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marredescritiquesalacon
Description du blog :
Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants..
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Blog Cinéma
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24.05.2006
Dernière mise à jour :
30.08.2008

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2006

Click

Publié le 23/01/2008 à 12:00 par marredescritiquesalacon
Click
Vendez, vendez, vendez ! Voilà ce qui vous reste à faire maintenant que tous les grandes places boursières mondiales sont en pleine crise. On avait jamais vu une telle chute des indices depuis un certain 11 septembre 2001 (même s’il est vrai que ce jour-là la chute la plus dure ne fut pas celle de la bourse…). Mais avant de paniquer, de faire le plein de Cristaline et d’abandonner son chien au bord de la Nationale 7, prenons le temps de respirer et d’analyser un petit peu la situation. Tout d’abord, LA cause principale de ce tsunami financier nous provient des Etats-Unis avec ces désormais célèbres subprimes. Pour résumer ceux qui auraient loupé les épisodes précédents, les subprimes sont en fait des prêts à taux d’intérêt astronomique accordés par des banques à des personnes dans l’impossiblité de les rembourser. Si vous constatez une incohérence dans l’énoncé, c’est que vous avez compris le problème, sinon cela signifie que vous êtes Américain, banquier dans une agence sans scrupules et qui vient de faire ses bagages pour les Iles Caïman… Mais en France, notre cher CAC 40 tient plutôt bien le coup et ce n’est pas la seule nouvelle qui peut nous réjouir car en quelques temps nous sommes devenus un vrai pays de winners : Tsonga qualifié pour les demi-finales de l’Open d’Australie, Marion Cotillard nominé pour l’Oscar de la Meilleur Actrice et l’équipe de France de handball qui s’est ouvert le chemin vers les demi-finales à l’Euro. C’est dans ce contexte nuancé que Jacques Attali et sa commission sortent leur rapport visant à relancer notre économie avec comme idées détonantes la suppression des départements, la vente de médicaments en grande-surface (faudra pas se planter à la caisse entre les Menthos et les Nicorette…). Et si vous vous ennuyez vraiment dans votre vie ou que vous êtes masochiste, sachez que ce rapport est en vente en librairie pour la modique somme de 14,90€…
En matière d’économie comme en matière culturelle, on critique souvent le fait que la France copie tout ce qui se passe aux Etats-Unis. Même si en général cette théorie est vérifiée, il est intéressant de constater que certaines choses n’ont pas réussi à traverser l’Océan Atlantique comme le beurre de cacahuètes, le base-ball, les Burger King… Adam Sandler fait également partie de cette catégorie restreinte de biens « culturels » ayant un succès fulgurant aux Etats-Unis et qui sont presque inconnus chez nous. Une bonne raison donc de parler un peu du bonhomme avec l’un de ses derniers films, Click.
Michael Newman est un homme qui se donne corps et âme pour son boulot d’architecte qu’il exerce dans une grande agence au détriment de sa femme et de ses enfants. N’étant pas non plus très doué avec la technologie, il décide un jour par énervement de s’acheter une télécommande universelle en pleine nuit. Par chance, un magasin est ouvert où un homme étrange lui propose un modèle qui l’est tout autant. Il se rend alors compte que cette télécommande lui permet de contrôler sa vie…
Click est donc un film reposant sur un concept assez bien trouvé offrant la possiblité de créer quantité de situations comiques. Malheureusement, il se trouve que seules quelques situations décrochent un éclat de rire et on est quand même loin d’un délire zygomatique non-stop. En fait, là où le film surprend et relève la barre, c’est dans le dernier tiers où Click se transforme en drame assez poignant pointant du doigt l’absence de Michael auprès de sa famille un peu à la manière du Family Man de Brett Ratner. Je le confesse volontiers, j’ai plus souvent eu l’occasion de verser une larme que de rire aux éclats (en plus j’étais un peu vanné et il était une heure du matin mais je ne cherche pas d’excuses). Cela permet aussi de découvrir une autre facette d’Adam Sandler trop souvent cantonné aux rôles de crétin ou à vocation humoristique même si il y a eu des exceptions comme Punk-Drunk Love de Paul Thomas Anderson (à ne pas confondre avec Paul Anderson, réalisateur de Mortal Kombat les enfants). Et puis on a le droit en plus à la présence de Christopher Walken, de Kate Beckinsale ce qui ne peut faire que du bien et à celle de David Hasselhoff pour les nostalgiques de K 2000, Alerte A Malibu et Le Big-Mac Dans La Salle De Bains…

Note finale : 12/20 (comédie moyenne, drame surprenant)

