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marredescritiquesalacon
Description du blog :
Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants..
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
24.05.2006
Dernière mise à jour :
30.08.2008
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2007

Harry Potter et l'Ordre du Phénix

Posté le 18.07.2007 par Chandler
Bonjour à tout le monde ! En ce moment l’actualité est très centrée sur le Brésil qui depuis ce week-end est « tout feu tout flamme » si je puis dire. Après avoir gagné la Copa America contre leurs meilleurs ennemis, les Argentins, ils ont trouvé sympa de fêter ça avec un grand feu d’artifice près de l’aéroport de Sao Paulo. Ah là là ces Brésiliens ! Toujours les premiers pour faire la fiesta ! Pendant ce temps-là Nicolas était sur le Tour de France. Il paraît même que certains coureurs lui ont demandé quel était le produit magique qu’il prenait pour être partout tout le temps. Mais ces jours-ci on a pu également respirer un bon coup pour les infirmières et le médecin bulgares qui ont vu leur peine de mort commuée en prison à vie ce qui est quand même le minimum pour des gens innocents, on a frissonné en apprenant que les numéros de renseignement 118 finalement, c’était pas cool et on a tous pleuré quand on a appris que Thierry Henry divorçait…
Mais tout cela ne représente tout au plus qu’un vulgaire feu de paille comparé à l’événement planétaire qui aura lieu le 21 juillet à minuit : la sortie du septième et dernier tome d’Harry Potter ! D’un autre côté vous pouvez vous calmer car seul la version anglaise sera en vente. Pour nous, pauvres Français non anglophones, il faudra attendre trois mois pour savoir si oui ou non Ron se tape Hermione, si Harry finira clochard et si le fantôme de Dumbledore s’associe avec celui d’Obi-Wan Kenobi pour affronter Voldemort… Pour nous faire patienter, la Warner Bros a eu la brillante idée (d’un point de vue marketing bien sûr) de sortir le cinquième film dans les salles à la même période. Harry Potter et l’Ordre du Phénix a donc débarqué la semaine dernière et, rien que pour toi public, je suis allé y jeter un coup d’œil.
Ceux qui avaient lu le bouquin le savait mais dès les premières minutes les autres le savent aussi : la période où Harry vivait dans une réplique du château de la Belle au Bois Dormant est bel et bien révolu. Le film est sombre et les couleurs sont ternes donnant un aspect crasseux au film. Si l’ambiance est sombre, le scénario reste une fois de plus obscur pour qui n’a jamais lu l’œuvre originale. C’est le défaut récurrent des adaptations au cinéma d’Harry Potter : on a l’impression d’assister à un enchaînement de saynètes vaguement liées les unes aux autres ce qui est exactement le contraire des livres où chaque action à une importance pour la suite. Sur cet aspect, je trouve que Harry Potter et la Coupe de Feu était plus réussi. Par contre, il faut avouer que David Yates a su touver l’atmosphère propre à ce volet, sorte de mélange entre le style limite bizarre d’Alfonso Cuaron et un peu plus léché de Mike Newell.
L’autre gros défaut du film même s’il est indépendant de la volonté des acteurs et du réalisateur, c’est la piètre qualité du doublage français. Evidemment certains me diront qu’il faut aller voir les films en VO mais je n’ai ni la (mal)chance d’habiter près de Paris ni l’envie de télécharger les films. D’habitude je suis plutôt un défenseur du doublage français qui est peut-être le meilleur au monde mais là c’est à la limite du supportable. Autant les voix des professeurs sont tout à fait correctes (surtout celle de Rogue que j’adore tout particulièrement), autant celles de Harry et d’Hermione ne collent vraiment pas du tout. La première atténue complètement le jeu de Daniel Radcliffe et la seconde fait viellir Emma Watson de vingt ans.
Sinon les effets spéciaux sont utilisés avec parcimonie ce qui est de plus en plus rare, Imelda Stauton est une très bonne Dolorès Ombrage et Dudley est de plus en plus ridicule. Il n’y a plus qu’à attendre l’année prochaine pour savoir de quel bois sera fait la prochaine adaptation…

