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marredescritiquesalacon Description du blog :
Dans le monde du cinéma, certains pensent que le génie est héréditaire. Les autres ont des enfants.. Description audio !
Catégorie : Blog Cinéma Date de création :
24.05.2006 Dernière mise à jour :
07.06.2008
Nul n’est censé ignorer ce qu’ils se passait dans les cinémas de France en ce merdredi 21 mai. Comme j’ai beaucoup, beaucoup de choses à dire, la revue d’actualité du jour sera brève mais efficace. Grêve des transports et manifestations demain Stop Blocage des ports et des raffineries par les pêcheurs Stop Finale de la Ligue des Champions entre Chelsea et Manchester à Moscou ou comment Roman Abrahamovitch arrive à faire jouer un grand match dans un stade tout pourri grâce à son gigantesque paquet de fric. Maintenant que cela est balancé, on peut passer aux choses un peu plus sérieuses et rentrer dans le vif du sujet.
Autant s’attaquer aux choses qui fâchent dès les première lignes : Indiana Jones Et Le Royaume Du Crâne De Cristal est une déception (je crois avoir entendu une personne aterrir sur le goudron en écrivant ses mots). Avant de faire comme le monsieur, il faut rajouter un adjectif. Indiana Jones 4 (j’ai vraiment pas envie de répéter le titre dix mille fois, vous m’en excuserez) est une déception attendue. En effet, comment pourrait-il en être autrement ? Evidemment, je pourrai vous jeter de la poudre aux yeux et vous dire ce que vous aimeriez entendre, que le film est le meilleur de la saga, qu’il est le meilleur de tous les temps, qu’on a envie de consacrer sa vie à son culte…La cause de cette envie compréhensible est on ne peut plus simple : 19 ans. 19 ans qu’on attendait une suite à La Dernière Croisade, un chef-d’œuvre de divertissement. Chaque année passant apportait une pierre de plus à notre impatience et il est donc normal, et particulièrement sain, d’être déçu (si vous ne l’êtes pas, c’est que soit vous aimez Indiana Jones pour d’autres raisons que moi, soit vous vous mentez à vous-même). Voilà pour la mise en garde qui me semblait importante afin d’éviter les nombreux « Pourquoi ?!! » dont je vous parlais le week-end dernier. Pour tous ceux qui ne sont pas au courant de quoi ça parle (ce qui serait étonnant), voici une petite piqure de rappel…
1957. C’est la Guerre Froide. Indiana Jones se retrouve au Nevada capturé par des Soviétiques. Leur but : rentrer dans une base militaire pour récupérer une relique entreposée parmi les milliers de secrets cachés par les Etats-Unis (dont la réponse à l’éternelle question : pourquoi une biscotte beurrée tombe-t-elle toujours du mauvais côté ?). Indiana arrive à s’échapper mais en rentrant, on lui signale que fricoter avec les Russes, c’est mal, et que l’air est un peu plus frais ailleurs. Juste avant de partir, Indiana rencontre un certain Mutt Williams qui lui demande de l’aider à retrouver le Professeur Huxley. En échange, il l’aidera à chercher le Crâne de cristal d’Akator.
Le film commence dans un esprit très proche de la trilogie : le logo de la Paramount utilisé est l’ancienne version et la typographie du générique est la même qu’auparavant. Comme nous sommes passés dans les années 50, on a le droit à une musique d’Elvis associée à de jeunes inconscients. Le passage dans le Nevada est très rythmé et, jusqu’au voyage au Pérou, on se dit qu’on tient peut-être le film tant espéré. Malheureusement, une certaine baisse de rythme se fait sentir entre l’arrivée et la rencontre entre Indiana et Marion, moment à partir duquel tout s’accélère dont une poursuite en jeep vraiment réussie (et ce malgré une scène-hommage à Tarzan plutôt malvenue). Puis la fin arrive. Et là, j’aimerais rectifier un point de certaines critiques de presse qui jugent le film sans surprise. C’est peut-être le cas pour un spectateur lambda ou pour un simple familier du cinéma de Spielberg mais pour un fan d’Indiana Jones (ce que je suis si vous ne l’auriez pas encore compris), la fin va certainement en laisser plus d’un sur le carreau. Personnellement, j’étais préparé psychologiquement à ce « choc » grâce à Internet ce qui fait que cela est plutôt bien passé mais je m’attends à un déchaînement de la part de nombreux fans car Spielberg a ici joué au jeu du « ça passe ou ça casse ».
