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marredescritiquesalacon Description du blog :
Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants.. Description audio !
Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
24.05.2006 Dernière mise à jour :
07.06.2008
L’heure des grandes échéances arrive à grands pas pour tout le monde et il est temps de mettre un dernier coup de collier. Pour les Bleus de Raymond Domenech, le dernier match de préparation contre la Colombie n’a pas vraiment permis de dégager les nuages s’ammoncelant sur le versant offensif de l’équipe : trois buts en trois matchs, c’est pas terrible du tout (réaction de Mr Domenech : « On savait que ça allait être difficile et on savait que les équipes sud-américaines étaient emmerdantes. Mais je savais qu’on allait avoir un penalty à la 25ème minute. »). En plus, notre capitaine Patrick Vieira pourrait ne pas participer à l’Euro à cause d’une légère déchirure musculaire. Il y a quand même un point positif : la France n’a pas encaissé un seul but. C’est sûr, c’est loin d’être enthousiasmant pour le spectateur…
L’autre événement important nous revient tous les ans pour environ 600 000 candidats : c’est le BAC. Si les épreuves écrites ne commencent que le lundi 16 juin, certaines épreuves pratiques sont déjà passées (si si j’en ai la preuve). Cette année encore, on assiste à une large domination de la série S au BAC général (plus de 50 %). Pour remédier à cela, Nicolas Sarkozy s’est prononcé en faveur d’une refonte des séries pour, je cite, rendre le parcours scolaire plus « souple ». Il est vrai que la filière scientifique est remplie à bloc, sans doute parce que lorsque l’on ne sait pas quoi faire, on se tourne vers le S (là-encore j’en ai la preuve vraie). Le paradoxe est que dans les études supérieures on manque de scientifiques, signe que pas mal de gens prennent S par défaut. Il y a même des cons qui passent le concours Sciences Po après avoir passé un BAC S…(oui, je l’avoue, je fais partie des cons)
Chez nos amis démocrates américains, Barack Obama a enfin rempoté assez de délégués pour pouvoir revendiquer la victoire. Le seul problème est que Hillary Clinton n’a pas voulu reconnaître sa défaite, ne voulant sans doute pas croire qu’elle a fait tout cela pour rien. C’est faux Hillary, tu pourrais devenir vice-présidente. C’est pas mal vice-présidente, non ? (surtout, que personne ne lui dise que être vice-présidente, c’est tout pourri, aussi pourri que d’être Ministre du Temps Libre)
Il y a une crise des cerveaux à Hollywood, c’est un fait indéniable. Combien de fois me suis-je lamenté pitoyablement sur le sortie d’une énième suite ou d’une énième adaptation de BD ou autre roman ? Mais le résultat est là : ces films rapportent du fric, beaucoup de fric, et ce n’est pas pour déplaire aux producteurs. Nous sommes entrés dans une telle errance de l’imagination qu’en 2003, un certain Jerry B. a eu l’idée avec Disney de prendre une attraction d’un parc et d’en faire un film. Cela s’appelle Pirates des Caraïbes…
XVIIème siècle dans les Caraïbes. Jack Sparrow est un pirate qui s’est fait piqué son beau bateau, le Black Pearl, par son second, le capitaine Barbossa. Avec ce vaisseau, Barbossa attaque la ville de Port Royal et enlève la fille du gouverneur, Elizabeth Swann. Comme Jack tient à son navire comme à la prunelle de ses yeux, il se met en chasse avec l’aide d’un certain Will Turner, amoureux éperdu d’Elizabeth. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que le personnel navigant du Black Pearl est frappé d’une malédiction. La nuit venue, ils se transforment en morts-vivants princes du dance-floor qui dancent la tecktonik sur Alive de Mondotek (ils aiment bien le disco aussi)…
Succès surprise de l’été 2003, Pirates des Caraïbes est un produit génialement calibré par Bruckheimer car finalement, inspiré d’une attraction ou pas, le film fonctionne très bien par lui-même. Pourtant, sur le papier, le risque de faire revivre les histoires de pirates était plus qu’important, les studios ayant été particulièrement chaudés par l’échec retentissant de L’Ile aux Pirates de Renny Harlin. Le succès n’était donc pas si évident que cela. Seulement voilà, Pirates des Caraïbes n’est pas un film de pirates classique : le film mélange assez habilement le classicisme des scènes d’abordage et de beuverie avec le fantastique. Et le personnage principal est interprété par Johnny Depp. Si Jack Sparrow est devenu instantanément culte, tout le mérite en revient à Depp qui lui insuffle un côté décalé voire défoncé du plus bel effet. Sans doute conscient de la performance de son acteur principal, le réalisateur Gore Verbinski lui donne les clefs de la maison pour le plus grand bonheur des spectateurs. Pirates des Caraïbes ne peut tout de même pas être résumé à une seule personne. L’histoire qui nous est contée est ainsi efficace et simple sans prendre le public pour des idiots, avec cette espèce de linéarité qui fait le succès du film d’aventures. J’ai déjà exposé ma thèse sur Orlando Bloom que je considère comme le François Clerc du cinéma (l’acteur qui est là sans être là, nouveau concept à explorer) donc je ne remuerai pas le couteau dans la plaie. Juste un conseil pour lui : Orlando, tu ferais mieux de retourner à ton métier de producteur de musique (ah bon, c’est pas le même Orlando qui fait ça ?). Pirates des Caraïbes est donc un blockbuster comme on (je ?) les aime, malheureusement parasité par des suites d’une complexité masquant le manque cruel d’idées.