Heath Ledger 1979-2008

Vidéo Youtube

L'Illusionniste

Publié le 28/11/2007 à 12:00 par Chandler
L'Illusionniste
Il suffira d’une étincelle ! D’un rien, d’un geste pour…allumer le feu ! Le geste en question remonte à dimanche lorsque deux adolescents circulant en moto sont entrés en collision avec une voiture de police. Bon évidemment les deux jeunes circulaient sur un véhicule non homologué mais cela reste un détail… Voici donc une bonne opportunité pour quelques jeunes de banlieue d’exprimer leur malaise en caillassant et en tirant à la chevrotine les forces de l’ordre. Encore plus fort, ils ont trouvé le moyen de brûler un des seuls lieux de culture, la bibliothèque. Vous trouvez ça stupide, idiot, débile et tout simplement con ? C’est normal. Dans ces circonstances, on comprend donc un peu plus la phrase de Johnny de la semaine dernière : « La nuit venue, j’ai le blues… ». Il est clair qu’en voyant ce genre d’images on ne peut que lui donner raison : une centaine de mecs dealant ou fumant de la Marie-juana qui n’ont qu’une seule Envie, en découdre avec les flics à Sang Pour Sang et qui au final finiront derrière les Portes du Pénitencier surveillées étroitement par un maton perché dans son Mirador. Notre Président, qui vient de revenir de Chine, était bien loin de tous ces événements. En plus d’être occupé par la vente d’Airbus et de centrales nucléaires aux Chinois, il devait présenté à Hu Jintao sa famille présente (sa mère et son fils). Lorsque son fils a serré la main au Président chinois, Sarkozy s’est même permis de glisser une petite pique ni vue ni connue au régime chinois (ou à moins que ce soit une blague de mauvais goût) : « On va vous l’envoyer (Pierre, le fils de Sakozy), il a besoin d’autorité ». Parler des Droits de l’Homme en Chine est donc dificile mais on y arrivera quand même. On a qu’à demander à Rama. Ah merde, c’est vrai qu’elle était pas là…
Il y a trois semaines, je vous livrais la critique du Prestige en précisant qu’à la même époque était également sorti sur nos écrans L’Illusionniste qui, comme son nom l’indique, nous narre l’histoire d’un…illusionniste (c’est bien vous suivez). Adapté d’une nouvelle de Steven Millhauser intitulée Eisenheim The Illusionist (au final, vu le nombre d’adaptations de bouquin, la grève des scénaristes devrait être moins grave que prévue), L’Illusionniste est réalisé par un inconnu nommé Neil Burger. Oui c’est vrai on a connu plus sexy comme nom…
Vienne, début du XXe siècle. Eisenheim est un magicien possédant un grand talent. Mais une seule personne n’apprécie guère la popularité de ce nouveau venu. Cette personne c’est le Prince Léopold, héritier de l’Empire d’Autriche-Hongrie. Il décide alors de se débarasser d’Eisenheim. En effet, Léopold a des raisons d’être vénère : sa meuf, Sophie von Teschen, a dans sa prime jeunesse kiffé Eisenheim. Le problème est qu’elle a toujours des sentiments pour lui. Un duel s’amorce alors entre les deux hommes. (de toute façon, ça part toujours en freestyle à cause d’une fille. C’est pas vrai ?)
L’Illusionniste est avant tout porté par les performances d’acteurs d’Edward Norton (d’accord c’est un pléonasme) et de Paul Giamatti qui fait de plus en plus son trou dans le microcosme hollywoodien. Les scènes entre les deux acteurs sont sans conteste les meilleurs du film. Le casting du film est complété par Rufus Sewell et Jessica Biel. Si pour Sewell c’est honorable, on passera sur Jessica Biel (au sens figuré j’entends) qui est transparente. Comme dans Le Prestige, une partie du film repose sur un twist final. Sauf qu’à la différence de son homologue, la fin de L’Illusionniste se voit comme le nez au milieu de la figure tellement celle-ci est prévisible. L’autre côté quelque peu dommageable du film est que si le film avait bénéficié d’un buget un peu plus conséquent que 20 millions de dollars, Burger aurait pu en même temps créer une plus vaste et grandiose reconstitution de cette époque tant le Vienne montré ici paraît assez insignifiant. Malgré tout, L’Illusionniste mérite d’être vu, rien que pour la présence d’un acteur aussi génial que Norton. Mais si un jour on vous oblige à faire un choix, prenez Le Prestige.

