1997
Publié le 02/04/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon

Le sport devrait rester ce qu’il est, c’est-à-dire une activité permettant une dépense physique en se dépassant ou en battant un adversaire (tout en en profitant pour récolter un max de thunes). Or, depuis deux semaines, lorsque l’on entend parler de sport, c’est soit pour y juxtaposer le mot boycott, soit pour le faire suivre de « bande de cons ». Histoire de rétablir l’ordre des choses, j’aimerais que l’on revienne un peu en arrière. Tout d’abord, intéressons-nous à la première affaire dite des JO de Pékin. On s’interroge sur un boycott éventuel des Jeux ou de la cérémonie d’ouverture. Mais s’est-on déjà demandé pourquoi Jacques Rogge et le CIO ont attribué les Jeux Olympiques à un pays aussi problématique que la Chine ? Si on est optimiste sur la nature humaine, on peut se dire que c’est dans un souci d’ouverture au monde et afin de faire rentrer pleinement les Chinois dans le jeu mondial. Si on l’est moins, on peut également penser que les principaux sponsors et équipementiers sportifs voyaient d’un très bon œil l’attribution des Jeux à un pays riche de 1,3 milliard d’habitants, ce qui représente un nouveau marché tout simplement considérable…
L’autre affaire qui préoccupe actuellement l’opinion publique est l’affaire dite de la banderole. Je ne rappellerais pas l’intitulé de la banderole que tout le monde connaît mais il est clair que pour écrire des trucs pareils, il faut vraiment avoir un cerveau proche de la masse critiques. Si les « supporters » auteurs de ce trait d’esprit méritent d’être sanctionnés, il faudrait également enquêter pour savoir comment une telle banderole a pu être introduite dans le Stade de France. La première hypothèse est qu’elle était vraiment bien cachée (c’est qu’on peut y mettre des choses dans le….nez), la seconde est que les services de sécurité n’ont pas fait leur travail. Là-encore ce n’est pas tout blanc tout noir mais le jours où il y aura une vraie politique de sécurité dans les stades, nous pouvons être sûrs que nous ne reverrons plus dans le Stade de Gerland lors de Lyon-Saint-Etienne des ultras lyonnais écrirent : « Pendant que nos pères inventaient le cinéma, les vôtres crevaient dans les mines ! »
Ne vous-êtes vous jamais demandé pourquoi votre biscotte tombait toujours sur la face beurrée ? N’avez-vous jamais pensé que votre professeur de physique-chimie de seconde devait venir d’une autre planète ? Ces questions ont désormais des réponses depuis 1997 et la sortie du film Men In Black, adapté d’un comic reposant lui-même sur ce qu’on appelle le folklore ufologique. Men In Black se situe dans le rayon comédie fantastique dans le style SOS Fantômes tout en nous offrant le duo sacrément antinomique Tommy Lee Jones/Will Smith.
Le MIB est une organisation chargée de la sécurité de la Terre tout en gérant l’immigration spatiale. Un de ses agents, l’agent K, est sans coéquipier depuis une mission près de la frontière mexicaine. A la recherchre d’un nouveau compère, l’intérêt de K se porte sur un agent de la police new-yorkaise, James Edwards. Celui-ci réussit ensuite son test d’entrée face à des militaires. Pour rentrer au MIB, il doit abandonner son idendité et devenir l’agent J alors qu’une bestiole venue du fond de la nuit comme le Capitaine Flam nourrit de noirs desseins envers la galaxie d’Orion présnete sur Terre.