Voilà, on y est enfin. Le festival de Cannes, le plus grand festival de cinéma au monde, s’est ouvert mercredi dernier. Pour l’occasion, de nombreuses stars étaient présentes comme d’habitudes et on a même eu le droit à un discours d’ouverture de la part du réalisateur de Shoah, Claude Lanzzzzzzzzzzzzzzzzzzz….. Oups, excusez-moi, une sorte de narcolepsie vient de me toucher en le citant (c’est pas beau de se moquer des vieux !). Mais on est même près à endurer l’intégralité de Shoah si cela fait plaisir aux organisateurs ca r demain, le monde entier attendra fébrilement la montée des marches de l’équipe d’Indiana Jones. Vous en savez sans doute marre que je ramène tout à ce film (ce n’est pas un film, c’est un monument historique à la gloire de l’humanité et puis c’est tout) mais ma fièvre de fan (le mot est faible) de Steven Spielberg continue de monter encore et encore à l’approche du moment fatidique, celui où l’on pourra dire « Merci » avec une petite larme au coin de l’œil ou celui où l’on implorer les dieux en les suppliant de nous ramener dans le passé en leur criant par monts et pas vaux « Pourquoi ?!!! » (avec toujours la petite larme à l’œil).
Comme certaines personnes pensent encore qu’il y a des choses plus importantes que le cinéma, je me sens dans l’obligation de relater certains faits ayant pris place en cette semaine de mai. Jeudi, les lycéens et les professeurs étaient appelés dans la rue pour protester contre les suppressions de postes, la LRU, la réforme du BAC Pro et l’instauration de la journée de la saucisse dans les cantines scolaires le 17 février. Comme on pouvait s’y attendre, le ministre de l’Education Xavier Darcos a tenu son rôle en jurant qu’au grand jamais il ne reculerait devant la horde sauvage déferlante. Pire, Nicolas Sarkozy a profité de ce moment pour mettre de nouveau en place son service minimum dans les écoles et pour se prononcer en faveur d’un préavis de 48 heures pour chaque professeur gréviste. La guerre ne fait donc que commencer entre les deux camps. Et la question est sur toutes les lèvres : aura-t-on de la saucisse dans les assiettes de nos petits chérubins le 17 février prochain ?
Parce que la vie est parfois absurde, le cinéma se doit de l’être également de temps à autre. C’est pour cela, qu’en marge d’un cinéma de « qualité », on a créé les films dits de série B. Puis, quand on a vu que ces films commençaient à être pris au sérieux ( pour certains), on a commencé les séries Z, films fauchés avec des scénarios sans queue ni tête, des mauvais acteurs : en gros des mauvais films. Cependant, il n’était encore jamais venu à l’esprit des producteurs l’idée d’un film ayant le scénario d’une série Z et le propos d’un film avec un grand F. Du moins jusqu’à l’arrivée de Bubba Ho-Tep.