Note finale : 12,5/20

Le Prestige

Publié le 06/11/2007 à 12:00 par Chandler
Le Prestige
Ah la France qui grogne se réveille en ce mois de novembre ! Avant d’assister à la déferlante de grève à partir de mi-novembre, les pêcheurs opèrent en éclaireur en s’insurgeant contre le prix faramineux du carburant. Devant ce mouvement contestataire (bon c’est vrai que Guilvinec c’est pas vraiment flower power), notre chère Ministre de l’Economie et comique à ses heures Christine Lagarde a conseillé aux Français d’utiliser leur vélo au lieu de leur voiture. Mais qu’est-ce qu’on est con ! C’était tellement simple ! Se geler les futures boules de Noël sur une selle en faisant 40 km aller-retour pour aller bosser avec un réveil sonnant à 5 heures du mat’ : voilà la solution. Encore heureux que nos politiques sont là pour trouver des solutions sinon on ne saurait plus que faire… Dans un registre un peu plus sérieux, Nicolas Sarkozy s’est déplacé en Bretagne pour dialoguer avec les marins-pêcheurs. Mais quand est-ce qu’il dort notre Président ? Et vas-y que je passe deux heures au Tchad et que je ramène des journalistes et que je passe par Madrid pour déposer les hôtessses de l’air espagnoles (125€ la course) et que j’embarque pour les States... Pff. Je me demande comment il arrive à tenir un tel rythme même si notre échelle de travail politique est quelque peu faussée depuis le passage à l’Elysée de Jacques Chirac. Je lance donc un grand sondage interactif pour découvrir son secret :
1 - la tonne de coke saisie au large des Antilles était destiné à un mystérieux Nicolas S.
2 - après Tom Cruise, Nicolas Sarkozy s’est rencardé avec George Clonney pour partager plein de cafés Nespresso
3 – selon Freud, en cas de séparation, l’activité sexuelle manquante doit être compensée par un travail, quelque soit sa nature…
Je vous invite donc à joindre votre réponse à vos commentaires ( il est même possible de proposer d’autres solutions)
Il n’y a pas qu’en politique que l’on peut rencontrer des magiciens. Les cinéastes sont en quelque sorte les nouveaux illusionistes. Mais le fait est que le monde de la magie en lui-même a été très peu abordé au cinéma ( on ne compte évidemment pas Harry Potter qui est un tricheur). La faute a été réparée l’année dernière avec la sortie de deux long-métrages : L’Illusioniste et Le Prestige. C’est sur ce dernier que nous allons porter notre attention. Le Prestige est à la base un livre de Christopher Priest. Son adaptation est assurée par un autre Christopher nommé Nolan ( Memento, Batman Begins). C’est l’occasion pour ce dernier de nous montrer tout son talent…
Nous sommes à la fin du XIXe siècle à Londres. Deux jeunes magiciens, Alfred Borden et Robert Angier, sont assistants d’un autre magicien. Lors d’un numéro, la femme d’Angier meurt noyée. Ce dernier pense alors que sa mort est due à Alfred, celui-ci ne sachant plus quelle sorte de nœud il a effectuée pour attacher Sarah. C’est alors le début d’une grande rivalité entre les deux hommes. Leur but ? Réaliser le meilleur tour de magie au monde (désolé Garcimore t’es hors jeu). Jusqu’à ce que l’on découvre au final que le duel n’en est pas vraiment un…
Avant de rentrer dans des détails, il faut d’abord dire que la fin est ce qu’on appelle un twist de la mort comme peuvent l’être ceux d’Usual Suspects ou de Fight Club (bon là, il y a celui des Visiteurs 2 qui va rejoindre Garcimore). Une fin d’autant plus astucieuse que le film en lui-même suffit à notre bonheur. Le duo d’acteurs Hugh Jackman – Christian Bale est vraiment très bon ( avec une petite supériorite de Bale mais c’est minime) et les seconds couteaux tels que Michael Caine et Scarlett Johansson sont tout aussi savoureux. On a même le droit en bonus à la présence de David Bowie ! Mais toutes ces présences seraient vaines sans un bon réalisateur, ce qui est le cas (par chance) de Christopher Nolan qui filme avec une certaine maestria son sujet sans tomber dans de l’esbrouffe malvenue. Le seul bémol serait peut-être que le film tombe dans le fantastique vers la fin alors que le film aurait gagné à être entièrement intégrée dans la réalité de son époque pour que sa force soit encore plus grande. Mais ce défaut est minime au vu des grandes qualités de ce film. A découvrir…

