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marredescritiquesalacon
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Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants..
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24.05.2006
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07.06.2008
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Stalingrad

Posté le 17.10.2007 par Chandler
Bonjour chers surfeurs. Me voici de retour après avoir cuvé la défaite de samedi comme (presque) tout le monde. Mais il y a des raisons d’être heureux aujourd’hui en France : nos footballeurs ont terrassé la terrible équipe des Iles Féroë et ils s’attaquent ce soir au monstre lituanien… Si vous trouvez que j’en fait un peu trop, c’est parce que mon but est de bosser sur Canal +, la seule chaîne capable de faire croire que la Ligue 1, c’est génial ( Quel tir magnifique de Niang ! Superbe passe de Digard ! etc… Leçon n°1 du bon commentateur de Canal +). En ce début de semaine, la fronde contre l’amendement Mariani sur les tests ADN continue. Pour montrer leur union, les opposants se sont réunis au Zénith de Paris. Enfin par « opposants », j’entends « personnalités » car ce genre de rassemblement ressemble plus à une soirée mondaine tellement ceux-ci monopolisent l’attention… Etaients présents Renaud, Josiane Balasko, Isabelle Adjani (et oui elle est toujours vivante !), Amélie Nothomb ( ???) et bien d’autres encore. Et évidemment on a choisi que ce soit eux qui s’expriment à la tribune pour porter ce mouvement comme si des bénévoles d’associations ne pouvaient pas s’en charger. Il était d’ailleurs très touchant de voir l’intervention bouleversante de naïveté d’Isabelle Adjani et de la voir s’en aller ensuite avec un superbe dédain pour les journalistes… Aux Etats-Unis on s’en fout un peu de Jean Mariani car c’est aujourd’hui que le Dalaï-lama effectue sa visite officielle où il recevra la plus haute distinction du Congrès. La Chine est bien sûr furax et en représailles elles s’apprête à produire des milliers de copies du Dalaï-lama pleins de plomb afin de ne plus savoir qui est le bon…
Mercredi dernier est sorti Sa Majesté Minor sur nos écrans, un film qui a provoqué beaucoup de remous au sein de la presse française, euphémisme s’il en est tellement le dernier film de Jean-Jacques Annaud s’en ait pris plein la gueule. Il faut quand même rappeler qu’Annaud n’est pas le premier venu et qu’il a réalisé de superbes films tels que L’Ours, Le Nom de la Rose, Deux Frères… C’est pour cela que j’ai décidé de remonter le moral de Jean-Jacques en critiquant son film le plus américain, Stalingrad. Sorti sur nos écrans il y a six ans, Stalingrad nous conte l’histoire d’un duel entre deux snipers, un jeune Russe du nom de Vassili Zaitsev et un major Allemand nommé Konig, qui prend place en pleine bataille de Stalingrad. Vassili est un tireur très doué depuis que son grand-père lui a appris à se sevir d’un fusil pour chasser. Durant la bataille de Stalingrad, il fait la connaissance d’un commisaire au peuple, Ivan Danilov. Ce dernier a alors l’idée de faire de Vassili un héros et de faire publier ses exploits dans la presse russe afin de remonter le moral du peuple soviétique. Les nazis comprennent alors le danger et ils décident d’envoyer un de leurs meilleurs tireurs à Stalingrad afin d’abattre Vassili…
Pour être complet, il faut ajouter que Vassili et Ivan se disputent l’amour de la même femme ( c’est pas pour dire mais les emmerdes commencent souvent comme ça…) et vous aurez un tableau un peu près complet de la situation. Jude Law, dans la peau de Vassili, est opposé à Ed Harris dans ce qui est pour moi non pas un bon film de guerre mais un très bon western (duel entre deux « héros », une femme assistant impuissante à ce drame…il y a même une pendaison à la fin pour compléter la comparaison). Annaud arrive à créer du suspense juste en filmant des tireurs calculant leur angle de tir et faisant feu très rarement, la seule scène véritablement de guerre étant le débarquement initial qui plonge directement dans l’enfer que fut Stalingrad. Le réalisateur français se permet en plus de faire jouer son acteur fétiche, Ron Perlman, dans un rôle minuscule. On peut noter en plus la présence de grands noms tels que Bob Hoskins, Rachel Weisz, Joseph Fiennes…
Stalingrad est donc un bon film et est sans doute plus rassembleur que Sa Majesté Minor (il faut dire que filmer José Garcia en train de se faire sodomiser par Vincent Cassel, il fallait oser…)