A la base, Men In Black est un comic plutôt noir et pas vraiment drôle. Le réalisateur Barry Sonnenfeld s’est donc inspiré du matériau de base afin d’en faire une comédie compètement loufoque et parée pour tout écraser au box-office. Si le film a rempli tous ses objectifs en termes financiers, il a également répondu au cahier des charges du divertissement. Tout d’abord, les effets spéciaux. Comme souvent dans une production Spielberg, les effets spéciaux n’ont pas vraiment vieilli et sont encore dans le coup malgré les onze années passées. Chapeau également au maquillage de Rick Baker, spécialiste du genre, qui avait déjà montré tout son talent sur Star Wars ou La Planète des singes. Ensuite, l’univers. Men In Black est d’une originalité indéniable et d’autant plus attirant qu’il profite de l’éternelle sentiment du « on nous cache quelque chose » qui frappe depuis l’affaire Roswell en 1947 et depuis poursuivie avec les crop circles et les films de Uwe Boll (à ce titre, la bande-annonce de Far Cry vaut le détour…). Enfin, last but not least, le duo Jones-Smith est on ne peut plus savoureux et si la formule du buddy movie a pourtant été usée jusqu’à la moelle, ces deux-là arrivent à renouveler le genre grâce à des situations ubuesques (l’accouchement d’un alien, la rencontre avec la femme d’Edgar…). Men In Black est un coup de maître dans le genre et il donnera cinq ans plus tard une suite encore plus dingue mais un peu moins réussie…
Note finale : 16/20
Publié le 22/03/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon

Il n’y a que le sport pour nous offrir des instants d’émotion ou de magie et nous en avons encore eu la preuve par deux cette semaine. Mercredi, quart de finale de la Coupe de France entre Carquefou, équipe de CFA2 située en Vendée selon L’Equipe, et Marseille, quatrième de Ligue 1, le championnat que tous les Equatoriens nous envie. Sur le papier, on voit mal comment Carquefou peut s’imposer devant l’OM. Et pourtant… Dès la septième minute, les boulangers et commerciaux de profession plantent un but aux coéquipiers de Djibril Cissé dont, il faut le rappeler, le salaire mensuel équivaut au budget annuel de leur adversaire de la soirée (salaire soit dit en passant amplement mérité car il n’y a qu’un grand artiste de sa trempe qui puisse louper une occasion à cinq mètres d’un but vide comme ce fut le cas à la quarantième minute…). Au bout de 90 minutes, c’est la délivrance. Et voilà que les banlieusards nantais prennent la place dans le cœur des Ligériens laissée vacante par le FC Nantes…
N’oublions pas non plus le nouveau record du monde du 100 mètres nage libre détenu depuis hier par Alain Bernard et ses 47’’60. Rien que pour ces quelques moments inoubliables, il faut absolument trouver une autre solution que le boycott des Jeux Olympiques afin de faire pression sur la politique chinoise : je sais pas, on pourrait plutôt boycotter tous les produits fabriqués en Chine comme nos écrans plats, nos Playstation, nos caleçons, nos Action Man…Finalement oubliez ce que j’ai dit, ça a l’air d’être une belle connerie ! C’est ça le problème avec les Chinois, c’est qu’ils nous tiennent économqiuement par les coui…. ce qui est tout de même paradoxal pour l’un des derniers pays se disant communiste sur la planète (ce serait certainement différent avec Cuba, leur seul moyen de pression étant leurs cigares quoi que cela aurait été problématique si Bill Clinton était encore à la Maison-Blanche…)
Quand on voit toutes ces horreurs aux infos, on a parfois envie de regarder des choses qui nous relaxent et nous fasse rire. C’est dans cette optique que j’ai pensé que la débilité de Bean était appropriée. Apparu à la télé au début des années 90, Mr. Bean est un personnage campé par Rowan Atkinson. La particularité de cette série est qu’elle est presque intégralement muette et que le « héros » en question est radin, foncièrement méchant et, surtout, il est atteint du syndrome de la connerie chronique. Face à l’immense succès rencontré dans le monde par la série, Rowan Atkinson a eu l’idée de l’adapter au cinéma en 1997 pour un film tout aussi drôle.
Mr. Bean travaille à la Royal National Gallery de Londres et il est à des années-lumière d’être un employé modèle même si le directeur du musée l’apprécie pour d’obscures raisons. Comme il ne peut être viré, la direction du musée l’envoie en tant que spécialiste à Los Angeles afin de s’en débarasser. Arrivé là-bas, Bean est accueilli par David Langley, un employé du musée de Los Angeles. La mission de Bean sur place ? Préparer l’arrivée d’un des plus grands tableaux de la peinture américaine, Arrangement en Noir et Gris, plus connu sous le nom de La Mère de Whistler.