Note finale : 16/20

La Colline A Des Yeux

Publié le 31/10/2007 à 12:00 par Chandler
La Colline A Des Yeux
Wouhou ! C’est Halloween ! Wouhou ! Tout le monde s’en fout ! Je ne sais pas si vous avez comme moi remarqué que depuis quelques années Halloween subit une certaine désaffection, du moins en France. Cette pensée m’est venue quand j’ai aperçu des gamins en train de quémander des bonbons à 11 heures ce matin… et même pas déguisés. Certains esprits mal tournés trouvent ainsi un espoir en apprenant que la France n’avale pas forcément tout ce qui vient des Etats-Unis. En ce qui concerne l'affaire Zoé au Tchad, les choses ne s'arrangent guère pour nos Frenchies car ils ont été inculpés d'enlèvement d'enfants et d'escroquerie et ils risquent vingt ans de travaux forcés. On se doute que vingt ans de bagne au Tchad c'est pas la joie...Sans vouloir être méchant (...), il faut quand même avouer qu'ils l'ont un peu cherché. Quand on voit la vidéo du journaliste qui les accompagnait, on découvre qu'ils n'en avaient strictement rien à carrer des règles et qu'ils n'étaient même pas sûrs que les enfants soient orphelins... Quand on sait qu'en plus les familles françaises ont payé pour accueillir les enfants, on se dit qu'il y a une certaine logique dans tout ça. Mais tous nos Français de l'étranger ne se débrouillent pas si mal, j’en prends pour preuve nos joueurs de basket NBA qui reprenaient hier soir : Tony Parker a marqué 19 points (en plus il n'a pas chanté) et Ronny Turiaf, tout comme Mickaël Pietrus, était titulaire. Il a connu ainsi une augmentation de temps de jeu d’environ 140 %. C’est bizarre, ce 140 % me dit quelque chose mais je ne sais plus ou je l’ai vu. Peut-être est-ce l’augmentation du SMIC au 1er janvier 2008 ? Peut-être…
Cette histoire de Français exilés aux Etats-Unis me fait également penser à cette modes des jeunes réalisateurs de notre beau pays cherchant gloire et fortune de l'autre côté de l'Atlantique comme cela se passe aujourd'hui pour Louis Leterrier avec Hulk ou encore comme ce fut le cas pour Florent Emilio-Siri avec Otage. De plus, en cette prériode d'Halloween où on regarde plein de "films qui font peur qu'on trouve dégueux mais qu'on regarde quand même", il n'y avait qu'un seul vainqueur potentiel : La Colline A Des Yeux d'Alexandre Aja. Aja est un jeune réalisateur qui s'est fait connaître avec un film d'horreur français intitulé Haute Tension (oui oui, un film d'horreur français ça existe). Wes Craven décide alors de confier le remake d'un film qu’il a réalisé il y a trente ans. Aja accepte et c'est le début de l'aventure !
Chez la famille Carter, c'est pas vraiment Happy Days. Pour remédier à tout cela, le patriache de la famille, Bob, décide d'entamer un voyage en camping-car (brillante idée s'il en est) avec les enfants à l'occasion de son anniversaire de mariage avec Ethel. ils décident de prendre un raccourci en passant par le Nouveau-Mexique, théâtre de nombreus essais nucléaires américains. Malheureusement, ils crèvent (un pneu évidemment) et se rendent compte que, dans le désert, personne ne vous entend crier…
A partir ce de moment-là, on rentre dans de l'horreur tout ce qu'il y a de plus dégueulasse et donc de plus réjouissant pour le spectateur lambda avec cependant une volonté de ne pas se laisser enfermer dans des schémas pré-établis. Je pense que si on demande à ceux qui ont vu le film quelle est la scène la plus marquante, ils vous répondront sans doute l'attaque du camping-car de nuit. Certes cela peut paraître quelque peu éculé mais Aja est un petit vicelard : il aime l'urgence. Ainsi, alors que le père Bob se fait brûler sur un arbre, sa fille se fait violer par des irradiés ce qui donne quelques pics d'adrénaline tout ce qu'il y a de plus efficace. Ajouter à cela deux trois scènes plutôt droles dans leur traitement comme la mort du pompiste qui s'explose la tête à coup de fusil à pompe avec en bonus un générique original et vous tenez là sans aucun doute un des meilleurs films d'horreur de ces dernières années. Et c'est un réfractaire au genre qui le dit!

