2007
Posté le 22.12.2007 par marredescritiquesalacon

Ho ho ho! Cette fin d'année sera marquée par le scandale ou ne le sera pas. La série a commencé avec les photos de Laure Manaudou dévêtue qui ont provoqué le tollé dans le monde médiatico-sportif. Ensuite c'était à notre nouvelle Miss France d'être entraînée dans la tourmente à cause, là encore, de photos jugées provocantes par Geneviève de Fontenay qui comme chacun le sait est aussi progressiste que Benoît XVI ( voir critique du, on ne le répètera jamais assez, géniallisime Mortal Kombat). Si vous avez pu voir ces photos en achetant le journal d'investigation qu'est Entrevue ou en surfant sur Internet, vous aurez compris qu'il y a deux photos pouvant provoquer la controverse : une où notre "reine de beauté pendant un an avant qu'elle devienne moche" est sur une croix au fond de la piscine (c'est ça, va donc rejoindre Isabelle Adjani) et une où elle lèche vigoureusement une sorte de lait concentré ( je n'irai pas plus loin dans mon analyse car mon blog est certifié Tous Publics)... Bref, plus classe tu meurs. D'ailleurs il n'y a pas qu'en France que la Miss nationale pose problème. En effet, la Miss Belgique 2008 a provoqué l'indignation générale lorsqu'elle a avoué qu'elle ne parlait pas le néerlandais, langue maternelle de 60 % des Belges. En ces temps troubles chez nos voisins où Wallons et Flamands s'entredéchirent, où il n'y a plus de gouvernement depuis six mois et où le prix du cornet de frites est passé à 2€, je vous laisse imaginer ce que ce simple aveu a pu provoquer comme réaction. Alors si en plus on apprend qu'elle consomme du lait concentré, il faut s'attendre au pire... Pendant ce temps-là, Nicolas Sarkozy est allé faire un tour en Afghanistan. Voilà un pays intelligent : pour éviter d'avoir des emmerdes avec les Miss, on les couvre de la tête aux jambes. Cachez donc ce corps que je ne saurais voir!
Niveau littérature de science-fiction, tout le mond ou presque connaît Philip K. Dick (Blade Runner, Ubik, Minority Report) ou bien encore Isaac Asimov (I Robot, Fondation). Mais en France on connaît beaucoup moins Richard Matheson qui est pourtant l'un des novellistes les plus prolifiques, le scénariste de Duel et de certains épisodes de La Quatrième Dimension. Son chef-d'oeuvre est Je Suis Une Légende qui s'est déjà vu adapté au cinéma à deux reprises. La troisième version sortie dans les salles ce mercredi est signée par le réalisateur Francis Lawrence à qui l'on doit Constantine. Avec dans le rôle-titre le mec le plus cool de la Terre, Will Smith. Même s'il l'est beaucoup moins cette fois...
2012. New York. Robert Neville est le seul être humain encore vivant. Trois ans auparavant, un virus a frappé l'humanité provoquant son extermination quasi-totale. Ceux ayant survécu ne sont plus que des bêtes assoiffées de sang. L'ironie du sort est que ce virus devait à la base soigner le cancer. Neville se retrouve donc confontré à ces monstres tout en cherchant à trouver un remède à cette maladie, sa seule compagnie étant une chienne...
J'ai eu l'occasion de lire le roman de Matheson avant de visionner le film et il faut avouer que sur ce point le film n'est pas un modèle de fidélité (mais nous y reviendrons plus tard). Tout d'abord, il faut saluer le très beau travail de Will Smith qui porte littéralement sur ses épaules l'intégralité du long-métrage, se permettant même quelques belles envolées comme lors d'une scène avec son chien seulement constituée par un plan fixe de son visage qui provoque une vraie émotion chez le spectateur. L'autre belle réussite du film est la vision de ce New York complètement dévasté et criant de vérité. Sur ce point, les effets spéciaux sont assez époustouflants car complètement invisibles. Par contre, on ne peut pas en dire autant sur les contaminés numériques, ceux-ci n'étant pas assez détaillés et constamment floutés. Mais là où film déçoit véritablement c'est au niveau de la fin qui est à l'opposé même de celle de Matheson. Alors je ne peux pas en dire plus mais les lecteurs du bouquin seront véritablement surpris (et je pense dans le mauvais sens). Pour les non-initiés, cela a sans doute moins d'importance. Reste que Je Suis Une Légende n'est pas un blockbuster de plus et qu'il apparaît presque comme atypique par rapport à la production américaine actuelle. Et ça, c'est déjà pas mal...