L’autre regret du film est qu’avec l’utilisation du numérique, l’univers de la saga perd quelque peu d’humanité et de mon point de vue, il aurait été intéressant de réaliser le film sans. Mais il est également vrai que leur utilisation n’est pas aussi indigeste que dans un Pirates des Caraïbes et, au final, ce n’est pas là où il y a matière à crier scandale. Vous devez vous demandez si finalement j’ai aimé ce quatrième Indiana Jones. La réponse est oui. Est-ce le moins bon ? Je ne sais pas encore car je pense qu’il est plus raisonnable d’attendre un an ou deux et d’y réfléchir avec du recul et surtout de manière dépassionnée car les Indiana Jones ont atteint leur rang grâce à la vidéo. On verra bien comment le dernier rejeton vieillira et on espère que cela se passera aussi bien que pour Harrison Ford ( comme j’aimerai être comme lui quand j’aurai 66 ans !). Pour finir en beauté, je dirai que, comme pour choper le Graal, aller voir Indiana Jones 4, c’est un peu le saut de la foi.
Note finale : 14,5/20 ( Donnez votre avis pour déterminer si oui ou non c’est le moins bon de la série car je pense que cette question va m’empêcher de dormir)
Ah, le 1er mai... Ce jour n’est-il pas formidable ? Ne trouvez-vous pas génial l’idée de ne pas lever le petit doigt pour fêter le travail ? N’appréciez-vous pas d’être dans votre lit jusqu’à 11 heures alors que des enfants vendent du muguet dans les rues (les enfants ne sont bien sûr qu’une sorte de caution « petit et mignon » afin que les parents se ramassent toutes les thunes, c’est bien connu) et que des milliers de personnes battent le pavé pour réclamer des…plus de…enfin vous savez, les trucs habituels. Tout paraît donc idyllique. Et pourtant je ne suis pas content.
Pourquoi ? Si vous êtes un minimum au courant de l’actualité vidéoludique, vous savez sans doute que mardi est sorti dans le monde entier le tant attendu GTA IV. Une fois n’est pas coutume, ce que l’on appelle les médias « mainstream » (généralistes) comme LCI, France 2, Canal +, ont traité de cet événement. Et de quelle façon…A chaque fois, c’était pour stigmatiser la violence ultra-réaliste du jeu et par conséquent la dangerosité qu’il entraînerait. C’est par des petites affaires comme celles-là qu’on se rend compte que le jeu vidéo est encore loin d’avoir la respectabilité qu’il devrait avoir. Car, si GTA est ultra-violent (tout le monde en conviendra, je pense.), le résumer à celle-ci, c’est tout simplement nier les qualités artistiques du jeu. Liberté incroyable, terrain de jeu magnifique, scènes cinématiques dignes de grands films, etc…Comme d’habitude, les défenseurs du jeu vont dire qu’il existe des films tout aussi violents, les autres vont dire que le fait de manier le personnage change complètement les choses. Je ne vais pas vous le cacher, j’adore GTA et manque peut-être d’objectivité mais, à titre personnel, je pense que ce genre de jeu a plus un rôle d’exutoire que de canaliseur. Il n’y a que de cette façon que je peux expliquer le succès du jeu : pouvoir faire tout ce que l’on ne peut faire dans la réalité et faire disparaître ses frustations et ses instincts belliqueux. Enfin, last but not least, ce n’est qu’un jeu…pour ceux qui en douteraient encore.
Comme dirait Mr Garrison dans South Park : « La drogue, c’est mal, voyez… ». C’est ce que doit se dire aujourd’hui Robert Downey Jr., lui qui durant de nombreuses années a été banni d’Hollywood à cause de nombreuses addictions (l’alcool, l’héroïne, les jolies filles, parfois tout ça en même temps). Mais comme il était dit qu’un acteur aussi talentueux ne pouvait pas rester dans l’ombre éternellement, l’acteur de Chaplin a été contacté par Jon Favreau pour endosser l’armure super cool d’Iron Man et enfin donner une nouvelle adaptation Marvel réussie après de nombreux ratages.
