2000
Publié le 01/03/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon

Bordel ! Quand on rentre sur la pi… (oh pardon mon côté Boulbi de Booba vient de ressurgir, je recommence). Il y a des jours où, en se levant, on se demande ce que l’on va faire de sa journée. Et il y en a d’autres où tout est limpide, clair et net. Aujoud’hui fait partie de la seconde catégorie car je voudrais m’intéresser au cas d’un magazine qui fait de plus en plus parler de lui. Ce pourrait être Modes & Travaux mais c’est de Marianne que j’ai envie de parler. Oui la cible est on ne peut plus alléchante et comme tous les autres charognards, je m’interroge sur la voie de plus en plus obscure vers laquelle se dirige Marianne qui est passé du statut de journal iconoclaste se définissant, je cite, comme « centriste révolutionnaire » par Jean-François Kahn ( en gros ce serait un centrisme punk, une sorte de mélange entre François Bayrou et les Sex Pistols : c’est ce qu’on appelle un oxymore) qui proposait une vraie alternative aux autres news magazines à une espèce de concentré d’anti-sarkozysme primaire et bêta. Certes le bonhomme, cible de toutes les attentions, est loin de déclencher les « Hourra ! » de la foule (après l’oxymore, voilà l’euphémisme…) mais est-ce une raison pour ne pas apporter un peu de soin à ses critiques ?
Après l’appel à la vigilance républicaine du 14 février qui en a fait sourire plus d’un ( c’est-y pas vrai Jean-Mimi Aphatie ?), voilà que Marianne nous balance un sondage plein de bon sens et pas du tout démagogique. Rendez-vous compte, si l’élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, Ségolène Royal battrait Nicolas Sarkozy sur un score de 51% contre 49%… Non seulement on se demande comment Sarkozy passe d’une cote de popularité de 33% à 49% d’intentions de vote (les Français n’auraient-ils aucune confiance dans la Dame du Poitou ?) mais je vais vous donner une nouvelle qui va sans doute vous surprendre : si les Allemands devaient refaire les élections législatives de1932, ils ne voteraient pas pour les nazis ! Il vous la coupe ce scoop, non ? Comment ça il ne faut pas comparer l’incomparable ? Voilà donc une trosième définition pour vous : le raisonnement par l’absurde, une technique de plus en plus employée par les charo…les journalistes de Marianne…
Avec cette introduction un peu plus violente que d’habitude, reposons nous les neurones et le corps avec un film léger comme une plume qui n’a qu’une ambition : vous faire rire. Mon Beau-Père Et Moi fait partie de cette catégorie des comédies qui ont, au fil du temps, gagnées leurs galons de classique et ce avec des méthodes éprouvées mais efficaces. En même temps, comment en aurait-il pu être autrement avec Jay Roach, le réalisateur d’Austin Powers, et un duo Ben Stiller-Robert De Niro ?
Greg Focker est amoureux, tellement amoureux qu’il a décidé de demander en mariage Pam Byrnes. Celle-ci ne voulant pas déroger à la tradition, Pam veut que Greg demande l’accord de son père. Ils se retrouvent donc chez les parents de Pam pour passer le week-end et Greg fait tout ce qu’il peut pour s’accorder les faveurs de Jack Byrnes, sans succès. Il faut dire que Jack est un homme loin d’être facile à amadouer et Greg va l’apprendre à ses dépens…
Sur le papier, le tiercé s’annonçait d’ores et déjà gagnant mais dans les faits, cela est-il prouvé ? Comme je l’ai dit auparavant, le film repose exclusivement sur les épaules du duo Stiller-De Niro, le premier dans le registre gentil et maladroit et le second dans un rôle plus mono-maniaque. De Niro montre avec ce film qu’il a de réelles dispositions pour la comédie même s’il avait déjà eu l’occasion de s’y essayer avec Mafia Blues et que le cabotinage n’est jamais très loin. Stiller, quant à lui, montre une facette beaucoup plus émouvante, à mille années-lumière de Zoolander et Dodgeball. Mon Beau-Père Et Moi utilise principalement le comique de situation et certains gags sont devenus des classiques du genre (la scène de repas devant l’urne funéraire pour ne citer que la plus connue). Dommage que l’humour ne soit pas plus diversifié mais dans l’ensemble, on ne ressent aucune frustation à l’idée que cela aurait pu être encore plus drôle car l’expérience de la comédie de Jay Roach permet au film de ne pas subir de trop brutales chutes de tension comme c’est malheureusement parfois le cas. Le bémol que l’on pourrait émettre serait à l’encontre de la fin un brin trop morale et trop téléphonée qui dépareille un peu avec le ton général du film et qui est l’un des tics de trop de comédies américaines…
Note finale : 15/20 ( mais ai-je mis assez de soin pour MA critique ?
