
Et ben dîtes donc, on peut dire qu’on en a vécu des choses durant ces trois derniers jours. Jeudi soir, notre Président est intervenu sur TF1 et France 2 pour annoncer aux Français ses mesures pour augmenter le pouvoir d’achat, une expression qui me fait toujours sourire ( Superman peut voler, les Français peuvent acheter…). Il en a également profité pour exprimer sa fermeté envers ce qu’il appelle la « voyoucratie ». Oui, toi aussi quand tu seras Président tu pourras inventer des mots sans passer pour un blaireau ni te faire engueuler par l’Académie Française. Nos deux journalistes en goguettes, PPDA et Droopy (pardon Arlette Chabot), ont fait un super boulot sauf qu’ils ont oublié de lui parler de sa subite augmentation de salaire, oublie noté par le très professionnel Jean-Michel Aphatie (avis à tous ses adorateurs je forme un fan-club où tous les jeudi soirs on devra parler politique avec l’accent du sud-ouest). Vendredi, la LFP lançait son appel d’offres pour la Ligue 1 saisons 2008-2012. Et là, il faut admettre qu’ils ont été super-intelligents (il faut le dire quand c’est le cas). Il y a ainsi pas moins de 12 lots sur le marché qui vont des 10 meilleurs matchs de la saison (on ne rigole pas s’il vous plaît) et les lots fans où un diffuseur pourra retransmettre tous les matchs de la saison d’un même club (on risque de voir pas mal de déçus pour ceux voulant Lyon et qui vont se retrouver avec Caen). Dans l’actualité internationale, la prise d’otages était à la mode. Comme bonne nouvelle, on a eu la preuve qu’Ingrid Bétancourt était toujours en vie (c’est quand même pratique de savoir qu’on ne se tape pas un concert de Renaud pour rien). Comme mauvaise, un forcené a pénétré et a pris en otage des employés dans le QG de campagne d’Hillary Clinton. Il s’appellerait Bill et voudrait qu’Hillary lui trouve un poste lorsqu’elle sera élue.
En parlant d’otages, il faut savoir qu’en Amérique latine, les enlèvements font partie des affaires courantes. Voilà donc une transition parfaite pour le film du jour : Man On Fire (littéralement Homme En Feu, ce qui ne veut rien dire puisque La Torche Humaine est un personnage des Quatres Fantastiques qui pourtant, niveau cinéma, n’ont rien de fantastique…comme quoi les mots n’ont parfois aucun sens).Enfin Bref, Man On Fire est une adaptation d’un bouquin (encore) qui s’était en plus déjà vu transposer à l’écran en 1987 par Elie Chouraqui (oui le monsieur qui ressemble à Jean Schulteis chantant Confidence Pour Confidence). Mais cette fois, c’est Tony Scott, le frérot de Ridley, qui est derrière la caméra…
La peur règne sur Mexico. Une vague d’enlèvements d’enfants frappe les familles riches de la ville. Les Ramos, qui ont une petite fille de 9 ans s’appelant Pita, décident alors d’engager un garde du corps pour protéger leur enfant. Cet homme, c’est John Creasy. Ancien soldat, il est maintenant alcoolique et proche du suicide. Pourtant, une amitié va naître peu à peu entre Pita et John. Jusqu’au jour où elle se fait enlever devant les yeux de John. Ce denrier décide alors de traquer un par un les complices de ce crime…
Man On Fire est un film qui se décompose en deux grandes parties bien distinctes : la première heure s’attarde sur la relation entre John et sa protégée qui finira par devenir de l’amitié tandis que la seconde est violente et survitaminée dans le plus pur style Tony Scott. Les deux ou trois scènes de torture jalonnant le film sont à ce titre parmi les plus réalistes filmées, sutout une se déroulant dans une voiture où le principe est qu’à chaque mauvaise réponse, le mec se fait couper un doigt avant de se faire cramer la plaie avec l’allume-cigare. Pour un peu, on se croirait dans Saw… Mis à part cet aspect un peu trop bronsonien, Man On Fire est un film d’action qui repose sur les seules épaules de Denzel Washington, omniprésent à l’écran d’un bout à l’autre. Par contre niveau réalisation, Tony Scott ferait bien de se calmer sur les effets de style à l’emporte-pièce car à plusieurs reprises le spectateur est obligé de froncer les sourcils. Un plan mobile tous les dixièmes de secondes, ça fait mal aux yeux. A part ça, Man On Fire est dans l’ensemble un bon film d’action avec une morale légèrement poisseuse…
Note finale : 13,5/20 ( j’ai oublié de dire qu’il y a Dakota Fanning…Argh !)