1998
Publié le 12/01/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon

Enfin libres ! Après des semaines de tractations plus ou moins ridicules, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez sont enfin libres ! Voilà donc une bonne façon de commencer cette année même si en y regardant de plus près, cete libération pourrait causer plus d’ennuis qu’autre chose. Je m’explique : c’est Hugo Chavez (qu’on ne présente plus) qui s’est chargée de cette mission qu’on pensait confier en premier lieu à Rambo. Comme ce monsieur a réussi son pari, le Président colombien Uribe se trouve en position de faiblesse à présent pour les FARC à côté du gentil Chavez, situation qui est loin d’être commode dans cette région du monde. D’accord, Uribe a félicité Chavez mais au fond de lui, il aurait sans doute aimé que l’opération tourne au fiasco. M’enfin, comme dirait Lagaffe…Chez nous, si on a beaucoup parlé de cet épisode, il faut relativiser sa place comparée à celle de l’affaire de la bague de Carla Bruni. Cette bague est en effet la même que Nicolas avait offert à Cécilia. Alors est-ce le même modèle où la même bague. Si c’est la seconde proposition, c’est pas classe du tout Nicolas… Reste une troisième hypothèse, celle adoptée par 95 % des Français : on en a rien à foutre, position on ne peut plus défendable. Il n’empêche que depuis quelques temps, on sent notre Président légèrement perturbé. La dernière preuve en date de cet état étant son virage à 180° en l’espace de d’une journée sur les 35 heures, supprimées le mardi avant de démentir cette information le lendemain. Peut-être cela vient-il des menaces terroristes planant sur Paris. Rassure-toi Nicolas, la dernière fois qu’ils ont fait pété un truc dans la capitale, c’était dans le métro. Nous le saurions tous si tu prenais le métro tous les jours pour aller au boulot, non ? Tu peux donc dormir sur tes deux oreilles. Quant aux autres, prenez donc le Vélib’ durant quelques jours…
Mais Al-Qaïda n’est pas la seule menace terroriste dans le monde. Prenez New York par exemple : deux tours détruites le 11 septembre 2001. Mais quand on y repense, ce n’est rien comparé au passge de King Kong ou même de Godzilla. Comme vous voyez sans doute où je veux en venir, pas la peine de faire de phrase de transition. Réalisé par Roland Emmerich, le Michael Bay allemand (à moins que Michael Bay ne soit le Roland Emmerich américain), Godzilla est un remake des fameux films japonais avec le monstre vert. Mais avec les moyens de 1998…
En 1995, la France reprend ses essais nucléaires pour…afin…en fait on sait pas trop pourquoi. Avec cette brillante idée de Jacquot, la France passe pour les bad boys de l’époque. Mais ce que l’on ne sait pas, c’est que les retombées radioactives de ces essais ont créé un lézard mutant de plusieurs dizaines de mètres (on prèfère ne pas imaginer ce qui se trouve à Tchernobyl dans ce cas-là). Ce gros monstre pas beau prend alors la direction de New York pour veut aller voir un match des Knicks au Madison Square Garden (c’est l’explication la plus rationnelle de son périple mais si vous en avez d’autres, pas de problèmes…
Comme vous pouvez le voir, je trouve le scénario de Godzilla d’une finesse et d’une intelligence rares. Si l’idée de remettre au goût du jour les grands monstres commes King Kong avec des effets numériques était louable, force est de constater que le film paraît obsolète dix ans après. Si le film était impressionant à sa sortie, il est maintenant…comment dirais-je…moche. Voilà le mot que je cherchais. Si en plus vous le comparez au King Kong de Peter Jackson, l’affaire est dans le sac. Mais ce serait injuste de faire porter l’échec public et commercial du film sur les seuls effets spéciaux. Comme je l’ai déjà dit le scénario est encore plus con que celui de Transformers et Independence Day réunis mais en plus le film est une accumulation incommensurable de clichés sur nous, pauvres Français. Dans l’ordre, nous apprenons que nous nous appelons tous Jean-Pierre, Jean-François, Jean-Paul, Jean-Jacques etc… que nous sommes toujours ronchons, que nous sommes éternellement insatisfaits. Bon si on peut ne pas leur donner tort sur les deux derniers points, cela fait quand même beaucoup. Il ne manque que la présence de Jean Reno pour que ce soit le bouquet. Oh, surprise, il y est…En fait, seul le côté résolument fun de Godzilla arrive à faire passer un peu plus facilement la pilule
P.S : j’allais oublier Jean-Marie.