Note finale : 16,5/20 (Critique des Inrocks : « Stalingrad est à l’instar de Vercingétorix un grand film comique… ». Sans commentaire…)



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Mulholland Drive

Posté le 03.10.2007 par Chandler
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Voilà ce que l’on doit se dire au PS en ce moment même s’il faudrait appliquer cette formule plusieurs fois pour dépeindre de manière réaliste la réalité (à ce point-là c’est plus un désert c’est le vide intersidéral). Ainsi a-t-on appris qu’il était envisageable de voir Jack Lang et Julien Dray au sein du gouvernement alors qu’au même moment Dominique Strauss-Kahn prenait ses fonctions au FMI à Washington. En gros au Parti Socialiste il reste celui que tout le monde voudrait virer, celle que les Français ont renvoyé à ses chères études, celui qui se prend des œufs chez les cocos et enfin celui qui a un vélo dans la tête. C’est bon les mecs, vous êtes prêts pour les Municipales… Il y a également eu de l’animation avec cette une du Figaro sur les délits d’initié qu’auraient effectué Lagardère, Daimley-Chrysler et, encore plus grave, le Ministère des Finances français. Si maintenant on peut plus faire confiance à nos patrons, où va le capitalisme triomphant ? Ce serait une bonne occasion pour Besancenot et ses amis de se refaire la cerise. Le problème est que le facteur de Neuilly est trop occupé à expliquer que Che Guevara était sympa. Comme quoi, on peut en dire des conneries… A Lyon, si des conneries on n’en dit pas (en tout cas moins qu’à Paris), on en fait : la superbe performance de l’OL contre la redoutable équipe des Rangers en étant la plus belle des preuves (face quand même à la deuxième équipe d’Ecosse…)
Dans le milieu du cinéma, certains cinéastes sont ce qu’on appelle des « intouchables », c’est-à-dire qu’il est tout simplement impossible de les critiquer sans recevoir une volée de « inculte ! » ou de « retourne voir Taxi 4 ! », pour les plus répandues. Cette liste est constituée (entre autres) de Stanley Kubrick, de Quentin Tarantino et du summum pour l’intelligentsia francophone, David Lynch. Réalisateur avec un univers très personnel, David Lynch est ce que je pourrais appeler ma bête noire cinématographique : à chaque fois que je vois son visage où son nom, un frisson me parcourt l’échine. Après avoir vu Twin Peaks et Blue Velvet (que j’avais, pour être gentil, pas vraiment aimé), j’ai décidé de me lancer un défi lundi soir : regarder Mulholland Drive. Sorti en 2001, Mulholland Drive a reçu de très bonnes critiques de l’ensemble de la presse et des spectateurs. C’est donc avec un soupçon d’espoir que je me suis mis devant Arte…
Betty arrive à Los Angeles pour devenir une actrice de cinéma. Elle loge dans la maison que lui a prêté sa tante. En arrivant, elle découvre une femme dans la douche : elle s’appelle Rita et est amnésique depuis un accident de voiture sur Mulholland Drive. Ensemble, elle vont tenter de savoir qui est vraiment Rita… Pour ceux qui ne l’ont pas vu, vous me direz que cette histoire est plutôt simple et limpide. Ce serait mal connaître Monsieur Lynch. En effet, Lynch a le don d’embrouiller le spectateur lorsque ce dernier commence à comprendre de quoi il vourait parler. Cette fois-ci, au bout d’une heure trente où l’on sait à peu près où l’on va, le réalisateur américain se dit que c’est trop facile, trop simple. Pourquoi pas changer le nom des personnages pour rendre tout ça bien indigeste et tourner des scènes sans queue ni tête ? Sitôt dit, sitôt fait. Surtout ne vous échinez pas à m’envoyez des explications sur le scénario car Lynch l’avoue lui-même volontiers, il ne sait pas souvent où il va. Par conséquence, aucune explication de l’histoire est exacte ce qui voudrait dire que c’est au spectateur de faire le boulot de scénariste. (même s’il est vrai qu’à Hollywood depuis des années ils ont tous disparu).
En gros un film de David Lynch c’est comme un meuble Ikea : on reçoit le film en kit et c’est au spectateur de le monter. Sauf qu’un meuble en kit est normalement moins cher qu’un meuble normal et que parfois, même après d’innombrables efforts pour comprendre comment ça se monte, on finit par lâcher l’affaire tellement c’est énervant…

Note finale : 07,5/20 (le seul réalisateur que l’on félicite parce que son propos est incompréhensible… Merci Télérama et Les Inrocks !)