Comme il faut s’y attendre, le scénario sans queue ni tête n’a pour seul but que d’offrir un cadre de jeu à l’exubérance de Rowan Atkinson toujours aussi impressionnant lorsqu’il s’agit d’incarner un débile profond mais, il faut l’avouer tout de suite, l’ensemble est plutôt savoureux. Certes, quelques gags sont repris de la série mais cela n’empêche pas de s’incliner devant le génie comique de l’acteur anglais qui, en n’ouvrant presque jamais la bouche, arrive à nous tordre de rire (avec le sommet que constitue, à mon avis, la recherde d’un M & M’s dans le corps d’un policier à l’hôpital). Durant certains moments, Atkinson arrive même parfois à rappeler au bon souvenir des spectateurs les films de Chaplin ou de Buster Keaton avec sans doute moins de poésie mais tout autant de talent. Sans doute que le succès de Bean s’explique par le fait que le langage du corps est le seul qui soit véritablement universel et, même si on peut toujours reprocher à Bean de ne pas être un film très fin (loin de là), on ne peut certainement pas douter de sa générosité. Voilà la seule explication un peu près vraisemblable à un personnage désormais mythique…
Note finale : 15/20 (« Quand on enverra les cons sur orbites, t’as pas fini de tourner ! » Jean Gabin dans Le Pacha)
Publié le 30/12/2007 à 12:00 par marredescritiquesalacon

Bonne année à vous ! Alors avant de commencer, je tiens absolument à rappeler les règles élémentaires de sécurité pour ce réveillon. Premièrement, toujours prévoir une bassine juste à côté des toilettes car un des grands mystères des personnes en état alcoolisé est qu’elles trouvent toujours le moyen de ne pas vomir dans la cuvette même si elle se trouve à 10 cm de l’individu en question. Deuxièmement, et toujours en lien avec le premièrement, faîtes attention à votre consommation. Pour cela, n’oubliez jamais le célèbre adage : un verre, ça va, trois verres, ça va ça va ça va. Troisièmement et sur ce point je serai intransigeant, ne conduisez pas. Ne conduisez pas. Ne conduisez pas. Pas conduire. Pas bien conduire. Alcool bon mais conduire avec alcool pas bon. Je pourrai vous en faire des lignes et des lignes mais ce serait ce qu’on appelle dans le jargon de Julien Courbet une arnaque, une entourloupe, une escroquerie… Enfin vous voyez le truc. Au-delà donc des considérations purement techniques de l’organisation d’une petite fiesta, il ne faut pas oublier non plus qu’il se passe encore et toujours des choses abominables dans ce monde. Au Pakistan, on le sentait venir depuis quelques temps mais cela s’est vérifié : Benazir Bhutto est morte dans un attentat. Conséquence plus ou moins directe, les Etats-Unis commencent à flipper car le Pakistan est leur allié dans la région pour pacifier l’Afghanistan. Or, si c’est le bordel au Pakistan, on voit mal comment l’Afghanistan pourrait se transformer en L’Ile Aux Enfants de Casimir. C’est tout aussi compliqué en Mauritanie et on entend maintenant parler de l’annulation du Dakar. Quel dommage, c’est pourtant si beau de voir 200 mecs en bagnole passant dans un village à 150 à l’heure pour éclater un ou deux gosses. Encore heureux que Miss France n’a pas été virée sinon je serais rentré dans une grave dépression…
Alien Vs Predator 2 sortant sur nos écrans ce mercredi (oui oui je vous avoue qu’on a tous peur du résultat), il était opportun de clôturer le cycle Alien en ce dernier dimanche de l’année 2007. Après les problèmes rencontrés avec Alien 3, la Fox voulait redresser la barre avec un film qui, s’il est loin d’être indispensable quand on connaît la fin d’Alien 3, est quand même très loin d’être le ratage que certains martelaient. Avant tout, comme dans chaque film Alien, on reconnaît instantanément la patte du réalisateur. Cette fois-ci, c’est Jean-Pierre Jeunet, notre J-P national, qui s’y colle. Sa tâche étant de mettre en images le scénario de Joss Whedon, créateur entre autres de Buffy Contre Les Vampires.