Note finale : 14/20
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Posté le 24.11.2007 par Chandler

En ce dernier week-end de novembre, j’ai décidé de dissoudre l’Assemblée ou plutôt de déménager vers une autre plate-forme de blogs que Centerblog et ce car, si je dois à Centerblog d’être un blog visité, le nombre de visiteurs n’augmente plus depuis quelques mois. Cela vient peut-être du fait que mes critiques soient moins bonnes ou plaisent à moins de monde (pourquoi mon Dieu ai-je voulu m’attaquer aux sectes lyncho-kubrickiennes ?). Mais une autre possibilité est que Centerblog n’est pas assez populaire pour attirer encore plus d’internautes. Pour prouver ou pour écarter cette hypothèse, j’ai donc décidé d’aller voir ailleurs l’espace d’un mois sur Over-Blog. Durant un mois, je ferai vivre deux vies à marredescritiquesalacon : une sur Centerblog et une sur Over-Blog. Je pourrai ainsi savoir le bien-fondé de ma théorie. Je tiens quand même à remercier la communauté Centerblog qui durant un an et demi m’a accueilli. Si vous voulez continuer à me lire (et peut-être à me regarder), rendez-vous sur marredescritiquesalacon.over-blog.com. L’appel est lancé. Il n’appartient qu’à vous d’y répondre… Et puis au pire, si ça marche pas, j’aurai toujours la possibilité de m’expatrier en Chine avec ses dizaines de millions d’internautes et sa liberté d’expression à nulle autre pareille. Ah bon, vous ne saviez pas que la Chine était un pays de liberté ? Si vous n’en êtes pas convaincu, vous pouvez toujours demandé à Nicolas qui en est tellement persuadé qu’il n’a pas éprouvé le besoin d’emmener dans ses bagages Rama Yade, Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères (lorsque Kouchner est trop occupé à chanter « Frankreich ! Deutschland ») et aux Droits de l’Homme. Si vous êtes toujours dubitatif, je ne vois pas ce que je peux faire de plus. Où alors on m’aurait menti ?
Cela faisait environ deux mois que je n’avais pas mis les pieds dans un cinéma et je dois dire que cela commençait à me démanger. Ni une ni deux, me voici donc décidé à aller humer de nouveau l’air vicié par le pop-corn écrasé et les chewing-gums collés sous les sièges (soyez pas si durs pour ces derniers, vous avez déjà essayé d’emballer une fille au ciné avec un appareil dentaire ET un chewing-gum ?). C’est ainsi qu’est venu à point nommé American Gangster de Ridley Scott qui revenait après sa Grande Année qui reçut un accueil mitigé (et c’est un doux euphémisme). Le voici donc de retour avec son pote Russel Crowe et Denzel Washington pour un film de gangster (c’est comme le Porc-Salut, c’est marqué dessus).
Frank Lucas est le chauffeur du Parrain de Harlem Bumpy Johnson. Lorque celui-ci meurt, il reprend les affaires avec une idée originale : pendant que l’Armée américaine s’enlise au Viet-Nam, il décide d’importer de l’héroïne vietnamienne en la cachant dans les cercueils de GI’s revenant au bercail. De son côté, Richie Roberts est un flic intègre au sein d’une police de New York pourrie jusqu’à l’os. Grâce au Procureur, il arrive à constituer une équipe d’incorruptibles qui va tenter de faire tomber Lucas…
American Gangster est donc l’histoire d’un affrontement à distance entre un flic et un mafieux suivant chacun les règles de leur milieu. Et autant dire que c’est dans l’ensemble une réussite. Certes tout a été filmé sur la pègre du Parrain aux Affranchis en passant par Scarface. L’originalité vient cette fois-ci du personnage : Frank Lucas était en effet le premier Parrain noir des Etats-Unis. La « difficulté du métier » était en effet double : il fallait combattre les clans rivaux et leurs préjugés raciaux. Denzel Washington arrive à insuffler à son personnage toute la classe mais en même temps la violence nécesaire au personnage, capable de prendre son petit-déjeuner dans un coffee-shop avant de tirer une balle dans la tête d’un mec deux secondes plus tard. De son côté, Russell Crowe est tout aussi bon même si son personnage est moins mis en valeur. Nul doute que l’un des deux verra son nom dans la liste des nominations aux Oscars. Le reproche que l’on pourrait faire à Americna Gangster serait sa durée un peu excessive (2h35) et qu’il aurait été très intéressant de s’attarder sur les conséquences de la complicité de soldats américains dans le trafic de drogues de Lucas ce qui aurait donné au film de Scott un impact encore plus fort.