Note finale : 13,5/20 pour la VF
?/20 pour la VO

Die Hard - Retour En Enfer

Posté le 04.07.2007 par Chandler
Bonjour les enfants ! Je ne sais pas si vous avez un peu regardé le discours de François Fillon devant l’Assemblée Nationale mais avouez que cela fait irrémédiablement penser à nos chers cours du collège et du lycée : même prof parlant sans arrêt pendant une heure ( Mr Coicadan sortez de ce corps je vous en prie !), même audience partagée entre ceux qui suivent avec intérêt le cours du début à la fin tels les lèche…les premiers de la classe et ceux qui s’en foutent comme de l’an 40 (à noter sur le bulletin que les élèves Ayrault et Hollande étaient particulièrement dissipés). L’autre événement de ces jours-ci et en l’occurrence d’aujourd’hui 4 juillet, c’est la Fête de l’Indépendance aux Etats-Unis et, quelle coîncidence, c’est également le jour de la sortie de Die Hard 4 qui se déroule pendant cette même fête ! Comme j’ai eu la chance de pouvoir le voir en avant-première hier soir, je peux dès à présent vous révéler si oui ou non Bruce Willis est toujours en forme…
Il y a déjà dix-neuf ans de cela, McClane sauvait des otages piégés dans le Nakatomui Plaza de Los Angeles puis il a déjoué les plans de terroristes aériens et enfin il a récupéré l’or appartenant aux Etats-Unis. Inutile de vous dire qu’après ça on est un peu fatigué mais est-ce pour autant que ces sadiques de scénaristes allaient laissé John se tourner les pouces jusqu’à sa retraite ? Que nenni ! Ils ont trouvé le moyen, douze anneés plus tard, de le faire revenir et cette fois il est confronté à des pirates informatiques cherchant à voler les fonds de pension et ce en détournant l’attention des autorités en paralysant les Etats-Unis via le dérèglement des transports, la chute des cours financiers etc… C’est dans ce contexte que McClane doit récupérer Matthew Farell, un hacker, afin de l’emmener au FBI. Mais il se trouve que Farell a participé involontairement à l’attaque des terroristes et ceux-ci cherchent à tout prix son élimination. John doit donc le protéger…
Cette histoire de piratage informatique est plutôt assez basique mais il faut avouer que Len Wiseman, le réalisateur, tire son épingle du jeu en ne cherchant absolument pas à expliquer comment chaque entrée dans un système est possible mais plutôt en se concentrant sur la poursuite de ces méchants pas beaux par McClane. Et là c’est ce qu’on appelle du grand spectacle qui nous est offert. Explosions en veux tu en voilà, cascades tout simplement hallucinantes mais aussi humour vraiment efficace pour désamorcer la tension. Tout d’abord, je tiens à remercier la production du film d’avoir voulu faire un film d’action à l’ancienne c’est-à-dire en utilisant le moins d’effets numériques possibles car le fait de savoir que la majorité des cascades ont été vraiment réalisées donne un côté beaucoup plus « réaliste » (si on peut qualifier un Die Hard de réaliste évidemment) et plus humain au film même si certaines scènes auraient été imposibles à tourner sans numérique comme celle où McClane fait face à un F-35.
Justement en parlant du rôle-titre, Bruce Willis est toujours aussi à l’aise dans ses vêtements crados et il faut le féliciter de faire d’aussi gros efforts physiques à 52 ans (on verra ce que ça donnera pour Harrison Ford dans Indiana Jones à 65 ans…). Comme dans Une Journée En Enfer il est affublé d’un personnage un peu manchot en la personne de Justin Long mais celui-ci tient vraiment bien la distance et n’est absolument pas ridicule à côté de son partenaire. Quant aux méchants, ils sont beaucoup moins charismatiques que les frères Gruber même s’il faut admettre que la meilleure scène du film est sans conteste le combat entre Maggie Q et Bruce Willis. Comme je l’ai dit, l’autre bon point du film est l’humour qui est encore plus présent que dans les autres films avec des répliques qui feront peut-être date (s’il devait n’en rester qu’une je choisirais : « Je commence à en avoir ras le cul de ton kung-fu ! »). En résumé, Die Hard 4 est digne de la saga et écrase les autres suites sorties depuis le début de l’année.

Note finale : 16,5/20 (Yippe-kai-yay Motherfucker !)