Note finale : 08,5/20
Publié le 20/10/2007 à 12:00 par Chandler

Ouf ! Il était temps que ça s’arrête pour le XV de France car après avoir perdu 14-9 contre les Anglais et 34-10 contre les Argentins, on se serait fait laminés dans un nouveau match. La France finit donc sa Coupe du Monde comme elle l’avait commencé avec une défaite contre les copains de Florent Pagny. C’était bien la peine de nous déranger pendant un mois et demi… Si en rugby on préfère jouer la continuité, du côté de l’Elysée la rupture est de mise car, grande nouvelle, Nicolas et Cécilia Sarkozy se sont séparés d’un commun accord afin que chacun mène sa barque de son côté (ou plutôt son yacht). Ce feuilleton digne des plus grands épisodes des Feux de l’Amour a été l’occasion de grands moments de rigolade comme jeudi dans le journal de 13 heures de TF1 où Jean-Pierre Pernaut s’est fendu d’un petit commentaire sur la déontologie du journaliste… Jean-Pierre Pernaut qui fait la morale ?! C’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité quand on voit ses magnifiques reportages sur « le dernier sabotier du Poitou a 82 ans et il a décidé de lancer une nouvelle collection spéciale Ségolène Royal. Une collection vouée à l’échec donc… » Pendant ce temps-là de l’autre côté du globe, au Pakistan plus précisément, on a fêté comme il se doit le retour au bercail de Benazir Bhutto après huit années d’exil. L’occasion pour les locaux d’allumer des feux de joie et de sacrifier en offrande plus de 130 personnes, le record national étant donc battu…
Cette avalanche de violence ne pouvait décemment pas être ignoré par votre critique préféré (après celui de Femme Actuelle évidemment) et c’est en toute logique que l’on se tourne vers un film tragique et violent, montrant dans un grand souci de réalisme les dernières heures de l’Humanité : je veux bien sûr parler du célèbre Armageddon de Michael Bay qui nous ramène environ dix ans en arrière. Armageddon est le produit de l’imagination débordante de Michael Bay et de Jerry Bruckheimer qui ont eu l’idée (au même moment que pour Deep Impact) de tourner un film avec un astéroïde menaçant de s’écraser sur notre chère planète. Harry Stamper travaille sur une plate-forme pétrolière avec toute son équipe quand le gouvernement l’appelle pour une mission très spéciale : aller puiser tout le pétrole possible en Iran avant de se faire dégommer…Stamper trouve que cette mission est beaucoup trop suicidaire et la NASA décide alors de lui refourguer autre chose : sauver le monde d’une destruction inéluctable à cause d’une météorite. Stamper accepte et avec tous ses copains foreurs, ils doivent creuser un trou dans la météorite avant de la faire exploser avec une bombe nucléaire…
Comment ça c’est complètement débile ?! Et alors, du moment que l’on s’amuse ! Nan je déconne… Il est vrai que j’ai tendance à être bon public pour ce genre de film mais il y a un moment où je ne peux plus être aussi conciliant. Au-delà du fait que le scénario est l’un des plus débiles jamais écrits par Hollywood (j’ose à peine imaginer la situation lors de la grève des scénaristes…), ce qui m’énerve le plus, c’est que le film se prend beaucoup trop au sérieux, le pompon du larmoyant mièvre étant décroché par la scène de fin entre Ben Affleck et Bruce Willis. Et oui car il y a des acteurs connus dans ce film et pas qu’un peu. Jugez plutôt : Bruce Willis, Ben Affleck, Billy Bob Thornton, Steve Buscemi, Owen Wilson, Liv Tyler... Mais toute cette concentration de stars ne sert à rien quand on a une histoire pareille…
Mais je sens déjà des voix s’élever en me rappelant que j’ai adoré Transformers. Comment aimer Transformers alors qu’on a détesté Armageddon ? Et bien, je vais vous le dire de but en blanc : je n’en ai aucune idée. Pourtant dans les deux cas on a le droit à un scénario débilitant, à des personnages sans reliefs, à des scènes vibrant de courage et de dévotion… Si quelqu’un peut me dire comment cela se fait, je lui en serait gré (ça marche aussi pour ceux qui aiment Armageddon et qui n’aiment pas Transformers…)
N.B : J’adore aussi Rock. C’est grave docteur ?