La Communauté de l'Anneau

Posté le 15.09.2007 par Chandler
En ce samedi 15 septembre, je voudrais rendre hommage à une personne que nous aimions beaucoup et qui nous a apporté tant de joie. Il venait peuplé nos week-end, surtout le dimanche, en venant chez nous grâce à la télévision. J’aimerais donc quelques lignes de silence pour le sport français……………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………….
Défaite face à l’Ecosse en football, élimination à l’Euro de basket en quart contre la Russie, élimination à l’Euro de volley contre la Serbie… Cela fait beaucoup mais, comme dans Star Wars, il y a un nouvel espoir. Il a 18 ans, mesure 2,02m et pèse 126 kilos. Il s’appelle Teddy Riner et est devenu le plus jeune champion du monde poids lourds en judo. Cela mérite donc notre respect et notre fierté. Et comme en plus il n’est pas le seul à briller à Rio, merci à toute l’équipe de France de judo qui relève un peu le niveau du sport français (en tout cas ce n’est pas moi qui peut aider à l’effort de guerre). Mais il n’y a pas que le sport dans le vie et George Bush a profité de cette belle semaine de septembre pour faire un (petit) geste envers les démocrates en annonçant le futur retrait d’environ 19 000 GI’s d’Irak. Plus que 150 000 environ et le compte est bon (faut pas lui en vouloir il a pas encore attaqué les soustractions dans son programme).
Mais ce qui devait arriver arrive et il m’est devenu impossible de cacher l’absence sur ce blog de la trilogie qui a marqué le début de ce siècle : celle du Seigneur des Anneaux (je ne parlerai ici que de La Communauté de l’Anneau). Adaptation titanesque de l’oeuvre pourtant réputé inadaptable de Tolkien, le Seigneur des Anneaux a permis à Peter Jackson de devenir une véritable star de la réalisation et pourtant c’était pas gagné d’avance. Auteur de films d’horreur fauchés mais cultes comme pas possible (Bad Taste, Braindead) et de films plus intimistes (Créatures Célestes), Jackson n’avait pas au premier abord la carrure nécessaire pour ce projet. Mais il ne reste plus qu’à juger sur pièce…
L’histoire du Seigneur des Anneaux se résume à une quête : détruire l’anneau de pouvoir que désire le maître du mal, Sauron, et qui, entre ses mains, lui permettrait de répandre l’ombre sur la terre du Milieu. Seulement cette anneau se retrouve dans les mains d’un Hobbit, Frodon (croisement entre Simplet et Passepartout) qui, avec l’aide de son ami magicien Gandalf (qui lui est donc un mélange de Père Fouras et de Garcimore) et de ses amis Hobbits et autres, doit emmener cet anneau à la Montagne du Destin, seul endroit possédant le pouvoir de destruction de l’anneau. Le début nous met toute suite dans l’ambiance avec une bataille rageuse entre orcs et humains. Cela s’annonce très spectaculaire…
Pour être tout à fait franc sur ma critique, je tiens d’abord à dire que je n’ai jamais réussi à finir les bouquins (poutant j’ai essayé trois fois) ce qui montre que l’histoire en elle-même ne m’intéresse pas. Par exemple, le passsage chez les Elfes est pour moi l’un des moments les plus emmerdants que j’ai eu à passer devant un film. Tout comme le fait que je trouve le personnage de Frodon inintéressant au possible. Ce qui me plaît, c’est de voir qu’un homme a réussi à créer un univers cohérent en terme d’architecture, de costumes et de décors (le mérite en revient à toute l’équipe). Ce que je veux dire au final c’est que Peter Jackson a un peu le «syndrome » George Lucas : c’est un réalisateur capable de créer la magie à l’écran avant tout grâce à leur talent de narrateur d’un point de vue visuel et de leur capacité à émerveiller les spectateurs. Ce ne sont pas des réalisateurs de scènes de dialogues champ-contre champ durant un quart d’heure. George Lucas le savait, c’est pour cela que Star Wars ne contient pas de répliques excédant la minute. Je pense que Peter Jackson le sait aussi mais il ne pouvait se permettre de faire une adaptation muette après tout. Voilà pourquoi La Communauté de l’Anneau reste avant tout pour moi un grand choc visuel avant d’être une grande histoire (mon désintérêt à ce niveau paraîtra déplacé pour les fans mais tant pis)…