Avant de faire le résumé de l’intrigue, j’encourage ceux qui ne voudraient pas connaître la fin d’Alien 3 à sauter ce paragraphe car il contient des spoilers. Nous sommes deux cents ans après les évenèments s’étant passés sur Fiorina 161. Des scientigiques ont réussi à cloner Ripley avec l’ADN retrouvé après sa mort. Seulement comme elle portait un Alien, son comportement est assez original. Par la même occasion, ces mêmes scientigiques ont également réussi à créer des Aliens à partir de cet ADN. Mélangez tout ça plus des pirates de l’espace débarquant et vous aurez une petite idée sur la suite des événements…
Jean-Pierre Jeunet est un homme d’amitié et c’est ainsi que l’on retrouve dans Alien La Résurrection des têtes qui nous sont familières deson cinéma comme Dominique Pinon et Ron Perlman. Encore plus familières car ce sont deus vraies gueules du cinéma comme on en fait plus. Alien La Résurrection est sans doute l’épisode le moins éprouvant pour les nerfs car quelques pointes d’humour permettent au film de se tranformer en une sorte de buddy-movie avec des répliques à deux balles. L’autre innovation concerne le personnage de Ripley qui permet à Sigourney Weaver de changer un peu son jeu qui est ici autrement inquiétant que dans les trois films précédents. Rajoutons aussi que les effets spéciaux des Aliens sont numériques comme dans Alien 3 mais on peut apprécier les évolutions de l’informatique entre 1992 et 1997 car il n’y aucune comparaison à faire au niveau de la qualité de ceux-ci. Un film qui diffère donc encore une fois de ce qui a été fait avant. Rien que pour cela la saga Alien mérite le respect…
P.S : si vous avez les DVD, regardez la fin alternative. On peut découvrir un Paris comme on n’en voit que lors des grèves de cheminots.
Note finale : 16/20
Publié le 10/10/2007 à 12:00 par Chandler

Bien le bonjour à vous. Depuis quelques jours, le procès de la paserelle du Queen Mary 2 a commencé à Saint-Nazaire. Si j'en parle, c'est parce ce que j'habite dans cette superbe ville fleurie et maritime qui...non je déconne : il fait un temps toujours pourri, le centre ville est moche et, dans certains quartiers, toutes les maisons se ressemblent (c'est pratique quand tu rentres bourré...). Cette catastrophe provoqua la mort de 16 personnes il y a quatre ans. Mais comme l'ironie du sort est tenace, il se trouve que ce long procès est diffusé dans une salle d'un endroit qui s'appelle 'Le Paquebot"...qui est également le nom du siège du Front National à Saint-Cloud. Je souhaite donc beaucoup de courage aux familles des victimes durant ces trois longs mois qui les attendent... A Paris, la classe politique est en ce moment secouée par les propos de Fadelah Amara qui trouve, je cite qu"instrumentaliser l'immigration, c'est dégueulasse", propos tenus en rapport avec l'amendement sur les tests ADN. Des deux côtés, on se jette sur ces propos comme des chacals : ceux de droite qui aimeraient qu'elle s'excuse (parce que virer une ministre de gauche ça serait sympa) et ceux de gauche qui lui conseillent de démissioner (parce que montrer que l'ouverture c'est nul, c'est cool). S'il y en a bien un qui s'en fout royalement c'est bien Nicolas Sarkozy, bien trop occupé à découvrir les multiples fonctionnalités du 4x4 de Vladimir Poutine...
Ce duel Sarkozy/Poutine m'a fait penser (toutes proportions gardées) au dace à face explosif Nicolas Cage/John Travolta de Volte/Face. Bon je l'avoue c'est faux mais il fallait bien que je trouve un lien...Film qui fête ses dix ans pile-poil, Volte/Face est le second film hollywoodien du maître du cinéma d'action hong-kongais John Woo (après Broken Arrow). et c'est sans nul doute le meilleur qu'il est fait sur le sol américain. Volte/Face, c'est avant tout une idée simple mais diabolique : si on pouvait échanger nos visages, que se passerait-il, qui plus est lorsque l'échange de visages a lieu entre mon pire ennemi et moi-même... Sean Archer est un policier comme les autres jousqu'au jour où un dangereux psychopathe, Castor Troy, tue son fils sous ses yeux lors d'une fête foraine (pourtant on le repète assez dans les journaux : les manèges sont dangereux!). Sean fait alors tout pour le retrouver et le mettre sous les verrous, chose faite quelques années plus tard lorsque dans un affrontement avec les deux hommes Castor tombe dans le coma. Le hic, c'est que c'est le seul à savoir avec son frère où se trouve une bombe qui pourrait faire des milliers de victimes. Sean décide alors de prendre le visage de Castor pour faire avouer son frère. Sauf que Castor se réveille et qu'il décide pour se venger de prendre le visage de Sean.