Première nouvelle : Elvis Presley n’est pas mort. Il a en réalité échangé sa place avec un sosie d’Elvis car il en vait marre de la célébrité. Depuis vingt ans, il vit dans une petite maison de retraite du Texas. Seconde nouvelle : John Fitzgerald Kennedy n’est pas mort assassiné à Dallas : Lyndon Johnson a pris sa place et a remplacé une partie du cerveau de JFK par du sable. Kennedy est maintenant noir et vit dans la même maison de retraite qu’Elvis. Ensemble, ils vont devoir lutter contre une momie bouffeuse d’âmes…
Raconté comme cela, on peut légitimement s’attendre à un truc qui tâche. Mais, en y regardant d’un peu plus près et en ne jugeant pas le film sur l’histoire, on se rend compte que Bubba Ho-Tep est bien plus qu’un délire entre potes. Pour commencer, il y a la présence de Bruce Campbell, le cultissime Ash de la trilogie Evil Dead, une sorte d’égérie d’une certaine idée d’un cinéma totalement décomplexé sans exclure le besoin de faire des bons films (on pense donc aux premiers films de Sam Raimi mais aussi aux films tournés par Peter Jackson sur sa terre natale). Si le film est fauché (un million de dollars de budget) et que les effets spéciaux n’ont pas été réalisé par ILM, on sent constamment la sincérité du projet du réalisateur, Don Coscarelli. Et puis, il ne s’agit pas d’une banale comédie fantastique pour une soirée entre potes. Tout d’abord parce que le film a un rythme déroutant et une certaine lenteur mais qui convient parfaitement à l’ambiance générale du long-métrage, le film parlant de vieux vivant avec d’autres vieux voulant tuer un mec encore plus vieux qu’eux (la momie donc). C’est comme cela que l’on assiste à des scènes d’ « action » avec des chaises roulantes et des déambulateurs…De plus, Bruce Campbell campe admirablement un Elvis près à manger les pissenlits par la racine tout tombant pas dans une version parodique du King qui aurait été trop facile. On se surprend même à avoir les yeux humides à certains moments, le film étant au final une tentative de rélexion sur la vieillesse et l’abandon des personnes âgées. Bubba Ho-Tep est donc un film d’une folle originalité, déroutant, loin d’être parfait mais franchement attachant.
Et là, c’est le drame ! Pour la première fois dans un sondage, Nicolas Sarkozy se retrouve affublé d’une cote de popularité où les opinions négatives sont plus importantes que les opinions positives (48 % contre 45%). Est-ce le signe d’un mécontentement ponctuel où la preuve d’une désaffection plus profonde ? Les Français sont sans doute en colère après le Président pour ses frasques qui font couler beaucoup d’encre mais qui en font vendre encore plus. Quand on demande à nos compatriotes pourquoi ils ont changé d’avis sur Sarkozy, la plupart vous répondront que c’est par l’absence du pouvoir d’achat dans le discours présidentiel. Le problème est qu’il faut une bonne fois pour toute que nous nous mettions cela dans le crâne : les politiques n’ont plus aucun pouvoir sur l’économie. En gros, c’est pas à eux qu’il faut s’adresser pour régler ces problèmes. Ce serait un peu comme demander aux joueurs du PSG de jouer au football : ils voudraient bien pouvoir le faire mais ils n’en ont pas les moyens. Nous verrons bien si dans les semaines à venir la tendance se confirme mais ce n’est pas l’idée du déménagement de l’Elysée à l’Ecole Militaire de Paris qui va améliorer les choses (et pourquoi pas plutôt habiter au Château de la Belle au Bois Dormant à Disneyland ?). Aus States, la campagne présidentielle devient de plus en plus folle et pour une fois c’est du côté républicain que cela se passe. En l’espace de trois primaires, nous avons eu le droit à trois belles têtes de vainqueur différentes. Le dernier en date s’appelle Mitt Romney, un riche mormon du Massachusetts, qui est arrivé premier des primaires du Michigan, l’Etat où le taux de chômage est le plus élevé. Peut-être que les votants pensent qu’en cas de victoire sa richesse personnelle sera partagée entre les pauvres. C’est beau le rêve américain…
Depuis le succès du très réussi Ocean’s Eleven, le nombre de films sur des casses super-compliqués entre potes a augmenté comme par magie et on peut même dire qu’un nouveau genre de film est né : le cool-friend-braquage-movie. On peut citer dans cette série bien évidemment les suites des aventures de Danny Ocean mais aussi Ladykillers et Coup d’Eclat. Ici nous nous intéresserons au cas de Braquage A L’Italienne qui est plutôt une réussite dans le genre. A noter que c’est un remake du film L’Or Se Barre avec à l’époque Michael Caine sorti en 1969 (Ah quelle belle année pour s’envoyer en l’air…je parle évidemment de Neil Armstrong !)
