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marredescritiquesalacon
Description du blog :
Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants..
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
24.05.2006
Dernière mise à jour :
30.08.2008

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2004

Benjamin Gates et le Trésor des Templiers

Publié le 12/03/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
Benjamin Gates et le Trésor des Templiers
Stop à l’arnaque ! Alors que nous, élèves de terminale, allons passer dans trois mois le baccalauréat, une étude vient de sortir montrant qu’à cette épreuve une même copie peut avoir une note variant jusqu’à 11 points ! On a ainsi pu constater qu’une copie pouvait obtenir une note allant de 4/20 à 14/20 en sciences économiques. C’est sûr que les écarts seraient plus réduits avec des copies de physique ou de maths mais le fait est là : le BAC n’est pas forcément représentatif du niveau d’un élève. Je pense donc à tous mes petits camarades de France (et à moi par la même occasion) et leur souhaite donc bien du courage en vue du mois de juin. Comme je me suis transformé en Julien Courbet, je vais continuer sur ma lancée en parlant des municipales (je n’allais tout de même pas tenir une semaine sans parler politique) et de l’étrange cas du Docteur François et de Mr Bayrou. Pour commencer, fermez les yeux et imaginez la chose suivante (fermez-les après avoir fini ma phrase sinon ça marche moins bien…) : un parti capable de se présenter dans presque toutes les villes de France et qui n’obtient que dans quelques unes la barre fatidique des 10 % au premier tour. Imaginez ensuite que ce parti décide de s’allier pour le second tour soit avec le Parti Socialiste soit avec l’UMP en fonction du favori quand ce parti lui-même n’est pas en position de gagner…Si votre vision devient de plus en plus orangée en pensant à cette situation c’est parce que ce parti n’est autre que le Modem. Quand celui-ci a été fondé pour les Législatives de l’année dernière, François Bayrou voulait créer un parti centriste indépendant de l’UMP. Eh bien on peut dire qu’il a magistralement réussi son coup car maintenant il est dépendant de l’UMP ET du PS. Franchement, un tel tour de force s’applaudit. La moralité de l’histoire est qu’il n’y en a aucune et avec cette fâcheuse manie de bouffer à tous les râteliers, le Modem aura des conseillers municipaux dans de nombreuses grandes villes de France comme Paris et Marseille. Comment peut-on dès lors en vouloir aux Français de prendre les politiques pour des opportunistes ? Et la ritournelle de Jacques Dutronc qui tourne et tourne encore…
Mais est-on toujours un opportuniste quand on profite de l’opportunité qui se présente ? C’est la question que l’on peut se poser sur un acteur comme Nicolas Cage qui avant de tourner des blockbusters à la chaine était l’une des figures du cinéma indépendant au début des années 90 (Sailor et Lula, Arizona Junior). C’était avant 1995 l’nechînement Rock/Les Ailes De L’Enfer/Volte/Face. Si ces films sont d’une efficacité indéniable, on peut tout de même s’interroger sur la tournure que prend sa carrière surtout depuis le début de notre siècle. Comme par exemple en 2004 lorsqu’il accepte le rôle de Benjamin Gates, un chercheur de trésors…
Depuis l’Antiquité, un trésor est le fruit de toutes les convoitises : le trésor des Templiers. Maisle trésor a été perdu depuis 200 ans.A partir de sa disparition, plusieurs générations de la famille Gates ont essayé de retrouver ce fabuleux magot. Le dernier en date, Benjamin, se retrouve ainsi en Arctique sur la piste d’un ancien navire en compagnie de Riley Poole, un informaticien, et Ian Howe, un riche anglais. A bord du navire, ils découvrent que le nouvel indice menant au trésor est la Déclaration D’Indépendance. Ian trahit alors Benjamin et une course contre la montre entre les deux hommes est lancée.
On a souvent comparé Benjamin Gates à Indiana Jones mais en y regardant de plus près, il n’y a que peu de choses en commun entre les deux héros : leurs histoires respectives se déroulent à des époques totalement différentes donc les moyens utilisés n’ont rien à voir, la différence de charisme est tout simplement titanesque (faîtes-le test chez vous avec une patate et un tigre et vous aurez une petite idée du gouffre séparant les deux même si trouver une patate à l’heure des problèmes de pouvoir d’achat n’est pas chose facile). Il n’y a guère que les titres de films qui soient limites identiques (Indiana Jones Et Le Temple Maudit et Benjamin Gates Et Le Trésor des Templiers : avouez que la ressemblance est troublante). Non, si on devait vraiment comparer Benjamin Gates à quelques chose de similaire, il faudrait plutôt se pencher du côté du Da Vinci Code et ce à cause du sentiment perpétuel que le personnage principal est limite plus balèze que Dieu lui-même mais c’est vrai qu’il faut être con pour ne pas penser à utiliser une bouteille d’eau pour faire loupe sur un billet de banque affichant l’heure à laquelle l’hombre du clocher d’Independance Hall indiquera l’emplacement des lunettes de Franklin en tenant compte des heures d’été et d’hiver tout en sachant que j’ai commandé un coca une grande frite et un menu doublé… (note de l’auteur : seule une partie de ce passage est faux. A vous de trouver la quelle) Si on peut passer sur les inexactitudes historiques (quel film n’en a pas ?), il est difficile de ne pas s’esclaffer devant le film au moins une fois : « C’est vraiment n’importenawak ! ». Dans l’ensemble, Bejamin Gates est plutôt sympatoche mais il souffre d’une intrigue cousue de fil blanc et d’un héros peu charismatique incarné par un Nicolas Cage en mode « freestyle sans les mains »…