Note finale : 08/20 ?
Publié le 01/08/2007 à 12:00 par Chandler

Il y a des semaines comme ça où l’on se dit que rien ne va plus dans ce bas-monde : trois grands noms du cinéma nous ont quitté en l’espace de deux jours. Michelangelo Antonioni (oui oui comme la Tortue Ninja…), Ingmar Bergman et Michel Serrault n’auront plus l’occasion de raconter des histoires. Concernant le dernier cité, l’hommage que lui accordent les chaîndes de télévision est impressionant (je vous conseille plus particulièrement Le Viager jeudi soir sur France 3) à tel point que cela risque de frôler l’overdose… Le deuxième point sur lequel je voudrais revenir est le rôle des commentaires sur mon blog. Comme tout blog de critiques, il est tout à fait normal que certains ne soient pas de mon avis et je les encourage à me faire part de leur point de vue dans la limite de la bienséance, limite que le dénommé lolo a franchi allègrement. Autant son commentaire sur Transformers est assez drôle et insinue que l’être humain est par essence con (moi même sur ce point-là je ne peux que m’incliner), autant le titre laisse songeur : Baltringue. Etant donné qu’il y a 99% de chances que cela me soit destiné, le dénommé lolo est appelé à l’accueil pour changer ce titre qui me blesse au plus profond de ma chair…(enculé ou connard aurait été de bon aloi car comme on dit, c’est pas la peine de tortiller du cul pour chier droit)
Les points ayant été mis sur les i, passons au film du jour, Dark City, qui fut un échec commercial alors qu’un an après Matrix, traitant d’un thème similaire, allait faire un carton. Il était donc de mon devoir de réhabiliter ce film qui est un de ceux qui a su devenir culte bien après sa sortie. Datant de 1998 (Matrix de 1999, 1999-1=1998. Le compte est bon, merci Bertrand Renard…) et réalisé par Alex Proyas (The Crow, I Robot), Dark City s’inscrit dans la veine paranoïaque lancée par Plilip K. Dick sur la manipulation de la réalité. John Murdoch se réveille un jour dans une pièce avec un corps par terre. N’ayant absolument aucun souvenir de ce qu’il s’est passé, il découvre qu’il est poursuivi par la police pour une série de meurtres de prostituées. Il va donc tenter de trouver des personnes pour l’aider…
Le rôle principal est tenu par Rufus Sewell qui, je vous l’accorde, n’est pas des plus connus mais il est épaulé par une belle brochette (d’acteurs) tels que William Hurt, Jennifer Connelly et Kiefer Sutherland, ce dernier étant dans ce film aux antipodes de Jack Bauer. L’autre attrait principal du film est le décor qui mélange les voitures des années 50 avec des machines encore plus perfectionnées que l’iPhone (en gros dans Dark City ils ont des téléphones…) ce qui donne cette impression d’intemporalité à l’ensemble. La ville en elle-même rappelle un peu celle de Metropolis de Fritz Lang avec tous ces métros en l’air et ces gratte-ciels. Pour ce qui est des effets spéciaux, ils vont du très bon (les changements de configuration de la ville) au moyen (le combat final plutôt décevant) mais sont dans l’ensemble réussis compte tenu du budget (40 millions de dollars) qui était loin d’être au niveau de ceux d’aujourd’hui. Il n’empêche que certains plans sont vraiment de toute beauté comme celui où l’on voit pour la première fois que le jour s‘est levé sur la ville (je suis sûr que Téléphone va me demander des royalties sur cette phrase…). Alex Proyas a donc su tirer le meilleur parti de ses moyens avec il faut le dire un scénario béton qui ne subit aucun temps mort, la durée assez courte (1h35) pour un film de science-fiction en étant sans doute la cause.