Charlie Crocker et sa bande préparent un gros casse à Venise. Le butin ? Une caisse de lingots d’or. Tout se passe à merveille jusqu’à ce que un des membres de l’équipe, Steve Frezelli, ne les trahissent tous pour récupérer l’or amassé. Charlie Crocker réunit alors une nouvelle équipe à Los Angeles pour récupérer ce qui lui appartient de droit (ou plutôt ce qu’il a volé à la sueur de son front)
Comme tout film de ce style, l’intérêt majeur de Braquage A L’Italienne est l’ensemble des scènes de préparation du casse où l’on peut admirer le talent créatif de chacun. Mais le long-métrage est aussi un bon film d’action avec notamment les deux très belles scènes que sont la poursuite en bateau sur les canaux de Venise et celle à Los Angeles des Mini Cooper, passage qui était déjà présent dans le film original. De plus, le réalisateur nous gâte avec un casting pas piqué des vers qui comprend Mark Wahlberg, Charlize Theron, Edward Norton, Jason Statham, Donald Sutherland… Bref tout cela donne immédiatement envie même si malheureusement le produit fini est beaucoup trop calibré pour permettre quelques performances d’acteur. C’est d’ailleurs bien l’un des seuls défauts que l’ont peut trouvé au film de F. Gary Gray : son criant manque d’originalité. Pour le reste, Braquage A L’Italienne est un divertissement plus que recommandable. Mais encore eut-il fallu que nous en restions là car une suite est en préparation cette année où Charlie Crocker se retrouverait au Brésil pour un nouveau casse. Si la suite du remake est un tant soit peu originale, je promets d’écrire un texte d’excuses à toute les membres de l’équipe du film qui, je suis sûr, viennent nombreux sur ce blog mais mon pari a autant de chances de se réaliser que le PSG a de finir champion cette année (je sais que c’est pas bien de tirer sur une ambulance mais c’est plus fort que moi…).
Coupable ! Nous avons donc enfin eu le verdict du procès Colonna jeudi soir et il était plutôt attendu : prison à perpétuité. Le problème est que cette peine n’est pas assortie d’une période de sûreté. En gros, ça veut dire : « On pense qu’il est coupable mais on n’en est pas sûr alors on prends nos précautions au cas où… ». Oui, la justice peut dire des trucs comme ça. Mais comme l’Etat n’a pas dépensé assez d’argent pour ce procès, la défense a décidé de faire appel. Et c’est reparti pour un tour… Notre ami Kadhafi s’éloigne de cette agitation médiatique (…) car il a (enfin) décidé de se casser pour aller emmerder nos voisins espagnols. Bonne chance les mecs. Du moment qu’il ne décide pas d’aller visiter le musée du Prado à Madrid en 1 minute 47, ils n’ont rien à craindre. De l’autre côté de la planète, à Bali, on s’est mobilisé contre le réchauffement climatique en se réunissant pour essayer de trouver un accord. Au final ça ne va déboucher sur rien mais ils auront au moins profité de quelques jours de farniente. J’en prends pour preuve notre Ministre de l’Environement à nous, Jean-Louis Borloo, qui s’est jeté à l’eau en caleçon. Il aurait d’alleurs déclaré : « Il manque plus que le Pastis dans l’eau et le problème environnemental est réglé ». A cette même conférence, on a pu également voir le plus grand arnaqueur de l’année, Al Gore (co-détenteur de ce titre avec onze mecs du PSG qui tentent de se faire passer pour des footballeurs), qui a déclaré que les négociations étaient bloquées à cause des Etats-Unis. On va pas refaire l’Histoire mais il faut quand même rappeler que lorsque ce monsieur était vice-président avec son ami Bill, TOUS les démocrates (le camp de Bill et Al donc) ont voté contre la ratification du protocole de Kyoto. Pour les leçons de morale environnementale, faudra repasser…
Depuis la grève des scénaristes à Hollywood qui a commencé il y a plus ou moins dix ans, on aime recycler ce qui a bien marché. C’est ainsi qu’on a vu explosé sur nos écrans les adaptations d’aventures de super-héros. Certaines sont des réussites (Spider-Man, X-Men…), d’autres sont mi-figue mi-raisin (Hulk) et puis on a les gros ratages dans les règles de l’art comme Daredevil. Il suffit de regarder le pedigree du long-métrage pour savoir à quoi s’en tenir plus ou moins. Tout d’abord, c’est réalisé par un maître du genre (le film nul avec un budget énorme), Mark Steven Johnson, qui a dirigé le seul et unique Ghost Rider (pas si unique que ça car une suite est prévu. Pauvre Nicolas Cage). Et comme cerise sur le gâteau, on a le droit à Ben Affleck et Jennifer Garner dans le même film. Si c’est pas pour faire plaisir au spectateur ça…