Hyper Tension

Posté le 20.06.2007 par Chandler
Avé à vous tous. Tout d’abord, j’aimerais exprimer ma surprise quant au fait que je n’ai reçu aucun commentaire sur mon dernier article où je disais que l’élection de dimanche dernier était jouée d’avance. Et pourtant, aucun signe de contestation, aucun mot m’ordonnant de retirer ses paroles après le résultat du soir. Je ne comprends pas car finalement la gauche a gagné. C’est dans tous les journaux télévisés, radiophoniques et en ligne… Comment ça ils n’ont qu’un peu plus de 200 sièges ?! On nous aurait menti ? Blague à part je ne m’attendais vraiment pas à ce sursaut. Cela fait penser un peu au canard à qui l’on aurait coupé la tête mais qui continue de marcher malgré tout. Ajoutez à cela la défaite de Juppé et la séparation de Ségo d’avec Mr Guimauve et il sera inutile de de vous dire que l’on s’est bien amusés quand même…
Toues ces émotions terminées, il faut reprendre son souffle. C’est à cet effet que j’ai pensé vous parler d’un film passé quelque peu inaperçu en France il y a quelques mois et qui vaut le détour : Hyper Tension. Comme moi aussi je l’avais loupé lors de sa sortie en salles, j’ai pu le visionner grâce à mon cousin d’Amérique… Hyper Tension est ce que l’on pourrait appeler un film de malade(s). Un petit résumé de l’intrigue vous éclairera sans doute un peu plus. Chev Chelios est un tueur à gages qui, un matin, se réveille en ayant la tête dans le cul. Une cuite la veille ? Plutôt un poison qui le tuera au bout d’une heure. S’il veut survivre, le seul moyen est que son niveau d’adrénaline soit élevé. Par conséquent, il doit trouver un antidote tout en faisant n’importe quoi…
Vous l’aurez deviné sans mal, ce film est un film d’action où l’on peut apprécier les prouesses physiques de Jason Statham faisant la cheerleader sur une moto, cognant tout et n’importe quoi… Tous les moyens sont bons pour rester en vie comme sniffer de la cocaïne, utiliser un défibrilateur, de l’adrénaline artificielle. Cette course-poursuite contre le temps est également présente dans la réalisation car on a l’impression que le duo de réalisateurs, Mark Neveldine et Brian Taylor, est incapable de faire durer un plan plus de cinq secondes ( Michael Bay montre-toi, on sait que c’est toi derrière la caméra !) et ne peut s’emêcher d’utiliser des effets heureux (les basculements de caméra lors des scènes de poursuite) ou malheureux ( le coup de la vision floutée ça existe aussi sur Photoshop…). Bref ces deux gaillards ne resteront sans doute pas dans l’Histoire du cinéma mais il n’empêche que cela reste efficace. L’autre point fort de ce film est qu’il ne se prend jamais au sérieux (il est vrai que le contraire aurait été ennuyeux) et qu’un petit brin d’humour sème ici où là le bien autour de lui. Mais tout cela était trop beau car d’un autre côté le film pâtit d’une vulgarité sans limite. Je ne parle pas ici d’un quelconque langage cru qui est légitime dans ce type de film mais plutôt de cerataines scènes vraiment limites comme celle où Chelios fait l’amour avec sa copine devant des centaines de touristes juste pour remonter son niveau d’adrénaline où bien encore celle où elle lui fait une petite gâterie alors qu’il est en train de flinguer des mecs depuis sa voiture…
Au niveau des surprises, on appréciera (ou pas) la petite voire minuscule apparition de Chester Bennington alias Mr Chanteur un peu gueulard de Linkin Park et cette interrogation constante nous effleurant l’esprit : est-ce un cartoon où un film ? Impossible à dire. On pourrait même qualifier le film d’adaptation non officielle de GTA tellement le film semble lui faire des yeux doux. Pour conclure, un film d’action sympa et original qui aurait pu devenir méga-culte avec un peu plus de finition et une fin moins bizarre…

