Bonjour. Bonjour. Désolé pour cette répétition du plus mauvais effet mais j’ai parfois l’impression de refaire encore et encore les mêmes gestes (comme Zizou dans la pub Volvic) avec la tenace impression que rien ne change et que les années n’ont aucune prises sur le temps (oui ça ne veut rien dire mais je trouvais ça beau…). Prenez par exemple les Tibétains qui lutte toujours pour leur liberté après déjà 58 ans d’occupation chinoise. Encore hier, la répression des manifestations d’hier a provoqué la mort de plusieurs personnes… Ou jetez un œil sur la probable victoire des conservateurs en Iran qui pourront encore bien s’éclater avec Ahmadinejad. Bis repetita qu’ils disaient…
Pire encore, les semaines se suivent et se ressemblent : rendez-vous compte, les citoyens français doivent se rendre de nouveau aux urnes ce dimanche alors qu’ils avaient déjà fait cet effort (du moins 66,5% des Français) dimanche dernier. Et puis, quand les choses évoluent, on trouve toujours moyen de faire ressurgir le passé à la rescousse et, à ce titre, le comeback de NTM ne doit strictement rien au hasard. La génération actuelle n’arriverait-elle donc pasà reprendre le flambeau ? L’exemple le plus éloquent se trouve peut-être dans le monde footballistique où, une fois encore, il n’y aura aucun club français en quarts de finale de coupe européenne. La nullité du championnat de France est ainsi une fois de plus démontrée dans les grandes largeurs et que celui qui trouve que ce machin vaut 668 millions d’euros par an lève la main (monsier Frédéric Thiriez n’est pas invité à cette consultation). Je ne cherche pas du tout à vous foutre le moral à zéro mais il faut reconnaître que, sometimes…euh parfois (désolé pour cet anglicisme mais au moins les anglais ont quatre clubs dans le grand huit de la Ligue des Champions EUX !), cela ne sert à rien d’ouvrir son journal le matin en comatant devant son café Grand-Mère : il suffit juste d’avoir une bonne mémoire…
Avant de parler cinéma, je lance un appel à témoins, spécialement aux vieux de la vieille de ce blog : quelqu’un pourrait-il me dire si j’ai déjà fait la critique que je m’apprête à émettre ? En effet, j’ai la bizarre impression de vous avoir déjà présenté le film de David Fincher Panic Room. En accord avec ce que j’ai écrit précédemment et comme la vie est un éternel recommencement, dans le doute, je vais (re)faire ma critique. Datant de 2005, Panic Room est un film qui offre un Jodie Foster un rôle en or et permet à David Fincher de nous livrer un film plein de suspense avec ce huis-clos qui réussit l’exploit de ne quasiment jamais subir de baisse de rythme.
Meg Altman est une femme qui vient de divorcer et qui s’apprête à élever seule sa fille à New-York. Pour cela, elle achète une grande maison dans un riche quartier de la ville. Cette maison a une particularité : elle est équipée d’une pièce de sûreté permettant de se protéger des intrus en se confinant dans cette salle hermétique. Si au premier abord cet équipement effraye Meg, il va s’avérer utile dès la première nuit passée dans la nouvelle demeure car des cambrioleurs s’introduisent dans la maison afin de voler un magot caché par l’ancien propriétaire, magot évidemment dissimulé dans la chambre de sûreté…
Pour vous encourager à découvrir à Panic Room si cela n’est pas encore fait, je commencerai par un argument de choc : David Fincher. Oui, je sais que je radote mais ce type à la fâcheuse habitude de nous pondre que des bons films (défaut qu’on lui pardonne volontiers) et ce n’est pas avec Panic Room que cela va changer même si ce n’est pas son meilleur job.Bon, tout est relatif et Fincher nous gratifie avec l’apport du numérique de plans somptueux avec une caméra virevoltant de-ci de-là permettant de rendre la maison encore plus immense qu’elle ne l’ait à l’origine. Second argument de poids (sans aucun jeu de mot de mauvais goût je le jure) : Forest Whitaker. Mes amis, quel acteur ! Ce n’est peut-être pas avec Panic Room qu’il montre toute l’étendue de son talent mais sa présence physique est vraiment impressionante, tranchant d’autant plus avec le caractère finalement bienveillant de son personnage. Forest Whitaker devrait être plus connu du grand public et ce n’est que justice de lui avoir remis un Oscar l’année dernière. Si vous avez l’occasion aussi, matez-vous les saisons 5 et 6 de The Shield et vous saurez pourquoi je voue un tel culte à cet acteur. Pour revenir à nos moutons, Panic Room est assez stressant pour le spectateur notamment car il place le spectateur dans un dilemme moral : on a envie que Meg et sa fille s’en sortent mais on a également envie que Burnham, le personnage de Whitaker, réussisse son casse. Il faut en fait attendre les dernières minutes pour que les choses soient remises à leur place d’un point de vue moral et le tour de force de Fincher est qu’il arrive à faire une fin à double tiroir : elle est moralement juste mais émotionnellement dure…
Note finale : 16/20 ( Ce n’est pas Forest Whitaker qui devrait être le soutien de Barack Obama. C’est Barack Obama qui devrait être le soutien de Forest Whitaker…)
En effet j'ai l'impression de me répéter, il me semble que la critique de Panic Room a été deja faite mais bon je peux me tromper donc par conséquent je vais faire court pour ce commentaire: du David Fincher donc du bon, du très bon, Forest Whitaker est génial, le scénar vaut sa grosse poignée de cacahuètes, l'ambiance est bien stressante, on est tiraillé face à ce fameux dilemme. Enfin bon c'est du bon film, la note est justifiée.Ecrire un commentaire