En résumé, même s’il est moins « grand public » que Matrix (désolé les mecs cette fois il y a pas de kung-fu !), Dark City mérite de figurer à ses côtés dans la liste des très bons films de science- fiction où il y aurait également Total Recall, Starship Troopers, Transformers…Oh la boulette !
Baltringue : dans le monde du cirque, personne en charge du montage et du démontage du chapiteau (faut que j’appelle Zavatta moi !)
Note finale : 17/20 (allez sans rancune lolo)
Publié le 08/07/2007 à 12:00 par Chandler
Force et honneur à toutes et à tous ! Je ne sais pas si c’est le cas par chez vous mais dans ma région le temps est pourri, pourri, pourri… Les petits malins du sud liront ces lignes interloqués, regarderont par la fenêtre, lèveront les yeux au ciel et penseront que je suis tombé sur la tête. Mais ici je m’adresse aux compatriotes de Brest, de Saint-Malo, de Rennes…Toutes ces villes qui n’ont pas l’été ensoleillé promis par Météo France qui ne sait même plus prévoir le temps du jour au lendemain (par exemple on aurait dû avoir un week-end radieux…). Il ne nous reste plus qu’à rester au chaud chez nous à regarder le Tour de France à la télévision même si tout le monde sait que le vainqueur à Paris ne sera pas l’Abbé Pierre et qu’il ne fonctionnera pas à l’eau claire. Enfin, si vous préférez, il y a le Grand Prix de F1 mais là aussi les premiers cas de dopage apparaissent, la faute aux F1-Transformers…
L’état des lieux général étant maintenant établi au sein de la communauté sportive (en résumé selon Bébert c’est : « de toute façon ils sont tous dopés ! » Merci Bébert.), il ne me reste plus que de vous parler d’une autre supercherie qui est la trame scénaristique d’un des meilleurs films de Jim Carrey, The Truman Show ( Ah bon c’est pas Ace Ventura en Afrique ?). Réalisé par Peter Weir à qui l’on doit également Witness et Le Cercle Des Poètes Disparus, The Truman Show est une satire de la télévision actuelle qui nous montre avec exagération ce qu’elle pourrait être dans quelques années (avec des joyaux comme Secret Story et L’Ile de la Tentation on voit très bien merci…) et ce à travers l’histoire de Truman Burbank, un petit assureur de Seaheaven vivant une vie tout ce qu’il y a de plus banal. Mais un jour une série d’événements lui font croire qu’il est observé et que tout n’est pas aussi rose qu’il l’avait imaginé. C’est alors qu’il se rend compte que depuis son enfance il est le héros d’une émission de télé-réalité et que Seaheaven n’est en fait qu’un vaste studio. Il fera alors tout pour s’en échapper…
Si tout cela paraissait hautement improbable il y a dix ans, il est indéniable qu’aujourd’hui ce film gagne de sa force au fil des années et à mesure que la télévision tire de plus en plus vers la médiocrité. The Truman Show n’est donc finalement pas vraiment un film de science-fiction mais plutôt un film d’anticipation. Mais ce film est également le premier qui a permis à Jim Carrey de changer de registre et de s’essayer dans un domaine plus dramatique même si on retrouve au début du film ses mimiques habituelles. C’est également l’occasion de traiter du cynisme dans le monde du petit écran en dressant un portrait peu élogieux de ses acteurs s’amusant à jouer avec les émotions de Truman en lui faisant notamment croire que son père est mort en mer, faisant naître chez Truman une phobie de l’eau et l’empêchant d’aller où il veut. La meilleur partie du film est sans conteste celle où Truman découvre au fur et à mesure toute la supercherie à l’aide d’un projecteur tombant du ciel, de personnes faisant constamment la même chose…