Note finale : 15/20

Les Fils de l'Homme

Publié le 29/09/2007 à 12:00 par Chandler
Les Fils de l'Homme
Hola chicos ! C’est officiel maintenant depuis quelques jours : la France est en faillite ! Ce n’est pas moi qui le dit mais le premier Ministre en personne. Déclaration rapidement reprise par Nicolas 1er : non la France n’est pas en faillite et son budget est tout à fait équilibré. Point à la ligne (faut qu’en même m’expliquer comment on peut appliquer une politique de rigueur budgétaire avec un budget en déficit de 42 milliards d’euros…). Pendant ce temps-là en Birmanie, ça continue encore et encore. L’armée birmane a commencé la phase de répression. Sa technique ? Tirer dans le tas si les militaires aperçoivent un rassemblement de plus de quatre personnes. En gros, les Rolling Stones peuvent jouer en Birmanie mais pas Linkin Park (qui a dit « l’armée birmane est pas conne ! » ?). Sinon ce matin les violences ont repris en Afghanistan où un kamikaze a tué 30 personnes dont 28 soldats même si la « guerre est finie » depuis environ six ans… (« guerre finie » : terme américain désignant un conflit non maîtrisé où les GI’s sont dans la merde jusqu’au cou. Exemples : « La guerre est finie en Irak. »)…
Dans le microcosme du cinéma, il y a parfois des injustices. Quand des films médiocres rapportent beaucoup d’argent, ce n’est pas si grave que ça (les producteurs sont au moins heureux). Par contre, quand un bon film se casse la gueule au box-office, c’est un petit peu plus problématique (producteurs pas heureux, acteurs pas heureux et réalisateur pas heureux…voire viré). L’année dernière, cette situation s’est produité pour un film qui méritait largement mieux : Les Fils de l’Homme du réalisateur mexicain Alfonso Cuaron qui avait dirigé Harry Potter Et Le Prisonnier d’Azkaban, l’opus le plus bizarre de la saga. Pourtant Cuaron avait dans son jeu toutes les cartes en main pour faire un succès : film adapté d’un bon roman, casting prestigieux (Clive Owen, Julianne Moore, Michael Caine), budget loin d’être ridicule… En résumé, si ce film n’a pas marché, c’est qu’il devait être mauvais. Et pourtant…
Nous sommes en 2027 et toutes les femmes de la planète ont un léger problème : elles ne peuvent plus avoir d’enfants. Par conséquent, la population vieillit de plus en plus sans être renouvelée. En Grande-Bretagne, l’armée refoule tous les immigrés en les gardant dans des sortes de camp. Theo Faron passe tous les matins devant un de ces camps pour aller au travail. Un jour, son ex-femme vient lui demander de l’aide : avoir des laisser-passer pour une jeune femme. Theo accepte (contre du fric évidemment) et se voit obliger d’escorter cette femme. Sauf que celle-ci n’est pas comme les autres. Elle est enceinte… Les Fils de l’Homme a donc tout du bon film de science-fiction mais le « problème » est que Cuaron fait tout ce qu’il faut pour nous faire croire que cela se déroule à notre époque. Ainsi, il n’y a aucun (ou presque) effet visuel visible. Tout est camouflé pour que le film soit le plus réaliste possible. L’autre atout majeur du film vient de la virtuosité technique du réalisateur mexicain qui filme, 1h45 durant, entièrement à l’épaule donnant un aspect documentaire à son long-métrage (plus dans le style Envoyé Spécial que Le Droit De Savoir, je vous rassure) et instaurant un sentiment d’urgence tout le long du film.
Et puis, s’il n’y avait qu’une (ou deux plutôt) raisons de voir Les Fils de l’Homme, ce serait pour deux magnifiques plans-séquence de cinq minutes, une attaque de voiture et une traversée de ville en ruines, tout simplement monstrueux techniquement et visuellement parlant qui montrent qu’Alfonso Cuaron peut devenir un des cinéastes qui comptent à Hollywood. Et puis il serait injuste de ne pas non plus citer ceux qui rendent toute cette histoire crédible : Clive Owen est impeccable (comme souvent depuis deux ou trois ans), Michael Caine complètement barré et Julianne Moore courageuse d’avoir accepté un rôle pareil (il faut voir le film pour s’en rendre compte). En clin d’œil, on peut voir que Clive Owen porte dans une scène un T-shirt Londres 2012. Mais en contrepartie il conduit une Renault Avantime camouflée…

Réponse de Bertrand Delanoë : oui mais les rosbifs est-ce qu’ils ont Londres-Plage ?!

Note finale : 17/20 (une des plus grandes injustices du cinéma en 2006)

