de son ambiance oppressante : il pleut toujours, on ne sait pas où le film se déroule et les endroits parcourus sont toujours crados. De plus, l’interprétation d’une très grande qualité du duo principal et sutout de Kevin Spacey rendent le tout beaucoup plus crédible grâce à une scène finale géniale de sadisme. Et puis en plus le film nous permet de réviser un peu nos connaissances sur les Contes de Dante et sur Saint-Thomas d’Aquin. Voilà donc un film ludique et instructif ! Que demander de mieux ? Ah si, au passage, c’est aussi un très bon film de David Fincher. Comment ça encore ?!
Citation : Le monde est un bel endroit qui vaut la peine que l’on se batte pour lui. Je suis d’accord avec la seconde partie.
Notre chère vieille Terre joue vraiment avec nos nerfs : alors que chez nous on se les gèle comme pas possible bien que nous ne soyons encore qu’en octobre, les Californiens sont quant a eux la proie des flammes depuis le début de la semaine. Et pas n’importe où en Californie car c’est du côté de Malibu que ça chauffe (vous me direz que les secouristes en maillot de bain rouge peuvent s’occuper des blessés…) et certaines maisons de célébrités ont été complètement détruites comme celles de James Cameron et de Tom Hanks même si ce ne sont sans doute pas les plus à plaindre… C’est dans ce contexte que s’ouvre en France le Grenelle de l’Environnement où pendant deux jours, on va décider ensemble si ce sont nos enfants qui détruiront la planète ou si nous nous en chargeons dès maintenant : la première possibilité est plutôt séduisante (qu’est-ce qu’ils vont pouvoir faire comme conneries ces jeunes !) mais j’ai une petite préférence pour la seconde (comme il n’y a plus de guerre on aimerait bien participer un peu à l’Histoire aussi !). Mais trêve de pessisisme car notre sauveur vient faire un tour à Paris. Je ne parle pas de Yann Arthus-Bertrand ou de Nicolas Hulot mais du Prix Nobel de la Paix 2007 Al Gore qui passera faire un petit coucou à Jean-Louis Borloo, piquera deux trois gâteaux apéritifs, présentera son film Une Vérité Qui Dérange (« c’est pas le même que l’année dernière » dira sans doute Borloo entre deux godets) et repartira illico en jet privé… La défense de l’environnement, c’est vraiment un boulot usant.
Certains films ont la faculté de marquer l’enfance à nul autre pareil. Gremlins, Retour Vers Le Futur, Star Wars… C’est dans cet état d’esprit que m’est venu l’idée de faire ressurgir du passé un film qui permit aux effets numériques de faire un énorme bond en avant : Jumanji. A la base Jumanji est un roman de Chris Van Allsburg édité en 1982. En 1995, Joe Johnston (Chéri, J’ai Rétréci Les Gosses !) décide d’en faire une adaptation pour le grand écran.
Nous sommes en 1969. Allan Parish est encore un jeune adolescent lorsqu’il découvre un jeu appelé Jumanji. Avec sa copine Sarah, il décide d’entamer une partie. Le problème est qu’une partie de Jumanji est beaucoup plus difficile qu’une partie de Scrabble (quoi que, quand Tata Suzanne a fait « merguez » en mot compte triple, c’était quelque chose). En effet, après quelques coups de dés, Allan se retrouve bloqué à l’intérieur de l’univers du jeu. 26 ans plus tard, Peter et Judy emménagent dans l’ancienne maison d’Allan et découvrent eux aussi le jeu caché dans le grenier. Plusieurs phénomènes se produisent avant qu’un coup leur permette de délivrer Allan du jeu par hasard. Ensemble, ils vont alors essayer de retrouver Sarah et de terminer la partie une bonne fois pour toute…
Avec Robin Williams dans le rôle d’Allan et dans un film tel que Jumanji, on pouvait craindre que celui-ci ne fasse que répéter son sompiternel jeu un peu lourdingue. Bien au contraire, l’acteur s’en sort très bien avec en plus le défi qu’est de tourner avec des enfants. La scène où il arrive à forcer Sarah à rejouer est d’ailleurs une très bonne illustration de la « palette » d’émotions que possède Robin Williams. Il est épaulé par une Kirsten Dunst alors débutante mais qui était déjà dotée d’un certain talent (bien meilleure à mon avis que ne peut l’être Dakota Fanning… Oui je sais c’est mal de répéter sans cesse que l’on déteste une petite fille de 12-13 ans mais c’est plus fort que moi). L’autre grand personnage du film est Van Pelt, joué par Jonathan Hyde, qui est un méchant à la hateur du film ( à noter que Hyde joue aussi le rôle du père d’Allan). L’autre grande force du film vient de ses effets spéciaux qui, s’ils ont quand même vieilli, sont très réussis compte tenu de l’âge du film (c’est avec ce genre de films ayant un peu plus de dix ans que l’on remarque qu’un long-métrage vieillit mieux avec des effets spéciaux phyques qu’avec des effets spéciaux numériques. A méditer…). C’est ce qu’on appelle un film familial dans le meilleur sens du terme.