Tony Stark est un milliardaire qui a construit sa fortune grâce à la vente d’armes. Il est par la même occasion bourreau des coeurs et mégalomane. Après la présentation de son nouveau missile, le Jericho, en Afghanistan, Stark se fait enlever par un groupe armé voulant qu’il lui construise un de ces missiles. Sauf qu’en cachette, Stark va créer une armure afin de s’évader. Son plan fonctionne et de retour au pays, une crise profonde de morale va le pousser à améliorer son armure…
Iron Man ressemble un peu au personnage de Batman (des mecs pleins aux as, un choc leur faisant prendre conscience de leur condition…). La principale différence entre les deux est que là où Batman est torturé et sombre, Iron Man se fait le chantre de la cool attitude. Il n’y a qu’à regarder la couleur de son armure pour remarquer que la discrétion n’est pas vraiment le but recherché. Jon Favreau, qui n’avait pourtant pas fait que des merveilles (Elfe, Zathura), a compris ce point précis de sa personnalité et en a tiré les conséquences en créant un film complètement décomplexé. Il est en cela épaulé par un grand, un très grand Robert Downey Jr. dont la désinvolture et le cynisme a quelque chose de réjouissant quand on connaît un tant soit peu les héros de comics (franchement, n’avez-vous jamais eu envie de mettre une claque à Peter Parker ?). Lorsque l’annonce avait été faite que Downey Jr. incarnerait l’homme de fer, les fans s’étaient montrés un peu réservés. Mais après avoir vu le film, on se demande qui d’autre aurait pu interpréter Iron Man. Comme c’est le premier et sans doute pas dernier opus, on a le droit à l’amélioration au fur et à mesure de l’équipement du héros mais ce procédé ne fait pas office de remplissage car il y a un certain bonheur à suivre les différents ratages de Stark. Les effets spéciaux sont évidemment au diapason comme à chaque fois dans ce genre de production et lorsqu’on sort de la salle, on a qu’une seule pensée en tête : « Vivement la suite ! ». Iron Man rejoint donc Spider-Man et X-Men dans les rangs des adaptations de héros Marvel réussies. Le prochain sur la liste, c’est Hulk, qui aura pour tache de faire oublier le film d’Ang Lee sorti en 2003.
Bonjour à tous. Hier après-midi, nous avons appris la mort de Thierry Gilardi, foudroyé par une crise cardiaque à l’âge de 49 ans, une des voix du sport qui officiait depuis 2005 sur TF1 après s’être fait connaître sur Canal +. En tant que fan de sport, c’est une nouvelle qui m’attriste et si on pouvait lui reprocher de temps en temps son penchant pour un peut trop s’enflammer, on ne peut que saluer son professionnalisme et sa capacité à faire ressentir aux téléspectateurs les grands moments sportifs. Toutes mes condoléances à sa femme et à ses trois enfants…Pour continuer sur une note plus légère, parlons plutôt du voyage officiel de Nicolas et Carla en Angleterre qui devraient rencontrer cet après-midi la reine Elizabeth II. Si il y a quelques mois on aurait eu quelques craintes sur cette visite à cause du comportement du Président (on imaginait bien Sarkozy faisant un câlin à la Reine avant de piquer un de ses stylos pour sa collection), il en est tout autre maintenant car, chacun le sait, notre Président a changé de style. Un style qui se veut plus solennel, moins bling bling comme on dit mais rien ne prouve qu’il ne va pas retourner dans ses travers. Mais comment va-t-il réagir lorsqu’il devra tenir sa gauche en limousine ?
Il y a quelques jours a eu lieu la cérémonie de la flamme olympique à Olympie en présence, évidemment, des officiels chinois mais également, évidemment aussi, de manifestants de Reporters Sans Frontières. Si en France, en Angleterre ou au Canada on a pu voir derrière le Président du Comité d’organisation chinois un contestataire brandissant un drapeau, en Chine, par la magie de la frontière, ces images ont été remplacées par des plans travelling des ruines d’Olympie. Si culturellement cela peut être enrichissant (l’Histoire grecque par les Chinois pour les Nuls s’annonce comme un futur best-seller), on ne peut certainement pas dire la même chose d’un point de vue politique. Jusqu’au 8 août, la tension va être à son comble mais un conseil à tous les athlètes ayant des scrupules à aller aux JO : il suffit de fermer les yeux, de boucher ses oreilles et de serrer les fesses et vous vous rendrez compte que la Chine, c’est pas si différent que chez nous…
Depuis le 11 septembre 2001, les Américains vivent dans la peur pépertuelle du terrorisme et Hollywood a senti qu’un nouveau filon profitable se profilait. Dans la foulée, le spectateur a ainsi eu le droit à Vol 93, World Trade Center ou dans une veine plus divertissante le retour de Die Hard ou Dommage Collatéral. Angles d’Attaque, débarqué sur les écrans français fait partie de la seconde catégorie et propose ni plus ni moins de nous faire vivre l’assassinat du Président des Etats-Unis.