Note finale : 13/20

Shrek Le Troisième

Posté le 17.06.2007 par Chandler
Bonjour à tous et bienvenue sur le blog qui vise à orienter votre choix de films en disant ceux qui sont vraiment biens, ceux qui le sont moins et ceux qui le sont encore moins (en clair qui sont nuls…) tout en essayant de garder un maximum d’objectivité même si j’adore les réalisateurs suivants : Steven Spielberg, Martin Scorsese, David Fincher, Quentin Tarantino… C’est avec cette même objectivité que j’assisterai fébrilement ce soir à 20 heures, à la première projection de la nouvelle Assemblée nationale tellement il y a de suspense. En effet, le tout est de savoir si l’UMP franchira la barre fatidique des 400 députés ou pas… Comme j’ai déjà lancé mon irrémédiable appel au vote mercredi, je ne pense pas que ce soit la peine de le réitérer (quelle douce sensation de donner des leçons de civisme alors que l’on n’a pas encore l’âge de voter !)
Votre sagacité ne pouvant être remise en cause, vous vous êtes sans doute rendu compte que depuis le début de mai les volets n°3 des sagas cinématographiques se bousculent au portillon. C’est ainsi qu’après les sorties de Spider-Man 3 et de Pirates des Caraïbes : Jusqu’au Bout Du Monde nous avons eu le droit de pouvoir découvrir la troisième aventure du monstre vert le plus connu au Monde, Shrek (Hulk était également une réponse valide au contraire de la Mer Noire), dans ce nouveau volet sobrement intitulé Shrek Le Troisième. Cette fois-ci, Shrek est en face d’un dilemme : son beau-père de roi vient de décéder et il est le seul qui puisse lui succéder à moins qu’il ne retrouve le cousin de Fiona, Arthur, également prétendant au trône. Ne voulant pas accepter les responsabilités royales, Shrek se décide à aller chercher le jeune Arthur. Mais quand en plus il apprend que sa femme est enceinte, la tranquilité lui paraît encore plus fort fort lointaine…
Evidemment cette histoire sert de prétexte à de nombreux détournements des grands classiques des contes et des légendes populaires en s’attaquant ici au mythe du roi Arthur. C’est ainsi que l’on assiste à de nombreux délires comme la représentation de Merlin comme le précurseur d’un certain Sigmund Freud, où l’on apprend que les « geeks » ne datent pas d’hier et que la vie d’un cookie n’est pas facile tous les jours… Le summum du parodique dans le film est à mon avis atteint lors du passage de notre trio (Shrek, l’Âne et le Chat Potté) dans l’université d’Arthur où l’on noue joue les clichés des campus américains à la flamme médiévale… Malheureusement ces très bons instants d’humour ne sont pas aussi présents que dans le volet précédent et on enrage lorsque l’on sent que certains gags auraient pu être poussé encore plus loin si les réalisateurs n’étaient pas bridés comme si notre héros s’assagissait avec ce nouvel épisode ce qui, si c’est voulu, collerait avec l’histoire mais j’en doute…
Par contre pour ce qui touche à l’animation il n’y a strictement rien à dire. Le même soin est accordé à tous les personnages même ceux n’apparaissant que quelques secondes et leurs mouvements sont d’un réalisme assez frappant. La guerre que se livre actuellement DreamWorks et Pixar continue donc encore et encore et la contre-attaque s’annonce imminente avec Ratatouille. A noter que pour un film d’animation la bande originale est assez surprenante même s’il faut avouer que Shrek est fait autant pour le plaisir des petits que des grands. N’empêche qu’entendre Live And Let Die des Wings et Immigrant Song de Led Zeppelin a un petit côté rafraîchissant. Au final, Shrek Le Troisième est un bon divertissement mais reste un ton en dessous de Shrek 2, le meilleur épisode de la saga de l’ogre vert. (cette fois impossible de répondre Hulk. Quant à la Mer Noire…)