Note finale : 14/20 (je sens que ça va pas plaire à tout le monde…)

Requiem For A Dream

Posté le 30.05.2007 par Chandler
Et bien voilà, j’ai pas vraiment envie de jouer les rabats-joie mais force est de constater que dimanche dernier le jury du Festival de Cannes a récompensé un film qui malheureusement aura eu une audience beaucoup plus importante lors de cette cérémonie de clôture que dans les salles de cinéma. C’est un peu le résumé de l’hypocrisie entourant cette « fête » du cinéma : alors que les médias font tout un foin des films en compétition, leur avenir ne se jouera que dans une petite centaine de salles souvent parisiennes du moins en France. Certes il y a quelques exceptions mais ce sont souvent car elles comportent des stars devant ou derrière la caméra. Mais passons et parlons d’un film qui, j’en suis sûr, vous mettra de bonne humeur. Il s’agit de Requiem For A Dream (…)
Présenté justement hors compétition à Cannes en 2000, Requiem For A Dream est en fait une sorte de démonstration de la force et de la puissance des drogues, de toutes les drogues. Harry Goldfarb est un jeune de Brooklyn et est accro à l’héroïne. Avec sa copine Marion et son ami Tyrone ils se mettent à vendre de la drogue afin de sortir de leur misère. Mais cela s’avérera en fait être un aller direct pour l’enfer. Quant à la mère à Harry, Sara, elle rêve de passer à la télévision. Lorsque elle reçoit une invitation pour participer à une émission, elle décide d’entamer un régime pour pouvoir rentrer dans la robe rouge qu’elle adore. Mais là aussi cela l’entraînera au fond du gouffre. Vous l’aurez deviné, Requiem For A Dream est le film parfait si vous vouler déprimer un soir alors que vous êtes seul. Si le sujet traité en lui-même n’est pas vraiment original, c’est par son esthétique que le film étonne et plaît.
Adapté d’un roman d’Hubert Selby Jr et réalisé par Darren Aronofsky qui n’avait alors réalisé qu’un seul film, Requiem For A Dream est une sorte long clip vidéo et de condensé de ce qui peut être fait avec une caméra. Il pourrait même faire office de cours de réalisation pour les Nuls. Le montage déconseillé aux épileptiques lors de la prise de drogue, les plans comme celui où Marion sort de l’ascenseur…etc, donnent une atmosphère glauque au film qui n’en avait pas vraiment besoin. Chapeau également aux interprètes tous très crédibles, surtout Ellen Burstyn vraiment attachante dans le rôle de Sara que l’on a envie d’aider afin de la sortir du désespoir qui l’attend. A noter également la présence à l’écran de Marlon Wayans dans un registre légèrement différent de celui de Scary Movie ce qui n’est pas plus mal…
Mais il est pour moi impossible de parler de Requiem For A Dream sans parler de la superbe musique qui l’accompagne composée par Clint Mansell et surtout du morceau Summer Ouverture, véritable bijou donnant des frissons à chaque fois que je l’écoute et repris notamment pour les bandes-annonce des Deux Tours et de Sunshine. C’est sans doute la deuxième grosse qualité au film avec sa réalisation et qui permet à ce drame humain de prendre toute son ampleur. La fin est à l’image du film tout entier, c’est-à-dire d’une noirceur sans nom mais est également d’une beauté mélancolique (Mon Dieu je me mets à parler comme dans Télérama…Au secours). Comme quoi, avec 4,5 millions de dollars de budget on peut faire un film aussi touchant qu’avec 200 (je ne vise absolument personne si ce n’est un film avec un bateau coulant à la fin…). Un film à découvrir donc mais sortez vos mouchoirs et vos anti-dépresseurs…

Note finale : 16/20



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