Nous sommes en Espagne et plus précisément à Salamanque. Plus de 140 chefs d’Etats du monde entier se réunissent pour une conférence visant à unifier la lutte contre le terrorisme. Lorsque le président des Etats-Unis monte sur l’estrade, il est descendu par un tireur embusqué. Une chasse à l’homme commence donc afin de trouver ce sniper. Mais la vérité est peut-être légèrement moins limpide qu’elle ne paraît. Pour démêler le vrai du faux, plusieurs points de vue vont se croiser afin de connaître la vérité…
Angles d’Attaque, en plus de surfer sur un thème à la mode, a aussi pour ambition d’être un film à concept reposant sur les différents points de vue qui nous sont proposés. Durant 70 minutes, nous avons de cette façon la possibilité de visionner la même scène selon le point de vue du Président, des agents de sécurité, de la réalisatrice de télévision, d’un touriste ou bien encore même des terroristes. Si le procédé fonctionne plutôt bien au début, une certaine lassitude commence à poindre après que l’on se soit tapé la même scène pour la sixième fois sans que l’histoire n’ait réellement été bousculée après chaque visionnage. En effet, alors que l’on s’attend à un gros twist remettant tout en question, le spectateur n’a le droit qu’à quelques éclaircissements et à un gros rebondissement de situation très peu crédible voire à la limite du risible… Cette déception est compensée par le rythme frénétique et sans temps mort du qui en fait dans l’ensemble un film d’action honorable. Bien que pleins de bons acteurs (Dennis Quaid, Sigourney Weaver, William Hurt et surtout Mr Forest Whitaker…), Pete Travis, le réalisateur, ne leur demande que le minimum syndical même si Angles d’Attaque ne prétend pas obtenir des Oscars, loin de là…Malgré tout ces petits défauts, la fin du film réhausse le niveau avec une course-poursuite sympatoche dans les rues de Salamanque. Angles d’Attaque rate donc sa cible en ce qui concerne son accroche marketing ( « 8 inconnus, 8 points de vue, 1 vérité") mais contrebalance avec un rythme tambour battant et quelques scènes d’action intéressantes…
Bonjour. La terreur règne de nouveau sur les places boursières mondiales après la chute des cours en ce début de semaine. En réponse à cette nouvelle crise de confiance, la Banque Fédérale Américaine (la Fed pour les initiés) a baissé son taux directeur de 0.75 points. Mais pourquoi ces grandes manœuvres alors que la raison est on ne peut plus évidente ? Ne trouvez-vous pas bizarre que pile au moment où Jérôme Kerviel est remis en liberté les bourses s’affolent et perdent la tête ? Car c’est ce que la Société Générale veut faire croire : Jérôme Kerviel est la cause de tous les maux de la Terre entière. Les 5 milliards paumés dans la nature ? C’est lui. La baisse du pouvoir d’achat ? C’est lui. La menace de relégation du PSG ? C’est lui (mais aussi un peu à cause des joueurs parce que faut pas déconner). Et pourquoi pas non plus lui attribuer la crise au Tibet ? Si pour certains dont je fais partie le Tibet se résume aux rencontres du dalaï-lama avec Bono ou aux albums de Tintin, il convient tout de même de s’intéresser à ce problème d’autant plus que les Jeux Olympiques arrivent à pas de Yao Ming. Le timing est donc parfait pour que la communauté internationale fasse pression sur le régime communiste qui essaye tant bien que mal de se convaincre que les incidents ayant lieu au Tibet n’ont qu’une piètre importance. Les informations chinoises seraient même comiques si elles ne portaient pas sur un sujet aussi grave. On a ainsi pu entendre dans ces médias que les événements, comme on les appelle pudiquement, étaient le résultat des manipulations « du dalaï-lama et de toute sa clique » ! C’est vrai qu’il fait peur ce dalaï-lama avec ses lunettes à monture datant de 1974 et sa voix qui rappelle celle de Yoda. Et puis pensez à tous ces moines qui s’habillent avec des robes (des travestis), qui se rasent tous la tête (des skinheads) et qui passent leur temps à prier (des fanatiques) ! C’est vrai que le Tibet est plein de criminels qu’il faut arrêter avant qu’ils ne prennent le pouvoir et qu’ils ne mettent sur le trône du monde leur copain Richard Gere…
On se plaint souvent d’avoir souvent des films sans âme, comme s’ils étaient réalisés par des robots et qu’ils reposaient sur de simples effets spéciaux. Si c’est effectivement le cas parfois, il est heureux de constater que certains cinéastes tentent de cultiver une certaine originalité. C’est le cas de Michel Gondry. Réalisateur de clips, Gondry est passé ensuite dans le monde du cinéma afin de transposer son univers scénaristiquement et visuellement recherché avec succès dans Eternal Sunshine Of The Spotless Mind et La Science Des Rêves. Avec Soyez Sympas, Rembobinez, Gondry revient avec un cinéma plus épuré mai tout aussi déluré…