Note finale : 15,5/20 (marredescritiquesalacon.over-blog.com)
Posté le 23.09.2007 par Chandler

Jeudi dernier nous avons eu le droit à une petite intervention du chef de l’Etat sur TF1 et France 2. Et le scoop de la soirée était que Sarkozy venait de changer de bureau pour travailler, troquant ainsi le bureau de Chirac pour un Tovik d’Ikea. Pour ce qui était du fond, on a appris plein de choses : François est remarquable(ment absent), Cecilia Sarkozy est remarquable (s’il ne le dit pas elle serait capable de retourner avec son « copain »), Bernard Kouchner est…remarquable (peu de monde aurait pu dire ça après son passage au Grand Jury). Même Bernard Laporte a eu le soutien du Président, rassurant ainsi tout le monde ( ?) sur le fait que l’entraîneur du XV de France deviendra bien Secrétaire d’Etat aux Sports. Mais tous les doutes sur cette nomination ont été quelque peu effacés par la belle victoire des Bleus contre l’Irlande 25 à 3. C’est donc reparti pour les Chabal et Cie qui devront maintenant battre la Géogie qui s’était bien battu contre les compatriotes à Bono (défaite 14-10). Si la prochaine étape s’annonce relativement aisée, la côte s’annonce un peu plus raide pour notre ami Floyd Landis qui s’est vu retiré son titre de vainqueur du Tour de France 2006. Ses dernières paroles avant de sortir du tribunal auraient été ; « A Phonak on m’aurait menti ? »
Il y a trois semaines sur ce blog je vous parlais de 28 Jours Plus Tard. Sa suite étant sorti sur nos écrans ce mercredi, il était normal de vous en livrer ma critique. S’intitulant 28 Semaines Plus Tard (qui a dit que l’originalité n’était plus de mise au cinéma ? ), cette suite nous plonge donc environ 6 mois après la catastrophe qui toucha l’Angleterre dans le premier film : plus aucun contaminé n’a survécu et les forces américaines de l’OTAN occupent Londres en essayant d’instaurer une zone verte. C’est dans ces conditions que Don retrouve ses enfants qu’il n’avait plus vu depuis le début de l’épidémie. Ceux-ci ont survécu grâce à la chance : ils étaient en voyage scolaire lorsque la contamination commença. Si Don a réussi à survivre, il porte le poids de la mort de sa femme qu’il a abandonné aux contaminés. Il pense qu’elle est morte mais ses enfants la retrouvent. Chose étrange, elle a été en contact avec des contaminés mais elle n’est pas devenu comme eux. Et ce que l’armée ne sait pas, c’est qu’elle est quand même capable de transmettre le virus…
Vous l’aurez aisément compris, la suite du film raconte comment l’épidémie ressurgit et comment l’armée américaine essaye de résoudre ce problème. En tout cas il est clair que ce n’est pas avec ce film que l’armée américaine redorera son blason, la scène du confinement étant une belle illustration des dérives que peut entraîner l’interventionnisme excessif des Etats-Unis. Si le premier volet était plutôt intimiste, la suite est plus spectaculaire avec certaines scènes d’une grande beauté (j’entends au niveau des images bien sûr) comme le bombardement au napalm en pleine nuit qui est une belle réussite. L’autre différence bien sûr concerne le changement de réalisateur, la place de Danny Boyle étant ici occupée par Juan Carlos Fresnadillo, un espagnol et illustre inconnu en ce qui me concerne. Mais il faut reconnaître que le niveau de la franchise n’a en rien perdu de sa valeur avec ce changement : réalisation punchy, plans assez originaux… Le seul défaut que l’on peut noter est que les scènes d’attaque de contaminés sont difficiles à comprendre tellement le montage est survitaminé.
La musique par contre n’a pas changé mais ce n’est pas plus mal étant donné la qualité du thème principal de John Murphy (avis à tous ceux qui ont des cousins d’Amérique s’appelant eMule et Bit Torrent…). Pour conclure, 28 Semaines Plus Tard est moins original mais plus spectaculaire que son aîné. Mission réussie.
P.S : avec en plus une fin qui permet de se rappeler que la France n’est pas très loin de l’Angleterre.
Note finale : 15/20
Posté le 12.09.2007 par Chandler

C’est hier que nous « fêtions » le sixième anniversaire des attaques du 11 septembre 2001 où plus de 3 000 personnes ont perdu la vie. C’est en ce jour qu’Oussama Ben Laden a décidé de faire un coup marketing en apparaissant avec son nouveau look fun et bigarré, frais et bien formé. Il est vrai que chez Al-Qaïda on pense qu’une teinture de barbe peut vous faire passer inaperçu ( et puis avant avec sa barbe grise on pouvait le confondre avec le Père Noël). C’est donc en cette période de festivités que les franchisés « Al-Qaïda » du Maghreb ont essayé de faire exploser le cortège présidentiel algérien et, même si leur plan n’a pas fonctionné, la bombe a fait trente morts. Là où ils ont innové c’est dans l’utilisation d’un kamikaze de quinze ans ce qui montre l’énergie de leur centre de formation. Mais j’ai bien peur qu’en faisant raccourcir le cursus d’apprentissage, Al-Qaïda prend le risque de l’affaiblissement du niveau de ces élèves et leur pénétration sur les cibles 15-24 ans serait alors compensé par une image de marque écornée. Mais ce n’était pas le seul événement de ce début de semaine. Ainsi nous avons appris de la part de François Fillon (le monsieur à côté de Sarkozy sur les photos) que la réforme des régimes spéciaux était prête. Ni une ni deux, branle-bas de combat chez les syndicats : s’il faut manifester pour bosser cinq ans de moins que tout le monde, on le fera…
Avec ce contexte mondial instable, Hollywood a trouvé une source d’inspiration et cela a permis de renouveler les films d’espionnage, et le porte-drapeau de cette génération est incarnée par le personnage de Jason Bourne alias Matt Damon. Aujourd’hui sort sur les écrans le troisième (et dernier ?) volet de la série entamée en 2002 et reprise depuis par Paul Greengrass (réalisateur de Vol 93 sur … le 11 septembre). Dans ce dernier volet, Jason Bourne est une nouvelle fois sur les traces de son passé sauf que cette fois il se rappelle de tout. C’est donc de cette manière qu’il se retrouve à voyager entre Londres et New York, en passant par Madrid et Tanger. Ce qui fait la force de la série est toujours au rendez-vous : absences de tout ce qui est gadget de près ou de loin (ça compte un ventilateur associé à une lampe-torche ?), visuel réaliste venant de l’utilisation massive de la caméra à l’épaule…