Enfant, Matt Murdoch a perdu la vue à cause d’une exposition aux déchets radioactifs (New York c’est plus ce que c’était) et a perdu son père. A présent, Matt est un avocat mais la nuit, il devient une sorte de justicier à la Charles Bronson avec un costume SM grâce à ses autres sens qui ont une sensibilité décuplée. Il va alors s’opposer à Kingpin, le Caïd de la ville, et son franc-tireur Bullseye. Ah, au fait, il rencontre aussi une autre fille pas contente qui s’appelle Elektra.
Vous l’aurez compris, je suis loin de porter Daredevil dans mon cœur tellement tous les clichés du genre sont repris à un tel degré que cela devient de l’art. Et puis, que dire de cette nouvelle performance d’acteur de Ben Affleck qui donne tout ce qu’il a alors que la tâche était loin d’être aisée après Armaggedon et Pearl Harbor. Mais il faut avouer qu’il est bien épaulée par Jennifer Garner dans le rôle d’Elektra. Il semblerait en les regardant que le but du jeu sur le tournage était d’être le plus mauvais possible. Et bien c’est pari gagné car c’est un match nul ! Et que dire de Colin Farrell qui s’est fourvoyé dans ce projet. Avait-il besoin d’argent pour alimenter son PEL ? Etait-il encore une fois rempli comme une amphore lors de la signature du contrat ? On ne le saura jamais et son cas rejoint les plus grands mystères de l’Histoire au même titre que l’assassinat de Kennedy et la dissolution de l’Assemblée Nationale par Chirac en 1997. Pour finir sur un compliment, reconnaissons que Daredevil est meilleur que Ghost Rider. En attendant Ghost Rider 2 qui risque de surpasser l’original…
Note finale : 08/20 (un conseil pour Mr Ben A. : reste derrière la caméra)
Vous vous êtes peut-être rendu compte, une fois n’est pas coutume, qu’il n’y avait pas d’image associée au billet sur Les Affranchis. Mais je vous rassure ce n’est pas par fainéantise. Il m’est en effet impossible de charger la moindre image à cause des erreurs de serveur 1003 et 1004. Je fais donc appel à votre aide si vous avez connu ce problème. Evidemment, si cela persiste, je me verrais dans l’obligation d’aller écrire sous d’autres cieux (mais rassurez vous je ne suis pas désespéré au point d’aller chez Skyblog). Alors que 1003 et 1004 me font beaucoup de soucis, les Championnats d’Osaka 2007 (1003+1004 = 2007 ! Coïncidence ?) en causent encore plus à nos chers compatriotes exilés pour quelques semaines. Inutilde de préciser que si la France revient avec une seule médaille, notre pays sera la risée du Monde entier (oui oui devant le Kazakhstan !). Il n’y a plus qu’un seul et unique homme qui peut sauver le sport français d’une bérézina aussi forte que celle de 2002 en Corée. Son nom est Super Sarko. Il s’entraîne presque tous les matins en faisant un jogging. Il court le l00 mètres aussi rapidement que le gérant du Franprix chassant les débiles de Saint-Denis. Bref, plus la peine de se faire du mouron…
Le 19 septembre prochain, le film 28 Semaines Plus Tard sera sur nos écrans. Voilà donc une belle occasion de s’intéresser quelques instants au cas de son aîné 28 Jours Plus Tard. Réalisé par Danny Boyle (Trainspotting, Sunshine), 28 Jours Plus Tard a constitué une sorte de renouveau du film de zombies, genre qui a toujours été associé au maître George Romero. L’action se déroule en Angleterre alors que des partisans de la cause animale font irruption dans un laboratoire de recherches afin de libérer des chimpanzés. Leur coup réussit mais il se trouve que ses chimpanzés sont atteints d’un virus les transformant en monstres incontrôlables. Ils massacrent tout le monde et arrivent à s’échapper. 28 jours plus tard, Jim sort du coma et découvre que la majorité de la population a été contaminée. Finalement, le coma, c’est plus sympa !