Mike est employé dans un vieux vidéo-club de Passaic dans le New Jersey et l’immeuble dans lequel le magasin se trouve est menacé de démolition. Le gérant, Mr Fletcher, part alors surveiller la concurrence afin de s’en inspirer. Mike se retrouve donc comme directeur du magasin. C’est à ce moment que débarque son ami Jerry qui n’a qu’une idée en tête : saboter la centrale électrique voisine qui aurait des effets négatifs sur la communauté. Malheureusement pour lui, le sabotage tourne mal et Jerry devient magnétique, tellement magnétique qu’il efface sans le vouloir les cassettes du vidéo-club. Les deux compères n’ont alors qu’une solution pour garder leur clientèle : retourner les films avec leur propres moyens…
Soyez Sympas, Rembobinez ! est une déclaration d’amour au cinéma et à tous les cinémas que ce soit Rush Hour ou SOS Fantômes en passant par Robocop. La réussite du film provient donc en grande partie de cette idée simple mais ô combien géniale d’utiliser des films à succès afin de les montrer sous un jour plus artisanal. Le premier suédage (puisque ça s’appelle comme ça dans le film) de SOS Fantômes est à ce titre à mourir de rire sutout quand on connaît la version originale. L’artisanat est aussi mis en exergue dans un magnifique plan-séquence où l’équipe enchaîne plusieurs tournages sans pause donnant un aspect quasiment surréaliste à leur entreprise. Le film n’étant pas vraiment sujet à des expérimentations technique comme cela pouvait l’être dans Eternal Sunshine, on découvre un Michel Gondry beaucoup plus sage dans sa mise en scène et pour une fois un de ses films repose autant sur ses acteurs que sur lui. A ce niveau-là on peut être plus mitigé car, si certains passages sont irrésistibles (le sabotage de la centrale, le cambriolage de West Coast), Mos Def est un peu trop effacé par rapport à un Jack Black qui a parfois tendance à en faire trop, donnant à son personnage un côté un peu lourd. C’est dommage car sinon Soyez Sympas, Rembobinez aurait pu prétendre au titre de film culte…
Note finale : 14,5/20 (allez voir quelques films suédés sur Dailymotion dans le cadre du concours Michel Gondry : certains valent vraiment le détour)
Bonjour à tous. Ces derniers jours, le Tchad nous a encore réservé des surprises à la pelle. En effet, quelle ne fut pas la stupeur des Français lorsque que le président Deby a annoncé la possibilité d’une grâce pour les membres de l’Arche de Zoé si la France en faisait la demande. Evidemment, ce geste serait totalement désintéressé et n’aurait strictement rien à voir avec le fait que des rebelles tentent de renverser le pouvoir en place. Bien sûr, l’armée française est déjà sur place mais ce n’est que pure coïncidence… Chez nous, au contraire, les juges ont décidé de placer en détention provisoire celui que l’on surnomme maintenant JK alias Jérôme Kerviel. A l’heure d’Internet, il est incroyable de voir qu’un pur inconnu a pu atteindre une telle popularité en quelques semaines. On ne compte plus les sites à sa gloire où les produits dérivés à son effigie (le T-shirt « Je suis la petite copine de Jérôme Kerviel », le string…Il paraît même qu’une tirelire Kerviel est en projet. On appelle ça de l’ironie je crois). Mais ce phénomène n’est rien comparé à l’affaire du SMS dévoilé par lenouvelobs.com. Attention, tenez-vous bien : Nicolas Sarkozy aurait envoyé un SMS une semaine avant son mariage à Cécilia disant que si elle revenait à ses côtés, il annulait tout… Au-delà du fait que les Français n’en ont strictement rien à foutre (du moins, je l’espère), cette « information » montre bien à quel point sont rendus certains journalistes (franchement, pour que cette chose paraisse en première page du site, on doit vraiment se la couler douce au Nouvel Observateur). On aura beau me dire que la vie privée peut influer sur la vie publique, je trouve que cet argument a de plus en plus bon dos et ne devient maintenant que prétexte pour masquer le vide et politique et journalistique…
Si vous traînez sur Internet assez assidûment, vous avez sans doute entendu parler du plus gros buzz cinéma de l’année 2007 connu sous le nom de Cloverfield. Le pari réalisé était gigantesque : personne ne devait savoir à quoi cela ressemblait avant la sortie.Nous devons ce tour de force médiatique à J.J. Abrams, créateur de Lost et Alias qui a fait ses armes cinématographiques sur M:I III. Si Cloverfield n’est pas réalisé par Abrams, on reconnaît immédiatement la part d’originalité et de mystère caractéristiques du bonhomme.
Ah New York : les Knicks, Manhattan, la Statue de la Liberté... Quand Rob annonce son départ au Japon pour un travail, tous ses amis se mettent en quatre pour lui offrir une super fiesta (attention, on parle pas de la bagnole). Le frère de Rob demande à Hub, un de ses meilleurs potes, d’immortaliser cet instant magique avec une caméra. Tout se passe à merveille jusqu’à ce que nos fêtards ressentent une violente secousse et ne montent sur le toit de l’immeuble pour voir ce qui se passe : c’est juste Liza Minnelli qui vient de chanter New York, New York… (oh la la que vous êtes crédule !)