Note finale : 13,5/20

Boulevard de la Mort

Posté le 10.06.2007 par Chandler
Bienvenue à toutes et à tous. Au risque de me répéter après un mois sans éléctions, je tiens à répéter ceci : allez voter. Peu importe que ce soit pour Francis Lalanne et son Mouvement Ecologiste Indépendant ou pour les hippies du Parti Humaniste commme dirait le grand penseur Eric Cartman. Un seul mot d’ordre : votez. Après vous pourrez apprécier comme il se doit la finale tant attendue de Roland Garros Nadal-Federer en espérant qu’elle tienne toutes ses promesses et qu’elle dure plus de temps que le match d’hier entre Ivanovic et Hénin et ses 65 minutes de jeu. Messieurs, si vous me lisez (on peut toujours rêver), faîtes de ce match un monument…
Les prières d’usage ayant été effectuées, il est temps de vous parler du dernier film de Mister Quentin Tarantino et de son « superbe » titre français Boulevard de la Mort, un des deux segments de Grindhouse que nous, pauvres Européens, ne pourrons pas voir dans sa version originale. Mais finalement c’est un mal pour un bien car de cette façon nous avons le droit de profiter de près de 30 minutes supplémentaires ce qui n’est pas négligeable. Si vous avez l’intention d’allez le voir au cinéma, il faut d’abord rappeler que ce film est un hommage aux films de série B voire Z des années 70. Par conséquent les rayures sur la pellicule, le passage de la couleur au noir et blanc et les pseudos-erreurs de montage sont voulues et sont vraiment très bien intégrées et apportent une patte particulière au long-métrage.
Niveau scénario également on ressent encore l’hommage des films à faible budget de l’époque vu qu’il est quasi inexistant et qu’il tiendrait sur une feuille OCB : Stuntman Mike est un ancien cascadeur. Par plaisir, il suit des jeunes filles avant de les tuer à l’aide de sa bagnole. Fin. Evidemment entre les mains d’un réalisateur quelconque on aurait eu droit à un pur navet mais Tarantino agrémente le tout de son style caractéristique : dialogues aus petits oignons, plan séquence de plus de sept minutes… En sus il nous offre ce qui restera sans doute comme l’une des scènes les plus marquantes de l’année avec le premier crash répété quatre fois représenant le point de vue des quatre victimes. Tout simplement génial. Mais je serais malhonnête si je disais que Boulevard de la mort n’avait que des qualités. En effet si la première partie est très réussie, je trouve que la seconde l’est moins et ce principalement à cause de dialogues traînant en longueur et des personnages moins attachants. L’autre point noir est qu’il faut à la base être admirateur de Tarantino pour l’apprécier et rentrer dans son délire sinon vous aurez l’impresion de vous êtes fait avoir…
Pour les fans par contre, vous apprécierez sans doute les références aux autres films de Tarantino ( la référence aux Big Kahuna Burgers, la musique Twisted Nerve de Bernard Herman…) qui donnent à l’ensemble de son œuvre une unité très appréciable. Pour ceux qui sont devant la caméra il n’y a rien à dire si ce n’est que c’est un grand plaisir de retrouver Kurt Russell dans un premier rôle après le flop de Poséidon (quel jeu de mots !). Pour finir un petit mot sur la bande originale toujours aussi réussie et qui donne envie de replonger dans les 70’s. Au final, Boulevard de la Mort est un film pour ceux qui aiment Tarantino. Pour les autres vous pouvez toujours tenter l’expérience mais surtout ne criez pas sur le projectionniste à cause de la mauvaise qualité de la pellicule…

P.S : je ne saurais trop vous conseillez de visionner les fausses bandes-annonce de la version américaine de Grindhouse sur DailyMotion par exemple. C’est tout simplement du n’importe quoi mais du n’importe quoi génial !

Note finale : 16/20

Pirates des Caraïbes : Jusqu'au Bout Du Monde

Posté le 27.05.2007 par Chandler
Salutations à vous tous. Ce soir, c’est l’événement ! La Palme d’Or va (sans doute) être distribuée à un film avec des acteurs au nom imprononçables, histoire de garder son rang de récompense de plus en plus décriée même s’il est impossible de rééditer l’erreur de l’année dernière où Pedro Almodovar avait littéralement été floué par le jury au profit du film de Ken Loach, Le Vent Se Lève. Mais passons car ce soir il y a un autre événement méritant une certaine attention : la diffusion de Titanic. Plus de trois heures d’histoire d’amour dont tout le monde se contrefiche (question-type d’un fils à son père en regardant Titanic : « Papa c’est quand que le bateau il fait plouf ? ») avant d’arriver au moment que tout le monde attend fébrilement, ce pourquoi on se tape deux heures à dormir debout avant d’arriver à l’emballage final : le bordel. Tous ces éléments me font irrémédiablement penser à un film sorti mercredi, Pirates des Caraïbes : Jusqu’au Bout Du Monde.
Comme dans Titanic, on s’em…s’ennuie pendant deux heures avant d’être témoin d’un final dantesque. Comme dans Titanic on a le droit à une histoire d’amour qui serait intéressante si l’amoureux était interpréte par un acteur d’une toute autre trempe qu’Orlando Bloom. Comme dirait un de mes estimés confrères critiques du dimanche, il a le charisme d’une huître. Il faut dire que quand on joue à côté d’un mec comme Johnny Depp, les comparaisons sont d’autant moins flatteuses. Encore une fois c’est lui qui porte sur ses épaules tout le film de A à Z même s’il n’apparaît qu’au bout de 45 minutes et qu’il est épaulé de fort belle manière par Geoffrey Rush qui manquait cruellement dans Le Secret Du Coffre Maudit que j’avais moyennement aimé.
Malheureusement, ce n’est pas ce dernier ( ?) volet qui va changer mon avis. Autant le premier Pirates des Caraïbes était un bijou de divertissement bon enfant avec une histoire bien ficélée mais qui était également d’une grande fluidité, autant ses suites sont beaucoup trop alambiquées : toutes ces successions de complots, de changements de camp, de « Comment faire ? – Y’a qu’à faire appel aux neuf pièces de huit. –Mais on en a jamais parlé avant… - Pas grave faut finir le film ! » de la part des scénaristes laissent le spectateur (en l’occurrence votre serviteur dans ce cas-là) irrémédiablement perplexe. Et que dire de cette durée de 2h45 tout simplement injustifiable qui n’est que la preuve de la course au « toujours plus » pour les suites. Mais il serait injuste de ne parler que des défauts du film alors qu’il a des qualités aussi : effets spéciaux impressionants (surtout à la fin), l’apparition de Keith Richards réussie, Johnny Depp, quelques vannes marrantes, Johnny Depp (il est vraiment bon)…
Reste que la déception était le sentiment prédominant lors de la sortie de la salle et, toute proportion gardée, on a la désagréable impression d’avoir assisté à un Matrix Revolutions-bis avec cette même envie de revenir dans le passé et de supplier Jerry de ne pas faire de suite. Il aurait juste fallu trouver un argument de poids contre le fait de gagner plus d’un milliard de dollars avec le deuxième volet…