Note finale : 16/20 (et environ 50 points pour « merguez »)
En 2007, la France compte environ trois millions de chômeurs, plus d’un million de personnes sont mal-logées ou sans-abris, la maladie d’Alzheimer fait des ravages, la croissance est en panne, Jacques Martin est mort…Mais, voyez-vous, hier soir, durant deux heures (voire toute la nuit pour les plus en forme), les Français n’en avaient strictement rien à cirer et il fallait venir d’une autre planète (où des Etats-Unis) pour ne pas savoir pourquoi : la France a battu la Nouvelle-Zélande. Voilà, tout est dit sur la formidable performance des Bleus en une seule phrase. Je voudrais également faire mon mea culpa car j’étais le premier à penser que nous allions perdre contre ces All Blacks mais le bon côté est que l’émotion était en plus teintée de surprise. Par contre, je voudrais passer un petit coup de gueule sur les petits malins forumeurs qui sont à chaque fois pour l’adversaire des Bleus soit parce que Bernard Laporte est le sélectionneur et qu’il va rentrer au gouvernement soit parce que cela servirait la politique de Sarkozy. Au-delà du caractère profondément stupide de ces raisons, cela montre le profond caractère masochiste de certains Français… Un peu de chauvinisme ne fait jamais de mal, surtout quand on gagne. Il me reste donc à souhaiter que cette aventure continue encore parce que si le XV de France a gagné contre les All Blacks pour perdre contre les Anglais, c’était vraiment pas la peine de se déranger…
En parlant de performance venue d’un autre monde, il est venu le temps de sécher ses larmes, de cuver son vin et de parler un peu cinoche. Aujourd’hui c’est donc Mars Attacks qui passe à la moulinette. Sorti en 1996 soit la même année qu’un certain Independence Day, Mars Attacks se détache de ce dernier en jouant la carte de la comédie plutôt que celle du grandiloquent. Avec succès. En même temps, on en attendait pas moins d’un réalisateur de la trempe de Tim Burton qui dans chacun de ses films instaure une ambiance très personnelle et distille un humour souvent noir. Comme le titre l’indique, Mars Attacks raconte l’invasion de la Terre par les Martiens. Cela pourrait seulement entraîner une guerre comme les autres sauf que ces chers Martiens sont complètement débiles. Le problème est que les Terriens le sont aussi. Alors quand les deux grands esprits se rencontrent, cela devient vraiment du n’importe quoi…
La première chose qui frappe le spectateur en regardant ce film, c’est le nombre de têtes d’affiche présentes : Jack Nicholson, Glenn Close, Danny de Vito, Pierce Brosnan, Michael J.Fox, Natalie Portman, Tom Jones…(non non il n’y a pas d’intrus dans cette liste). Rien que pour cela le film vaut le coup d’œil. Cela devient encore plus jouissif quand toutes ces stars meurent comme des sombres crétins (mention spéciale pour celles de Glenn Close et de Jack Nicholson). L’autre aspect profondément comique vient du caractère de ces chers envahisseurs avec leur tête inversement proportionnelle à leur intelligence. Ces êtres sont sadiques (leurs expériences sur les chiens), sont des pervers (ils lisent Playboy) et même des junkies (ils carburent au nucléaire). La solution vient d’un jeune homme qui découvre que les Martiens ne supportent pas la country (qui peut leur en vouloir ?). Là où Independence Day se finissait dans un déluge d’action, Mars Attacks en prend le contre-pied avec cette fin si bizarre où ceux qui survivent sont la fille du Président, un bouseux et Tom Jones (et la justice dans tout ça ?)