Ce film est donc, avant d'être un grand film d'action, un formidable duel d'acteurs qui ont l'occasion de jouer deux rôles différents : Nicolas Cage est ainsi complètement halluciné avant de devenir renfermé alors que Travolta prend le chemin inverse. Cela permet aussi des scènes très ambigües où par exemple Castor se retrouve seul avec la fille de Sean sans évidemment que celle-ci sait ce qu'il se passe... Et puis il y a bien sûr tout autour l'univers de John Woo où chaque gunfight est mâtiné de ralentis esthétiques avec tout plein de pigeons autour (l'amour de Woo pour les pigeons étant à ce jour toujours aussi énigmatique), où les chargeurs sont capables de contenir environ 200 balles et où franchement tuer des gens, c'est la classe. Alors bien sûr cela reste du cinéma et la morale à la fin est sauve mais il n'empêche que cela fait longtemps qu'on a pas vu un tel film d'action sur nos écrans (je n’ai pas eu l’occasion de voir Shoot’Em Up…)
Et puis il faut avouer que depuis ce monument John Woo a un peu (beaucoup diront certains) baisser de régime : entre un Mission : Impossible 2 qui n’a plus rien à voir avec le premier film et un Paycheck très limite, à vous de choisir…
Note finale : 17,5/20 (…et en plus t’as un lecteur CD MP3 ? Il est vraiment génial ton 4x4 Vladimir !)
Publié le 19/09/2007 à 12:00 par Chandler

Bonjour à tous. C’est hier soir que débutait la plus grande des compétitions européennes de football : la Ligue des Champions (ou Champion’s Leaugue pour les bilingues). Et c’est également hier que nous avons eu la suprise de voir que l’OM était capable de gagner un match de football (c’est qu’on commençait sérieusement à en douter). Mais le tableau d’affichage est bien là pour le prouver : OM 2 Besiktas 0. Ah bon, je ne vous ai pas dit que c’était contre le Besiktas Istanbul ? C’est vrai que cela paraît beaucoup moins spectaculaire maintenant… Hier il n’y a pas que sur les terrains de football qu’il y avait du sport. C’est en effet hier que Nicolas Sarkozy prononçait son discours social qui conçernait plus particulièrement les régimes spéciaux. Inutile de de dire que les syndicats n’étaient pas vraiment chauds et que le MEDEF attendait simplement de savoir où il fallait signer. Et quand en plus on sait que tous les partis de gauche vont manifester pour protester contre la franchise médicale, on peut s’attendre à ce que cela commence à devenir très intéressant (mais où est-il le temps béni du CPE où il y avait plus de manifestations que de cours ?). Pendant ce temps-là, les habitants de la Guadeloupe et de la Martinique apprenaient que leur île est tout simplement la plus grande décharge de France (oui oui devant Paris) et que leur agriculture est tout aussi saine que l’élevage de porc en Bretagne.Je vous laisse imaginer l’effet d’amas d’algues vertes sur les plages des Caraïbes…
Depuis que ce blog existe, je parle souvent de box-office dans mes critiques. A tel point que l’on pourrait me surnommer le Laurent Weil du Net. Il est donc à présent temps de s’intéresser au roi du box-office, au prince du show-business, au Zidane du billet vert…Titanic ! Tout à déjà été (presque) dit sur ce monstre qui a amassé plus de 1,8 milliards de dollars dans le monde mais il me semblait injuste que celui-ci se trouve écarté de ma sélection. Réalisé par James Cameron il a tout juste dix ans, Titanic n’avait au départ pas grand-chose pour avoir un succès aussi phénoménal : un tournage pharaonique qui coûta une somme astronomique à la Paramount et à la Fox, des acteurs inconnus du grand public, une histoire dont tout le monde connaît la fin… Bref, sur le papier, c’était loin d’être in the pocket (dans la poche pour les pas-bilingues). Mais c’était sans compter sur la pugnacité de James Cameron qui alla jusqu’à ne pas toucher de salaire pour mener son navire à bon port (sic)…
Jack Dawson est pauvre et Rose DeWitt Butaker est riche. Il est dessinateur et elle est noble. Ils n’ont aucun point commun mais ils vont tomber amoureux durant leur voyage les menant de Southampton à New York à bord du Titanic… Difficile d’imaginer un scénario plus bateau (je l’avoue elle est facile) mais tout le mérite en revient à James Cameron qui a réussi avec une histoire des plus classiques à faire pleurer dans les chaumières. Je l’avoue, je fais partie des irréductibles sans cœur qui pensent que Titanic est un film catastrophe avant d’être une histoire d’amour (comme pour Frodon, j’en ai rien à cirer de Jack et Rose). Car là où Titanic est tout simplement magistral, c’est durant la seconde partie maîtrisée d’un bout à l’autre par Cameron qui filme ce naufrage avec une grand élégance visuelle tout en n’oubliant pas de pointer du doigt les raisons de cette catastrophe qui fit environ 1 500 morts (la scène des canots est pour moi beaucoup plus émouvante que toute l’hitore Jack/Rose)