On ne change pas une équipe qui gagne et Matt Damon est toujours aussi impressionant du point de vue physique. Il se retrouve donc un nouvelle fois tout seul pour se défendre contre ses anciens collègues de la CIA qui l’ont dans le viseur. Si La Vengeance Dans La Peau est digne de ses prédécesseurs, c’est avant tout grâce au rythme effréné de ses poursuites et de ses combats qui constituent la majeure partie du film même si deux trois temps morts permettent de respirer légèrement. L’autre force majeur étant bien évidemment l’aspect visuel constitué de couleurs froides et de plans n’excédant jamais les cinq secondes rendant les scènes d’action d’autant plus impressionantes avec une mention spéciale à la pousuite en voiture à New York qui viendra peut-être concurrencer dans ce domaine celles de Bullitt et de French Connection (espérons que Matt Damon et sa doublure étaient mieux protégés que Gene Hackman dans ce dernier…). L’autre aspect ingénieux de ce dernier volet est qu’il ne s’agit pas réellement d’une suite. En effet, le film prend place entre l’avant-dernière scène et la dernière scène de La Mort Dans La Peau. Enfin, comme certains l’ont remarqué, la dernière scène de ce dernier volet est raccord avec la première de La Mémoire Dans La Peau (vous suivez toujours ?). Chapeau donc pour ce petit tour de passe-passe des scénaristes. Mais ce Bourne Ultimatum a quand même plusieurs défauts : l’impression que l’on assiste un peu à une resucée du film précédent et surtout le manque de révélations qui, si elles permettent de garder une part d’ombre sur le personnage de Bourne, laissent le spectateur sur sa faim. Peut-être pour La Haine Dans La Peau ?…
Note finale : 15/20
Posté le 09.09.2007 par Chandler

Quel week-end sportif ! Vendredi soir, on pouvait admirer après une cérémonie d’ouverture plutôt spéciale (on est loin de celle des JO) la performance du XV de France qui n’a fait qu’une bouchée de l’Argentine après avoir marqué plus de dix essais et…Comment ? Ils ont perdu !? Mais je croyais que l’on devait les battre à plate couture afin de s’échauffer en vue de la finale contre les All Blacks. De toute façon on va foutre une branlée à la Namibie. C’est sûr cette fois, hein ? Samedi. En Espagne, les Français, qui ont eu du mal à digérer la défaite d'un point contre la Slovénie après avoir mené de quinze points, n'ont pas eu la mauvaise idée d'imiter leurs compères rugbymens et se sont imposés contre l'Allemagne de Dirk Nowitski et de...non que de Dirk Nowitski (l'Allemagne ou la seule équipe qui joue avec un joueur). Et enfin hier soir on a assisté à un superbe match constitué d'un florilège de passes en retrait, de dégagements en touche et de tirs approximatifs finissant tel un match de Ligue 1 par un splendide 0-0. Il est d'ailleurs bizarre que ce match ait été diffusé sur une autre chaîne que Canal +. Mais attention, ce résultat, pour la France, est bienvenue...
Il y a quelques jours, j'ai reçu un e-mail où l'on me demandait de faire la critique de L'Effet Papillon. Cela aurait été avec plaisir si j'avais vu le film en entier ( et oui, regarder un film en cours d'anglais n'est jamais chose facile). Je suis donc désolé mais il faudra un peu de temps avant d'accéder à cette requête, disons que j'attende qu'il passe à la télé où que mon cousin d'Amérique revienne les bras chargés de cadeaux... C'est donc pour cela que je vais m'intéresser au dernier film de Michael Moore qui revient avec Sicko trois ans après son pamphlet Fahrenheit 9/11. Cette fois, Moore s'attaque au système de santé américain où les plus pauvres n'ont pas les moyens de se soigner car il faut savoir que 50 millions d'Américains n'ont pas d'assurance maladie.
Dans la première partie de Sicko, on se met à penser que Michael Moore a changé : on est loin des éclats de rire de Bowling For Columbine et Farhenheit 9/11. Ici, on est beaucoup plus dans l'émotion et tous ces témoignages d'Américains moyens devant dépenser des fortunes pour se soigner font froid dans le dos (et vous, entre vous faire recoudre le majeur pour 60 000$ et l'annulaire pour 12 000 $, vous feriez quoi?). Bref, on pense que l'éternel empêcheur de tourner en rond s'est assagit et que cette fois il a décidé de ne s'en tenir qu'aux faits et que toutes les techniques de montage ont été remises au placard.
Et c'est là que l'on se trompe loudement car, au lieu de se concentrer sur les problèmes américains, Moore reprend ses vieilles ficelles de la comparaison avec d'autres pays comme il le fait dans Bowling For Columbine. Cela aurait pu passer comme une lettre à La Poste pour nous si seulement il ne s'était pas intéressé au cas de notre beau pays. Certes, on a le droit à des scènes succulentes telles que celle du restaurant où il apprend tous les avantages que l'on a (plusieurs fois en regardant le film on se dit qu'une bonne partie des manifestations dans ce pays sont ridicules...) mais le problème est que Michael Moore n'effectue pas la même enquête approfondie que celle qu'il réalise dans son pays natal car selon lui un couple français moyen gagne 7 000€ par mois et le trou de la Sécurité Sociale ( plus de 8 milliards d'euros quand même) a disparu comme par magie. Il aurait sans doute été plus intéressant que Moore demande à un Anglais, un Canadien, un Français et un Cubain (on sait jamais pour le dernier) de donner leur point de vue sur leur propre pays. Mais bon, on aurait sans doute perdu par la même quelques bons moments de rigolade...