Note finale : 12/20

Vidéo Youtube




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Man On Fire

Publié le 01/12/2007 à 12:00 par Chandler
Man On Fire
Et ben dîtes donc, on peut dire qu’on en a vécu des choses durant ces trois derniers jours. Jeudi soir, notre Président est intervenu sur TF1 et France 2 pour annoncer aux Français ses mesures pour augmenter le pouvoir d’achat, une expression qui me fait toujours sourire ( Superman peut voler, les Français peuvent acheter…). Il en a également profité pour exprimer sa fermeté envers ce qu’il appelle la « voyoucratie ». Oui, toi aussi quand tu seras Président tu pourras inventer des mots sans passer pour un blaireau ni te faire engueuler par l’Académie Française. Nos deux journalistes en goguettes, PPDA et Droopy (pardon Arlette Chabot), ont fait un super boulot sauf qu’ils ont oublié de lui parler de sa subite augmentation de salaire, oublie noté par le très professionnel Jean-Michel Aphatie (avis à tous ses adorateurs je forme un fan-club où tous les jeudi soirs on devra parler politique avec l’accent du sud-ouest). Vendredi, la LFP lançait son appel d’offres pour la Ligue 1 saisons 2008-2012. Et là, il faut admettre qu’ils ont été super-intelligents (il faut le dire quand c’est le cas). Il y a ainsi pas moins de 12 lots sur le marché qui vont des 10 meilleurs matchs de la saison (on ne rigole pas s’il vous plaît) et les lots fans où un diffuseur pourra retransmettre tous les matchs de la saison d’un même club (on risque de voir pas mal de déçus pour ceux voulant Lyon et qui vont se retrouver avec Caen). Dans l’actualité internationale, la prise d’otages était à la mode. Comme bonne nouvelle, on a eu la preuve qu’Ingrid Bétancourt était toujours en vie (c’est quand même pratique de savoir qu’on ne se tape pas un concert de Renaud pour rien). Comme mauvaise, un forcené a pénétré et a pris en otage des employés dans le QG de campagne d’Hillary Clinton. Il s’appellerait Bill et voudrait qu’Hillary lui trouve un poste lorsqu’elle sera élue.
En parlant d’otages, il faut savoir qu’en Amérique latine, les enlèvements font partie des affaires courantes. Voilà donc une transition parfaite pour le film du jour : Man On Fire (littéralement Homme En Feu, ce qui ne veut rien dire puisque La Torche Humaine est un personnage des Quatres Fantastiques qui pourtant, niveau cinéma, n’ont rien de fantastique…comme quoi les mots n’ont parfois aucun sens).Enfin Bref, Man On Fire est une adaptation d’un bouquin (encore) qui s’était en plus déjà vu transposer à l’écran en 1987 par Elie Chouraqui (oui le monsieur qui ressemble à Jean Schulteis chantant Confidence Pour Confidence). Mais cette fois, c’est Tony Scott, le frérot de Ridley, qui est derrière la caméra…
La peur règne sur Mexico. Une vague d’enlèvements d’enfants frappe les familles riches de la ville. Les Ramos, qui ont une petite fille de 9 ans s’appelant Pita, décident alors d’engager un garde du corps pour protéger leur enfant. Cet homme, c’est John Creasy. Ancien soldat, il est maintenant alcoolique et proche du suicide. Pourtant, une amitié va naître peu à peu entre Pita et John. Jusqu’au jour où elle se fait enlever devant les yeux de John. Ce denrier décide alors de traquer un par un les complices de ce crime…
Man On Fire est un film qui se décompose en deux grandes parties bien distinctes : la première heure s’attarde sur la relation entre John et sa protégée qui finira par devenir de l’amitié tandis que la seconde est violente et survitaminée dans le plus pur style Tony Scott. Les deux ou trois scènes de torture jalonnant le film sont à ce titre parmi les plus réalistes filmées, sutout une se déroulant dans une voiture où le principe est qu’à chaque mauvaise réponse, le mec se fait couper un doigt avant de se faire cramer la plaie avec l’allume-cigare. Pour un peu, on se croirait dans Saw… Mis à part cet aspect un peu trop bronsonien, Man On Fire est un film d’action qui repose sur les seules épaules de Denzel Washington, omniprésent à l’écran d’un bout à l’autre. Par contre niveau réalisation, Tony Scott ferait bien de se calmer sur les effets de style à l’emporte-pièce car à plusieurs reprises le spectateur est obligé de froncer les sourcils. Un plan mobile tous les dixièmes de secondes, ça fait mal aux yeux. A part ça, Man On Fire est dans l’ensemble un bon film d’action avec une morale légèrement poisseuse…