Superman Returns

Publié le 11/07/2007 à 12:00 par Chandler
Superman Returns
Bienvenue une nouvelle fois sur le blog qui fait frissonner Les Inrockuptibles, qui donne des sueurs froides à Télérama et qui est l’objet d’une fatwa par Les Cahiers du Cinéma. Je ne sais pas pour vous mais toute cette avalanche de blockbusters depuis le mois de mai m’empêche de souffler. A peine un Die Hard est sorti qu’on annonce la semaine d’après Harry Potter avant d’enchaîner sur Tranformers. Pff… En comptant tous les budgets de ces grosses productions, on va voir défiler devant nous environ 400 millions de dollars. Evidemment tout cet argent pourrait être investi autre part telle que la lutte contre le SIDA où l’aide à l’Afrique mais dans ce cas-là, où irions-nous regarder passer Jean Mineur sur son ticket de cinéma ? Le petit instant de culpabilité et de cynisme pour les Nuls étant maintenant intervenu, il faut à présent que je pousse un petit coup de gueule. Transformers qui sortira le 25 juillet a un budget de 150 millions de dollars plutôt compréhensible quand on connaît le sujet du film. Alors j’aimerais savoir comment Spider-Man 3 a pu coûter le double ?! Attention messieurs les producteurs, vous êtes en train de vous faire plumer…
Laurent Weil étant à présent parti de mon enveloppe corporelle, j’ai voulu illustrer une nouvelle fois cette explosion des coûts avec un film de super-héros sorti l’été dernier : Superman Returns. Ce « retour » de Superman (pas besoin d’être un pro en anglais pour la traduction) orchestré par Bryan Singer devait constituer le sommet de l’été blockbustérien 2006. Quelle ne fut pas le sentiment de forte déception ressenti par la populace ! Il faut dire que cette renaissance du plus balèze des super-héros intervenait quelques années après celle de ses collègues comme les X-Men et Spider-Man et que les recettes qui fonctionnaient pour le premier volet en 1978 n’étaient plus vraiment les mêmes. Tout d’abord rien que le personnage de Superman en lui-même apparaît comme démodé aujourd’hui : son seul point faible étant la kryptonite et aucun autre moyen pour le battre existant, les scénaristes doivent vraiment être des génies pour tirer une histoire originale. Ceux de Superman Returns ne l’étant pas (des génies), celui-ci est fade et sans grand intérêt. Superman revient sur Terre après des années d’absence. Il découvre que la planète n‘a plus vraiment besoin de lui pour être protégée et que son grand amour Loïs Lane s’est remariée et a un enfant. Superman va en plus être confronté une nouvelle fois (et oui encore) au méchant Lex Luthor…
Comme vous pouvez le constater tout cela est loin de casser trois pattes à un canard mais on pardonnerait volontiers ce point faible si le film possédait un bon rythme avec de l’action originale et spectaculaire. Malheureusement là encore on est loin d’atteindre des sommets. Bien sûr Superman arrive à sauver des passagers dans un avion en flammes mais les effets spéciaux sont si mal incrustés dans l’arrière plan que l’on a un peu de mal à y croire. L’ambiance du film dans son ensemble ne soulève guère d’enthousiasme la faute une fois de plus à l’impression que l’on assiste à un énième remake du premier volet. Passons maintenant aux acteurs. Je ne vous surprendrai sans doute pas quand je vous dirai que lorsque que j’ai été voir le film je ne connaissais que le génial Kevin Spacey et que les noms de Brandon Routh et de Kate Bosworth m’étaient totalement inconnus. Passe encore le fait que les deux derniers cités soient transparents mais le fait que Kevin Spacey soit mauvais me met en colère. Comment Singer qui lui donna un de ses meilleurs rôles dans Usual Suspects ait pu le laisser s’enfoncer comme cela dans le rôle de Lex ? Encore une question sans réponse qui rejoindra « Mais où est-donc passée la septième compagnie ? » et « Est-ce que Sheila est un homme ? »
Pour vous réjouir encore plus sachez que si le film n’est pas bon, il a quand même coûté (attention tenez vous bien) 270 millions de dollars ! N’en jetez plus, Hollywood devient fou…(Laurent je t’avais dit de partir !)

Note finale : 08,5/20 (Mon Dieu Les Cahiers du Cinéma pensent comme moi. Au secours !)

Les Infiltrés

Publié le 28/04/2007 à 12:00 par Chandler
Les Infiltrés
Salut à tous ! Comme vous avez pu certainement le constater, j’aime les films de gangsters et donc par analogie j’aime Martin Scorsese. Après des bijoux tels que Casino et Les Affranchis, Marty est revenu en 2006 avec un nouveau film de ce genre, Les Infiltrés, remake d’une trilogie sud-coréenne (vous me direz que la précision « sud » peut paraître superflue quand on connaît la production cinématographique de leurs voisins du Nord bien que leur dictateur soit un fan absolu des films d’antan d’Hollywood…) intitulée Infernal Affairs que je n’ai pas vu, précision importante quand on voit la différence de réactions entre ceux qui ont vu l’original et les autres.
Si Martin Scorsese nous dépeignait la mafia italo-américaine dans ses précédents films, il s’attaque ici à la pègre irlandaise de Boston. Billy Costigan est un jeune issu de quartiers difficiles qui veut être policier. Son chef et son adjoint lui demande s’il veut être intégré de s’infiltrer dans le gang de Frank Costello, un truand auquel les autorités courent encore après trente années. De son côté, Costello demande à Colin Sullivan, son protégé depuis l’enfance, de s’engager dans le bureau des Enquêtes Spéciales afin d’être informé des opérations visant à l’arrêter. Tout fonctionne comme sur des roulettes jusqu’à ce que les deux apprennent l’existence de l’autre…
Vous l’aurez compris, Les Infiltrés est une sorte de drame shakespearien car en plus les deux hommes aiment la même femme… On retrouve dans ce film le Scorsese des bons jours à la réalisation même si on a l’impression qu’une coupe de vingt minutes aurait été judicieuse. Le maître est ici épaulé par une distribution tout simplement hallucinante. Arriver à réunir sur un même plateau Leonardo di Caprio, Matt Damon, Jack Nicholson, Alec Baldwin, Mark Wahlberg et Martin Sheen est tout simplement un exploit. Mais ici ce ne sont pas seulement des petites apparitions mais de vrais rôles qui permettent à chacun de s’exprimer (mention spéciale pour Mark Wahlberg dont la moitié de ces dialogues consiste à lbalancer des jurons…). J’avais déjà insister sur le fait que Leonardo di Caprio devient de plus en plus intéressant dans ses films dans la critique de Blood Diamond mais force est de constater que la tendance se précise. On ne reconnaît définitement plus le Jack de Titanic et c’est tant mieux pour lui (et un peu pour nous aussi…). Bien sûr qui dit film de Scorsese dit bande-son du tonnerre. On retouve ici le mythique Gimme Shelter des Rolling Stones ( Ah mon Dieu quelle chanson !) et un petit bijou des Dropkick Murphys, I’m Shipping up to Boston, mélange détonnant de musique celtique et de guitare électrique. Les Infiltrés est un très bon film mais on ne ressent à aucun moment la senation grisante que l’on assiste à un moment de génie de Scorsese, chose presque omniprésente dans Casino et Les Affranchis. Malgré tout, si tous les remakes étaient de cette qualité, on critiquerait moins Hollywood pour son manque de plus en plus flagrant d’originalité…