Mars Attacks est donc un grand moment de delire scénaristique et visuel même si malheureusement il ne trouva pas son public lors de sa sortie. Une injustice que vous pouver d’ores et déjà réparer…
P.S : Une petite pensée pour tous ceux qui, comme moi, sont aphones ce matin mais aussi à tous les All Blacks et leurs supporters qui sont aussi dignes dans la victoire que dans la défaite. Amis footballeurs, si cela peut vous faire méditer…
Salut à tous. Je vous ai déjà fait part de ma théorie sur les trois types de mauvais films qui existent dans ma critique sur Ghost Rider. En relisant cet article, je me suis rendu compte qu’un autre film très célèbre avait également le droit à la double notation en tant que nanar intersidéral. Je veux bien évidemment parler d’Independence Day, sorti il y a 11 ans.
Il est vrai que le titre et que sa date de sortie à l’époque aux Etats-Unis lors de le fête nationale (4 juillet) ne laissait que peu de doutes sur les intentions du réalisateur, Roland Emmerich, bien que celui-ci soit allemand. On parle beaucoup en ce moment dans notre pays du patriotisme et du fait d’avoir un drapeau dans chaque foyer. En France, cette idée est tout de suite associée à la droite voire à l’extrême-droite mais sachez qu’aux Etats-Unis, ils n’ont pas besoin de parler de ces sujets avec des pincettes. Si vous voulez du patriotisme aveugle, regardez Independence Day, film au combien jouissif. Juste pour exemple, imaginez un alcoolique avec deux enfants essayant d’arrêter de boire. A cause du manque de pilotes, il se retrouve à piloter un F-16 (avouez que c’est déjà difficile de se retenir là…) et décide afin de sauver sa patrie de se suicider en volant vers le rayon laser des extraterrestres… Voilà, voilà… Message du film : tu es bourré, tu veux servir à quelque chose alors sauve les Etats-Unis avant de penser à ta famille ! Je pensais que cette scène suffirait à montrer le côté pathétique du film mais il y en a une autre encore plus grâtinée si c’est possible. Avant de s’embarquer dans les avions, souvenez-vous du speech du Président alors qu’il s’apprête lui-même à s’envoler… Rien que d’y repenser, cela me donne des crampes au ventre. Pour finir sur ce point, il faut noter que les Etats-Unis sont comme par hasard ceux qui trouvent la solution au problème alors que c’est un conflit mondial. Comme quoi, le hasard fait bien les choses.
Mais je ne veux pas être malhonnête en ne parlant que de ce point car ce film a (quand même) des qualités. Les effets spéciaux sont très réussis pour 1996 malgré le design complètement grotesque des aliens et les effets sonores dont on doit sans doute apprécier encore plus avec un home cinéma. Quant aux acteurs, ils font ce qu’ils peuvent dans ce marasme même si j’ai une préférence pour Jeff Goldblum qui est un de mes chouchous…
Ce qui fait le charme de ces films c’est le fait que tout cela est tourné avec sérieux afin de donner un aspect dramatique alors que cela ne fait que renforcer le côté risible de l’ensemble. C’est sans doute pour cela qu’il n’y a que peu de parodies d’Independence Day. Rien ne vaut l’original…
P.S : Roland Emmerich a tourné un film avec Mel Gibson. Son titre : The Patriot !
Notes finales : 1er degré : 07/20 ( de bons effets spéciaux aux services d’un scénario lamentable)
2nd degré : 18/20 ( 10 fois plus drôle que Mars Attacks !)
Bonjour à tous et re-re-re (ajoutez autant de re que vous voulez) re-bienvenue sur marredescritiquesalacon. Le miracle qui a frappé mon ordinateur était bien un miracle mais ce que je ne savais pas c’est qu’il était limité dans le temps. Comme quoi, même au Paradis, on n’a pas perdu le sens des affaires. C’est pour cela qu’il n’y aura peut-être pas de billet posté ce week-end. Je rajoute le « peut-être » car, avec le gugus d’en haut, on ne sait jamais…
Mais cela ne m’empêche pas aujourd’hui de faire l’éloge (je me suis grillé mais ça en vaut la peine) du, selon moi,meilleur film d’un des grands maîtres du cinéma qu’est Martin Scorsese : Casino. J’ai pu profité de sa diffusion récente sur Arte ( quand j’ai vu ça sur la Bible qu’est mon Télé 7 Jours, j’ai sauté sur mon fauteuil !) pour le revoir et, si à ma première vision il m’avait emballé, la deuxième m’a littéralement enthousiasmé. Sorti il y a maintenant onze ans, Casino est un film de gangsters mais aussi et surtout un film sur la croissance de la ville pour les grands enfants qu’est Las Vegas à travers l’ascension et la chute de Sam « Ace » Rothstein, bookmaker devenu patron du Tangiers durant les années 70.