Note finale : 14/20
Posté le 25.08.2007 par Chandler

Mon Dieu une horreur de plus à la une de tous les journaux. Encore une affaire de bébés congelés qui fait froid dans le dos (ah humour tu ne me lâcheras donc jamais…). Cette fois cela s’est déroulé à Albertville entre 2001 et 2006. En tout ce sont trois bébés qui auraient été tués. On se rappelle encore tous de l’affaire Courjault qui avait ébranlée la France entière avec ce mari découvrant l’horreur dans son congélateur. C’est que ça va finir par être un argument de vente des fabriquants comme cela se fait pour les rasoirs calmant haut et fort que ce sont eux qui ont le plus de lames: « La contenance de ce nouveau modèle ne vous permettra pas de garder deux ou trois nourrissons mais bien cinq en même temps grâce à ses bacs incorporés ! ». Jeudi dernier, le magazine l’Express révélait (c’est un bien grand mot) que Paris-Match avait retouché numériquement les photos de vacances de notre cher Président afin de masquer ses poignées d’amour quelque peu disgrâcieuses. Il est vrai que toute la politique de Sarkozy aurait été mise à mal si les Français s’étaient aperçus qu’il avait quelques kilos en trop. Ce qui est marrant c’est que je ne me rappelle pas que les journalistes aient eu le même zèle avec Chirac. Ou alors c’est que c’était tellment bien fait que cela ne se voyait pas…
J’étais tellement déboussolé par toutes ces histoires crapuleuses qu’un peu de joie et de gaieté que l’envie soudaine de cinéma m’est venue. Ce sont dans ces dispositions que je me suis retrouvé devant un écran qui projetait le nouveau film de John Travolta intitulé Hairspray. Remake d’un film culte de John Waters de 1988, cette nouvelle version est en fait l’adaptation cinématographique de la comédie musicale de Broadway sur les planches depuis 2002. N’étant pas spécialement amateur de comédies musicale, j’y allais avec quelques à-prioris (j’ai toujours trouvé stupide que des gens se mettent tout à coup à chanter et danser ensemble…). Autant vous dire que j’ai été plutôt surpris dans le bon sens du terme et ce grâce à la débauche d’énergie de toute la troupe qui donne du baume au cœur…
Nous sommes dans les années 60 dans la ville de Baltimore. Tracy Turnblad ne rêve que d’une chose : passer au Corny Collins Show. Malheureusement pour elle, elle n’a pas vraiment les mensurations d’une star (elle est grosse quoi…). Seulement elle a une chose que d’autres n’ont pas, le talent. Elle arrive donc à se faire remarquer par Collins et ce dernier accepte de l’engager. En plus de cela, Tracy est amoureuse de Link (pas celui du jeu vidéo qui doit sauver pour la 56ème fois la princesse Zelda). Malheureusement ce tableau digne de La Petite Maison Dans La Prairie sans la chute dans l’herbe ne dure pas longtemps car Tracy décide de participer à une marche pour « l’intégration » (je n’aime pas vraiment ce mot) des Noirs ce qui n’est pas du goût des autorités…
En plus d’être une comédie musicale pleine d’entrain, Hairspray se veut donc être aussi porteur d’un message sur le droit à la différence qui est plus réussi dans un cas (« l’intégration » des Noirs) que dans l’autre (une certaine tendance à affirmer que « l’obésité, c’est cool »). L’atout principal du film est sans conteste sa distribution. Revoir John Travolta chanter et danser dans un film fera certainement verser une petite larme pour les plus nostalgiques même si c’est dans un costume. Un autre pouce levé pour Christopher Walken assez tordant dans le rôle du père-clown et pour Michelle Pfeiffer en une belle connasse telle qu’on les aime. Mais il serait injuste de ne pas saluer le talent de Nikki Blonsky, une inconnue, très à l’aise. Et puis pour vous les filles il y a le beau gosse de service qu’est Zac Efron, transfuge du carton télévisuel qu’est High School Musical (la suite a fait la plus grosse audience du câble de l’Histoire aux Etats-Unis devant le final des Soprano… j’en pleure encore). Pour finir, une bonne comédie musicale même si Hairspray aurait gagné à être plus parlé et moins chanté…
Note finale : 13/20 (excellente note pour une comédie musicale venant de votre serviteur)
Posté le 14.08.2007 par Chandler

Bon ça c’est fait. Les Anglais, non contents de s’être faits laminés en défense par les Szarzewski et autres Chabal dans leu antre de Twickenham, ont décidés de revenir à la charge samedi avec le ferme intention de marquer un essai. Bon courage les gars. Samedi dernier pendant que les rosbeefs passaient sur le grill, les Lyonnais prenaient une leçon de « prends ça dans ta gueule ! ». Jugez plutôt : expulsion de Kallström, blessure de Cris ( qui ne pourra plus jouer pendant six mois), défaite 1-0 avec un but encaissé à la 90ème minute… Inutile de vous dire qu’il y en a à la ligue qui ont déjà sorti les cotillons ! Ceux qui doivent également être contents ce sont les dirigeants de Canal + qui ont encore eu le droit à un magnifique 0-0 en direct sur leur antenne. Il n’y a pas à dire, les deux zéros ne sont pas que dans les 600 millions d’euros dépensés par saison… De l’autre côté de l’Atlantique, on a mangé des chiens chauds entre la famille Bush et la famille…enfin le couple…enfin le Nicolas Sarkozy. Comme quoi que ce soit pour éviter de voir la belle mère Muriel ou George W. Bush, les excuses restent les mêmes !