Note finale : 16,5/20

Casino Royale

Publié le 25/04/2007 à 12:00 par Chandler
Casino Royale
Et voilà ! Les urnes nous ont donné leur réponse pour notre plus grand bonheur (sic). La finale opposera donc l’un des Sept Nains, Grincheux, à Madame Colgate, fille de Freedent, petite-fille de Teraxyl… Tout ça pour dire que c’était bien la peine de nous enquiqiner pendant six mois alors que le résultat est conforme aux premiers sondages réalisés même si le trouble fête en Massey Ferguson vient quelque peu bousculer la donne. Rendez-vous donc le 6 mai pour savoir qui devra faire l’état des lieux de l’Elysée avec Jacquot…
Pour ce qui est de l’affaire qui nous intéresse, je viens de me rappeler que durant la période d’inactivité de ce blog ( juin 2006 à janvier 2007), plusieurs bons films sont sortis et je n’ai même pas eu la délicatesse de m’en charger. J’entends donc réparer cette erreur et ce dès maintenant en vous parlant du dernier James Bond sorti il y a six mois, Casino Royale (aucun lien de parenté avec Mme Colgate cité précédemment…).
Casino Royale marque un virage à 180° de la franchise James Bond notamment dû à la présence de Daniel Craig à la place de Pierce Brosnan dans le célèbre smoking qui ressemble plus à un agent du KGB que du MI-6 mais dont le jeu apporte un second degré de bon aloi. Par contre, pour de l’autre côté de la caméra, on a fait appel à un vieux de la vieille comme Martin Campbell ( Le Masque de Zorro), qui avait déjà réalisé le meilleur James Bond avec Pierce Brosnan, GoldenEye. Oubliez tout ce dont à quoi vous étiez habitués avec son prédécesseur, ici il n’y a pas de gadgets (ou si peu), pas de rayon laser pouvant détruire le Monde et pas de jeu de mots à deux balles (ou si peu, là encore)… Nous nous retrouvons donc plongé au début de l’aventure où l’on apprend comment Bond a eu son permis de tuer dans une séquence d’ouverture en noir et blanc d’un style so chic contrastant avec la violence de l’agent anglais.
Casino Royale n’est donc pas un évolution du personnage mais plutôt une révolution totale qui, paradoxalement, est plus en accord avec le personnage inventé par Ian Fleming. James Bond n’est plus le parfait petit gentleman mais est devnu une sorte de tank humain passant à travers les murs, méthode plus en adéquation avec le physique de Daniel Craig. Alors bien sûr on se rappelle tous de la polémique qui avait eu lieu lors de sa nomination ( « Mais…il est blond ! » était l’argument principal de ses détracteurs…) qui, à la vision du film, paraît bien dérisoire. Le fait est que Craig est un très bon James Bond, meilleur à mon avis que Pierce Brosnan. Le seul vrai défaut de Casino Royale est le ralentissement de l’action dans la dernière heure mais cela n’empêche pas le film de nous divertir avec des scènes d’action dantesques comme celle de l’aéroport et des séquences de poker époustouflantes. En oubliant surtout pas la scène finale d’une grande classe. Le meilleur Bond depuis GoldenEye même si l’avis dans mon entourage est beaucoup plus mitigé…