Note finale : 12/20 (argument pour Jerry : tu sais il était pas si bien que cela Johnny Depp dans le film…)

Spider-Man 3

Posté le 05.05.2007 par Chandler
Il était temps. Après près d’un mois et demi sans avoir mis les pieds dans un cinéma, je commençais à perdre mes repères (Quelles sont donc ces petits courts-métrages avant le film ?). Blague mise à part, vous vous doutez sans doute de quel film je vais parler (Pur week-end ?) : Spider-Man 3. Avant que le film commence, je me suis rendu compte d’un état des faits devenant alarmant. Die Hard 4, Pirates des Caraïbes 3, Harry Potter 5, Shrek 3, Les 4 Fantastiques 2… Tant d’originalité donne le vertige. Je ne remets absolument pas en cause la probable qualité de ces derniers mais depuis quelques années on frôle l’overdose. Alors, messieurs les scénaristes, un peu d’imagination que diable et surtout plus d’audace. Si les séries télé marchent aussi bien, cette raison est sans doute la plus importante…
Lorsque j’ai appris le budget qui avait été alloué à Sam Raimi pour Spider-Man 3, j’ai sauté au plafond. Près de 300 millions de dollars (en comptant la promotion) !!! A Hollywood, si on a pas de scénaristes, on a quand même du pognon. La beauté visuelle du film est par conséquent indéniable, le contraire aurait été étonnant. Cet étalage de billets verts est le plus flagrant dans la scène finale tout simplement hallucinante mais il convient de rendre une partie de ce travail à Sam Raimi qui, avant d’être un maître du divertissement, est un véritable réalisateur, Evil Dead en étant la plus folle des preuves.
Cette fois, Peter Parker file le parfait amour avec sa Mary-Jane. Il a même décidé de la demander en mariage alors qu’elle est sur les planches de Broadway, malheureusement pour peu de temps. De son côté, Harry Osborn, file un mauvais coton et décide de reprendre le costume de son père pour le venger. Tout cela serait simple si une mystérieuse matière extra-terrestre n’était tombé près de Peter et qu’elle ne prenne le contrôle peu à peu de sa personnalité. Alors quand en plus Parker apprend que le véritable meutrier de son oncle est en cavale, imaginez ce que cela donne… Spider-Man 3 se rapproche un peu plus de l’ambiance des comics originaux avec cette multitude de méchants mais en contrepartie n’accord pas la même importance à leur psychologie. Pour ce qui est du « côté obscur » de Spider-Man, il est très réussi malgré que ce procédé existait déjà pour Superman notamment. Sa période noire est la plus réussie du film car on sent que Tobey Maguire s’est donné du plaisir en se lâchant du carcan trop étroit de Peter Parker. A ce titre, la scène du club de jazz arrive à nous surprendred’une très belle manière. Tobey Maguire s’est amélioré au niveau du jeu, aidé par des seconds rôles aux petits oignons comme l’habituel J.K. Simmons (Jameson) et le délicieux Bruce Campbell (le réceptionniste du restaurant italien). Spider-Man 3 est donc un bon film, meilleur que le 2 à mon humble avis mais il n’arrive pas à retrouver le charme du premier volet. La faute sans conteste à l’orientation fondamentalement grand public de la série qui empêche Sam Raimi de se lâcher complètement et de faire sombrer dans la véritable folie Peter Parker. Dommage, peut-être pour une prochaine fois…