Il y a deux mois sortaient sur nos écrans le premier volet du dyptique Grindhouse sur nos écrans intitulé Boulevard De La Mort et réalisé par Quentin Tarantino. En ce 15 août, nous avons le droit au deuxième segment mis en scène par le pote de QT, Robert Rodriguez. Alors que le film de Tarantino voulait constituer un hommage aux films de bagnoles tels que Vanishing Point et Point Limite Zéro, Planète Terreur s’inspire lui des films de zombie des 70’s. Dès le début on est plongé dans l’ambiance avec une fausse bande-annonce de Machete avec un Danny Trejo qui a l’air encore plus vénère que d’habitude (c’est dur mais c’est possible). Et puis enfin on retrouve ce grain d’image minable, ce montage de manchot et ces personnages stéréotypés donnant un certain charme à l’ensemble. L’histoire, elle, est aussi bateau que celle de Boulevard De La Mort : un gaz toxique s’est libéré dans une ville du Texas provoquant une « zombification » de ses habitants. Seul un petit groupe de survivants peut empêcher la propagation à l’échelle planétaire. La solution ? Tuer tout ce qui bouge…
Dès les premières minutes, on sait à quoi s’attendre : du gore qui tâche limite trash avec dans le désordre des sacs de testicules, des démembrements sanglants et des photos d’Irak qui font peur, le summum de l’horreur étant indéniablement la scène où un militaire interprété par Tarantino tente de violer Cherry. Pour éviter de devoir décrire le truc, disons qu’il doit avoir les boules… Mais il faut quand même tempérer cet aspect dégueulasse vu que Planète Terreur est plus une parodie qu’un véritable film d’horreur. On est partagés entre la répulsion et le rire mais dans les deux cas l’effet est réussi. L’autre aspect qui saute aux yeux c’est que toute cette équipe de rigolos a indéniablement pris un plaisir immense à tourner Planète Terreur tellement l’enthousiasme est communicatif. Ce plaisir est tout aussi présent chez le spectateur et ce grâce à des idées complètement barrées : Rose McGowan avec un M-16 à la place de sa jambe droite, Freddy Rodriguez butant du zombie sur une mini-moto, la bobine manquante transformant le film en truc qui n’a ni queue ni tête… Toutes ces trouvailles ne pouvaient être tirées qu’à partir des cerveaux complètement tarés de nos deux compères.
A la différence de Boulevard De La Mort qui accumulait les longues scènes de dialogue afin de surprendre le spectateur lors des scènes d’action (tel que le fameux crash), Planète Terreur est un concentré d’action et de fun qui comblera aisément l’amateur de la première heure du style rentre-dedans de Rodriguez. Le résultat au final est à la hauteur des plus hautes espérances et dépasse même le segment de son ami Quentin. Planète Terreur constitue donc l’apogée de la série B et du plaisir coupable qu’on éprouve devant une telle régression qui s’opère chez le spectateur. Bien joué Quentin. Chapeau Robert.
Note finale : 18/20 (plus fun tu meurs !)
Posté le 29.07.2007 par Chandler
Stop arrêtez tout ! Il est encore temps de stopper cette supercherie et de ne pas mettre sur un piédestal un coureur qui est loin d’être un descendant de mère Thérésa… Certes, comme Lance Armstrong, Alberto Contador a une histoire à faire pleurer dans les chaumières : alors que son frère est handicapé, lui-même est victime d’une rupture d’anévrisme en 2004. Il passe par la suite trois semaines dans le coma avant de se réveiller et, en 2005, il décide de remonter sur un vélo. Il est vraiment fort ce mec ! Il arriverait à nous faire pleurer d’un côté pour effacer l’affaire Puerto de l’autre… Sans doute qu’on aura jamais une preuve formelle de sa tricherie mais il n’empêche que tout ne tourne pas rond dans le monde du cyclisme. Juste après le contre-la-montre, les Lyonnais gagnaient (est-ce un pléonasme ?) leur sixième Trophée des Champions en six participations. Finalement au regard de ces évènements, on se dit que les années se suivent et se ressemblent.
Mais trève de bavardages et parlons du film qui fait trembler Transformers et qui règne déjà sur nos petits écrans depuis près de vingt ans, les Simpson ! Crées par Matt Groening en 1987 avant de devenir une série deux ans plus tard, les Simpson n’est plus une série culte mais une véritable institution avec des fans aux quatre coins du monde (il faut vraiment que je révise ma géométrie moi). L’idée d’en faire un film était donc légitime mais serait-il à la hauteur des plus hautes espérances ? Dès le début on rentre dans l’esprit sarcastique de la série avec Ralph entonnant la musique de la Twentieth Century Fox. Après c’est une succession de gags et de références qui attendent le spectateur pendant 1h30.
