Wouhou ! Ce petit cri de joie allié à une danse de la victoire et à un discours remerciant mes parents et Claude Berri n’est que la manifestation physique du bonheur d’avoir atteint la barre des 50 000 visiteurs. Je tiens donc à tous vous remercier pour vos nombreuses visites et j’aurai l’occasion de vous rappeler à quel point vous compter lorsqu’on franchira les 100 000 visites, ce qui risque de prendre du temps. Cela ne dépend que de vous.
Mais j’arrête de parler de moi car il se passe des choses beaucoup plus importantes dans la vie. Par exemple, on dit tout le temps que les voyants sont des arnaqueurs. C’est faux, même si les meilleurs se font appelés journalistes plutôt que voyants. Ainsi, notre cher ami Jean-Pierre Elkabbach a annoncé la mort de Pascal Sevran trois semaines avant que cela ne se produise ! A cause de cela, Jean-Pierre a dû s’excuser publiquement. Preuve s’il en était que les diseurs de bonnes aventures ne sont toujours pas acceptés dans notre société. Tout de même, une petite pensée pour Pascal Sevran qui, grâce à son émission, nous permettait de savourer chaque jour un peu plus un album des Stones…
Au Proche-Orient, tout s’est barré en live. Oui, ce n’est pas à proprement parler une information mais le fait est que c’est beaucoup plus chaud que d’habitude. Prenez, au hasard, le Liban. Il y a deux ans, les Libanais avaient besoin des Israëliens pour se battre. Maintenant que ces derniers sont occupés à fêter leur anniversaire, les Libanais sont obligés de se battre entre eux. C’est grotesque et tout simplement déloyal ! C’est pourquoi j’ai décidé de lancer un appel au Libanais, qu’ils soient anti-syriens ou membres du Hezbollah : arrêtez de vous battre et attendez deux ou trois jours que les Israëliens émergent un peu de leur cuite monumentale (c’est pas tous les jours qu’on fête ses 60 ans !) et vous verrez que les choses rentreront dans l’ordre tout naturellement. A moins que vous teniez vraiment à ce qu’on vous envoie Bernard Kouchner toutes les semaines. Mais à ce niveau, ce n’est plus de la folie mais du masochisme…
Certaines guerres marquent plus que d’autres. C’est dur de dire cela mais c’est la triste vérité (n’avez-vous jamais entendu quelqu’un dire qu’il « préfèrait » la Seconde Guerre Mondiale à la Première ?). Aux Etats-Unis, la guerre du Vietnam a laissé de douloureuses traces aussi bien chez les soldats que dans l’opinion. A la différence des Français, les Américains n’attendent pas quarante ans pour traiter d’un sujet. Le film Voyage Au Bout De L’Enfer est ainsi sorti trois ans seulement après la fin de la guerre…
Nous sommes dans une petite ville de Pennsylvanie. Cinq amis travaillant dans la même usine de sidérurgie ont l’habitude de se retrouver pour chasser le cerf. Trois d’entre eux sont appelés sous les drapeaux pour aller au Vietnam dont Steven qui s’apprête à se marier. Les cinq amis se retrouvent donc au mariage un soir avant d’aller à la chasse le lendemain matin. Ils arrivent à tuer un cerf et pour fêter cela ils se rendent dans un bar. Fin de la scène, début du cauchemar.
Voyage Au Bout De L’Enfer est souvent considéré comme LE film sur la guerre du Vietnam aux côtés d’Apocalypse Now même si les deux sont totalement différents. Commençons par le commencement : le film de Michael Cimino n’est pas un film de guerre. Si vous attendez des combats dantesques et des passages héroïques, passez votre chemin. Cimino construit en effet son film comme une pièce de théâtre en trois actes. En premier, on voit les personnages dans leur quotidien avant leur mobilisation. La deuxièmes partie se déroule au Vietnam et enfin le dernier acte, le plus important, permet de se rendre compte des conséqunces de cette guerre. L’organisation du récit est donc particulièrement bien vue. On peut cependant regretter la longueur exagérée du premier acte faisant passer la scène de mariage du Parrain pour du Michael Bay…Le film dure trois heures et, pour parler franchement, on les sent passer ! Ce n’est certainement pas la faute des acteurs qui sont tous excellents. C’est vrai qu’on a rarement vu Robert de Niro, Christopher Walken ou Meryl Streep se casser la gueule… La notoriété du film provient sans doute également de nombreuses polémiques concernant le caractère raciste du film et sa violence. Premier point, le film n’est pas raciste (à moins que je ne sois trop naïf). Deuxièmement, il existe de nombreux films plus violents que Voyage Au Bout De L’Enfer, du moins en terme physique car il est vrai que d’un point de vue psychologique, il peut en traumatiser plus d’un. Ce dernier point de vue prend ses sources sans nul doute dans la scène de la roulette russe qui a suscité de nombreuses protestations à l’époque.
Note finale : 13/20 ( preuve que l’adage « plus c’est long, plus c’est bon » n’est pas toujours vérifié…)
pour qui tu te prends de noter des films comme ça ? ce film ne mérite ni ton 13 sur 20 ni tes commentaires excessivement pauvresEcrire un commentaire