Note finale : 15,5/20

300

Posté le 24.03.2007 par Chandler
Enfin, le moment est venu. Mon blog va enfin pouvoir servir à ce que je voulais faire depuis le début : démonter les critiques à la con. Vous savez sans doute qu’une polémique enfle en ce moment sur le film 300 surtout en ce qui concerne l’idéologie qu’il véhiculerait et le fait qu’il justifierait l’intervention américaine en Irak. Je dois avouer que quand j’ai lu ça, je suis tombé de haut ( en l’occurrence d’une chaise de 80 centimètres). Je vais commencer par la deuxième polémique car c'est la plus facile à rendre caduc. 300 est adapté du roman graphique du même nom de Frank Miller et a été écrit en 1998. Par conséquent, à part dans l’hypothèse qu’une faille spatio-temporelle se soit entrouverte, inutile de vous faire un dessin plus explicite encore.
Pour ce qui est de la deuxième pseudo-polémique, j’ai remarqué que les deux journaux descendant le plus 300 en flammes sont Libération et Les Inrockuptibles. En surfant sur Allociné, je me suis rendu compte que ces deux mêmes journaux avaient aussi attaqué Fight Club sur une quelconque propagande d’extrême-droite comme ils l’ont fait pour 300. Et là, je vais pousser un coup de gueule. Comment accorder le moindre intérêt pour un message politique dans un film à la limite du fantastique (dans le sens de pas réaliste ) en ce qui concerne Fight Club et dans un film qui n’a aucune crédibilité historiquement parlant au sujet de 300 (non non les Perses utilisaient vraiment des Orques pour la guerre…)?
Je ne vous donne pas de réponse car il n’appartient qu’à vous de vous faire votre opinion mais sachez qu’après avoir vu le film, on se dit qu’il y en a qui n’ont rien d’autre à faire que de chercher la petite bête là ou il n’y en a pas… Cela me laisse peu de place pour parler de 300 mais sachez que visuellement, c’est la première fois que je me suis dit dans ma tête : « Whoaa !! ». Et pourtant je ne fais pas de pub pour Windows Vista… Les combats sont d’une violence inouïe mais en même temps, comme je l’ai dit précédemment, d’une beauté saisissante. Si les acteurs sont peu connus, leur jeu est tout à fait correct avec une mention spéciale pour Gerard Butler dont le charisme donne parfois des frissons partout dans le dos alors qu’il se trimballe tout le film en slibard ! (sans doute que Dim est coproducteur). Et puis il faut avouer que mettre de la guitare électrique pour un film sensé se passer 480 ans avant Jésus-Christ c'est plutôt sympa.
Bref, faîtes fi des comentaires peu élogieux et par la même du mien également et allez au cinéma. Vous pourrez alors me dire si j’ai raison ou si j’ai tort…