Springfield est en danger : le lac où tout le monde jette ses détritus a atteint un niveau de pollution beaucoup trop élevé. Par conséquent la municipalité interdit à quiconque de jeter la moindre chose dedans. Seulement un des concitoyens, subissant l’appel de son estomac, balance à la flotte un silo d’excréments de cochon (pour ceux qui n’auraient pas compris il s’agit d’Homer…). Pour empêcher toute propagation, le gouvernement d’Arnold Schwarzenegger décide d’enfermer Springfield sous un dôme. Inutile de dire que tout le monde déteste Homer. On retrouve là les scénarios complètement déjantés des Simpson avec ses petites piques contre l’administration américaine même si le film se concentre surtout sur les cinq membres de la famille plus le grand-père maboul.
C’est peut-être ce que l’on peut le plus reprocher au film : il est un peut trop centré sur notre cher famille et les personnages secondaires si savoureux tels que Mr Burns, Otto, Smithers, Apu…sont un peu survolés et on a l’impression qu’ils ne sont présents que pour dire qu’ils sont là. L’autre défaut de cette adaptation est qu’une petite baisse de rythme se fait sentir au milieu du film lors de l’exil de la famille en Alaska. Ce sont bien les deux seuls bémols qu’il me soit permis de mettre car il faut dire que le reste est formidablement…bien. Les dessins sont vraiment très réussis et ils nous permettent de voir Springfield comme nous ne l’avions jamais vu. Une petite touche de 3D supplémentaire modernise quelque peu le dessin mais c’est très léger. On retrouve également des apparitions de guest-stars tels que Green Day (scène mémorable), Tom Hanks, Schwarzy… Certaines scènes et personnages deviennent instantanément cultes comme Spider-Pig et le moment où Bart descend la ville en skateboard alors qu’il est tout nu. Et puis s’il y a bien une chose dont on peut être fiers en France (la Twingo ? Henri Salvador ?), c’est bien le doublage des Simpson qui est d’une telle qualité qu’elle surpasse peut-être la VO au contraire d’autres séries moins gâtées ( non j’ai pas dit Friends !). Par exemple rien que le fait d’entendre et seulement entendre la voix d’Abraham Simpson me file un gros sourire tellement celle-ci est unique. En résumé, on applaudit des deux mains (en même temps avec une c’est impossible et avec trois c’est que vous n’avez rien à faire sur cette planète) et on peut enfin souffler : les Simpson sont les rois sur le petit écran et ce sont les maîtres sur le grand…
Note finale : 16,5/20
Posté le 25.07.2007 par Chandler
Quelle grosse marade ! Alors que le Chicken danois causait déjà bien des soucis au Tour de France, voilà qu’un de ses meilleurs participants se retrouve plongé dans une sombre affaire de dopage. Alexandre Vinokourov avait depuis lontemps été suspecté mais là, la preuve est irréfutable et comme dirait son compatriote kazakh Borat, c’est « nice ! ». Nous voilà donc des millions à regarder un spectacle de mostres de foire tous plus chargés les uns que les autres en train de courir des étapes de montagne avec une moyenne de 40km/h ! Plus vite ce cirque arrêtera, mieux cela sera… Dans le même temps on apprenait une nouvelle plus joyeuse avec la libération définitive des infirmières bulgares. Cete affaire aura quand même été positive dans le sens qu’on connaît maintenant le prix du virus du SIDA par personne : un million de dollars.
Aujourd’hui on reprend les bonnes( ?) habitudes avec un film 100% ricain, 100% action, 100% décérébré avec le nouveau champion de ce genre qu’est Transformers qui sort en ce 25 juillet dans nos contrées fort fort éloignées d’Hollywood. Réalisé par Michael « Demolition Man » Bay, Transformers partait de très loin. A la base c’était une série de jouets des années 80 qui avait déjà été adaptéé en dessin animé avant de retomber quelque peu dans l’oubli. Mais voilà que ceux-ci reviennent à la charge dans un film estampillé Spielberg. Les fans se sont révoltés en apprenant que la réalisation serait confiée à Michael Bay, capable du meilleur (Rock) comme du pire (Pearl Harbor) en passant par le moyen (The Island).
Il faut dire que le scénario est sans doute un des plus ridicules de l’année. Il y a bien longtemps une guerre éclata entre les Autobots (les gentils) et les Decepticons (les méchants donc). Et puis il y avait le Cube capable de créer des Transformers. Megatron, le chef des Decepticons voulait s’en emparer mais il se retrouva prisonnier dans la glace sur notre Terre. Mais de nos jours cette vieille guerre refait surface… Je vais vous faire une révélation qui va sans doute vous choquer de ma part mais tant pis : lorsqu’on est devant Transformers, on se fout royalement du scénario et ce pour plusieurs raisons. 1 : les effets spéciaux sont tout simplement hallucinants, Spider-Man peut remballer son costume et Jack se marier avec Will. 2 : le film est non seulement drôle mais il est encore plus drôle quand on a à l’esprit que c’est bien du Michael Bay. 3 : ce même Michael Bay qui n’arrêtait pas de nous saouler avec son patriotisme exacerbé se permet de se foutre de la gueule du Président des Etats-Unis en ne montrant que ses pieds et en le faisant passer pour un connard de première. Certes il lui arrive à deux ou trois reprises de retomber dans ses travers mais ces passages sont beaucoup plus digestes qu’à l’accoutumée…
En fait, pour illustrer mon deuxième argument, il suffit pour cela que je dise que si on enlève les dix premières minutes et la dernière demi-heure, Transformers serait une comédie. Certaines scènes sont vraiment surprenantes comme celle où Sam (Shia LaBeouf, excellent dans le rôle du Tombeur 217) tente de cacher les Autobots dans son jardin alors que ses parents sont dans la chambre et que sa mère pense qu’il était en train de s’occuper tout seul si vous voyez ce que je veux dire. Le couple Shia LaBeouf/Megan Fox marche parfaitement et les petits clins d’œil de-ci de-là à d’autres films (Kill Bill, Armaggedon) font de Transformers un moment de pur divertissement qui trouve son apogée à la fin, dans ce qui est sans doute la demi-heure la plus bourrine de l’histoire du cinéma. Bien évidemment ceux qui n’aiment pas le style de Bay avec son montage épileptique ne trouveront là rien de nouveau. Mais pour les autres, Transformers est tout simplement le divertissement le plus abouti de cette dernière décennie. Cette année Pirates des Caraîbes a échoué et Spider-Man s’en est approché mais le fait est là : Transformers a gagné !