Comme dans tous ses films, Peter Weir filme avec sobriété son sujet alors que d’autres auraient cherché le spectaculaire à tout prix (ceux qui veulent voir Die Hard c’est juste en-dessous !). Le seul défaut même si ce n’en est pas vraiment un est le fait que la fin est quelque peu frustrante et qu’on aurait en vie d’en savoir un peu plus sur la nouvelle vie de Truman. Mais que cela ne vous empêche pas de découvrir ce très bon film qui malheureusement devient de plus en plus réaliste…
Note finale : 17/20
Publié le 20/05/2007 à 12:00 par Chandler
Bonjour à tous. En ce week-end de l’Ascension qui nous permet encore une fois de ne pas lever le moindre petit doigt en ce mois de mai, j’aimerais tout d’abord remercier la religion catholique et tous ses acteurs de ces derniers millénaires sans qui nous n’aurions pas toute cette réserve inépuisable de jours fériés. Même la Pentecôte nous est rendue comme neuve ! Quand en plus on sait que ce sont les syndicats, organisations ô combien religieuses, qui ont lutté pour son retour… L’autre événement de cette semaine c’était bien évidemment la constitution du nouveau gouvernement qui nous a réservé une peite surprise : le retour de Bernard Kouchner alias la terreur des Balkans. Inutile de dire qu’au PS ils étaient très contents. Et puis la cerise sur le gâteau c’est que leur autre grand ami Eric Besson est lui aussi Secrétaire d’Etat. Marcel Béliveau a encore frappé !
Etant parti sur le terrain politique et donc de l’engagement, inutile de s’arrêter en si bon chemin. En effet le film dont je m’apprête à vous parler est Mad City, film de Costa-Gavras, qui n’est pas vraiment reconnu pour des films d’action décérébrés (merde je croyais que c’était pourtant lui qui avait fait Rock…). Sorti en 1998, Mad City tire à boulets rouges sur le journaliste recherchant à tout prix le scoop qui le rendra célèbre et ce parfois au détriment de la morale. Max Brackett est un journaliste sur une chaîne locale alors qu’il aurait pu devenir bien plus mais un accrochage avec son rival Kevin Hollander lui a empêché de viser plus haut. Alors qu’il effectue un reportage sur le manque de moyens d’un musée avec sa nouvelle assistante Laurie, un ancien employé un peu simple d’esprit, Sam Baily, fait irruption avec une arme. Il désire parler à sa directrice afin qu’elle le reprenne mais une série d’accidents va transformer tout cela en prise d’otage. Max voit alors cela comme une occasion de renouer avec le succès…
Mad City a pour but premier de dénoncer cette télé-poubelle avide de fabriquer un show et ce peu importe le matériau de départ. Tout le film nous montre donc tout ce qu’un journaliste ne devrait pas faire s’il suivait une quelconque éthique. La plus belle illustration de ce milieu pourri jusqu’à l’os est celui de Laurie, l’assistante de Max, qui passe d’un idéalisme naïf à un cynisme rappelant celui de son patron. C’est exactement le chemin contraire que Max entreprend en se rendant finalement compte de son immoralité. Cette réussite des personnages est largement dû à Dustin Hoffman qui, avec son jeu tout en retenue, éblouit le film de tout son talent (tout aussi excellent que dans un Rain Man même si dans Mad City il en a un peu rien à carrer du comptage d’allumettes…). Si John Travolta est également bon dans le rôle de Sam, il a une tendance à surjouer un petit peu mais ce film fait partie de ses bonnes performances (la meilleure étant bien sûr Battlefield Earth !). Malheureusement pour le film, on sent que Costa-Gavras a été un peu muselé par la Warner. Si le film est bien un film engagé, cela reste encore un peu formaté et l’on atteint donc pas ici le venin d’un Amen par exemple. Mais que cela ne vous rebute pas de découvrir ce bon film qui nous rappelle encore une fois que Dustin Hoffman est un grand acteur, par le talent j’entends. Mention spéciale pour la scène de fin bouleversante et pour la dernière réplique de Max qui hante encore ma mémoire.