Publié le 02/02/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon

Avis aux professeurs de toute la France, ceci est un message du Ministère de l’Education Nationale : vous ne devez jamais répliquer lorsqu’un élève vous insulte et ne vous respecte pas. Surtout, vous ne devez surtout pas répondre par une gifle, surtout si l’élève en question est le fils d’un gendarme. Il faut au minimum trois coups de couteau pour pouvoir vous défendre selon la nouvelle circulaire en vigueur… Eh bien, on peut dire que certaines infos ne laisse pas l’opinion de marbre. Alors que je ne connais pas une seule personne dans mon entourage trouvant juste la peine encourue par ce professeur de technologie (j’en profite pour saluer mon ancien prof de techno de 5e, Mr Lucas…), un tribunal pourrait le juger coupable de « violences aggravées sur mineur ». Je n’avais pas entendu un tel ramassis de conneries depuis au moins…pff…le coup des armes de destruction massive en Irak (après enquête, Saddam Hussein avait en réalité engagé David Copperfield pour les cacher. A moins que ce ne soit Garcimore).Pour ne pas être compris de travers, je tiens à préciser que je ne cautionne pas son geste mais que j’ai (beaucoup) de mal à comprendre les suites de cet incident Mais nous attendrons la suite des événements pour pouvoir enfin savoir si notre système est pourri jusqu’à la moelle. Et vous, chers professeurs de France, courage… Mais je vais arrêter de parler de cette affaire car, après tout, il y a des choses plus graves dans la vie, notamment au Tchad où les combats entre armée et rebelles viennent de commencer ce matin-même. Vite, il faut renvoyer les membres de l’Arche de Zoé là-bas, eux seuls peuvent combattre les méchants et faire régner la paix dans la monde. Et on en profitera pour offrir une nouvelle cargaison de gosses livrés en 48 heures grâce à Fed Ex. Ah, on peut enfin se détendre et boire frais à Saint-Tropez !
C’est ce vendredi que Nicolas Sarkozy a dévoilé son plan Alzheimer afin de lutter contre cette terrible maladie (oui Mamie, Hitler est mort. Non mamie, Saint-Etienne n’est plus champion de France). Tout cela pour dire que la mémoire est parmi ce qu’il y a de plus important. Si je parle de cela, ce n’est que pour faire une belle introduction pour un bon film, Memento. Deuxième film du talenueux Christopher Nolan, Memento a rencontré le succès jusqu’à atteindre le rang de film culte grâce à la construction ingénieuse de l’histoire.
Depuis que sa femme a été tué devant ses yeux, Leonard Shelby n’a qu’une idée en tête : se venger en retrouvant l’assassin. Il traîne ainsi d’hôtel en hôtel selon les indices qu’il découvre et est aidé par son ami Teddy et une femme appelée Natalie. Seulement Leonard a un handicap : depuis le meurtre de sa femme, il est dans l’impossibilité de se rappeler ce qu’il a fait quelques minutes auparavant. Son seul salut réside donc dans les photos prises et les tatouages inscrits sur son corps afin de pouvoir poursuivre son enquête.
Memento, c’est avant tout une mécanique implacable : le film commence par la fin et chaque scène est en fait antérieur à la précédente ce qui, en plus de sublimer le scénario, permet au spectateur de se triturer un peu les méninges pour reconstituer l’histoire du début à la fin sous le jour de la révélation finale. Il n’a donc pas fallu attendre Le Prestige ou Batman Begins pour se rendre compte que Nolan était un grand réalisateur et plus d’un se serait emmêler les pinceaux avec un montage si difficile. Le seul petit reproche que l’on peut faire au film est une des conséquences de sa plus grande qualité car le concept même du film absorbe un peu les performances d’acteurs qui passent au second plan même si certaines scènes possèdent un côté émouvant notamment lorsque Leonard nous conte la touchante histoire de Sammy qui vivait le même cauchemar que lui alors qu’il était enquêteur pour les assurances. Pour l’anecdote, sachez que la version collector du DVD permet en bonus de regarder le film à l’envers mais on peut s’interroger sur la pertinence d’un tel sacrilège car Memento perd tout son intérêt lorsque l’on enlève un postulat aussi génial. Un film qui mérite définitivement son statut et qui rejoint les rangs de Fight Club ou d’Usual Suspects.