Note finale : 17,5/20 (cela peut paraître exagéré mais je n’avais pas pris un tel pied au cinéma depuis Star Wars Episode III)
Posté le 21.07.2007 par Chandler

Mes chers amis, je viens de découvrir quelque chose que vous ne soupçonniez pas : il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark ! En effet, un de ses ressortissants juché sur son appareil à deux roues a cru bon de se soustraire à des contrôles antidopages inopinés alors qu’il s’entrainait au Mexique en essayant de dépasser Speedy Gonzalez. Ce qui est encore plus bizarre c’est que l’UCI a pensé que sortir cette affaire en plein milieu du Tour de France serait de bon aloi… Alors que le cyclisme est à terre, voilà qu’on lui met la tête contre le trottoir et qu’on lui dit « bonsoir ». Pendant ce temps-là un peu partout dans le monde on entendait vers 0h01 les premiers « Aaaaaahhhhhhhh » et autres « Hhhhhhhhhhhiiiiii »devant les librairies et autres grandes surfaces spécialisées tout cela pour un ado de mon âge qui n’existe même pas ! Le cœur à ses raisons que la raison ne connaît pas, voilà un adage encore d’actualité. J’ai beau me moquer, je suis l’un des premiers à être victime de ce phénomène touchant une bonne partie des Moldus que nous sommes…
Il est temps à présent de faire une petite rétrospective depuis l’ouverture de ce blog il y a maintenant 14 mois : sur 60 critiques écrites…60 concernent des films américains ce qui fait un pourcentage de (ne me dîtes rien surtout, je rentre en Terminale S) 100% ! Seulement aujourd’hui tout cela va changer. En effet, le film dont je vais vous parler n’est pas américain mais anglais ! Certes c’est kif kif bourricot mais le cœur y est : j’ai changé (ça me rappelle quelqu’un cette phrase mais je ne sais plus qui…). Ce film anglais annoncé tel le messie c’est Hot Fuzz réalisé par la même bande qui s’était occupée de Shaun Of The Dead. Je n’ai pas eu l’occasion de voir ce dernier mais tout ce que j’en ai entendu était plutôt positif. De plus, la bande-annonce et le buzz entourant Hot Fuzz m’a beaucoup intrigué. Ni une ni deux, je me suis donc décidé à découvrir ce que l’on annonce comme une petite perle. Et là…(moi aussi je ne veux pas qu’on sache la fin avant…la fin).
On a beaucoup parlé de Hot Fuzz en terme de parodie de films d’action mais il serait plus juste de parler d’hommage car s’il est vrai que des références à d’autres œuvres sont bien présentes, elles le sont d’une manière qui est très loin de la moquerie pure tels que dans Scary Movie ou dans Hot Shots ! Nicholas Angel est le meilleur flic de Londres. Il est le numéro partout. Le seul problème, c’est qu’il est trop bon et qu’il fait passer ses collègues pour des ersatz de Navarro et de Julie Lescaut. Son chef décide alors de le muter dans le village de Sandford où il ne se passe strictement rien. Mais une série d’accidents plutôt suspects vont le remettre en selle… Hot Fuzz se distingue donc dès le début des parodies « classiques » et ce juste par le fait qu’il possède un scénario digne de ce nom et que le film ne consiste pas en un enchaînement sans queue ni tête de scènes pour faire rire. L’autre grande qualité du film est qu’il n’est à aucun moment lourd et que chaque référence et chaque gag n’est pas trop appuyé : c’est au spectateur et à lui seul de décider ce qui est drôle et ce qui ne l’est pas. A vrai dire je ne suis pas sûr d’avoir saisi toutes les vannes mais c’est ce qui fait le charme de cette comédie so british.
La réussite de l’ensemble tient également sans nul doute à la qualité de l’interprétation du tandem Simon Pegg/Nick Frost, duo impropable si typique des buddy-movies. La réalisation est également un vibrant hommage au cinéma de Michael Bay avec tous ces plans durant un dixième de seconde. Et puis il faut avouer que la dernière demi-heure est assez jubilatoire avec des gunfights de grands-mères qui déménagent. En résumé de l’humour, de l’action et aussi c’est à noter un peu de gore… Que demande le peuple ?
Note finale : 17/20 (LE coup de cœur de cette année 2007)