Là où le film de Boyle se distingue de ses prédécesseurs, c’est par son esthétique quasi-documentaire obtenue grâce à l’utilisation d’une caméra DV (comme dans L’Esquive, mais en bien). Ce procédé permettant de tourner très rapidement, Boyle a pu réaliser des scénes qu’il n’aurait sans doute pas pu faire sans. On pense bien évidemment au début où le héros marche dans un Londres complètement désert. On n’imagine alors pas comment cela aurait pu être possible avec l’énorme préparation que nécessite un plateau équipé de caméras 35 mm. Mais il ne faut pas non plus réduire le film à son esthétique car 28 Jours Plus Tard est avant tout un bon film de genre tout en prenant quelques libertés avec les codes zombiesques. Tout d’abord, il est plus juste de parler de contaminés plus que de zombies même si au final, c’est du kif-kif bourricot. Ces contaminés sont donc à des années lumières de ceux de La Nuit des Mort-Vivants. Tout d’abord ils courent. Pas aussi vite que Super Sarko mais cela change quelque peu des zombies se bougeant comme Jean-Paul II (Paulo si tu nous lis) avec les bras en avant et beuglant des « haeuhh !! » du plus bel effet mais qui commençaient à prendre un petit coup de vieux (même si on peut les exploiter d’une autre façon comme dans Planète terreur). L’autre grande qualité du film est qui se permet en plus le luxe de lancer quelques piques ici ou là même si elle visent plus particulèrement l’armée (et il paraît que cela ne s’arrange pas dans le deuxième volet). Un coup de chapeau également à l’interprétaion de Cillian Murphy, bien loin des héros classiques. Tout cela serait donc idyllique si la fin du film ne jurait pas autant avec le reste. Autant le film est d’un pessisisme sans nom, autant cette fin à le goût amer du bonheur et de la joie. Mais gageons que cette erreur sera réparée le 19 septembre…
Bienvenue, mon cher visiteur en tong ! Toi aussi tu trouvais que le défilé du 14 juillet sentait le moisi ? Toi aussi tu pensais que Jacques Chirac était vraiment une feignasse parce qu’il ne voulait pas bouger de sa tribune ? Et bien tu peux te réjouir cher concitoyen car le 14 juillet nouveau est arrivé ! Maintenant on a des troupes européennes en ouverture qui ont bossé comme des dingues pour marcher à la même cadence (vous imaginez le temps qu’il faudrait s’il fallait en plus qu’ils fassent la guerre ?…), on a la séance tactile avec le public lors de la descente de Nicolas et, cerise sur le gâteau, on a le droit à un concert de Tokio Hotel (suivi d’un certain Michel P. inconnu au bataillon…). Personnellement célébrer le 14 juillet avec Tokio Hotel c’est comme si on avait fêté la chute du Mur de Berlin avec les 2B3 mais bon là je me retiens parce que c’est vraiment tirer sur une ambulance…
Mais nous sommes à présent le 15 juillet et toutes ces festivités sont maintenant derrière nous. Il faut donc à présent se concentrer sur le prochain projet chaud en France : le croisement des juilletistes et des aoûtiens (demande officielle d’aide pour l’orthographe s’il vous plaît). Sur l’A6, ça va bouchonner entre les Transformers et les 4 Fantastiques. On annonce également un duel entre Ratatouille et Homer Simpson. Quand je vous disais que cela allait être chaud… Et c’est là que vous aller découvrir que mes enchaînements sont dans le top 3 des plus miteux (avec ceux de Michel Drucker et de Jean-Pierre Pernaut) : c’est durant le mois d’août 2003 (les pompes funèbres en salivent encore) qu’est sorti un petit ovni du vaisseau-mère Hollywood : Phone Game. Alors que la plupart des films à notre époque ne peuvent pas se monter avec moins de 50 millions de dollars si on a une star dans le casting, Phone Game représente le parfait contre-exemple de cet état des lieux. S’il a été tourné avec 10 millions de dollars en douze jours (un film d’auteur quoi), n’allez pas croire pour autant qu’il n’y a personne en haut de l’affiche. Forest Whitaker, Colin Farrell, Katie Holmes, Kiefer Sutherland (vous pouvez enlever un nom de cette liste selon votre croyance en la scientologie ou pas) sont autant de noms sonnant tels un chouette petit gazouillis à l’oreille d’un public averti.