Si ce n’est pas dans ce film que DiCaprio trouve son meilleur rôle (l’évolution de son jeu est à ce jour la plus impressionante que j’ai vu), c’est Titanic qui lui a permis ensuite de participer aux projets qu’il désirait. Et c’est bien là le principal (on oubliera vite La Plage qui ne lui fait pas honneur et qui ne fait pas honneur non plus à Danny Boyle). Pour finir, je vais faire appel à vos souvenirs. Quand TF1 diffusa pour la première fois Titanic, ils l’on fait en deux fois : la première partie le lundi et la seconde le mardi. Pour résumer mon propos, voici ce que j’ai alors fait : je me suis couché tôt le lundi soir, j’ai été époustouflé le mardi soir…
Note finale : 13/20 (oui je suis depuis quelques temps en mode pas content)
Publié le 16/05/2007 à 12:00 par Chandler
Enfin ! J’y suis enfin arrivé ! Après quatre mois d’efforts(…), j’ai réussi à devenir premier sur la page d’accueil de Centerblog bien que je ne sache absolument pas sur quoi ils se basent pour ce classement… J’ai mis plus de temps que d’habitude pour mettre en ligne cet article car je voulais suivre la passation de pouvoir entre l’ancien et le jeune. Au revoir Jacquot. Je ne pense pas qu’on rira autant sans toi. Qui d’autre décidera de reprendre les essais nucléaires ? Qui d’autre dissoudra l’Assemblée nationale alors qu’il a la majorité ?
L’autre événement du jour c’est le début du festival de Cannes avec My Blueberry Nights de Wong Kar-Wai (zzzzzz…) mais tout cela s’annonce plus excitant avec la présentation demain de Zodiac, le nouveau film de David Fincher. Vous ayant déjà parlé de Fight Club, je me suis demandé laquelle de ses autres œuvres pouvait lui rendre le plus justice. C’est tout naturellement que m’est venu à l’esprit The Game, thriller de 1997 avec Michael Douglas et Sean Penn.
Nicholas Van Orton est un riche homme d’affaires. Le jour de son anniversaire il reçoit un mystérieux cadeau de la part de son frère Conrad qui est une sorte de jeu. Il accepte d’aller dans l’entreprise qui fournit ce jeu pour en savoir plus mais en en ressortant il se rend compte que sa vie est en danger…Tout comme pour Fight Club, il m’est impossible de vous raconter la fin tant celle-ci est surprenante voire déroutante mais par contre je peux vous dire que le nombres de retournements de situation est tout simplement hallucinant lors des dix dernières minutes pour notre plus grand plaisir. Michael Douglas, qui joue Nicholas, trouve ici à mon avis l’un de ses meilleurs rôles avec ceux de Wall Street et de Chute Libre. Il arrive très bien à faire passer cette impression que ce n’est qu’un vulgaire pantin dont les ficelles sont inaccessibles pour lui. Sean Penn n’est pas aussi marquant dans son interprétation mais il faut dire qu’il n’a pas un rôle qui lui permette de mettre en avant tout son talent comme il le fit plus tard dans Mystic River.
Quant à celui qui se trouve derrière la caméra, il est tout aussi à la hauteur de son scénario même si au niveau technique il n’atteint pas le niveau de Fight Club ou de Panic Room. Mais cela n’enlève que peu de chose à sa maestria car The Game, par son atmosphère et son histoire, ne permettait pas à la base de céder au sirènes d’une réalisation complètement barrée. Reste que The Game à un point commun avec Fight Club : sa capacité à diviser les gens. En effet, la fin du premier cité réveillera deux sensations différentes, soit « Incroyable, génial, Fincher est un dieu, je vais lui construire un musée…etc » ou soit « Quoi ? J’ai passé deux heures pour ça ! J’ai vraiment l’impression d’avoir mal au derrière… ». Vous ferez obligatoirement partie d’une de ces deux catégories que vous le vouliez ou non, tout dépendra si vous avez accroché à l’histoire du début à la fin. Reste que si The Game n’est pas aussi culte que Fight Club ou Seven, il reste un film d’une incontestable maîtrise durant 1h50. Pour ce qui est des dernières minutes, cela ne tient qu’à vous…
Note finale : 17/20 (vous aurez donc compris que je fais partie de la première catégorie)