Si le film dure 3h, elle passent comme une lettre à la Poste (dans le sens où ça va vite, pas dans celui de Dany Boon…) grâce à l’utilisation pendant presque toute la totalité du film d’une voix off, en l’occurrence celle de Rothstein (Robert de Niro) et de Nicky Santoro (Joe Pesci) qui nous content cette histoire avec un humour particulier mais efficace. Et puis voir tout ce pognon brassé à quelque chose de jouissif, il faut l’avouer. En ce qui concerne la réalisation de Scorsese, je n’aurai qu’une chose à dire : honteux. Honteux qu’il n’ait pas eu l’Oscar en 1997 car tout cela est mitonné aux petits oignons, surtout le long plan séquence de la salle des comptes au début. Si tous les acteurs sont au diapason de ce chef-d’œuvre, il faut délivrer une mention spéciale à Sharon Stone qui devrait jouer une droguée plus souvent (dans les films, évidemment…). Et puis la musique, quel bonheur ! Véritable compilation du meilleur des 70’s, elle est utilisée avec une grande efficacité (« Gimme Shelter », la meilleure des Rolling Stones ?) surtout lors de la magnifique scène finale au son de House Of The Rising Sun des Animals…
Un film à pleurer tellement on voit peu de films aussi aboutis et magnifiques…
Note finale : 19/20 (la perfection n’existe pas mais Casino est ce qui s’en rapproche le plus)
Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais en ce moment c’est un peu une période de vache maigre en ce qui concerne les sorties ciné en attendant évidemment fébrilement 300.Je me vois ainsi dans l’obligation de vous parler encore d’un film datant d’il y a quelques années. J’ai donc décidé de vous parler d’un film de Terry Gilliam pour changer un peu et de son plus gros succès au box-office à ce jour, L’Armée Des 12 Singes, datant de 1996.
Le début de ce film, qui ne parle absolument pas d’une véritable armée de 12 singes ( rien que le fait d’y réfléchir est drôle…), se déroule en 2035 alors que la quasi-totalité de l’Humanité a été anéantie par un virus mortel. James Cole, un prisonnier, est envoyé par des scientifiques dans les années 90 pour essayer de découvrir la source de ce désastre et d’empêcher la propagation du virus. Impossible de raconter plus précisément la trame du film car cela ne ferait que gâcher votre plaisir mais je puis vous dire que la fin nous remue bien les méninges.
Le casting est porté par un Bruce Willis trouvant en la personne de James Cole un de ses meilleurs rôles même si les plus ronchons prétexteront qu’encore une fois Bruce doit sauver le Monde. Mais avouez quand même que là c’est moins ridicule que de placer une bombe nucléaire dans un astéroïde afin d’éviter qu’il ne percute la Terre… Et puis il y a Brad Pitt que l’on reconnaît à peine sous les traits d’un (très) grand malade mental et qui abandonne complètement son côté beau gosse. Pour ce qui est de la réalisation, Terry Gilliam a le don de mettre mal à l’aise grâce à ses plans de caméras inattendus et à une esthétique on ne peut plus bizarroïde. Personnellement, c’est sur ce point-là que j’ai eu du mal à accrocher mais comme on dit, les goûts et les couleurs…
Et puis, s’il y a un côté que j’ai littéralement détesté, c’est bien la musique qui ne va absolument pas au film mis à part What A Wonderful World de Louis Armstrong pour le côté ironique. Utiliser un accordéon dans une œuvre de ce calibre est tout simplement du sabotage ( on se prend même à exhorter Yvette Horner à sortir de la télé !). Mais au final, le film est plaisant même s’il m’a quelque peu déçu après en avoir entendu autant de bien. Si seulement on pouvait couper la musique…
Note finale : 15/20 ( N’a pas remporté l’Oscar de la Meilleur Musique pour d'obscures raisons…)