Note finale : 16/20

Lord of War

Publié le 21/04/2007 à 12:00 par Chandler
Lord of War
Rassemblement général les enfants. J-1 avant les élections présidentielles et comme un con j’appelle au vote alors que je suis moi-même dans l’incapacité de le faire (j’ai tenté de le faire une fois mais ils m’ont dit qu’à 16 ans les jeunes pensent que PS c’est Post-Scriptum et qu’UMP c’est des gars qui voulaient écrire PMU alors qu’ils étaient bourrés…). N’oubliez pas d’aller accomplir ce geste citoyen. Après, pas de problème, vous pourrez retrouver votre copain Michel Drucker sur son divan avec sa chienne (n’y voyez surtout pas une quelconque allusion sexuelle)…
Le message du jour étant passé, il est maintenant temps de parler cinéma bien que finalement, cela ne change guère. Ne trouvant plus l’inspiration pour l’écriture d’une nouvelle critique, je tiens d’abord à remercier mon ami Tidusrus qui m’a proposé de m’attaquer à Lord of War. En voilà une idée qu’elle est bonne car, en plus, il est diffusé en ce moment sur Canal + (en effet je touche un euro à chaque fois que je les cite, c’est la rançon du succès…). Sorti au début de l’année dernière, Lord of War se veut une sorte de Casino dans le mileu du trafic d’armes avec un humour noir et féroce assez inhabituel dans ce genre de productions dont l’exemple le plus parlant est peut-être la scène d’ouverture nous montrant la vie d’une balle de sa fabrication à son point d’arrivée : la tête d’un enfant africain. Une introduction brutale qui nous met tout de suite dans « l’ambiance » vraiment particulière.
Lord of War nous raconte la vie de Yuri Orlov, un immigré ukrainien vendeur d’armes à travers la planète de son premier Uzi au déstockage de l’URSS en étant confronté à sa morale et à sa famille. Autant dire que les 2 heures de ce long-métrage sont vraiment bien remplies et ce en grande partie au jeu des acteurs et de leur direction. Merci Monsieur Andrew Niccol (Bienvenue à Gattacca, Simone). Il faut dire qu’il aurait fallu être du niveau d’un Max Pécas pour arriver à obtenir un mauvais film avec un tel casting en aussi pleine forme. Nicolas Cage nous montre qu’en lui enlevant sa moumoute de Ghost Rider il fait partie du Top 10 d’Hollywood et Jared Leto, dont le statut de drogué semble vraiment lui aller à ravir après Requiem for a Dream, lui donne la réplique tout aussi merveilleusement. Ian Holm et Ethan Hawke viennent compléter ce groupe, ce dernier étant peut-être à mon avis un des acteurs les plus sous-estimés .
Lord of War vous prend aux tripes du début à la fin tout en en profitant pour remuer notre conscience qui semble de moins en moins répondre à l’appel. Il est vraiment dommage qu’un film d’une telle trempe n‘est eu qu’un succès d’estime aux Etats Unis car il méritait un tout autre destin. Cette année, Blood Diamond a repris un peu ce même procédé afin de dénoncer le trafic de diamants d’une fort belle manière même si je trouve que Lord of War est une réussite encore plus éclatante.

Note finale : 18/20 (sans doute le meilleur film américain de 2006)

Mission : Impossible III

Publié le 26/05/2006 à 12:00 par Chandler
Mission : Impossible III
A travers la critique que vous allez lire, je tiens à réparer l'injustice qui se joue sous nos yeux depuis environ un mois. En effet, M : I 3 est sorti le 3 mai dernier et, au 26 mai au soir, il n'a totalisé « que » 1,6 millions d'entrées ce qui est faible comparé aux deux précédents volets qui avaient rameuté 4 millions de personnes chacun. Et tout cela au profit de quoi ?
De Camping, ce film sur la beaufitude (je sais plus si ce mot existe) qui a « réjoui » plus de 4 millions de spectateurs. Alors bien sûr, on peut me huer a tue-tête « Chacun ses goûts ! » ou bien encore « Tom Cruise est scientologue ».Mais un monde où Franck Dubosc attire plus que Tom Cruise est un monde bien étrange, n'est-ce pas ? Alors je tiens à réhabiliter ce film aux yeux de tous, combat sans doute encore plus ardu que celui de la famine dans le Darfour tellement l'attitude des Français m'attristent...
Afin d'entrer en matière, il est de bon ton de préciser que ce troisième volet a un scénario (au contraire du deuxième). La scène du pré-générique surprend et on est tout de suite plongé dans le grand jeu gadget-cascade-trahison. Il est vrai que le début ne brille pas par sa crédibilité (Ethan Hunt est amoureux !) et que les vingt premières minutes sont un tout petit peu lente, à croire que cela devient une habitude à Hollywood. Mais ensuite, mes aïeux, quel bonheur ! Le spectateur est trimbalé de Berlin a Shanghaï en passant par Berlin. Avec à la clé une scène dantesque sur un pont, le même que celui utilisé pour True Lies. Le méchant est cette fois-ci incarné par le génial Phillip Seymour Hoffman, récemment oscarisé pour son interprétation de Truman Capote et qui donne à son personnage un peu d'épaisseur. Le manque de crédibilité refait son apparition à la fin. Personnellement, j'ai passé mon brevet de secouriste et on ne m'a jamais apprit à faire un massage cardiaque de cette façon ! Mais tout cela n'est que broutille comparé au bonheur qu'ont reçu mes deux rétines durant ces deux heures et quelques minutes et l'on ressort exténué de la salle, comme si le héros, après tout, c'était nous.

PS : Je viens d'avoir Tom au téléphone et il a le fisc qui commence à être à son cul alors pressez-vous d'y aller !

Note finale : 15,5/20
Son associé :
Son supprimé car il ne respectait pas les droits d'auteurs
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