Note finale : 17/20

Ghost Rider

Posté le 04.03.2007 par Chandler
Au cinéma, il y a trois sortes de mauvais films : ceux que l’on attendait avec impatience et qui nous ont déçu, ceux qui sont tous simplement minables et puis il y a les nanars, des films mauvais mais qui pris au second degré sont des perles d’humour et j’ai l’honneur de vous en présenter un sorti sur nos écrans le 21 février dernier : Ghost Rider.
Adaptation d’un comic peu connu dans nos contrées mais très populaire aux Etats-Unis, le film nous conte l’histoire de Johnny Blaze, un cascadeur en moto qui a vendu son âme au Diable étant jeune afin de sauver la vie de son père. Mais un jour le Diable fait appel à lui pour récupérer un contrat. Si l’idée de revisiter le mythe de Faust n’est pas si mauvaise, le film n’arrive pas un seul moment à passer la première ( c’est même parfos limite la marche arrière…). Entre un Nicolas Cage arborant sa moumoute à tout vent, un Peter Fonda tout simplement ridicule comme Diable et un Blackheart à qui on a envie de mettre une tatanne pour qu’il dégage, on ne sait pas quoi choisir pour arriver à rehausser le niveau…
Même les effets spéciaux sont mauvais ce qui est une rareté à notre époque. Les effets d’ombre et d’éclairage sur le Ghost Rider sont ratés et les différents démons nous rappellent étrangement la série Buffy. Quand on sait que ça a coûté 110 millions de dollars, on se demande où les producteurs les ont foutu… Peut-être dans l’achat de toutes les chemises décolletées de l’Univers car le « réalisateur », Mark Steven Johnson, qui avait déjà commis un certain Daredevil, à l’air d’éprouver un malin plaisir à filmer la poitrine d’Eva Mendes sous toutes les coutures sachant sans doute que c’est l’un des seuls paisirs à offrir au spectateur…
Et maintenant, parlons de la face cachée de cette chose. L’humour est omniprésent même s’il est complètement involontaire. Par exemple lorsque Johnny s’écrase comme une merde sur la rampe et que les secours arrivent, ils ne trouvent pas mieux que d’enlever le casque et de lui donner un coup au visage pour le réveiller ce qui est tout simplement Les trucs à éviter. Ajouter à cela un début façon Petite Maison Dans La Prairie et des dialogues issus d’Hélène Et Les Garçons et vous aurez votre cocktail pour vous amuser jusqu’au bout de la nuit… Bref, voilà un digne successeur sur ce blog de Rocky IV !
Mais j’ai quand même bien fait de le voir car j’ai pu apprécier avant le début du film la bande-annonce de 300. Encore heureux que c’est ma mère qui à payé la place…

Notes finales : 1er degré : 06/20
2ème degré : 17/20 ( meilleure comédie de ce début d’année !)



La Nuit Au Musée

Posté le 15.02.2007 par Chandler
Après avoir plus utilisé la touche apostrophe en une heure qu’en un mois, voici celle que vous attendez depuis de nombreuses heures ( il y en a qui sont fébriles au fond , je le sens…) : la critique de La Nuit Au Musée. Sorti dans nos contrées le 7 février dernier, il nous conte l’histoire d’un quarantenaire divorcé cherchant à trouver un emploi stable pour se faire aimer et respecter de son fils. Pour cela, il postule au poste de gardien de nuit au Musée d’Histoire Naturelle de New York mais ce qu’il ne sait pas c’est que les pièces du musée prennent vie la nuit…
Autant le dire tout de suite, si vous voulez approfondir vos connaissances en Histoire, ce n’est pas le film que vous cherchez. Par contre si vous cherchez à vous détendre et à rire c’est celui qu’il vous faut. Il a par ailleurs un petit côté clochemerlesque comme dirait mon prof d’Histoire (personne à jamais su ce que ça voulait dire…). Porté par un Ben Stiller en forme comme à son habitude et reformant son duo avec Owen Wilson après Zoolander et Mon Beau-père Et Moi avec en prime un Robin Williams en Theodore Roosevelt, le film nous plonge très rapidement dans l’action sans perdre de temps avec 30 minutes de scènes d’exposition et c’est ce qui est plaisant. Ensuite, ce n’est que du délire : un T-Rex jouant au nonos, une statue de l’Ile de Pâques mâchant du chewing-gum…etc. Bref c’est du n’importe quoi mais du bon car, à la différence d’un Dodgeball ou d’un Zoolander, il n’y a aucun gag lourd et gras. Tout le film est parsemé d’un esprit bon enfant et, si l’on n’éclate de rire rarement, on a pendant toute la projection le sourire aux lèvres.
En ce qui concerne les effets spéciaux ( ou les FX comme disent les pros), ils sont là aussi irréprochables même si ce n’est pas très surprenant quand on possède 120 millions de dollars de budget juste pour une comédie. Bref, si vous voulez vous relaxer pendant ces vacances , courez-y car vous y trouverez votre bonheur. Il y a même un moment où Ben Stiller entonne la chanson de Rocky…….III (je vous rassure là), Eye Of The Tiger de Survivor. Sinon, pour le même prix vous avez la possibilité d’allez voir un film avec un mec en taxi qui va super vite avec un scénario écrit super vite…

Note finale : 15,5/20
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