Blague à part, Cloverfield n’est pas vraiment un film où l’on rit beaucoup. J’avoue même que je n’ai pas ressenti un tel stress dans une salle de cinéma depuis bien longtemps. Cloverfield, en gros, c’est un grand huit durant 90 minutes où l’on passe d’un début gentillet à souhait à un bordel sans nom sous l’œil d’une même et unique caméra ajoutant un réalisme particulièrement saisissant à cette énième attaque de monstre sur Manhattan. Le ton du film est d’ailleurs donné dès le début lorsque l’on apprend que le film est une cassette retrouvée sur un lieu anciennement dénommé Central Park. Et là, on tient vraiment ce qui démarque Cloverfield du reste : le sentiment d’ineluctabilité. Tout le film, on espère que Rob et ses potes vont s’en sortir alors que l’on sait pertinemment que c’est plutôt mal barré pour eux. Chapeau aussi aux comédiens inconnus du grand public qui ajoutent encore plus au réalisme de l’œuvre. Je voudrais également donner aux futurs spectateurs un petit conseil, voire deux : ne vous mettez pas trop près de l’écran car la caméra est souvent tenue par la réincarnation de notre défunt Pape et ne vous renseignez pas trop sur le film en allant sur le site officiel, cela gâcherait la découverte d’un grand film catastrophe. A la limite, ne lisez pas même pas cet article (ah désolé, c’est maintenant trop tard…).
Note finale : 17/20 (et une excellente surprise, une !)
Partira, partira pas ? A l’heure du conseil d’administration de la Société Générale, Daniel Bouton se trouve dans une position bien inconfortable après le scandale Jérôme Kerviel car en plus de passer pour un incompétent, il se retrouve lâché par toute la classe politique de Nicolas Sarkozy à Olivier Besancenot (pour une fois qu’ils sont d’accord ces deux-là sur un truc ne concernant pas le cyclisme…).Mais, encore plus fort, il se trouve qu’il y a une affaire dans l’affaire car on a su lundi qu’un dirigeant de la SocGen (pour les intimes) a vendu 86 millions d’euros d’actions quinze jours avant le début de la crise. Je n’y vois pas coïncidence, j’y vois providence comme dirait Morpheus… Comme nous sommes partis pour parler argent, continuons donc notre petit bonhomme de chemin avec la sortie aujourd’hui même du film français le plus cher de tous les temps : Astérix Aux Jeux Olympiques. Alors je vous vois venir en attendant langue pendue que je vous sorte la critique de derrière les fagots mais je n’en ferai cure. D’une car je ne parle que de films anglo-saxons sur ce blog (ceux qui ne l’auraient pas encore remarqué, c’est que vous le faîtes exprès) et de deux car j’ai décidé de ne pas me déplacer pour aller le voir (ce qui ne veut pas forcément dire que je ne le verrai pas si vous voyez ce que je veux dire). Mais je tiens à préciser mon propos : je ne critique absolument pas Astérix à cause de son budget qui semble déranger plus d’un journaliste mais plutôt les images que j’ai vu ici ou là. Et franchement, c’est loin de donner envie entre des effets spéciaux franchement limites et des vannes bien foireuses. Cela fait même peur quand on connaît le but d’une bande annonce : attirer le chaland avec des images efficaces. Je vais donc essayer de tenir malgré la pression médiatique et familiale. Alea jacta est qu’il disait…
En même temps que débarquait le nouveau film des frères Coen, le nouveau Burton atterrissait le même jour. Après la sucrerie que fut Charlie Et La Chocolaterie et la pause animée de Noces Funèbres, Tim Burton revient avec son style caractéristique mêlant gothique et humour grâce à Sweeney Todd. Adaptation d’une comédie musicale de Broadway à succès du même nom elle-même inspirée par un fait divers du XIXe siècle, Sweeney Todd marque la sixième collaboration entre Johnny Depp et le réalisateur fruit d’un croisement entre Einstein et un caniche.