Note finale : 17/20
Publié le 10/11/2007 à 12:00 par Chandler

Et ça continue encore et encore… C’est que le début d’accord, d’accord ! Après avoir assisté au mouvement des pêcheurs qui s’est arrêté après la venue de Sarkozy au Guilvinec après de grandes envolées shakespeariennes telles que « Viens ici, viens me le dire en face » et autres « P..pe…per..tu ..chu..che » de notre Président (regardez la vidéo, rien n’est inventé) répondant aux lyrisme exacerbé des pêcheurs et de leurs répliques dignes d’Audiard avec ces « Enculé » et « Je vais te donner un coup de boule ». Ah, c’est quand même bien de voir s’instaurer un dialogue social en France. D’autant plus qu’on va en avoir besoin aussi pour nos étudiants d’universités qui organisent une fronde contre la loi Pécresse d’autonomie des universités avec des supers techniques comme le blocage des facs (ah, le CPE…) et des voies ferrés (vous ne voyez pas le rapport ? Moi non plus.), encore plus supers quand on sait que le vendredi soir ils désertent le lieu pour revenir le lundi (ils vont quand même pas faire grève durant le week-end, ça pourrait les fatiguer). Dire que je vais faire partie l’année prochaine de tous ces « branlecouilles » (mélange entre « branleurs » et « casse-couilles »). C’est encore plus pathétique quand on regarde les Assemblées Générales où 95 % votent le blocus, 4,99% dorment et 0,01% vote contre. Inutile de préciser que la dernière partie ne donne plus de signes de vie le jour suivant et que les syndicats étudiants comme l’Unef virent tous les journalistes des AG (« ce sont les soldats de Sarkozy » comme ils disent). Et en plus je veux devenir journaliste…Vive la démocratie ! (mais que quand ça nous arrange). J’attends avec impatience vos réactions, surtout celles d’étudiants (oui, toi aussi Bruno Julliard tu as le droit à la parole sur ce blog).
Il y a encore dix ans, le peplum n’intéressait pas vraiment les foules. Qu’il était loin le temps où l’on passait 4h30 dans les salles de cinéma pour regarder Cléôpatre de Mankiewicz ou la Chute de l’Empire Romain d’Anthony Mann. C’est alors qu’en l’an 2000 arriva Ridley Scott pour remettre au goût du jour ce genre délaissé par les studios, fort de l’avènement des effets numériques et d’un budget de 100 millions de dollars. Bien évidemment, on ne lui donnera cet argent que s’il engage une star : ce sera Russell Crowe (qui remportera l’Oscar du Meilleur Acteur, merci Ridley).
Maximus est le big boss de l’armée romaine afin de repousser les Goths. Il est tellement bon que l’Empereur Marc-Aurèle préfèrerait que ce soit lui qui devienne Empereur après sa mort au lieu de son fils Commode qui est très loin de l’être…commode (…). Le fiston voit d’un très mauvais œil cette amitié et décide pour contrecarrer la volonté de son papa de le tuer, lui et Maximus. Mais ce dernier arrive à échapper à ses tueurs et retourne à Rome pour retrouver sa famille. Manque de bol, il retrouve son fils et sa femme pendus avant de se faire capturer par un marchand d’esclaves, sorte de Don King de l’Antiquité. Maximus trouve ainsi le moyen de se venger de Commode…
L’histoire de Gladiator est donc digne des plus grands péplums des années 60 avec une petite ressemblance pour le Spartacus de Kubrick même si Ridley Scott transfigure littéralement le genre en insufflant une dimension titanesque au film grâce aux moyens modernes : jamais on avait vu une Rome aussi gigantesque et aussi splendide. L’autre très bonne idée du réalisateur est de tourner les scènes de combats de gladiateurs avec des plans caméras à l’épaule qui font pénétrer le spectateur au beau milieu de l’arène. Et puis, le duel entre Russell Crowe et Joaquin Phoenix tient toutes ses promesses et l’on peut regretter le fait que Phoenix n’ait pas été récompensé pour sa composition au même titre que Crowe. De plus, et je ne sais pas vraiment si c’est volontaire, Scott se permet même de critiquer à distance le monde du spectacle actuel avec ses relents de violence gratuite et cette volonté de faire plasir au peuple coûte que coûte. Dans tous les cas, Gladiator est donc plus qu’un grand peplum : c’est un grand film tout court…
Note finale : 17,5/20