Note finale : 13,5/20 ( j’ai oublié de dire qu’il y a Dakota Fanning…Argh !)

Eternal Sunshine of the Spotless Mind

Publié le 21/03/2007 à 12:00 par Chandler
Eternal Sunshine of the Spotless Mind
Alléluia mes frères et sœurs ! Par un quelconque miracle venu des cieux, mon ordinateur a ressuscité afin de redevenir celui qu’il était il y a un mois. Par conséquent j’ai le bonheur (vous êtes en droit de ne pas partager ce sentiment) de vous livrer une nouvelle critique de mon cru qui va porter sur un film que j’ai découvert récemment avec l’un des titres les plus salauds réalisés pour les non-anglophiles : Eternal Sunshine of the Spotless Mind.
Débarqué dans les salles obscures en 2004, Eternal Sunhine (je pense que vous comprenez les raisons du raccourcissement du titre…) est ce que l’on pourrait qualifier d’OCNI (Objet Cinématographique Non Identifié) sans doute car le scénariste n’est autre que Charlie Kaufman, déjà auteur de Dans La Peau de John Malkovich, film de dingue également…
Si le scénariste est de renom, le réalisateur Michel Gondry l’est tout autant. S’il est peu connu comme tel dans le cinéma, il est presque un dieu vivant dans celui du clip musical (c’est peut-être à lui que je dois mon miracle…). The White Stripes, IAM, Daft Punk, Fat Boy Slim… ont fait appel à lui pour créer des clips d’un grande inventivité. Juste pour l’anecdote, sachez que c’est lui aussi qui a dirigé George Clooney dans la célèbre pub Nespresso !
Bref, avec un scénariste et un réalisateur de talent, ça partait plutôt bien. Cela devient même excellent quand on connaît le casting : Jim Carrey, Kate Winslet, Kirsten Dunst, Elijah Wood… L’histoire, elle, est simple à première vue : Joel, un homme solitaire rencontre Clementine à Montauk. Ils vivent une histoire d’amour mais Clementine se lasse et décide d’effacer Joel de sa mémoire. Afin de ne plus souffrir, Joel décide de faire la même chose mais il se rencontre durant le processus qu’il l’aime encore…
C’est avant tout le style qui est privilégié dans le film et toutes les scènes où Jim Carrey essaye d’arrêter l’effacement de sa mémoire sont tout simplement d’une virtuosité visuelle incroyable. Grâce à l’utilisation de perspectives, d’effets de flou… Gondry arrive à nous faire rêver sans avoir énormément recours aux effets numériques. La musique quand à elle est touchante de simplicité et convient parfaitement à l’atmosphère intimiste du film. De plus, pour parachever le tout, le coup de théâtre final est vraiment bien amené. Eternal Sunshine est un beau film, tout simplement…

Note finale : 17/20