Note finale : 15/20
Publié le 09/05/2007 à 12:00 par Chandler
C’est fait. Voilà trois jours (six mois serait un chiffrage plus exact…) que nous connaissons l’identité de notre nouveau Président de la République. Courage les socialistes plus que 5 ans à attendre et vous perdrez de nouveau. Trois jours et déjà une polémique sur son yacht de 60 mètres à Malte. On dit qu’il étale le fric de ses amis mais c’est faux ! Etalage de fric il n'y a qu'à partir de 100 mètres... Un si grand bateau pour un si petit homme si c'est pas du gâchis!Et encore il est pas rendu à l'Elysée... L’humeur du moment étant donc au scandale et à la polémique, j’ai pensé que rappeler à notre bon souvenir un film comme Staship Troopers serait une bonne idée.
Datant de cette belle année 1998 où Zidane savait encore visé le ballon avec sa tête, Starship Troopers nous narre la guerre opposant les Terriens aux Arachnides d’une planète lointaine appelé Klendathu. Alors c’est sûr que présenter comme ça on a l’impression de parler d’une vieille série Z mais ce film est beaucoup plus fin que cela. Qualifié de film « fascisant » voire même de « néo-nazi » à l’époque par une partie de la presse, Starship Troopers n’est en fait qu’une des satires les plus réussies de l’Histoire du cinéma. En effet, ce postulat de départ futuriste n’est en fait qu’un prétexte et le but premier est de se moquer de la société moderne en général et des Etats-Unis en particulier. Il faut dire que derrière la caméra se trouve Paul Verhoeven, réalisateur très doué de Robocop par exemple mais qui fait rarement dans la finesse. A ce titre, on peut très bien le comparer à Oliver Stone même si ce dernier prend un tournant très décevant depuis quelque temps…
Dans ce film, on suit le parcours de Johnny Rico, un lycéen voulant éxécuter son service fédéral pour devenir citoyen (parce que dans ce monde si tu vas pas à l’armée t’es un bon à rien et non pas un bon aryen, ce qui n’a rien à voir…) qui se retrouve plongé dans une guerre après la mort de ses parents vivant à Buenos Aires. Cela paraît triste mais Paul Verhoeven a trouvé le moyen d’égayer tout ça en dotant les Humains d’une intelligence toute relative (ils ont plein d’armes mais ils n’arrivent pas à buter des gros insectes) et en entroupant la trame principale avec des flashs info très drôles où l’on voit par exemple des soldats faire tester leur flingue à des gosses de 8 ans et leur distribuer des cartouches où bien encore le récit d’une expérience sur ce qu’il arrive entre une Arachnide et une vache. C’est sans doute cette réussite de l’insertion du comique dans un film qui serait banal autrement qui donne tout son sel à ce qui restera comme le meilleur film du Hollandais Volant. Un petit mot du casting avec des acteurs qui sont tous très beaux comme si dans le futur les moches n’existaient plus et pour finir un grand merci à Basil Poledouris et au thème principal qu’il a composé qui est vraiment magnifique du nom de Klendathu Drop…
Note finale : 18/20 (c’est violent, c’est drôle, c’est féroce, c’est Verhoeven…)
Publié le 31/01/2007 à 12:00 par Chandler
Après Kill Bill et Pulp Fiction, j'ai décidé de vous livrer ma critique d'un autre film de Quentin Tarantino sorti en 1997 :Jackie Brown. Et comme vous allez pouvoir le constater très rapidement, c'est loin d'être mon préféré. Porté pourtant par un casting d'enfer ( Robert de Niro, Samuel L. Jackson, Michael Keaton...), il nous relate l'histoire d'une hôtesse de l'air convoyant de l'argent pour un mafieux afin d'arrondir ses fins de mois (c'est sûr que ça rapporte plus que de bosser chez McDo à mi-temps). Jusqu'à ce qu'elle se fasse coincer par les flics...