Benjamin Barker a tout pour être heureux : il est reconnu comme un grand barbier et a une femme et une fille qui l’aiment. Malheureusement pour lui, il s’attire les foudres du juge Turpin, celui-ci convoitant sa situation. Turpin décide alors d’arrêter Barker et de voler ses proches. Après quinze ans passé dans un bagne, Barker revient à Londres pour se venger. Il est aidé dans sa tâche par une boulangère et un matelot rencontré sur le chemin de son retour. Pour récupérer ce qui lui est du, il reprend son travail avec une technique très personnelle…
Alors, pari gagné ? A moitié dirons nous. Si l’idée de raconter une histoire macabre comme celle-ci avec l’esthétique glauque de Tim Burton était bonne, je me demande s’il fallait pour cela obligatoirement jouer le jeu de la fidélité à la comédie musicale qui ralentit énormément l’action. Certes deux ou trois chansons sont vraiment réussies (surtout celle de Sweeney Todd lorsqu’il a l’idée de tuer ses clients) mais elles se répètent souvent et certaines paraissent un tantinet mièvre (un comble quand on connaît le réalisateur). La trop grande présence de passages musicaux cache également la faiblesse du scénario dont le seul rebondissement a lieu à cinq minutes de la fin (et environ une heure après l’avoir deviné). Sinon rassurez vous, Tim Burton arrive toujours à nous offrir de très belles images et des passages pontués d’humour sanguinolents mais le gros atout du film reste son casting impeccable à tout point de vue que ce soit Johnny Depp (loin d’être un chanteur manchot, loin s’en faut), Helen Bonham Carter ou Alan Rickman. En conclusion, Sweeney Todd ravira les fans du style visuel de Burton. Pour ceux qui privilégient le fond, c’est une toute autre histoire…
Et…merde. Bon, désolé d’être légèrement vulgaire mais cette semaine s’est finie en eau de boudin. Commençons par la déception de ne pas encore voir un Français succéder à Yannick Noah 25 ans après sa victoire à Roland Garros. Si Tsonga a fait un parcours incroyable compte tenu de sa place hiérarchique, son aventure laisse malgré tout un petit goût d’inachevé car après avoir joué un tennis hallucinant contre Nadal (« contre » étant ici synonyme de présence physique sur le terrain, rien de plus) on s’attendait à un bis repetita contre Novak Djokovic, le Laurent Gerra de la raquette. Mais tout de même un grand coup de chapeau à Jo-Wilfried que l’on espère retrouver à un tel niveau encore et encore… L’autre chance française était représentée par l’équipe de France de handball qui, elle, s’est inclinée en demi-finale. On pourrait donc penser que nous, pauvres Français, ne sommes pas faits pour gagner des titres et battre des records. Détrompez-vous ! Un Français cette semaine a réussi à exploser un record dans le monde de la finance en faisant perdre cinq milliards d’euros à la Société Générale. Rien que pour cela, remercions tous Jérôme Kerviel et espérons qu’il aura l’occasion de se surpasser dans les années à venir ! Certes la satisfaction est maigre mais elle permet d’atténuer également la tristesse suscitée par la mort de Suharto, dictateur indonésien qui tout au long de sa brillante carrière n’a eu de cesse de rechercher le bonheur de son peuple notamment en détournant des milliards d’euros afin qu’ils ne tombent pas dans les mains d’un Kerviel indonésien ou bien encore en éliminant 500 000 personnes trop proches des milieux communistes évitant ainsi une crise du logement. Big Up à toi Suharto si tu nous entends malgré le bruit des flammes.
Cette semaine, on a aussi eu le droit aux listes des nommés que ce soit aux Césars ou aux Oscars. Sans surprise pour nous, La Môme et Un Secret sont nominés onze fois chacun. De l’autre côté de l’Atlantique, huit nominations ont été accordées à There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson et à No Country For Old Men des Frères Coen, ce dernier étant par ailleurs sorti chez nous ce mercredi. Pour une fois, le nouveau Coen est une adaptation d’un roman alors que les frérots nous avaient habitué à créer eux-mêmes leur univers décalé. Mais nous n’allons pas nous en plaindre car cette histoire provient d’un des papes de la littérature américaine contemporaine, Cormac MacCarthy.
Texas, 1980. Alors qu’il était en pleine partie de chasse près de la frontière mexicaine, Llewelyn Moss découvre une scène de règlement de comptes où plusieurs hommes ont péri. Sa découverte est d’autant plus incroyable qu’il récupère une mallette remplie de billets verts à hauteur de deux millions de dollars. Le problème est que par ce simple geste, Llewelyn s’est attiré les foudres d’un tueur à gages fan de Mireille Mathieu et des PlayMobil. Une course-poursuite s’engage alors entre les deux hommes tandis que le shérif du comté se rend compte à quel point il n’est plus fait pour ces conneries…
Presque toute la presse écrite a qualifié No Country For Old Men de chef-d’œuvre. Si je trouve le terme un peu excessif, j’avoue tout de même que le film se classe dans la moyenne haute des frangins qui avaient laissé le spectateur circonspect avec Ladykillers et Intolérable Cruauté. Donc première bonne nouvelle, les Coen sont de retour. L’autre bonne nouvelle est qu’ils ont eu la géniale idée de prendre Javier Bardem pour incarner le tueur psychopathe du film se trimballant avec une bonbonne, un fusil à pompe avec une boîte de conserve au bout et une pièce de monnaie. D’où la seconde bonne nouvelle, Javier Bardem va gagner l’Oscar du meilleur Second Rôle. Je voudrais également mettre en garde ceux voulant voir le film à cause de la bande-annonce car celle-ci va à l’encontre même du style de No Country. En effet, le film est lent et assez avare de dialogues donc si vous n’êtes pas envoûté par l’ambiance dès les première minutes, les carottes sont cuites pour vous. Et puis l’autre originalité du long-métrage est sa brutale rupture de ton à un quart d’heure de la fin qui transcende cette banale histoire de tueur à gages en une réflexion sur la nature de l’homme moderne. Le dernier Coen mérite donc d’être vu si vous n’êtes pas réfractaires au style polar-humour noir façon western du duo. Sinon, passez votre chemin.