Là où Phone Game brille tout spécialement c’est par son scénario machiavélique qui tient en haleine le spectateur jusqu’à la dernière seconde. Stu Shepard est un attaché de presse qui est, il faut le dire, un vrai connard. Alors qu’il passe devant une cabine téléphonique, le téléphone sonne. Intrigué, Stu décroche. Le seul hic c’est que son interlocuteur menace de le tuer s’il a le malheur de raccrocher le combiné. Pour pimenter un peu le tout, la voix tue un proxénète dans la rue mais fait endosser le meurtre à Stu. La police ne tarde pas à arriver… Comme Joel Schumacher était conscient du fait que cette histoire ne lui permettait pas de faire un thriller classique de deux heures, il a tout simplement gardé l’essentiel. Au final, la bobine dure 1h20 générique compris et c’est aussi ce qui fait tout le charme et toute l’originalité de ce film.
C’est également l’occasion d’apprécier ce qui constitue une des meilleures performances de Colin Farrell car il arrive à faire passer toute une palette d’émotions en restant tout le film dans une cabine d’à peine 2m². Forest Whitaker est encore une fois irréprochable (vous me direz que le jour où il sera mauvais les poules auront des dents mais bon). Pour ce qui est de Kiefer Sutherland, je ne peux décemment pas juger sa performance vu que je n’ai vu que la version française. Comme son rôle consiste en une voix, il m’est donc impossible de maudire ou de faire l’éloge de Jack Bauer. Phone Game ravira donc tous ceux qui aiment les films sadiques mais aussi tous ceux qui comme moi aimeraient voir ce genre d’œuvre venant d’Hollywood beaucoup plus régulièrement…
Puisque cela m'a été demandé par Lucie dans un de ses commentaires voici venu le temps de parler d'un autre film de Tarantino : Kill Bill Vol.1 le bien nommé (en gros la fille elle veut tuer Bill...) Sorti en l'an de grâce 2003, ce film a peut-être été pour moi l'une des plus grosses claques que j'ai reçu au cinéma. En effet, j'avais 13 ans et le film était interdit aux moins de 16 ans mais l'envie était la plus forte (d'aller au cinéma, pas d'aller pisser !).Et là, grands moments : scènes de combat hallucinantes ( Uma Thurman contre 88 mecs et elles les fracassent, comme quoi faire plus irréaliste que Rocky IV c'est possible !), bande originale aux petits oignons (Santa Esmeralda, Nancy Sinatra, la musique de Téléfoot...) et dialogues succulents comme tout Tarantino qui se respecte. Alors oui, ma cousine de huit ans aurait très bien pu pondre (...) une histoire aussi basique mais ce n'est vraiment pas pour cela qu'on peut se montrer enthousiaste après projection. L'esthétisme avec lequel tout cela est filmé rendrait accro à n'importe quelle série télé allemande (Derrick, si tu me lis, je pense à toi) et la violence est tellement exagérée qu'elle arrive à faire sourire plus qu'à dégoûter à part si vous pensez réellement que les humains ont des veines larges comme des tuyaux d'arrosage...
Alors évidemment ce n'est pas non plus Les Bisounours à la Montagne et paradoxalement la scène la plus violente est la partie animée qui est vraiment horrible dans les idées et le graphisme. En résumé, ce film n'a qu'un seul défaut (le premier qui me répond François Hollande il dégage !), c'est son histoire qu'on peut recopier sur l'emballage d'un Apéricube, vous savez ceux avec les questions Trivial Pursuit...
Note finale : 17,5/20 (dommage, le vingt aurait été atteint avec un scénario aussi génial que celui de Pulp Fiction)