Comme vous pouvez le constater, le film ne possède pas un scénario aussi abouti que celui de Pulp Fiction et de Reservoir Dogs et le sujet ne permet pas de manier avec virtuosité la caméra comme dans Kill Bill. Non, ici seulement un film de gangsters brut de décoffrage avec une petite pointe d'humour (la façon dont de Niro, très bon dans le film, bute la fille est notamment très marrante) mais tout cela n'a pas la verve de la Palme d'Or de 1994. Pour le prouver, il m'est incapable de me rappeler précisément d'un seul dialogue alors que ceux des autres Tarantino marquent directement l'esprit (comme les slogans publicitaires à la con mais en mieux). Bref, inutile de vous dire que ce fut une déception pour moi que ce Jackie Brown dont j'attendais beaucoup (trop peut-être) après des chefs-d'oeuvre comme Kill Bill et Pulp Fiction. Comme quoi même les meilleurs peuvent décevoir (le seul à qui ce n'est jamais arrivé c'est Max Pécas, il nous a toujours livré des films de merde!).Même la bande-son n'est pas au même niveau que celle des autres Tarantino... A voir pour la colonie d'acteurs impressionnante et plutôt inspirée qui pourra peut-être vous combler.
Notes finales : 0/20 pour les films de Max Pécas (1/20 pour Mon curé chez les nudistes rien que pour le titre)
12/20 pour Jackie Brown
Publié le 31/05/2006 à 12:00 par Chandler
Tom Hanks étant un de mes acteurs préférés et Steven Spielberg mon réalisateur adoré, j'ai donc décidé de parler de un des films de guerre les plus réalistes : Il faut sauver le soldat Ryan. Vainqueur de 5 Oscars dont celui du meilleur réalisateur, il a beaucoup marqué le public surtout avec cette fulgurante reconstitution du Débarquement du 6 juin 1944 qui montre toute la violence de la guerre et l'horreur qui en résulte grâce à des images chocs voire gores (un homme qui cherche son bras arraché, un autre qui perd ses entrailles...)
Le film est plutôt long (2h50) mais l'on ne s'ennuie pas une seule minute tellement on est pris dans cette histoire d'hommes ayant une mission en marge des grands combats. L'escouade est composée par des acteurs connus (Tom Hanks bien sûr et Tom Sizemore) mais aussi d'acteurs qui allaient devenir plus tard de véritables stars comme Matt Damon et Vin Diesel. Le film n'est pas seulement une suite de scènes d'action mais pose aussi de véritables questions comme par exemple si la rédemption est possible (le soldat allemand capturé puis relâché) ou bien encore si le plus faible des hommes peut se transcender et avoir du courage (le soldat Uppa). Mais si l'on ne devait retenir qu'une seule chose de ce film, ce serait le réalisme poignant avec lequel Spielberg filme tout cela en utilisant la caméra à épaule mais aussi des plans très innovants comme ceux où la caméra plonge dans l'eau pendant le Débarquement comme si elle remplaçait les yeux d'un soldat.
S'il n'y avait qu'un film à retenir sur la violence de la Seconde Guerre mondiale, ce serait sans aucun doute celui-ci.
Note finale : 16,5/20