P.S : je mets quand même la bande-annonce car je trouve la musique superbe…
De nos jours, faire de la politique coûte cher voire très cher. Cette observation est plus vrai que jamais après le dévoilement du prix de chaque candidat à la présidentielle en 2007. En y regardant d’un peu plus près, on peut même trouver quelques perles d’ironie. Ainsi, Olivier Besancenot est celui qui a mené la campagne la plus rentable (0,61 € par voix obtenue). Tu vois Olivier, la rentabilité peut ne pas être un grand mot. Maintenant fais comme tout le monde et rejoins notre gouvernement. Fais nous confiance… L’autre grande surprise (mais est-ce que s’en est vraiment une ?) est que la campagne la plus chère soit celle de Marie-George Buffet avec un ratio de 6,81 € par voix. La raison la plus sensée de ce cataclysme étant sans conteste la désaffection d’un historique tel que Roger Hanin vers Nicolas Sarkozy…ou bien à cause de la mort du communisme, c’est au choix (mais nous y revenons en détail par lasuite). Les chiffres de la semaine nous ont également indiqué que le Parti Socialiste avait perdu 40 % de ses militants au cours de l’année. Mais cette fois il n’y a pas vraiment de mystère sur le pourquoi du comment car entre les luttes intestines grangrénant la marche en avant des éléphants et le départ de tous les pseudos-militants inscrits juste pour pouvoir désigner Ségolène Royal comme candidate, il y a l’embarras du choix. Certaines mauvaises langues supputent même que tous ces « inscrits » étaient en fait pro-Sarkozy et que leur petit doigt leur disait qu’une Royal à la télé, cela pouvait faire des dégâts... Enfin, le dernier chiffre est encore plus incroyable : 100 milliards de dollars. C’est ce que le gouvernement américain va injecter dans l’économie nationale pour éviter une récession économique. Mais nous on en a pas besoin car « la France tient mieux que les autres », dixit notre Président. Oui, mais elle tient quoi ?
Continuons donc sur le champ politique. Hollywood, même dans ses heures les plus sombres arrive de temps en temps à nous sortir un film drôle, instructif, bien écrit et très bien joué (oui, le week-end dernier a aussi eu lieu la sortie sur les écrans américains d’un nouveau film de Uwe Boll. Ceux qui sont au courant de son œuvre ont un pistolet pas bien loin de leur tête… ). C’est-ce qui à la fin s’appelle une réussite artistique. La Guerre Selon Charlie Wilson fait partie de cette espèce et c’est au vieux routier Mike Nichols que nous devons cela. Je pense d’ailleurs que je viens d’apprendre une nouvelle à pas mal de monde :oui, le réalisateur du Lauréat est toujours vivant…
1980. La Russie vient d’envahir l’Afghanistan pour, en autre, refaire son stock de pavot et dénicher le tout nouveau modèle de mule porteur de Stinger. Face à cette menace, les Etats-Unis décident…de ne rien faire. C’est alors qu’entre en jeu Charlie Wilson, obscur député du Texas qui décide de faire de l’armement des moudjahidins contre l’envahisseur soviétique son cheval de bataille. Cela bien sûr entre deux scotchs entrecoupés d’un peu de cocaïne. Il est aidé dans cette opération par sa richissime maîtresse et par un agent de la CIA un brin désabusé.
Tiré d’une histoire vrai, le film est un vrai petit cours de géopolitique des années 80 pour les nuls sans être trop scolaire car le contexte éminemment dramatique de la situation est rapidement désamorcé par un humour ravageur, que ce soit par le biais de la nonchalance de Wilson joué par un Tom Hanks se montrant enfin un brin salaud ou par l’agent de la CIA interprété magistralement par Philip Seymour Hoffman. Rendons donc grâce au script d’Aaron Sorkin qui n’en était pas à son coup d’essai en ce qui concerne la fiction politique car c’est lui qui est à l’origine de la série A La Maison Blanche. Et puis, même si les événements relatés dans le film datent d’il y a un peu plus de vingt ans, ils permettent de comprendre la situation actuelle. La fin du film à travers la parabole de l’enfant et du maître zen est à ce titre d’une intelligence bien à propos. Car n’oublions pas que nous traitions les moudjahidins comme des héros avant. Avant qu’ils ne deviennent eux-mêmes les oppresseurs du peuple afghan sous le nom de taliban…
P.S : « Et puis on a merdé en fin de partie… » Charlie Wilson